samedi 17 janvier 2009
L’ARMEE m’a entendu…et exaucé ! (MERCI « DADIS »…MAIS…!)
Bali De Yeimbérein

J’invite solennellement notre nouveau Président de la République, le Capitaine Moussa  « Dadis »  CAMARA, tous les Africains et amis de la Guinée en général et mes compatriotes en particulier à la revue de l’article intitulé :

« HONNIE SOIT L’ARMEE GUINEENNE! »

Cet article a été mis le 06.06.2008 sur la plupart des sites guinéens. Vous pouvez donc en méditer le contenu prémonitoire par exemple sur :

     - aminata.com

     - kibarou.com

     - telediaspora.net

     - …

Plus que la partie consacrée à fustiger l’attitude indigne de l’insignifiante frange de la Grande Muette qui s’était illustrée - à trois reprises - par les pires exactions perpétrées à l’encontre de son propre peuple, c’était l’espoir que, au sein de cette même armée, un homme ou une femme (!) se révèle en mettant un coup d’arrêt à la gabegie qui avait, durant un quart de siècle, relégué la Guinée dans une rubrique qui ne figure dans aucune statistique universelle du développement…

Suite donc à cet article plus que prémonitoire, le capitaine Dadis Camara a fait, dans une de ses allocutions, référence au Mali. Aux guinéens donc de poser des actes qui corroborent les bonnes intentions. Les suggestions, recommandations et avis ou potions magiques sensées servir de remèdes miracles au pays ne manqueront pas. Aux guinéens patriotes et éclairés d’apporter au CNDD les solutions idoines aux maux qui minent le pays.

On se souvient qu’Amadou Toumany TOURE avait organisé une élection présidentielle à l’issue de la même année 1991, soit neuf mois à peine après sa prise de pouvoir. Il serait donc souhaitable qu’en Guinée, on organisât une élection présidentielle pour le 31 Décembre 2009. Cela aurait l’avantage de donner un gage de bonnes intentions de la part des nouveaux dirigeants

La diligence avec laquelle ces derniers agiront pour garantir ce fondu-enchaîné (transition donc) tant espéré par dix millions de guinéens permettra de constater que les propos du capitaine n’en restent pas au stade des intentions.

Sans signer un chèque en blanc aux nouvelles autorités, une certaine vigilance doit accompagner la volonté d’aider, d’assister du mieux que l’on peut cette équipe pour la réussite de cette troisième opportunité qui s’offre de nouveau aux guinéens.

Les meilleurs cerveaux, les plus pointues expertises, les plus patriotes des guinéens doivent venir se mettre au service des nouvelles autorités afin que, dans la plus grande transparence, les fruits des incommensurables richesses de ce pays servent enfin à :

-     d’abord asseoir un Etat viable, par le biais d’institutions dignes de ces noms…

-     engendrer la dynamique de développement irréversible

-     créer, dans les années à venir, les éléments d’une croissance régulière, allant en se bonifiant sans cesse

-     et surtout engendrer une Economie Partagée après l’Economie Libérale et l’Economie Dirigée. En effet les exemples sont légions qui nous montrent aujourd’hui qu’un égoïsme cynique et le refus de dividendes distribués en tenant compte de la situation économique de la TOTALITE des populations guinéennes ne fera, tôt ou tard, qu’engendrer des tensions, des remises en questions néfastes à toute volonté de développement.

Comme je l’avais espéré de toutes mes fibres, de tout mon être, une équipe se révèle enfin en Guinée qui est animée de cette farouche volonté de faire entrer, de gré ou de force, la Guinée aussi dans la cour des nations. Suggestion est ici faite de leur donner le bénéfice de cette volonté. Les propos du Capitaine  «Dadis» ont été en complète rupture de ceux lancé il y a maintenant près d’un quart de siècle par son prédécesseur…

Gageons que les citoyens guinéens vont comprendre qu’il y va de l’intérêt de tout un pays qu’à tout jamais soient bannis de ce pays aussi des tares comme :

-     l’ethnocentrisme

-     la cupidité

-     la corruption

-     le sabordage

-     les médiocrités

-     l’antipatriotisme

Comme d’habitude mon indépendance de ton et d’écriture m’avaient permis de mettre en garde contre un acte anti guinéen. L’Armée, par le biais de ces nouveaux hommes, fait amende honorable. Merci à elle! Nous n’en attendons pas moins qu’elle soit

  1. LA GARANTE à la fois d’une excellente transition.
  2. le garde-fou de l’avènement d’un Etat de Droit…
  3. l’Outil d’accompagnement de la Guinée dans ses efforts de…Développement. Dont Acte !

