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L’homme qui se sentait pousser des ailes avec un contrat de 500 milliards GNF suite aux gros et nombreux marchés décrochés de gré à gré sous la transition, voit aujourd’hui son boulevard – pas select – se rétrécir comme peau de chagrin. Jouissant de ses liens étroits établis avec Dadis Camara et Sékouba Konaté, à 40 ans révolus, Kerfalla Camara KPC s’est donc vite forgé une réputation qui force l’admiration et en même temps suscite et entretient de l’aigreur chez les autres entrepreneurs moins bien introduits. Il reste que le départ jusque-là inespéré des militaires a plongé KPC – actuellement en Chine à l’occasion d’une foire internationale – dans un autre monde.
Entre autres grands contributeurs de la campagne du nouveau président guinéen, le patron de Guicopres, récemment épinglé pour surfacturation, a dû tomber des nues lorsqu’il a entendu Alpha Condé s’exprimer : « Tous les contrats qui sont contraires aux intérêts du peuple de Guinée seront remis en cause. La Banque mondiale a demandé un audit à la Cour des comptes française. Et son rapport nous a demandé de geler tous les contrats signés en 2009 et 2010 (NDLR, période d’enrichissement illicite facilité par les militaires et autres civils au pouvoir : Dadis, Konaté, Doré et Yansané, entre autres) et même de les annuler. » Auparavant, Alpha Condé avait fait arrêter un des chantiers de KPC, à cause dit-il de sa proximité avec le Palais présidentiel. Diversion ou application de la menace déjà brandie depuis des lustres ? Nul ne le sait.
Ce qui est évident, c’est qu’Alpha Condé avait dit à tous les opportunistes qui tournoyaient autour de lui que : « Je suis reconnaissant à l’endroit de vous tous qui avez participé à cette œuvre commune. Mais, je dois dire à chacun que nous ne nous sommes pas battus pour dire que c’est à notre tour d’être à la table du festin. Il ne s’agit pas de dire que nous allons partager le gâteau entre nous. » De toute évidence, on se rappelle qu’en avril 2010, quelques 200 milliards avaient été payés à KPC, à travers son homonyme des Finances, Kerfalla Yansané, passant jusque-là comme le ‘’M. propre’’. Selon des sources bien informées, « La facture initiale présentée à Kerfalla Yansané était de 350 milliards de francs guinéens. L’ordre impératif de payement est venu de la présidence et injonction militaire a été donnée au ministre de l’Economie et des finances de s’exécuter, faute de quoi… Kerfalla Yansané, toute honte bue, a finalement plaidé pour payer 200 milliards sur les 350 milliards, promettant de satisfaire le reste quand l’économie du pays aurait meilleure embellie. » La même source ajoute : « Kerfalla Yansané I, redoutable gouverneur intègre de la BCRG a vécu, place à Kerfalla Yansané II qui se préoccupe plus de son poste que d’autre chose. »
L’œil de guineeactu.com
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