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Au lendemain de la prise du pouvoir par le CNDD, toutes les activités politiques et syndicales ont été interdites. Mais qu’à cela ne tienne, malgré la faible participation de ses militants, le Parti pour le progrès et le renouveau (UPR) a tenu le samedi 31 janvier, son assemblée générale ordinaire à son siège à la minière.
Contrairement à ses autres rencontres, cette assemblée n’a été que de courte durée avec une faible participation de ses militants. Malgré les dispositions interdisant aux partis d’organiser des activités politiques, l’UPR a tenu cette rencontre afin d’informer ses militants sur la situation socio-politique qui prévaut présentement dans le pays. Sous la présidence d’honneur d’Elhadj Morou Baldé, le menu du jour a été étalé sur trois points, notamment : la présentation de nouveaux adhérents, le compte rendu des différentes missions effectuées par les membres du Bureau exécutif courant de la semaine, ainsi que les divers. Après la présentation de certains militants du parti, le président de la séance a rappelé dans son compte-rendu qu’une plate forme de douze (12) partis politiques avait été adressée au président de la République, le capitaine Moussa Dadis Camara. Une plate forme élaborée depuis le lendemain de la rencontre des partis politiques avec les nouvelles autorités au pouvoir en Guinée. Ces partis politiques, dans leur mémorandum, ont mis en exergue un certain nombre de questions auxquelles le président de la République, le capitaine Moussa Dadis Camara se doit de répondre. Ces questions au nombre de six, étaient axées sur la durée de la transition, la mise en place d’un Conseil transitoire de révision et du toilettage de la loi fondamentale, la mise en place d’une commission de régulation des litiges au cour de la période électorale et un observatoire des élections constitué des représentants de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’ambassade des Etats Unis, et l’échéance du calendrier afin de savoir s’il faut prioriser les présidentielles, les communales et les législatives. Mais, dit t-il, ces questions sont sans réponse depuis un mois. Concernant le toilettage le président de la séance a affirmé qu’il semblerait qu’une commission constituée des représentants du CNDD, de syndicats, des organisations de la société civile ainsi quelques partis sympathisants à la junte a été mise en place pour la révision de la constitution.
Il est inadmissible que les partis politiques ne soient pas mêlés à ce toilettage de la loi fondamentale » a-t-il dit en substance avant d’expliquer que ce toilettage ne peut se faire sans les partis politiques. Selon Elhadj Morou, une plate forme des partis politiques a été élaborée et une réunion a eu lieu le 28 décembre dernier au siège de l’Union des forces républicaines (UFR). L’objectif de cette rencontre selon le président de séance, a été de publier un communiqué et obtenir une audience du président de la République afin d’élucider certaines inquiétudes des 24 partis signataires dudit communiqué. Par ailleurs, s’agissant de la suspension de toute activité politique dans le pays, Elhadj Morou, a déploré cette suspension annoncée par le CNDD au lendemain de sa prise de pouvoir. Une situation aussi paradoxale, puisque les partis politiques avaient reçu la carte blanche de Moussa Dadis camara de présenter des projets de société. Mais au cours de la rencontre avec le Premier ministre, Kabinet Komara, celui-ci leur avait expliqué clairement que son gouvernement ne comportera aucun membre de parti politique. Ce qui démontre clairement que les partis politiques ont encore du pain sur la planche avec les nouvelles autorités du pays.
Ismaël Diallo Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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