Nous Guinéens sommes aujourd’hui exténués, économiquement affaiblis et dans un tel dénuement, à un tel point de toutes sortes de déficits que nous ne demandons en réalité qu’une chose: vivre juste au SMIC DE LA VIE (avoir par exemple de l’EAU, de l’ELECTRICITE, le TELEPHONE…).

Puissent enfin les nouvelles autorités prendre connaissance de ce texte et son corollaire afin qu’ils aient plus que jamais conscience – sans faire injure à  « DADIS »  qui vit le quotidien guinéen depuis 44 ans - des attentes du peuple de Guinée!

SANS RANCUNE et…MERCI

Vive la République de Guinée !

Voir donc article joint

Bali De Yeimbérein, écrivain
pour www.guineeactu.com


« HONNIE SOIT L’ARMEE GUINEENNE! »

C’est TRISTE !

Même si, demain, on nomme DIEU Président de la République - ou, dans une moindre mesure Premier Ministre - de la Guinée-Conakry, ce pays resterait l’exception qui confirme la règle: il n’émergerait pas du profond naufrage dans lequel il se débat.

A présent qu’il y a une accalmie en Guinée, on peut prendre du recul et s’adonner à une froide analyse de sa situation.

L’ARMEE GUINEENNE est la plus pitoyable de la planète. Elle est à l’image de son actuel chef: en déliquescence. En complète déconfiture. Prémonition du déclin… ? Un de ses anciens dirigeants n’avait-il pas, dès les premières heures de la Deuxième République, déclaré que c’était un «foutoir» ?

Des millions de guinéens, au premier rang desquels ceux qui sont, depuis quarante quatre ans maintenant, pris en otages dans la plus grande prison du monde, des millions de guinéens donc pensent tout bas les écrits que vous découvrez ici.

L’adage dit «Jamais deux, sans trois…». En 15 ans la «grande muette guinéenne» décide, encore une fois, de manifester sa grogne à…mauvais escient. En effet pour la troisième fois elle donne la patente preuve de son extrême égoïsme vis-à-vis du peuple dont pourtant sa vocation première est et demeure d’en assurer la protection, l’aide et l’assistance. Cet égoïsme a désormais une qualification: Achèvement de dix millions d’habitants à l’agonie. Tentative de noyade de…naufragés !

Pour ma part, je prends le parti de me mettre pour de bon, définitivement et de manière irréversible, à dos cette frange - heureusement infime - de notre Armée qui préfère ses mesquins intérêts personnels, tournée vers son unique et égocentrique bonheur au détriment de 9,5 millions de compatriotes (enfants, femmes et hommes) envers et contre le bonheur et le bien être de tout un peuple, de toute une nation.

Alors, imaginons un tout petit instant que ces 9,5 millions de citoyens, de personnes aient eu, à leur tour, la possibilité de…prendre des armes pour la moindre revendication, pour la moindre broutille…Que serait-il alors advenu de la Guinée ? Quel aurait été l’avenir d’un tel pays ?

S’y ajoute le fait intolérable, insupportable, inadmissible de faire payer à la population, pour la troisième fois donc, des fautes, errements, vols, détournements et prévarications qui lui sont complètement étrangers.

Pis: c’est quoi une armée nationale ? Ca, les autorités sont soudain frappées de cécité et autisme dès lors qu’il s’agit d’expliquer, en français facile, simplement, avec méthode et pédagogie, que l’armée est l’émanation du peuple par le biais du fruit des Impôts et Taxes dudit.

