jeudi 24 décembre 2009
Kouchner, nouveau garde frontière guinéen ?
Jacques Kourouma

Après avoir délimité les frontières des Etats africains d’aujourd’hui, la France vient d’accoucher un Kouchner qui veut être désormais le garde frontière de la Guinée. En cela, il préconise d’empêcher le retour de son Président, hospitalisé depuis trois semaines au Maroc.

Humanitaire trouble, agité et troublant, le transfuge du Parti socialiste a perdu sûrement la tête si bien que sa mémoire deviendrait oublieuse ou amnésique pour traiter la crise guinéenne avec la précipitation dans le mensonge. Or les conclusions hâtives des faits sociaux dans l’histoire des sociétés humaines ont très souvent causé plus de torts aux populations que de solutions réelles et positives.

L’agitation puérile de l’urgentiste françafricain, Bernard Kouchner ne peut nous étonner. Il suit une logique qui consiste à asseoir un pouvoir félon en Guinée.

A défaut, il veut plonger la Guinée dans la guerre civile et tribale ? Le voilà qui tente de reproduire le funeste et macabre rôle qu’il a joué au Kosovo, en Serbie et à ailleurs. C’est pourquoi il n’est pas inutile de lui rappeler sa propre histoire.

Quelle est celle-là ?

Après 1789, la Révolution Française mangea ses géniteurs : Robespierre, Danton et les autres sous le couvert du mensonge. Sous la guillotine, la plupart des révolutionnaires virent leur tête s’envoler parce que les acteurs politiques et publics de l’époque convinrent d’apporter des réponses mensongères et hâtives, donc précipitées aux questions cruciales qui se posèrent dans la société française. Cette course de vitesse permit, plus tard, à Napoléon de se saisir de la gouvernance de la France. Nous savons la suite.

Tout récemment, avec la précipitation enrobée dans un tissu de mensonges, Bush chargea Saddam Hussein. Autrefois brillantes culture et civilisation, Etat démocratique de la région persique, l’Irak est aujourd’hui en ruine. Le lobby américain a pompé et continue à pomper son or noir au milieu d’un peuple vivant dans et de mort.

C’est bien ce schéma que Kouchner veut renouveler en Guinée, après l’échec de l’assassinat du Président patriote, le Capitaine Dadis, dont il ne serait pas exagéré de supposer sa complicité ?

Les Guinéens patriotes doivent dénoncer la manipulation grossière et grave du « Docteur-la-mort » qui a allumé les foyers de guerre dans les Balkans. Cela est encore tout frais dans la mémoire des peuples. Il y a aussi le génocide Rwandais à ne pas oublier !

Refusons, Guinéens l’appel à la guerre civile de Kouchner dont la prise de position trop partiale en ces moments cache très mal le souhait de rentabiliser la mise de la françafrique sur la Guinée via sa dite opposition politique. Il faut le dire : dès 1958, la France foccardienne a investi dans le soutien aux opposants politiques guinéens contre Sékou Touré en escomptant tirer le maximum de profits, une fois que ceux-ci accèderont au pouvoir. Mais voilà que  la prise de pouvoir par de jeunes patriotes éloigne la réalisation de cette stratégie. Donc, il faut accabler les nouvelles autorités guinéennes. Telle est la signification de la scandaleuse prise de position de la « France de Kouchner.»  

Disons à Kouchner et ses semblables qu’ils méconnaissent la Guinée. Que notre pays reste et demeurera celui de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, N’Zébéla Togba, Dinah Salifou…de Sékou Touré, Lansana Conté et maintenant de Dadis Camara. Rappelons-le lui que le 28 septembre 1958 est gravé dans la mémoire collective et dans la conscience de la majorité des Guinéens qui tiennent leur dignité humaine.

Alors résistons et déclarons-lui qu’il n’aura pas de transfuge parmi les dignes fils et filles de Guinée. Pour cela, rejetons avec fermeté la lâcheté de tous ceux qui prônent la guerre civile dans notre pays en essayant machiavéliquement d’opposer ses ethnies comme le laisse aussi transparaître le rapport de la commission internationale de l’ONU.  


