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Le temps file plus qu’il ne le paraît. Déjà, Kouyaté a bouclé les 360 jours à la primature. Un événement qui aurait mérité d’être fêté. D’ailleurs, l’on s’étonne qu’aucun discours n’ait été fait à ce propos. Sous quel signe cet anniversaire aurait-il pu être placé ? Celui de la bonne cohabitation avec l’exécutif - qui préfère le silence - ou de pierre qui roule sans amasser mousse ? L’important est que l’événement n’ait suscité aucune réaction, ni du côté des populations, ni de celui du gouvernement. Pourtant ça aurait pu être l’occasion de parler de ce qui a été fait, de ce qui reste à faire et… de ce qui ne saurait être fait. L’on aurait parlé des projets, à court, moyen et long termes. L’on aurait fait les récits de tous ces voyages qui auront permis d’ouvrir le pays à des investisseurs qui viendront, quand ils le jugeront opportun. L’on aurait pu, aussi, parler de toutes ces pierres posées et en projet de l’être. De ces monuments aménagés aux carrefours des routes, pour attirer l’attention du touriste étranger sur l’étrangeté du génie guinéen en évasion. Ces canaris, ces pneus de voitures recyclés, surtout cet éléphant en perpétuel traitement, pour raison de gerçures. L’on se serait offert le plaisir d’inviter de nombreuses personnalités diplomatiques et confessionnelles, des chanteuses et des danseuses, enfin, des artistes qui savent louer les exploits du héros de Tarascon. La presse se serait battue aux entrées, pour ne pas être ignorée. Un anniversaire, ça doit se fêter, surtout quand il commémore l’investiture d’un premier ministre, chef du gouvernement de large consensus, chargé, en plus de l’exécution d’une feuille solidement ficelée. L’on ne peut s’empêcher de se demander le pourquoi du silence autour de l’événement. Bon anniversaire à la primature ! Thierno Dayèdio Barry L’indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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