Qui, dans une vraie démocratie, fait l’Etat ? Qui fait la Gendarmerie, la Police, la Marine, l’Armée de l’Air…afin que (entre autre) nul citoyen ne se fasse justice et ait donc cette possibilité de délégation de pouvoir (judiciaire, législatif et exécutif) pour qu’une personne physique ou morale agisse en ses nom et qualité ?

Qui a un vrai pouvoir dès lors qu’il s’agit de décider que:

-il faut créer une Assemblée nationale ?

-composer un Sénat ?

-créer une Administration ?

-créer des outils pour, par exemple, lever des impôts pour cette personne morale qu’est l’Etat afin qu’à son tous cette personne soit à même de satisfaire les attentes de la population ?

-élire, oui ELIRE un Président de la République, un Député, un Maire, un Sénateur, etc…

La réponse à toutes ces questions se trouve dans le mot PEUPLE. C’est lui qui, à l’instar d’associés, d’actionnaires, se retrouve et décide de constituer un ensemble (Nation) au sein duquel des règles seront édictées (Lois) et des entités créées afin de garantir la bonne exécution des dites règles (les fameuses forces de l’ordre)…

Ironie de la triste situation guinéenne - et de toutes les dictatures - un peu comme un animal ferait montre d’ingratitude envers son maître, l’outil créé par le peuple de Guinée s’est mué en une redoutable et folle arme qui s’est (pour la troisième fois) enrayée et même retournée contre son géniteur.

Si en effet le désormais tristement célèbre «BULLETIN ROUGE» (Convention établie entre des mutins et leur chef dont ils ont fini par prendre conscience qu’il ne leur a finalement laissé, au bout de plusieurs dizaines d’années de pillage de la Guinée, que la portion congrue, convention donc de paiements de soldes qui se monteraient, aujourd’hui, à près de 70.000.000,00€) est à mettre au passif de la Hiérarchie militaire, pourquoi dans ces conditions passer ses ressentiments, ses frustrations, ses vexations et attentes déçues sur ce pauvre peuple déjà exsangue, exténué, au bord du gouffre et qui aujourd’hui refuse tout simplement de mourir ?

Pourquoi alors aller chercher un bouc émissaire ailleurs, alors que c’est de notoriété, c’est un secret de Polichinelle que c’est le staff dirigeant, la hiérarchie de l’Armée qui a joué les «boulangers» et roulé dans…la farine de maïs des dizaines de milliers de militaires. En effet :

-Au moment où l’opinion internationale tout entière loue les qualités et vertus d’hommes d’exception tels qu’Ould Vall (Mauritanie), Mathieu Kérékou (Benin) et (dans une moindre mesure pour être, hélas, revenu aux Affaires) Amadou Toumany Touré (Mali) pour avoir été les extraordinaires artisans du retour d’authentiques démocraties chez eux,

-Au moment où des centaines de millions d’Africains se félicitent de ce que des militaires font, peu à peu montre de raison, acceptent que leurs pays respectifs renouent avec la paix, la stabilité, l’union et le jeu d’une démocratie vraie,

-Au moment où, après moult atermoiements, valses hésitations et autres reculs, certains responsables de nations africaines acceptent que leurs pays tentent de s’extraire du Moyen Age,

-Au moment où, après des déchirements, des remises en question qui compromettent tout élan de développement, des protagonistes, hier mortels ennemis, s’assoient aujourd’hui autour de la même table, regardent dans la même direction et se montrent constructifs,

-Au moment où de nombreuses Armées réalisent qu’elles se sont fourvoyées et, avec le mea culpa de circonstance, retrouvent la fonction régalienne qui est la leur,

C’est cette occasion que choisit notre Armée pour tenter de donner un coup d’arrêt à toute velléité de femmes et d’hommes habités par cette volonté, cette noble tâche d’initier, quoi qu’il en coûte, vaille que vaille, l’environnement sans lequel rien, absolument rien de viable et durable ne se fera pour que la Guinée renoue enfin avec les vecteurs qui concourront à y ancrer définitivement et de manière irréversible, à la fois la stabilité, la confiance, la paix et le travail, tous facteurs indispensables à l’avènement de la croissance avec pour point de mire la prospérité

Cette même Armée qui aurait dû, après les nombreuses exactions de Janvier et Février 2007, aurait donc dû montrer profil très bas, cette Armée qui aurait dû raser les murs de la maison «Guinée» de honte, gêne, commisération et contrition, cette même Armée qui, pour se racheter une conduite, aurait dû montrer et démontrer reconnaissance et fidélité à son géniteur, verse aujourd’hui dans ce que tout observateur objectif ne manquera pas de qualifier de PROVOCATION et INJURE

C’est TRISTE !