Paris 23 décembre 2009

Jacques Kourouma


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
sekou cherif, dimanche 3 janvier 2010
cher frere, je vous remercie pour votre hauteur d analyse des evenements de la situation guineenne. Que dieu le tres haut fasse que tes coneils soient entendus de tous les guineens. Que Dieu nous epargne de tous les maux que souhaitent les ennemis de notre nation
oumar, samedi 26 décembre 2009
Oui jacques, nous entendons ton appel de refuser d`aller comme le veut Idriss Chérif et bien d`autres dans ton genre. C`est pourquoi nous prions de tout coeur afin que dadis et sa bande soient ecartés de la gestion du pouvoir en Guinée. Nous prions également pour son retablissement afin qu`il passe devant le TPI pour repondre de ses actes. ALLAH Bénisse la Guinée et les Guinéens
Mariame, vendredi 25 décembre 2009
Bravo Jacques ! Comme toujours tu reste Guinéen-guinéen et non "guinéen" en mission de destabilistion en Guinée. On te respecte de te voir tenir dans ce vacarme des fils de félons assujettis à la France. "L`impérialisme trouvera son tombeau en Guinée". Cette phrase de Sékou est une prophétie que ceux qui ont mis la Guinée aux enchères ne comprendront que trop tard pour eux et leurs familles.
Tiémakan Kéita, jeudi 24 décembre 2009
Merci Jacques.Vous n`êtes pas guinéen seulement; le Mali et l`Afrique ont besoin de toi.Que Dieu t`assiste. Kéita à Bamako
anonyme, jeudi 24 décembre 2009
la guinée ne sera plus une colonie de la france qui afaim soif des richese de la guinée. que bernard kouchner le docteur criminel qui veut a tout prix mettre le feux a la maison guinée mais je voudrai rappeler a ce fils de chien que la guinée ce ne pas le balkan ni le rwanda vas te faire foutre kouchner battard de ta race
B. Abdoulaye, jeudi 24 décembre 2009
Bonjour Mr. Kourouma. Pourquoi détester toute la GUINEE au profit de cette bande d’assassins? Depuis l’avènement du CNDD, jusqu’à nos jours, vous avez inlassablement soutenu cette bande de Vagabond aux affaires en Guinée. Mais Mr Kourouma Je ne comprend pas du tout votre attitude face à cela. Pourquoi soutenez-vous de la sorte ce groupe de criminel ? Qui pouvait pense que le guinéen regretterait un jour la mort de Lansana Conte Mr Kourouma s’il vous plait jusqu`à présent les militaires continuent à tuer à Conakry, à brigander ça et la. Regarder dans quel état notre pays se trouve aujourd’hui, Pensez un peu à nos frères froidement abattus au stade ce jour. Mr Kourouma, s’il vous expliquer moi votre attitude barryabdoulaye08@gmail.com car je ne comprends pas du tout. Excusez moi si je vous ai offensé.
Madiou, jeudi 24 décembre 2009
Priere de lire Frontiere et non forrestiere. Toutes mes excuses aux lecteurs pour cette erreur de frappe dans mon commentaire. Madiou.
DIAN, jeudi 24 décembre 2009
Au lieu de pavaner su Guineeactu, il fallait nous prouver ta vraie capacité à défendre un régime sanguinaire. Ta dernière sortie sur France24 est une honte ou tu fus confondu à toi même par les arguments plausibles de Mr N`Diaye et de Yerime SECK. On ne réinventé pas l’histoire. Nous sollicitons que nos grands sites (Guinews, aujourd`hui en guinee, Aminata...) nous affichent ce debat plein de sens.
Camara, jeudi 24 décembre 2009
Mr Kourouma, je comprends votre idée. C`est un raisonnement. Et je ne juge pas votre raisonnement. Seulement, c`est un constat. Chaque fois qu`il s`agit de la France, c`est une pluie de préjugés qui tombe.Moi, je préfère que nous regardons le présent. C`est plus compréhensible. Dadis est-il est bon président pour la Guinée? Dadis possède-t-il la capacité requise pour gouverner la Guinée? Qui est rèsponsable du massacre du stade 28 septembre? Possède-t-il, Dadis, la capacité de restructurer l`armée guinéenne? Peut-t-il, Dadis, avoir l`ascendant sur ces collègues gradés? A ma connaissance, Dadis Camara ne peut en aucun cas remplir les conditions d`un rèsponsable politique. Mr Kourouma, parlons de ces faits réels, et laissons Mr Kouchner en paix. Raisonnons, s`il vous plaît. Soyons objectifs. Le ministre français n`a rien dit qui soit contre les intérêts de la Guinée. Nous devons le soutenir, car la Guinée doit enfin changer.
Mamadou Saidou Diallo,Londres, jeudi 24 décembre 2009
