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Le 12 août dernier, l’ouverture des Journées de Dialogue et d’Initiative a été marquée entre autres par l’intervention du porte-parole de l’Inter centrale CNTG-USTG élargie à l’ONSLG et à l’UDTG, Hadja Rabiatou Sérah Diallo qui a exprimé ouvertement ses inquiétudes par rapport à l’état de santé du président de la République. Mme la Secrétaire générale de la Confédération nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), a déclaré à l’entame de son discours « qu’il n’est à démontrer pour aucun concitoyen que depuis 2002, le Général-Président Lansana Conté est malade. Cette maladie est dans l’ordre normal et naturel des choses, seulement aggravée par le poids de l’âge. Ce fait est reconnu par lui-même ». Avant de déplorer le fait que « le corollaire de cette situation le place dans une situation qui l’empêche d’exercer effectivement et efficacement ses fonctions de Président de la République que lui confère la Loi Fondamentale. » Ainsi donc, la secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), au nom de l’Inter centrale syndicale CNTG–USTG élargie à l’ONSLG et à l’UDTG, a dit haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Elle réitérera même au cours de la rencontre, les propos de l’Inter centrale tenus l’année dernière à la Bourse du travail. C’était le 17 janvier 2007. Ce jour-là, l’Inter centrale avait adressé une lettre ouverte au Président de l’Assemblée nationale, lui demandant « de prendre le courage constitutionnel et de faire constater par le président de la Cour suprême la vacance du pouvoir. » Cette maladie conduirait à la désintégration de l’Etat dans toutes ses fonctions régaliennes, a noté l’Inter centrale. Depuis, la situation perdure et Rabiatou Sérah de poursuivre : « En lieu et place, on constate la naissance et le développement des clans autour de la personne du président, des valses de décrets ayant pour conséquence la corruption, le trafic d’influence, le déficit de confiance des populations vis-à-vis de l’Etat, le détournement de derniers publics, l’accentuation de la pauvreté et la fragilisation du tissu social. ». Par ailleurs, l’Inter centrale, toujours dans sa plate-forme, dira que des sérieux doutes planent au niveau du gouvernement et de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour ce qui est de la transparence et de la crédibilité du processus. C’est pourquoi l’Inter centrale propose la relance du fonctionnement du Comité de suivi et évaluation, mis en place en janvier dernier, comme cadre de dialogue et de concertation nationale élargi à tous les acteurs de la vie nationale. Aussi la relance de la Commission d’enquête nationale indépendante sur les tueries de juin 2006 et de janvier-février 2007 qui est pour le moment bloquée à cause d’un ‘’faux compte bancaire’’. Espérons que ces trois journées de dialogue et d’initiatives pourront enfin concrétiser les propos des uns et des autres pour le bonheur et la quiétude dans le pays. Mamadou Siré Diallo L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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