«Tèdda padhè, fâdha hakkil!» («Chaussures reloud, simples d’esprit!»).

Cet adage populaire guinéen péjoratif qui, même s’il tient plus du quolibet que de la vraie moquerie, n’est pas totalement galvaudé à l’aune de actes posés par ceux qui, quand ils font des bruits de bottes, n’ont jamais, à quelques exceptions historiques près, brillé par une gouvernance exemplaire aux rennes d’un Etat.

Au moment où Mme Ingrid Betancourt est retenue en otage en Amérique latine, nous guinéens créons, comme à notre habitude, des précédents dans la mesure où notre ARMEE REGULIERE ET NATIONALE demeure la seule, l’unique, à retenir otages intérieurs et extérieurs sa propre population.

En effet, ceux qui vivent au pays subissent le carcan de la pire des dictatures car déguisée, dans des conditions innommables, dignes du précambrien, ceux qui évoluent à l’extérieur demeurent littéralement séquestrés en dehors de la Guinée car les nombreux déficits (de démocratie, de justice, de droit surtout) ne garantissent absolument rien à un être humain. Autant les mots et les maux ont un sens ailleurs dans le monde, autant en Guinée le sentiment dominant reste l’absence de prix accordé à la vie humaine. Essayez d’écraser un chien en Occident et vous m’en direz des nouvelles !

Pour étayer ces dernières lignes, en guise de bilan des tristes événements de Janvier-Février 2007, officiellement près de deux cents personnes, deux cents vies donc (pour bien peser ces «choses» qui ne s’achètent nulle part dans un commerce) ont été enlevées à leurs familles, à leurs ami(e)s, à la Guinée et, à ce jour - 31 Mai 2008 - en toute impunité, sans que les auteurs aient même été inquiétés…

Hélas, tout concourt en Guinée vers un énorme CHOC. J’entends par choc un traumatisme à la malienne. La Guinée a nécessairement besoin d’un «tsunami» pour marquer à jamais les esprits et créer un nouveau départ de sa vie socio politique.

Tant que les prévaricateurs ne comprendront pas qu’il s’est passé «quelque chose» (plus d’impunité, la même justice pour tous, des punitions exemplaires - la peine de mort si nécessaire - pour tout fautif, le respect des deniers publics…) il n’y aura pas de véritable changement en Guinée aussi.

Au point qu’on devrait afficher sur le fronton de l’aéroport international de G’Bessia-Conakry un énorme panneau avec cette inscription:

«GUINEE: Pays des 2H pour Hommes Honnêtes».

Et les premiers à incarner cette image inédite devraient être les membres des forces de sécurité. De la même manière que l’Hymne national et le Drapeau suscitent instinctivement le respect et la considération, de la même manière, le Président de la République, les Forces de l’Ordre et notre Administration devraient, oui, devraient appeler cette image de respectabilité et d’égards de la part de tout un chacun. Or le spectacle que nous a jusqu’alors donné à observer notre Armée la dessert complètement, reléguant ses composantes dans les limbes de la honte, l’humiliation et la désolation.

C’est TRISTE !

A moins d’avoir abusivement recours à la Planche à billets (ne parlons pas d’inflation ici), les astronomiques sommes d’argent qui serviront à indemniser l’Armée sont censées venir des Recettes thésaurisées au TRESOR PUBLIC. Or, aucun dirigeant guinéen n’ose aller devant le peuple pour lui expliquer que ce sont ses impôts à lui qui sont donnés à cette entité au sein de laquelle il y a ses propres assassins.

Cette Armée guinéenne supposée avoir pour vocation, pour fonction, pour rôle de lui assurer quiétude, paix, aide au développement, assistance, encadrement et, éventuellement, ordre et sécurité…

Honte à cette frange de notre Armée !