Bon retour sur le site Mr Kourouma. Arretez de perdre du temps..Contrairement a vous Kouchner est rationel et illumine. Votre Dadis c`est finiiiiiiiiiiiit. Le verdict divin est tombe..Sa prochaine destination est soit la tombe, soit Haye..mais la Guinee. Arretez de vos illusions..
leconcurrent.overblog.com, jeudi 24 décembre 2009
KOUCHER est l`un des grands du 20 and 21 siecle voici la preuve: Bernard Kouchner Bernard Kouchner à l`Assemblée nationale, le 11 décembre 2007 -------------------------------------------------------------------------------- Mandat(s) Ministre des Affaires étrangères et européennes 19e ministre des Affaires étrangères de la Ve République Actuellement en fonction Depuis le 18 mai 2007 Président(s) Nicolas Sarkozy Gouvernement(s) François Fillon I François Fillon II Prédécesseur(s) Philippe Douste-Blazy Secrétaire d`État à la Santé 6 février 2001 - 6 mai 2002 Président(s) Jacques Chirac Gouvernement(s) Lionel Jospin Prédécesseur(s) Dominique Gillot Successeur(s) Jean-François Mattéi Ministre délégué de la Santé 2 juin 1997 - 28 juillet 1999 Président(s) Jacques Chirac Gouvernement(s) Lionel Jospin Prédécesseur(s) Hervé Gaymard Successeur(s) Dominique Gillot Ministre de la Santé et de l`Action humanitaire 4 avril 1992 - 30 mars 1993 Président(s) François Mitterrand Gouvernement(s) Pierre Bérégovoy Prédécesseur(s) Bruno Durieux Successeur(s) Simone Veil Représentant spécial du secrétaire général de l`ONU au Kosovo 15 juillet 1999 - 15 janvier 2001 Prédécesseur(s) Sergio Vieira de Mello (intérim) Successeur(s) Hans Hækkerup Biographie Nom de naissance Bernard Jean Kouchner Date de naissance 1er novembre 1939 (1939-11-01) (70 ans) Lieu de naissance Avignon (Vaucluse) Nationalité Française Parti(s) politique(s) UEC PRG PS Conjoint Évelyne Pisier (divorcés) Christine Ockrent Enfants Avec Évelyne Pisier : Julien Camille et Antoine (jumeaux) Avec Christine Ockrent : Alexandre Diplômé(e) de Faculté de médecine de Paris Profession Médecin gastro-entérologue Militant humanitaire modifier Bernard Kouchner[1], né le 1er novembre 1939 à Avignon, est un médecin humanitaire (gastro-entérologue) et homme politique français, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, ministre de gouvernements de gauche et de droite, haut représentant du secrétariat général de l`ONU au Kosovo. Médecin de formation, Bernard Kouchner a connu une vie militante, qui l`a conduit à adhérer à l`Union des étudiants communistes, au début des années 1960, au PS, au PRG, puis à nouveau au Parti socialiste avant de devenir ministre de Nicolas Sarkozy, ce qui entraîne son exclusion de ce parti. Il est également connu comme militant de l`action humanitaire et du droit d`ingérence. Il a été secrétaire d`État et ministre chargé de l`action humanitaire ou de la santé sous les gouvernements socialistes de Michel Rocard, Pierre Bérégovoy, Édith Cresson et Lionel Jospin. Depuis le 18 mai 2007, il est ministre des Affaires étrangères et européennes dans le gouvernement François Fillon (reconduit dans le gouvernement Fillon II, le 19 juin 2007). Sommaire [masquer] 1 Biographie 1.1 Origines, études et famille 1.2 Militant à l`UEC, à Clarté, au Comité Vietnam (1958-1968) 1.3 Le French doctor des années 1970 1.4 Compagnon de route des socialistes (1986-2007) 1.5 Haut représentant de l`ONU au Kosovo (1999-2001) 1.6 Le socialiste marginal (2002-2007) 1.7 Ministre des Affaires étrangères (depuis 2007) 2 Diverses positions en politique internationale 2.1 Tibet 2.2 Rwanda 2.3 Les Kurdes et l`Irak 2.4 Proche-Orient 2.5 Soudan et Tchad 3 Fonctions politiques 3.1 Fonctions parlementaires 3.2 Fonctions gouvernementales 3.3 Autres fonctions exécutives 3.4 Affiliations 4 Controverses 4.1 Le rapport sur les activités de Total en Birmanie (2003) 4.2 Le livre de Péan (2009) 4.3 Divers 5 Bibliographie 5.1 Ouvrages de Bernard Kouchner 5.2 Ouvrages sur Bernard Kouchner 6 Notes et références 7 Voir aussi 8 Liens externes Biographie [modifier] Origines, études et famille [modifier] Il est le fils de Georges Kouchner, un médecin juif d`origine lettone, et de Léone Mauric, infirmière bénévole de la Croix-Rouge issue d`une famille protestante aisée. Samuel, le père de Georges avait quitté la Lettonie pour la France en 1908 et avait fait venir son épouse Rachel l`année