samedi 26 avril 2008
L’UPR et le jeune Celou Dalen Diallo
Cellou Dalein Diallo

Une crise de leadership qui ne dit pas son nom, qui perdure, qui divise, empoisonne et qui traumatise les ressortissants de toute une région. En effet depuis la mort inattendue de mon père spirituel en matière de politique, j’ai nommé ici Siradiou Diallo, l’UPR aiguise des appétits légitimes et illégitimes.

Nous avons assisté dans une première phase à l’affaire dite de « Saliou Bella ». Cet homme issu des rangs du parti avait toute la légitimité requise pour postuler à un quelconque poste au sein du Parti. C’est dommage que le Parti n’ait pas pu dès la disparution de son président organiser des élections pour occuper les différents postes restés vacants. Notamment celui de vice-président, qui devrait normalement opposer Mme Diallo Assiatou Bah et Me. Saliou Bella. Par la suite, la recherche du consensus n’a pas abouti à résoudre les problèmes soulevés à cet effet.

La question que je me pose aujourd’hui après cette affaire, est la suivante: le parti avait-il fait un bon choix au vu du travail de la vice-présidente sur le terrain ? Je laisse le soin à chacun d’y répondre sincèrement. Seulement, j’estime qu’à l’avenir nous devrons mettre l’accent sur des élections libres démocratiques et transparentes au sein de notre grand Parti à chaque fois que cela est nécessaire, pour éviter de créer des confusions et des sentiments d’injustice légitimes chez certains cadres du Parti. Cependant, je suis de ceux qui pensent que la lutte politique ne consiste pas à chaque fois que l’on perd une bataille, à changer de Parti ou à crée un autre Parti, mais plutôt à continuer la lutte au sein c'est-à-dire à l’intérieur du Parti pour bien mener les réformes nécessaires au changement. C’est cette persévérance qui fait d’un militant, un cadre de Parti, un homme politique d’envergure. Nous devons cette fois-ci encore éviter de tomber dans les mêmes erreurs. Comment pourrions-nous accepter de choisir un Celou pour conduire les destinées d’un grand Parti comme l’UPR  fondé sur des principes de liberté, de démocratie et de solidarité ? A cause de son argent mal acquis? Où de sa compétence supposée ? Cela est-il légitime ?

Les appétits illégitimes pour moi sont ceux d’un Celou Dalen Diallo, qui a servi le régime du Général Lansana Conté pendant plus d’une décennie et souvent avec zèle. Il est ainsi responsable du désastre dans lequel se trouve l’économie guinéenne au même titre que le président de la république et beaucoup de ses anciens ministres. Pire, il a combattu avec hargne et détermination l’UPR à Labé et presque partout dans la région de la Moyenne Guinée lors des dernières élections communales et communautaires organisées par le régime.  Tous ces faits sont vérifiables. C’est pourquoi je me demande aujourd’hui où étaient en ce moment ces « petits intellos » qui cherchent désespérément à se mentir et à mentir au peuple, alors qu’ils ont tous vécu ces faits avec nous.   

C’est ainsi, que nous assistons, sur la scène politique guinéenne, à une médiatisation éhontée du « Celou ». On nous raconte et il raconte qu’il a de la fortune, qu’il est un bon gestionnaire et donc qu’il peut mieux faire tourner un parti politique, ce dont personnellement, je doute sérieusement pour deux raisons simples : Un parti politique n’est pas simplement une affaire d’argent, c’est aussi et surtout, je le crois sincèrement un idéal commun partagé, basé sur des valeurs de liberté et de démocratie et un programme de développement crédible et durable.

S’il était un bon gestionnaire, alors pourquoi ce désastre de l’économie guinéenne pendant qu’il était en service ? On nous parle d’argent, de quel argent parle-t-on avec fierté ? De l’argent mal acquis soutiré des caisses de l’Etat donc des contribuables guinéens ! Ho la la je n’en veux pas ! Ho mon Dieu ! Dans quel pays sommes-nous aujourd’hui en Guinée ? Où l’on fait l’apologie des voleurs à col blanc contre les hommes modestes et intègres qui gagnent honnêtement leur vie.