Je n’ose même pas imaginer ce qu’…imaginent les nombreux expatriés, étrangers et occidentaux devant le spectacle que nous offrons. Avant-hier les Burundi et Ruanda, hier les Sierra Leone, Liberia et Côte d’Ivoire et, aujourd’hui, peut être la pitoyable Guinée.

C’est TRISTE !

Un des effets pervers de ces situations ubuesques, et on ne met jamais assez l’accent là-dessus, c’est que des millions de pauvres hères viennent chaque année s’échouer sur les rivages d’Occident dans l’espoir fou de trouver ici ce qu’ils quêtent désespérément depuis les côtes d’Afrique: la prospérité.

Si, comme jadis en Côte d’Ivoire, ceux qui ont la décision en mains acceptaient de jouer la carte de:

-la relative transparence

-un peu de démocratie,

-un zest de probité professionnelle et morale,

-le travail et l’effort dans toutes les tâches

-un peu de justice,

-un peu de droit,

-un respect sans précédent pour la chose publique,

-l’usage de la quasi-totalité des deniers publics à bon escient,

-une bonne Décentralisation

-une meilleure répartition des nombreux fruits de la croissance, car il y en a dépit des apparences,

-un patriotisme réel, dénué de tout zèle ou démagogie.

La Guinée trouverait alors les voies, les chemins d’un début de STABILITE.

Et c’est cette stabilité qui reste le socle, le fondement de toute assurance qu’ici aussi on peut d’abord croire puis ensuite s’acheminer vers un espoir de début de PRODUCTION, production qui demeure incontournable pour créer des richesses. Richesses qui, à leur tour, constitueront l’épine dorsale de la prospérité…

A la question de savoir pourquoi un écrivain décide de publier un ouvrage, l’auteur apporte ici l’éclatante et intangible preuve que l’essence même de la littérature reste la TRACE.

En effet dans un de mes ouvrages écrit en 1991 mais publié seulement en 2003 (GUINEE: derrière le rideau de…cocotiers (La troisième Opportunité), je m’étais fait l’écho de l’inédite paupérisation de l’Armée guinéenne, une véritable honte, même si à l’occasion de l’anniversaire de sa création (le 1er Novembre 1960) ils affichaient une tenue impeccable qui faisait la fierté de tous les guinéens en cette mémorable journée...

Un Capitaine de notre Armée (basé au camp SAMORY à Khaloum) a dit, en partie tout haut, ce que des millions de ses compatriotes pensent tout bas sur les ondes de R. F. I. ce Lundi 3 Juin 2008 au cours d’un débat consacré à la situation guinéenne…

Loin de moi toute idée de chercher à jeter de…l’essence sur le feu, mais certains de mes compatriotes me connaissent suffisamment pour mon franc parler. Je ne faillirai donc pas à mes habitudes. Très très peu de personnes ont conscience du degré de déliquescence de notre pays. Les dégâts causés par les deux Régimes ressemblent à s’y méprendre à un ICEBERG. Nous n’en voyons que la partie (1/10ème) émergée…

Deux conditions sine qua non prévalent au SAUVETAGE de la Guinée:

1-L’éviction, par tous les moyens, et notamment cette G. T. I. (Grève Totale Illimitée, étendue surtout au secteur minier) que j’avais – certains s’en souviennent certainement - préconisée alors en 1991, de Lansana Conté du pouvoir. Et, avec lui, l’Hydre qu’il a créée et qu’il entretient au-dessus et autour des guinéens.

2-Une révolution de palais (ou un coup d’état militaire) semblable à ce qui s’est déroulé en Mauritanie avec l’avènement d’une authentique démocratie.

Conséquence de l’un ou l’autre des deux précédents événements, provoquer un tel traumatisme national (cf: au 26 Mars 1991 au Mali quand on usait de l’«Article 320» (c'est-à-dire 300,00CFA pour acquérir 1litre d’essence et 20,00CFA une boîte d’allumettes) que TOUS les guinéens comprennent une fois pour toutes que l’état de DROIT, la probité, les probités, la stabilité, toutes les stabilités prévalent et priment sur la Jungle.

