lundi 21 septembre 2009
L’ «ARME FATALE-2»

 Après l’ « ARME FATALE-1 » écrit presqu’exclusivement à l’attention des SYNDICATS GUINEENS, voici l’autre mamelle de ce que devraient, oui devraient faire

LES LEADERS DES PLUS GRANDS PARTIS POLITIQUES

de Guinée face à l’actuelle situation du pays.

En effet, servis par les innombrables expériences observées à travers le globe, le constat est amer de remarquer que lors des différentes joutes électorales les régimes (mal élus) en place ont reçu comme du pain béni le fait qu’en face les «Oppositions» arrivent…en ordre dispersés.

L’observation ne souffre en effet aucune exception, elle ne souffre aucun cas où le président d’alors ne se fut succédé à lui-même…Mises devant le fait accompli les Oppositions n’ont eu en général que leurs yeux, leurs blessés voire leurs morts pour pleurer sans tenir compte qu’elles y auront laissé des plumes, de la crédibilité et on en passe de points positifs engrangés avant l’échéance citée plus haut.

Il n’y a naturellement aucun secret à ces issues défavorables à ces (très rares) femmes et ces hommes qui, quoi qu’il leur en coutât, prennent plutôt le…parti de taire tout ce qui pouvait les unir, qui pouvant militer en faveur du meilleur avenir de leur pays, pour ne s’appesantir, se focaliser ou se cristalliser que sur:

-    leur égo personnel

-    leurs intérêts immédiats et souvent personnels

-    ceux de parrains qui sont sensés les adoubent en cas de victoire

-    la promotion de l’ethnocentrisme, du népotisme, clientélisme, etc.

-    la vision nombriliste d’une perpétuation, en cas d’accession à cette haute fonction, de la progéniture voire la descendance…

-    un culte de la personnalité

On pourrait citer les exemples à l’envie où un président X ou un autre président Y est parvenu à ses fins uniquement parce que son Opposition s’est auto-affaiblie des suites de ces manœuvres caractérisées par à la fois une dispersion et surtout une déperdition d’énergies (les nombreuses mobilisations et les battages en tous genres qui précèdent lesdites élections) d’intelligences, d’expertises, d’idées…toutes choses qui, si elles avaient été utilisées, gérées et mobilisées à bon escient, auraient donné des résultats sans commune mesure avec les gâchis et autres débâcles que nous offrent ces Oppositions.

Toutefois dans certains pays comme l’Ile Maurice, on semble avoir compris. Des leaders ont pris la mesure d’une COALITION ARRANGEE. Dans certains pays d’Afrique, des leaders de partis ont pris conscience de la capitale importance de se coaliser pour une bonne gouvernance.

La situation de la Guinée appelle le même type de réflexion. Dans l’état actuel de l’échiquier politique, vus les structures et le fonctionnement des partis, il est indubitable qu’en cas d’affrontement entre une éventuelle candidature de «Dadis» Camara d’un côté et, de l’autre, les 85 – voire plus – autres candidats, l’actuel président se succédera à lui-même. Il n’y aura pas photos…Il passera comme une lettre à la poste.

Mieux: non seulement il passera avec une facilité déconcertante (Merci les armadas administrative et politique actuelles à sa botte !) mais, et c’est le plus inquiétant pour l’Afrique en général et la Guinée en particulier, il sera adoubé par l’opinion internationale….et, à priori, pour longtemps vus ses seulement quarante cinq ans.

Le général Aziz (Mauritanie) plus près de nous en est l’exemple le plus patent.

-    Joseph Kabila (R. D. C.) a succédé à son père. Qui a levé le petit doigt ?

-    Faure (TOGO) a hérité de son père. Qui a menacé ou pris une quelconque mesure de rétorsion ?

-    Ali (Gabon) vient, après quarante ans de règne sans partage de son père, d’enfiler l’écharpe de ce dernier. Qui a bronché ?

Plus inquiétant et à venir (Mais ça nous pendait au nez):

-    Moubarak (Egypte) va mettre, au vu et au su de l’opinion internationale, son fils à sa suite…

-    Khadafi (Lybie) mettra immanquablement Saïf à sa place. Qui osera lui dénier cette hérédité ?

-    Wade (Sénégal) a poussé son fiston Karim par la porte pour entrer dans la Maison SENEGAL. On l’en a empêché. Qu’à cela ne tienne, il le ramènera coûte que coûte par la fenêtre voire la toiture.

-    L’idée serait peut être entrain de faire son chemin dans certaines têtes ailleurs. A ma connaissance il n’y a qu’en Afrique – hors réelle démocratie – que de telles mœurs perdurent encore…

Mais pour en revenir au nœud gordien guinéen, il y a une solution d’une simplicité qui confine à l’enfantin tant elle serait facile à mettre en œuvre. Ceci est évidemment un conseil uniquement dicté par la sagesse.

Que les DIRIGEANTS ci-après du paysage politique guinéen se coalisent et signent le PACTE (connu de TOUS les Guinéens) inaliénable et indéfectible suivant:

Suite soit à un arrangement, soit par défaut à un tirage au sort, ils présentent

UN CANDIDAT UNIQUE (par exemple le plus près d’une éventuelle limite d’âge) à la candidature. Quitte donc, une fois ce candidat (SUREMENT) élu à se répartir les postes les plus éminents du pays et exercer plus tard une rotation dans des présidences d’Institutions tournantes.

