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De retour de la 119e Assemblée Interparlementaire de Genève, organisée par l’ UIP, et de passage à Paris, le Président de l’UPR, Elhadj Ousmane BAH, a accepté l’invitation qui lui a été faite par la Fédération UPR France d’animer à l’intention des Guinéens de France une conférence-débat sur les sujets brûlants de l’actualité guinéenne. C’était hier, dimanche 19 octobre 2008, un temps de fraîcheur automnale à ne pas mettre le nez dehors, mais qui a mobilisé un grand monde, composé pour l’essentiel de nos militants, militantes et sympathisants, tous portés par l’élan de mobilisation des énergies dans le combat incessant pour la concrétisation d’un Etat de droit en Guinée, défendu par l’UPR. Quelques amis de qualité, représentants des mouvements civils ou non, qui ne voulaient pas se faire conter les propos enrichissants du chef de file de l’opposition parlementaire guinéenne, étaient aussi de cette rencontre d’échanges de points de vue à l’occasion de laquelle ont été exposées la démarche et la philosophie de l’UPR, toutes empreintes de partage et de justice sociale. Après un bref exposé liminaire sur l’actualité nationale et celle du parti, le Président de l’UPR s’est prêté, dans un style qui lui va comme un gant, aux questions des participants. Mais avant, pour ce qui est du Parti, il a brossé le tableau, plus que réjouissant de l’UPR. « Depuis 1998, remarque-t-il, le parti a traversé un certain nombre de tumultes ; mais nous avons toujours réussi à juguler ces crises, sans conséquences autres que d’impulser une dynamique de combat au sein de l’UPR. » La dernière en date n’a pas échappé à la règle. Sanctionnée par un Congrès extraordinaire, elle a « permis de clarifier les positions des uns et des autres », de renouveler les instances dirigeantes du parti, de manière libre et démocratique. C’est à ce titre que Ousmane BAH a rendu hommage à tous ceux qui sont restés dans la maison UPR, pour avoir compris le message du parti, ainsi qu’aux nouveaux militants. « Il est rare, constatera-t-il avec satisfaction, qu’un parti connaisse une secousse telle que nous l’avons subie et parvienne à mobiliser plus d’adhérents qu’auparavant. » Depuis, avec la recommandation du Congrès, des tâches de consolidation du parti ont été entreprises par des missions d’animation et d’implantation de ses structures, dans les régions moyennement représentées de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière. Il est bon de signaler, à l’image de ce que nous avons réussi à mettre en place en Europe, qu’il existe désormais dans le pays des Coordination régionales, chargées d’impulser les activités du Parti dans les zones concernées. Et comme parfois, « à quelque chose malheur est bon », le parti a enregistré des adhésions en masse, qui ne cessent d’affluer, depuis la fin de la crise qui avait failli ébranler ses assises. Loin de se confiner à naviguer seul dans la galaxie des partis politiques guinéens, l’UPR entend au contraire entretenir des relations et des alliances avec tout parti qui partage avec lui une vision commune, sur la base du respect mutuel. Parallèlement, l’UPR participe aux Instances nationales, telles que l’Assemblée nationale et le gouvernement d’ouverture, obéissant en cela aux choix conséquents qui fondent notre démarche mature, à tout moment. Bien sûr, nous aurions dû avoir plus de ministres que le seul qui nous a été attribué, sans qu’on ne tienne compte de certains critères de négociations. Il est juste de dire que nous n’avons pas été traités à l’aune de notre poids politique et de notre représentation nationale à l’Assemblée. Mais, ajoutera le leader de l’UPR avec une pointe de sagesse, notre présence dans le gouvernement de Souaré, en la personne de El Hadj Diao KANTE, au vu du travail abattu et des résultats obtenus, doit être évaluée qualitativement et non en terme de quantité. A preuve, c’est le Ministre Diao KANTE, au-delà de ses attributions, mais compte tenu de son expérience dans la diplomatie, que le Président CONTE avait chargé de la délicate mission d’inviter les Présidents de l’Afrique de l’Ouest à participer au Cinquantenaire de la Guinée. Cependant, malgré ce satisfecit, « nous ne sommes pas condamnés au silence », a souligné le Président de l’UPR et du principal groupe d’opposition parlementaire. « Au contraire, nous sommes libres de nous désengager des actions du gouvernement, si d’aventure les raisons d’un tel départ l’exigeaient. » Lors des prochaines auditions du premier ministre et de son gouvernement par l’Assemblée nationale, nous serons très attentifs à tout programme ; nous y exercerons librement notre droit de critique et de sanction, y compris sur celui qui sera présenté par Diao KANTE. Et le Président de constater, répondant à une question pertinente d’un intervenant, que la période actuelle de notre pays, caractéristique d’un désordre social, est « une transition qui ne dit pas son nom ». El Hadj Ousmane BAH est revenu souvent sur le profit que le pays devrait tirer de la contribution des Guinéens de l’étranger. En tout cas, son parti vient de montrer l’exemple, en élisant au niveau de son instance suprême, le Bureau exécutif national, cinq de ses militants de l’étranger. C’est un signe d’ouverture et d’intégration des Guinéens de l’extérieur aux actions présentes et futures, à tous les niveaux de la représentation nationale. En tout cas l’UPR s’engage sur la voie de la création d’un cadre propice au dialogue entre tous les Guinéens et à la réconciliation nationale. C’est par ces mots d’unité de la nation et de partage, exprimés avec beaucoup de sincérité à un auditoire prêt à servir la Guinée, par le Président Ousmane BAH, que les échanges, tantôt de points de vue, tantôt de convictions profondes, que le débat s’est achevé. Il était 13 heures, ce dimanche 19 octobre 2008, à l’AGECA, au 177, rue de Charonne, à Paris. A titre de rappel, El Hadj Ousmane BAH a poursuivi la suite de son marathon à Bruxelles le 20 octobre. De Paris, il repartira dans notre pays le 24 octobre, avant de se rendre en Allemagne sur invitation du gouvernement allemand, du 9 au 13 novembre. Il profitera de ce séjour pour rencontrer les Guinéens, militants et sympathisants en particulier de l’UPR, résidant en Allemagne, avant l’Audition parlementaire organisée par l’UIP (Union Interparlementaire) aux Nations Unies à New York, du 19 au 20 novembre. L’occasion lui sera donnée alors, de s’entretenir avec les fédérations UPR des USA et du Canada, avant de fouler le sol guinéen. La boucle sera ainsi bouclée de ce côté-ci des continents européen et américain. Fédération UPR France et Fédération UPR des Jeunes en France
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