suivante. Pendant la Seconde Guerre mondiale Samuel et Rachel ont été arrêtés en 1944 et déportés à Auschwitz[2]. Ils font partie du convoi no 76 en date du 30 juin 1944[3]. Bernard Kouchner suit des études de médecine dans les années soixante tout en menant des activités militantes intenses à la rédaction de Clarté, le journal de l`Union des étudiants communistes. Il est père de Julien, né en 1970, Camille et Antoine, jumeaux nés en 1975, trois enfants issus de sa première union avec Évelyne Pisier, professeur de droit[4]. Avec sa compagne Christine Ockrent, journaliste, il eut Alexandre. Bernard Kouchner avait rencontré sa première femme Évelyne en 1964 lors du voyage à Cuba organisé pour les dirigeants de l`UEC. Pour Évelyne, ce voyage a aussi été à l`origine d`une liaison avec Fidel Castro[5]. Après mai 1968, alors que Bernard Kouchner transformait son engagement politique en engagement humanitaire, Évelyne restait sur des positions révolutionnaires. En 1975, lors d`une mission au Viêt Nam, il écrivait à sa femme « …C`est dans ces bois que se cachent les VC (Viêt-Congs). Toi, tu ris, car tu les aimes, les VC. Moi, je ne les hais pas[4] ». Mais, en 1980 la rupture du couple, d`ailleurs mal vécue par Bernard, ne résulte pas d`un différent politique[4]. D`après Burnier, biographe et ami de Bernard Kouchner, Évelyne ne supportait pas le style de vie imposée par les missions incessantes de Bernard Kouchner « Je venais de passer quelques années avec un héros, Fidel Castro, et j`en avais marre des héros », déclare-t-elle à propos d`une première rupture survenue dés la fin des années 1970[6]. Évelyne a pris comme second mari un professeur de droit, Olivier Duhamel, socialiste rocardien. Christine Ockrent, compagne de Bernard Kouchner à partir du début des années 1980, avait un parcours à l`écart de tout mouvement révolutionnaire : fille d`un diplomate belge proche de Paul-Henri Spaak, elle avait effectué son début de carrière de journaliste aux États-Unis. Elle avait acquis la célébrité en 1981 en devenant la présentatrice du journal de 20 heures sur Antenne 2[7]. Elle n`est pas rebutée par les escapades humanitaires d`où son compagnon revient barbu, amaigri et insupportable « C`est ça qui m`intéresse a-t-elle déclaré à Michel-Antoine Burnier. Bernard n`est sûrement pas un mec qui revient à six heures et demie du soir avec sa petite serviette. Je n`ai pas choisi ce genre de vie et je n`ai pas choisi ce genre d`homme[7] ». Christine et Bernard se font construire une maison près de Bonifacio en Corse[8]. Bernard Kouchner a hérité de son père Georges d`un athéisme radical[9]. Exceptionnellement, il se plie au rituel du judaïsme comme lorsqu`il récite le Kaddish sur la tombe de son amie Ania Francos en 1988[10]. Sans renier son identité juive, il peut être agacé par les « imbéciles qui lui demandent s`il se sent juif ». « Moi, monsieur, je suis juif quand je veux », lance-t-il en guise de boutade à Burnier en 1991[9]. Face à l`Abbé Pierre qu`il a beaucoup fréquenté dans les années 1990, il développe l`idée qu`il se fait des juifs : « Je pense que les Juifs ont un devoir supplémentaire, un devoir de plus que les autres hommes. Je pense que les Juifs sont chargés d`être justes. Je pense que les Juifs, parce qu`ils ont eu connaissance de ce qui est arrivé aux leurs, ne peuvent pas profiter de la vie comme les autres[11]. » Militant à l`UEC, à Clarté, au Comité Vietnam (1958-1968) [modifier] Bernard Kouchner qui avait fréquenté les Jeunesses Communistes dès l`âge de quatorze ans rejoint l`Union des étudiants communistes (UEC) au moment de la guerre d`Algérie par antifascisme[12]. En 1961, à l`époque où l`OAS fait la une des journaux, il assure notamment la protection de l`appartement de Simone de Beauvoir[13]. Il participe également au groupe UEC. Mais, recruté par Jean Schalit, c`est surtout au sein de l`équipe de rédaction du journal Clarté que s`exprime le militantisme de Kouchner au sein de l`UEC[12]. Il y rencontre Michel-Antoine Burnier dont il resta proche tout au long de sa carrière[12]. Le travail pour le journal Clarté l`amène à fréquenter un certain nombre d`intellectuels de renom : Jacques Monod, Louis Aragon, Claude Roy. En 1963, il publie dans Clarté une « Lettre à un moderne Rastignac » où il conseille à ceux qui veulent réussir de décrier la société : « Je suis communiste et Rastignac. Paradoxe ? Détrompez-vous ; le mélange n`est pas détonnant. Il est même étonnamment efficace. Vous riez ? Je vous attends[12]… ». À cette époque, les étudiants communistes de l`UEC sont plus ou moins en conflit avec la direction du PCF et se sentent plus proches des positions du parti communiste italien qui s`est engouffré dans la critique de Staline amorcée par Khrouchtchev au moment où le parti français dirigé par Maurice Thorez restait beaucoup plus timoré sur ce point[14]. Kouchner fait partie des « Italiens ». La reprise en main définitive de l`UEC et l`éviction des Italiens de la direction ne sera chose faite qu`en 1965. Entre temps, Jean Schalit mit sur pied Clarté-voyage et organisa un voyage à Cuba dont font partie une bonne partie des dirigeants de l`UEC. Ce fut l`occasion pour Kouchner d`interviewer Fidel Castro[15]. Kouchner qui n`avait jamais adhéré au PCF, mais seulement à l`UEC, quitte la mouvance communiste en 1965, lorsque les « Italiens » sont écartés de la direction de l`UEC[16]. Toujours aux côtés de Jean Schalit et Michel-Antoine Burnier, il siège à la direction du Comité Vietnam national qui pourfend l`impérialisme américain qui s`englue dans la Guerre du Viêt Nam[17]. Il poursuit également des activités journalistiques en participant toujours avec Michel-Antoine Burnier à la création du journal L’Événement d`Emmanuel d`Astier de la Vigerie[18]. Pendant les événements de mai 68, Bernard Kouchner participe activement à la rédaction d`un « Livre blanc » de la faculté de médecine[19]. Le French doctor des années 1970 [modifier] Après mai 68 dans lequel il ne s`est que modérément impliqué, Bernard Kouchner, qui a terminé ses études de gastro-entérologie mais n`a pas encore passé sa thèse, apprend par un de ses amis, Marek Halter que la Croix-Rouge française recrute des médecins pour faire face aux problèmes humanitaires consécutifs à la guerre du Biafra[20]. Le docteur Bernard Kouchner séjourna au Biafra à trois reprises, de septembre à octobre 1969, en décembre 1968 et d`octobre à novembre 1969[21]. Le responsable de la mission, Max Récamier, et Kouchner rompent le devoir de réserve imposé par le CICR et témoignent dans les colonnes du Monde daté du 28 octobre 1968, prenant fait et cause pour les rebelles biafrais[21]. Plus tard, dans Le Nouvel Observateur du 19 janvier 1970, sous le titre « Un médecin accuse », Kouchner écrira ceci : « Comment peut-on être de gauche et laisser massacrer deux millions d’individus ? Le massacre des Biafrais est le plus grand massacre de l’histoire moderne après celui des juifs, ne l’oublions pas. Est-ce que cela veut dire que le massacre de millions d’hommes n’a pas de dimension politique ? […] La gauche, s’il en existe une, a fermé les yeux […] Sa préoccupation est simple : les gens qui meurent sont-ils de gauche[22] ? ». Parallèlement à ses missions humanitaires à l`étranger qui ne sont pas rémunérées, tout au long des années 1970 et 1980, jusqu`en 1988, Kouchner travaille à l`hôpital Cochin, à Paris comme gastro-entérologue. Il exerce également dans une polyclinique de la rue Claude Bernard. En plus de sa carrière médicale, il collabore régulièrement avec le magazine Actuel fondé par, entre autres, son ami Michel-Antoine Burnier[23]. Son père Georges qui avait lancé une série de journaux médicaux plus ou moins liés à des laboratoires pharmaceutiques lui en laisse la direction au début des années 1970. Beaucoup d`anciens « italiens » de l`UEC font des piges pour ces journaux médicaux[24]. Cette façon d`exercer des activités multiples esr à l`origine du titre du livre Les 7 vies du Dr Kouchner que Burnier consacra à son ami. De 1976 à 1986, Kouchner se procure de substantiels revenus comme scénariste des soixante feuilletons de la série télévisée Médecins de nuit[24]. Après le Biafra, Kouchner participe à d`autres missions humanitaires dans les points chauds du globe comme la Jordanie, en 1970. Il fait souvent équipe avec René Frydman, comme lui ancien de l`UEC[25]. En 1987, il a commenté auprès d`Hervé Hamon et Patrick Rotman, journalistes et historiens de cette génération de l`UEC, ce que représentait pour lui cette série