A titre d’exemple, voici une suggestion de Premier Mandat:

-    Monsieur A, candidat unique (du Parti A) est Président de la République

-    M. B (leader du Parti B) devient selon le PACTE Président du Sénat

-    M. C, du Parti C, devient Président de l’Assemblée Nationale

-    M. D, du Parti D, devient Président du Conseil Economique et Social

-    M. E, du Parti E, Président de la Cour Suprême

-    M. F, du Parti F, est Président du Patronat Guinéen.

-    Etc.

Même si l’Ile Maurice bénéficie de circonstances atténuantes (Trois Partis Politiques majeurs), ici comparaison demeure RAISON…A nos actuels leaders politiques de s’en inspirer au mieux et en tirer le meilleur…parti.

Ce PACTE immuable (ou ENTENTE TACITE) a toutes les chances d’être reconduit sur des décennies, à raison d’une tournante après chaque mandat électoral de sorte que chacun des membres prendra à son tour un des fauteuils ci-avant…

En cas, hélas, de vacance d’un des postes (décès, départ volontaire…) pour un motif ou pour un autre, celui qui dans la hiérarchie de son parti vient en second lieu succède automatiquement à son président de parti au sein de la structure où l’on aura constaté la défaillance en question…

Le premier et de loin le plus important et déterminant avantage d’un tel choix sera l’impossibilité pour quelque président autoproclamé que ce soit de dénier à l’Opposition une écrasante et incontestable victoire.

L’autre avantage d’une telle Analyse Combinatoire qui ne dit pas son nom, c’est le gage d’une forme de STABILITE sociale et une PAIX qui constitueront les socles de l’acheminement de la Guinée, à son tour et ENFIN, vers un début de commencement de développement.

Les leaders concernés par une telle proposition devront taire leurs velléités personnelles, quitte à avaler des couleuvres, ne voir que ce qui va dans le sens de l’intérêt général, qui milite en faveur de la Guinée toute entière.

Une telle coalition recueillerait la quasi-totalité des suffrages du pays (on ne sera pas loin d’un PLEBISCITE HISTORIQUE) et serait si expressif, si démonstratif qu’il ne soulèvera aucune forme de contestation et notamment du «camp présidentiel»… QUI A DIT QUE L’UNION FAIT LA FORCE ?

Une ultime remarque: si d’aventure le premier Président de cette tournante venait à vouloir s’incruster à son fauteuil, un article de ce PACTE serait là pour l’en empêcher tout simplement…

Il n’y a plus qu’à faire de très ardents vœux que ces écrits tombent sur les sites des Partis politiques ou soient lus par la plupart de nos leaders…

Au premier rang des leaders interpellés et par ordre alphabétique :

-    F. U. D. E. C.

-    N. G. R.

-    P. E. D. N.

-    R. P. G.

-    U. F. D. G.

-    U. F. R.

-    U. P. G.

-    U. P. R.

-    

Il est toutefois loisible à tout autre Parti d’adhérer à cette idée…

C’est l’unique voie de salut immédiate pour une Guinée démocratique.

PRENONS ENSEMBLE DATE DE CES ECRITS: FAUTE DE COALITION ET PRESENTATION D’UN CANDIDAT UNIQUE, L’OPPOSITION OFFRIRA LE FAUTEUIL PRESIDENTIEL DE LA GUINEE SUR UN PLATEAU A «DADIS»


Guineka
Citoyen guinéen


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
mohamed sampil, mercredi 23 septembre 2009
Vos propositions sont intéressantes mais il ya un hic: le patronat ne fait pas partie des organes de l`état mais du PRIVE.Son dirigeant ne peut donc élu que par les chefs d`entreprises.Par ailleurs nous n`avons pas de Sénat.Enfin sur quels critères seront choisis les autres responsables des grands corps de l`état???
TOURE, mardi 22 septembre 2009
mONSIEUR SACHEZ QU4EN GUIN2E IL N`Y A PAS DE SENAT ET TANT MIEUR CAR C`EST MOIN DE BUDGETIVORE ET FRANCHEMENT VOUS MELANGER LES PINCEAUX QU`EST CE QUE LE SYNDICAT DU PATRONAT VIEN CHERCHER DANS LES HISTOIRE DE PARTIS
Mamadou Cellou BAH, mardi 22 septembre 2009
Je suis particulierement seduit par cet article que je trouve plein de bon sens et d`esprit de patriotisme. Je felicite son auteur et prie ALLAH qu`il fasse que nos leaders politiques lisent et suivent ces recommendations. Bien a vous
ils le ferront jamais, mardi 22 septembre 2009
Nos leaders ce sont entendu,pour ne jamais entandre,dadis sera president democratiquement elu a tout les coups,l`avenir nous le dira tres rapidement mr guineka
DIALLO Georges, lundi 21 septembre 2009
Enfin une réflexion sensée et un appel à la raison. Sauront-ils l`entendre nos chers dirigeants préoccupés qu`ils sont d`être d`abord Calife à la palce du Calife.....?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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