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Pour toute croissance harmonieuse chez l’homme l’usage des catégories distinctes d’aliments est primordial et concourt à renforcer la santé au plan mental et physique. Cette combinaison se fait de façon naturelle pour les animaux vivant en brousse, tandis que pour les hommes, elle est fonction de nos capacités à débourser des fonds, bref à délier les cordons de la bourse. Voilà où l’équation de la lutte pour la survie se corse. Pour associer lipides, glucides et protéines, les braves dames ne savent plus dans quelle langue s’exprimer. L’huile est devenue un luxe, tout comme la viande, qui est plus que tout autre produit, l’intouchable aliment. Est-ce vrai qu’on pratique l’élevage dans notre pays ? Les ovinés sont-ils dans nos cheptels pour que la viande soit aussi coûteuse. Redevenant un ministère à part, l’Elevage doit rapidement se recentrer sur les points forts qui puissent développer la compétitivité et l’optimisation dans les rendements. Ceci appelant à faire l’élevage extensif, nous osons espérer que l’équilibre alimentaire en connaîtra un changement de tendance, car le lait qui est un aliment de base pour les enfants et les personnes âgées, pourra être distribué à moindre coût. Les produits dérivés, comme la peau, les viscères et les cornes pourront servir à divers niveaux, tant dans l’alimentation que dans l’habillement et la décoration. Les animaux dans les plaines, pendant qu’ils s’alimentent, y déposeront des matières organiques qui apporteront des fumiers pour les plantes. La chaîne dynamique de transformation entretenue, va influencer, énormément le retour à la grande productivité, débouchant sur la solution à ce qui semble impossible actuellement : l’équilibre alimentaire. Ses conséquences, nous n’en citerons que quelques-unes, dont les maladies de tout genre, la déstabilisation sociale des familles et perte de la main d’œuvre pour les unités de production. Réinstaller l’équilibre alimentaire pour tous est une vocation qui interpelle autorités et populations pour une synergie de pensées et d’actions au bénéfice exclusif des citoyens. L’on ne s’attardera pas sur les pratiques ayant pour noms corruption, surenchère et fraudes fiscales, car nul n’ignore les mécanismes et les mécanismes et les pratiquants de ces activités qui sapent notre stabilité économique et sociale. Les premiers soucis du nouveau ministre du Commerce et de la Compétitivité, doivent être portés sur la redynamisation des services étatiques de contrôle de qualité et des prix, en couplage avec le recensement général de tous les pratiquants du secteur commercial. Un nouveau paysage va se dessiner et l’on pourra effectivement situer les uns et les autres, pour centrer les anarchistes du domaine. L’idéal serait de pousser à la spécialisation ou à la spécification des lignes d’activité. De la création à la transformation, jusqu’à la mise sur le marché, l’autorité doit se donner les moyens d’en imposer un ensemble de règles et de comportements favorables à la compétition et surtout à l’émulation entre opérateurs. Un facteur non négligeable est d’insister sur la nécessité de favoriser les produits locaux sur ceux d’importation, car ce n’est pas pour rien qu’on a une place commerciale dénommée ‘’AVARIA’’. Le temple des produits impropres à la consommation ou à la qualité douteuse, dont les prix défient toute concurrence. C’est une insulte à nos consciences de laisser au cœur du plus grand marché de la capitale, un sanctuaire pour les produits avariés. Les dates de péremption sont soigneusement falsifiées et la complicité des services de contrôle est assurée, dans un espace sans hygiène ni moralité. Le défi de l’équilibre alimentaire est une préoccupation pour notre ministre du Commerce, dont on salue l’arrivée et à qui l’on souhaite plein succès, pourvu que les enfants soient hors du danger des produits périmés et des commerçants véreux. Alama Diakité L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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