Un peu comme au Ghana il y a un quart de siècle, tous les citoyens de ce pays aujourd’hui sur de bons rails savaient, pour avoir vu le président de l’époque (Capitaine Jerry Rowlings) faire exécuter un proche pour prévarication, savaient donc ce qu’il en coûtait de jouer avec les deniers de l’Etat…

Le sérieux, la conscience professionnelle, la moralisation de l’Etat, l’honnêteté et un civisme exemplaires demeurent les prix à payer pour que la Guinée renoue avec sa situation de pionnier de l’Afrique de l’ouest des années ’50.

Toutefois la Guinée serait-elle une nation maudite, elle qui n’a pas su (Sékou Touré) tirer le moindre profit d’une providentielle et inédite « Feuille de route » avant l’heure en un Plan de développement établi en 1949 par un des ses anciens Gouverneurs ?

Dans ce Plan tout avait été imaginé, étudié, observé, minutieusement calculé, diagnostiqué, métré, dosé et surtout estimé pour que, par exemple, aujourd’hui, cinquante ans plus tard, la Guinée soit le…GRENIER, sinon du Monde, à tout le moins celui du continent en matière de production de RIZ.

C’est TRISTE !

Prenons ensemble DATE que ces écrits seront une prémonition quant à l’impossibilité de sortir la Guinée de la fange et le marécage socio économique dans lesquels elle se débat depuis 1964 sans le suivi des conseils ici émis…

Qui aime bien, châtie bien ! L’adage est notoire. J’ajouterai juste le mien:

« Quiconque voudrait de sa mère qu’elle soit la plus belle et la plus admirée du globe ! ».

Elle a beau être la plus sale, la plus démunie, la plus arriérée, la pire des nations, l’expression de la plus grande paupérisation de la planète, voir constituer à elle seule une nouvelle Planète (de tous les déficits), la Guinée a été, est et demeure ma première maman.

Alors si, pour son bien, si pour sa salubrité, si pour son sauvetage, si pour sa restauration, si pour sa réhabilitation, si pour sa RENAISSANCE, il va falloir en passer par des SACRIFICES, quoi qu’en coûtent ces derniers, il faudra crever l’abcès…

Par déficit d’éducation démocratique, de formation et d’information (certains citoyens africains ne savent même pas, par exemple, pourquoi nous payons nos impôts) la Guinée, à son insu, fait acte de SABORDAGE. Tout cela parce que les vrais responsables ne font rien pour conscientiser un peuple qui, s’il l’était, serait à même de jouer son vrai rôle de VRAI ACTIONNBAIRE de l’entreprise GUINEE en disposant des vrais pouvoirs de nomination ou sanction, selon les circonstances et vicissitudes de son Histoire, de ses dirigeants.

C’est TRISTE !

En conclusion, avec l’indépendance de ton que m’autorise mon statut d’écrivain libre, je me berce d’illusions en rêvant d’un Ould Val et de l’actuel parcours d’une Mauritanie voisine pour mon pays.

L’Armée Guinéenne, par un comportement ignominieux et indicible, sans précédent dans l’Histoire des Armées du globe, s’est mise à dos le peuple qui l’a faite. Elle a l’impérieux devoir de se racheter une conduite, la meilleure du monde possible, en faisant amende honorable et en jouant son rôle.

Puisse la Guinée trouver le chemin d’une authentique stabilité lui permettant de poser les jalons irréversibles de la Prospérité !

Correspondance spéciale de Bali De Yeimbérein

Ecrivain

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Vos commentaires
batemady, lundi 19 janvier 2009
Qui a le temps de lire article si long? en tout cas pas moi.
Bangaly Traore, dimanche 18 janvier 2009
MERCI Mr pour votre analyse,la solution pour notre nation,c`est la justice.car pour la stabilite de l`unite et le developpement de la guinee,il faut necessaiment la justice pour etablir,les resonpablites des executions des deux regimes.MR le president Moussa Dadis le peuple a soutenu votre action,c`est de donnee une image a notre pays,c`est a dire finir la corrpution,l`injustice et l`impunite, et etablir l`etat,les intitutions et l`armee nationale,notre histiore politique et economique demande une justice apres 50ans d`indepenance.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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