d`aventures : « …Bien des fois, au Kurdistan, au Liban, j`ai éprouvé cet étrange sentiment qui pousse à aller jusqu`au bout de l`aventure, à courir les plus grands risques, à gouter le délicieux frisson du danger, à frôler le grand saut. Des années après, j`ai saisi que l`aide humanitaire, j`en faisais d`abord pour moi-même[25]… ». En décembre 1971 Bernard Kouchner participe à la création de Médecins sans frontières aux côtés d`hommes de terrain comme Max Récamier, Xavier Emmanuelli et de membres de l`équipe du journal médical Tonus, Raymond Borel et Philippe Bernier[26]. Kouchner revendique avoir proposé et défendu le nom de « médecins sans frontières » alors que d`autres fondateurs avaient proposé « Secours Médical Français »[27]. Dans la charte de MSF, Philippe Bernier introduisit une règle inspirée de la Croix-Rouge stipulant que les membres « respectent le secret professionnel et s`abstiennent de porter un jugement ou d`exprimer une opinion […] à l`égard des évènements, des forces, et des dirigeants qui ont accepté leur concours ». Kouchner tenta, en vain, de s`opposer à cette règle en expliquant qu`en rendant publics les crimes de masse, on pourrait contribuer à arrêter les massacres[28]. En mission à Saïgon, au Viêt Nam, en 1975, au moment de l`offensive finale nord-vietnamienne[25], Kouchner eut l`occasion de s`intéresser à nouveau au Viêt Nam. En 1979, il participe à l`opération « Un bateau pour le Vietnam » qui aboutit à affréter un bateau, l’Ile de Lumière, censé venir en aide aux Vietnamiens qui fuient le Viêt Nam communiste sur de frêles embarcations et que l`on appelle les « Boat people ». En fait, l’Ile de Lumière servit surtout de bateau hôpital, au large de l`île malaise de Poulo Bidong où s`entassaient des dizaines de milliers de réfugiés. L’Ile de Lumière bénéficie d`une ample couverture médiatique qui fait connaitre Kouchner au grand public[29]. C`est à cette occasion que Kouchner est mis en minorité au congrès annuel de MSF qui se tient à Paris en juin 1979. Le président sortant Claude Malhuret ne cite pas l’Ile de Lumière dans son rapport moral, met en avant le succès des opérations à long terme en Thaïlande ou en Ogaden et s`en prend à l`indiscipline des kouchnériens « On ne peut pas faire des coups spectaculaires seuls ». Malhuret réclame aussi l`anonymat dans les missions. Kouchner se défend en dénonçant « les bureaucrates de la charité, les technocrates de l`assistance ». Le rapport de Malhuret est approuvé par 80 voix contre 30 et une vingtaine d`abstentions. Kouchner quitte définitivement MSF pour fonder Médecins du monde en 1980[30],[31]. Compagnon de route des socialistes (1986-2007) [modifier] Après l`accession au pouvoir de François Mitterrand en 1981, on trouve un certain nombre d`anciens « Italiens » de l`UEC dans les cercles du pouvoir. Parmi eux, Roland Castro qui présente Kouchner à Mitterrand[32]. Kouchner mène alors campagne dans les institutions internationales pour la reconnaissance du droit d`ingérence, notion développée à l`origine par Jean-François Revel. En 1987, le président Mitterrand et son premier ministre Jacques Chirac honorent de leurs présences un colloque organisé par Kouchner sur le thème du « Droit et morale humanitaire ». Les deux hommes soutiennent l`idée du devoir d`ingérence défendu par Kouchner. « J`ai noté une belle formule, une belle expression du docteur Kouchner : la morale de l`extrême urgence… » aurait glissé le président Mitterrand[32]. À cette époque, Chirac, premier ministre s`affiche beaucoup plus favorable au droit d`ingérence que le président Mitterrand[33]. Il a créé dans son gouvernement un poste de « secrétaire d`état aux droits de l`homme » confié à Claude Malhuret que Kouchner considère toujours comme un usurpateur depuis sa prise de pouvoir de MSF en 1979[34]. À la veille de l`élection présidentielle française de 1988, deux jours avant le premier tour, dans un texte cosigné par Bernard-Henri Lévy paru dans Le Monde, Kouchner prend position pour le candidat Mitterrand tout en exprimant une vision politique qui se veut moderniste et qui n`est pas forcément celle qui domine au sein du Parti Socialiste. « Et si la gauche française entrait enfin, avec quelques décennies de retard dans le XXe siècle? Et si, sans perdre