mardi 5 avril 2011
L’UFR condamne fermement la répression contre les militants de l’UFDG !

C’est avec une extrême préoccupation que nous avons pris connaissance de la violente répression dont les militants et sympathisants de l’UFDG ont fait l’objet de la part des forces de l’ordre. L’UFR exprime sa totale désapprobation non seulement de la restriction des libertés fondamentales telles que les libertés de réunion et de cortège, conformément à l’article 10 de la constitution guinéenne, mais aussi de l’usage des armes à feu contre des civils non armés.

Nous dénonçons l’argument du gouverneur de Conakry selon lequel M. Cellou Dalein Diallo est un citoyen ordinaire, ce qui, selon lui, justifierait l’interdiction faite à ses militants de lui réserver un accueil extraordinaire. Cette affirmation relève de la totale méconnaissance de l’article 3 de la constitution qui reconnait l’existence et le rôle des partis politiques et garantit leur droit de s’opposer à la politique du gouvernement. Il relève de cet article que les leaders des partis politiques représentant parfois des millions de partisans ne peuvent être qualifiés de citoyens ordinaires sauf en flagrante violation entre autres de l’article 3 de la constitution précité.

Nous rappelons aux autorités guinéennes que le peuple de Guinée se souvient encore des accueils montres que les militants du RPG réservaient au Professeur Alpha Condé lorsqu’il n’était qu’un simple opposant, statut que le Gouverneur de Conakry qualifie aujourd’hui d’ordinaire qui ne mérite aucun accueil.

Depuis plus de dix ans maintenant, l’UFR et son Président M. Sidya Touré se battent avec pour principal objectif l’instauration d’un Etat de droit en Guinée. Pour ce faire, nous demandons aux autorités guinéennes d’ouvrir des enquêtes sans délai afin que les responsables de ces actes regrettables soient punis conformément aux normes guinéennes.

Ces malheureux incidents nous offrent une nouvelle occasion de demander à ce que les auteurs des massacres de 2006, 2007 et du 28 septembre 2009 soient rapidement jugés pour que fin soit mise à l’usage excessif des armes à feu contre les civils non armés, car la répétition de tels actes n’est que la conséquence directe de l’impunité dont bénéficient les auteurs des différents usages excessif des armes à feu contre la population civile guinéenne.


Le secrétaire général de l’Union des Forces Républicaines
Bakary Goyo Zoumanigui


www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
HBT, jeudi 7 avril 2011
Ce qui est dommage c`est que l`impunité est devenue une mode de vie en Guinée (viols, tirs, bastonnades, arrestations etc.) par les forces de l`ordre - aucun respect pour l`être humain et aucune réaction de la part du gouvernement évidemment complice. Disons tous ensemble stop aux violations de la Constitution et à l`impunité - y en a marre
bah, mercredi 6 avril 2011
peine perdue. seul une riposte violente peut mettre fin à cette impunité et cette viloence à caractère raciste. les paroles et les condamnation, ça suffit!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011