Lors de mon dernier séjour en Guinée, j’ai entendu dire des choses incroyables entre autre : « que les hommes et les femmes qui ont la baraka, sont ceux qui arrivent pauvres à de hautes fonctions administratives et politiques au sein de l’Etat et qui en sortent avec beaucoup d’argent détourné des caisses de l’Etat ». «Donc toute personne qui occupe des postes de responsabilité et qui ne pille pas les caisses de l’Etat, est maudite ». Ce sont des slogans de ce genre qui sont presque sur toutes les lèvres, jusque dans les familles et dans tout le pays profond. Il n’est pas alors surprenant de voir de grands bandits comme Celou Dalein Diallo, soi-disant riche et président d’un « parti de l’opposition », s’agiter à Conakry et à l’intérieur du pays. C’est pourquoi lors de mon passage en Guinée, prenant la parole autour d’un cercle de cadres d’un parti politique, j’ai dit ceci à l’endroit de tous ceux qui clamaient haut et fort que Celou est un bon gestionnaire et le meilleur : « s’il s’avère être un bon gestionnaire et le meilleur, c’est que d’une part, nous sommes tous des médiocres et d’autre part le président Lansana Conté a fait un bon choix et donc nous n’avons plus besoin d’être dans l’opposition». Car nous ne devrions pas l’oublier, Celou a été pendant longtemps l’un des plus proches collaborateurs du président L. Conté pour avoir assumé de hautes fonctions dans l’administration comme ministre et premier ministre. À ce titre, il peut être poursuivi comme tous les anciens hauts cadres qui ont eu à amasser assez d’argent du contribuable guinéen. Ainsi je voudrais ici solennellement lancer un appel à certains cadres sympathisants de « Celou » pour leur dire qu’ils ne pourront pas dénigrer Kassory Fofana, Facinét Fofana, Mamadou Sylla, Fode Bangoura, Lansana Conté et faire en même temps l’éloge de Celou Dalen Diallo. Cela serait une malhonnêteté intellectuelle caractérisée que personne ne pourra tolérer. D’où mon appel aux uns et aux autres de se ressaisir, car même si les ressortissants de la Moyenne Guinée se mettaient à 100% derrière lui, cela ne suffira pas pour lui ouvrir la porte de la présidence. Il est tellement compromis que les autres ressortissants des autres régions ne lui feront pas de cadeaux. Toute personne qui aspire à être président doit prouver un minimum d’intégrité et être capable de rassembler au-delà de sa région et donc aussi de son ethnie. Toutes choses que je n’arrive pas à percevoir chez ce petit Celou qui, à priori, me semble gonflé, arrogant, prétentieux et suffisant.

Ceux qui soutiennent aujourd’hui le jeune Celou ne rendent vraiment pas la tâche facile à l’opposition, car ils affaibliront et diviseront l’électorat de cette région qui devrait normalement assumer toute sa responsabilité au sein de l’opposition guinéenne. Donc bloquer de façon négative le changement que tout le peuple de Guinée réclame aujourd’hui. Alors les ressortissants de la Moyenne Guinée ont le choix de se rassembler autour d’hommes intègres et modestes ou au pire de voir leurs cadres aller rejoindre les rangs de ceux qui proposent une alternative beaucoup plus crédible. Toute cette perturbation au sein de l’UPR est intimement lié à l’arrivée de Celou Dalen Diallo sur la scène politique guinéenne.

Donnons le temps au temps, l’effet « Celou » ne résistera pas longtemps, l’expérience à prouvé qu’une épargne, n’est jamais suffisante pour acheter d’une part les consciences et d’autre part pour faire entretenir un Parti politique à long terme.

Bah Amadou Oury
Dipl. Ing. Urbaniste
Hambourg/Allemagne

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Vos commentaires
Thierno Hamidou Barry U.S.A, dimanche 27 avril 2008
Wallahi! tu as raison Mr Bah,je me demande comment est guineen,commrnt on peut confier la cley d`une bangue a un Don Alcapon.On a vue le choix de syndicat! Cellou est le choix de journaliste titrologue affamer,aider lui a monter aussi.Vous savez pertinenament qui Don Cellou! Je prends "Ahhaddi"je vais jamais voter incha allahou!Merci Bah

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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