pour autant son âme […] elle s`apprêtait à rompre pour de bon avec ce corpus philosophique et culturel poussiéreux, qui la tenait prisonnière du siècle précédent et qu`on appelait le socialisme ? C`est ce pari, qui aujourd`hui, nous anime[35] ». Bernard Kouchner qui caracole dans le peloton de tête des sondages de popularité des personnalités françaises est nommé secrétaire d`état chargé de l`insertion sociale dans le premier gouvernement Rocard. Ceci ne le met pas à l`abri d`un échec électoral cuisant auquel il doit faire face dans la 20e circonscription du Nord aux législatives de 1988 qui suivent la présidentielle de moins de deux mois. Il est parachuté par le parti socialiste dans un bastion communiste. Il arrive loin derrière son adversaire communiste Alain Bocquet et son score est bien inférieur à la moyenne socialiste dans le département[36]. Alors qu`il hésite à se maintenir au deuxième tour en tentant de rallier les voix centristes pour battre le candidat communiste, il est contraint, après le retrait de son suppléant socialiste, d`accepter la discipline de parti et de se retirer[37]. Malgré cet échec électoral, Bernard Kouchner conserve son poste au gouvernement à l`encontre de la tradition républicaine qui veut qu`un ministre battu à une élection législative présente sa démission, tradition à laquelle se conforment pourtant à la même date Georgina Dufoix et Catherine Trautmann. La raison invoquée sera qu`au contraire des deux précédentes, il n`était pas député sortant[38]. Il fit ensuite partie de presque tous les gouvernements socialistes de 1988 à 2001 : secrétaire d`État chargé de l`Action humanitaire dans le deuxième gouvernement Rocard, secrétaire d`État auprès du ministre d`État, chargé de l`Action humanitaire dans le gouvernement Cresson, ministre de la Santé et de l’Action humanitaire dans le gouvernement Pierre Bérégovoy, secrétaire d`État puis ministre délégué chargé de la Santé dans le gouvernement Jospin. En 1988, il est considéré comme trop incontrôlable par Mitterrand pour prendre en charge le ministère de la santé[37]. Il se constitue un cabinet pléthorique dans lequel des anciens copains d`Actuel comme Patrick Rambaud côtoient le juriste Mario Bettati qui a donné des bases juridiques théoriques au droit d`ingérence et des grands profeseurs de médecine comme Alexandre Minkowski[39]. Avec ses fonctions de secrétaire d`état à l`action humanitaire, la vie de Bernard Kouchner reste ponctuée de déplacements dans les régions du monde troublées. En 1989, il a ainsi l`occasion de se rendre au Soudan où il franchit la frontière sans l`autorisation du gouvernement de Khartoum en vertu de la résolution 43/131 portant « droit d`accès aux victimes des catastrophes naturelles et des situations d`urgence du même ordre » qui avait été votée par l`Assemblée générale de l`ONU en décembre 88 sur proposition de Kouchner au nom de la France[40]. Il s`embarque également avec un hôpital mobile au Salvador où une guerre civile a éclaté[41]. Il est également en Roumanie au moment de la chute de Ceaucescu[42] et au Libéria, à Monrovia complètement anéantie par la guerre civile[43]. Le 28 juin 1992, Kouchner, alors ministre de la santé et de l`action humanitaire, accompagne le président Mitterrand à Sarajevo. Pierre Péan a écrit que c`est à cette occasion qu`il a gagné la confiance de Mitterrand et qu`il a bénéficié dans les huit derniers mois du gouvernement Pierre Bérégovoy d`un statut de « ministre-bis des Affaires Étrangères ». Péan ajoute qu`il avait pris le pas sur le ministre en titre Roland Dumas et aussi sur le ministre de la défense, Pierre Joxe[44]. Ainsi, c`est contre l`avis de Joxe qu`il aurait engagé la France dans l`intervention militaro-humanitaire de Somalie en décembre 1992[44]. Kouchner avait inspiré une campagne de collecte de riz dans les écoles le 20 octobre 1992 et le 5 décembre, il est présent sur les plages somaliennes devant les caméras de télévision et son image, sac de riz à l`épaule fera le tour des médias[45]. Ministre à part entière, à la Santé, en 1992 dans le gouvernement Pierre Bérégovoy, Kouchner consacre une partie de son énergie à répandre les traitements antidouleur dans les établissements hospitaliers français. Il met également en route une loi sur