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Le Bureau Exécutif National de l’UPR vient de clore une session spéciale qui a duré environ trois semaines, avec à la clé de nombreuses séances de travail ayant porté sur le fonctionnement de l’UPR, les rapports de ce parti avec l’UFDG, tout comme des rapports de l’UPR avec les autres partis de l’opposition. Pour nombre d’observateurs, cette session a servi à jeter les bases de la campagne du parti de Bah Ousmane pour les législatives. L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a tenu récemment son Assemblée générale, sous la direction du Professeur Ali Nouhoun DIALLO, ancien Président de l’Assemblée Nationale de la République du Mali et du Parlement de la CEDEAO. Une session qui a permis « aux membres du BEN d’analyser la situation qui prévaut au sein du Parti, de faire preuve de vision objective, de formuler des propositions de nature à renforcer la confiance entre ses membres ». Comme recommandations, les participants à cette session ont planché sur une profonde restructuration du Bureau Exécutif National avec entre autres la restructuration et la relance sans délai des Secrétariats et des Commissions de travail ; la relance sans délai du fonctionnement du Secrétariat Permanent, du service de Secrétariat et de l’inspection du Parti avec rémunération de tous les agents des services d’appui ; la relance des activités du Secrétariat chargé de la mobilisation des ressources par la collecte systématique des cotisations dans le strict respect des règles et procédures prévues par les statuts et le règlement intérieur. Quant au projet d’alliance avec des formations politiques comme l’UFDG et l’UFD, le parti de Bah Ousmane « se propose de privilégier une alliance forte (listes communes) et d’approfondir ses relations avec ces formations dans la perspective d’une fusion à défaut d’une intégration. ». L’UPR entendait à travers cette session marquer son territoire et affirmer son indépendance vis-à-vis de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, dont les velléités expansionnistes ont failli à un moment donné l’engloutir. Il a fallu de la résistance pour sauver en partie les meubles, même si le danger n’est pas totalement écarté. En effet, certains gros bonnets du parti ont menacé de claquer la porte si l’UPR ne s’alliait pas à l’UFDG. Une menace que Bah Ousmane prend au sérieux tout en restant accroché à son fauteuil. Le pouvoir de l’argent aidant, les affidés de Bâ Mamadou pensent arriver à leur fin, qui consiste à anéantir tous les autres partis politiques ayant une forte audience en Moyenne Guinée. Pour le moment, l’UPR a un défi à relever, démontrer sa force de frappe lors des prochaines législatives. Ce n’est qu’à travers cet exploit qu’elle pourra sauver les meubles. C’est pourquoi le parti a entamé la campagne avant la lettre. Dian Baldé Source : hebdomadaire Le Démocrate, Conakry, partenaire de www.guineeactu.com
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