la bioéthique que les responsables de la Santé firent plus tard aboutir dans le Gouvernement Balladur, Simone Veil et Philippe Douste-Blazy[46]. En 1997, Kouchner supporta mal la tutelle de Martine Aubry, alors qu`il n`est plus que secrétaire d`État chargé de la Santé dans le gouvernement Jospin. Martin Hirsch est alors son directeur de cabinet[47]. Il quitte le gouvernement en 1999 pour accomplir sa mission d`haut représentant de l`ONU au Kossovo. Lorsqu`il reprend son poste en 2001, il doit faire face à la crise de la vache folle. Il fait également voter la loi qui porte son nom sur le Droit des malades[48]. En 1993, après la victoire de la droite aux élections législatives, Kouchner crée la Fondation pour l’action humanitaire qui s`investit notamment dans la lutte contre le SIDA et l`installation de boutiques d`accueil pour les SDF[49]. Bien que n’étant pas membre du PS, il est élu en 1994 sur la liste européenne du parti socialiste conduite par Michel Rocard après avoir annoncé le 3 octobre 1993 la constitution d`une liste indépendante. Selon Michel-Antoine Burnier, il commet alors une gaffe et une erreur politique. La gaffe consiste à se vanter, au soir des élections, de n`avoir pas voté pour sa propre liste[50]. L`erreur politique consiste à adhèrer en 1996 au Parti radical de gauche rebaptisé « Radical », sur les traces de Bernard Tapie. Il y prend le titre de « président délégué à l`innovation politique[50] » . Il s’est prononcé, à titre personnel, en faveur de la réforme Juppé de la Sécurité sociale[51]. Il préside l`association Réunir et est à la fois proche de Michel Rocard et de Lionel Jospin. Il subit un nouveau grave échec lors d`une élection législative partielle en 1996 à Gardanne où il tentait de prendre la succession de Bernard Tapie, lequel avait été déchu de son mandat et où il est encore une fois devancé par un communiste, Roger Meï. Un ultime essai de parachutage l`année suivante en Lorraine ne fit pas long feu devant le ferme refus des militants socialistes locaux. Il adhère au PS le 6 octobre 1998. Haut représentant de l`ONU au Kosovo (1999-2001) [modifier] De janvier à mars 1999 se tint près de Paris, sous l`égide de l`OTAN, la Conférence de Rambouillet, réunissant les représentants de la République fédérale de Yougoslavie dirigée Slobodan Milošević et des représentants des Albanais du Kosovo, notamment l`UÇK, pour tenter de trouver une solution à la Guerre civile du Kosovo. La conférence n`aboutit pas, et le 24 mars, l`aviation de l`OTAN commence à bombarder la Serbie pour contraindre Milošević à retirer les troupes serbes du Kosovo. Pour Bernard Kouchner, alors secrétaire d`État à la Santé, il s`agit d`une victoire : « Combien de fois l`avons-nous espéré : un jour viendra […] où nous pourrons dire à un dictateur : « Monsieur le dictateur, nous allons vous empêcher d`opprimer, de torturer, de massacrer vos populations. » Cette intervention dans l`ancienne Yougoslavie, nous l`avons réclamée dès 1991 […] et pour le Kosovo, depuis huit ans[52]. » Il faut attendre le 10 juin pour que Milošević cède et retire ses troupes du Kosovo. 45 000] soldats de l`OTAN s`installent alors au Kosovo. Le ministre français des Affaires étrangères de l`époque, Hubert Védrine, ne partage pas les idées de Kouchner sur le droit d`ingérence mais a l`idée de proposer Kouchner pour diriger la Mission d`administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK). Finalement, le 2 juillet, Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies, annonce la nomination de Bernard Kouchner comme Haut-représentant du Secrétariat général des Nations unies au Kosovo[53]. Bernard Kouchner a ainsi administré le Kosovo en tant qu`Haut représentant de l`ONU de juillet 1999 à janvier 2001. Cette mission faisait suite au vote de la résolution 1244 du conseil de sécurité qui autorisait l`établissement d`une autorité « administrative internationale civile », autrement dit la MINUK. Pendant dix-huit mois, il applique la politique de l`ONU consistant à créer une administration et un système politique pour combler les lacunes laissées par la séparation de la Serbie et à remettre sur pied une économie anéantie par les trois ans de la guerre[54]. Cette politique aboutit à des élections municipales à la fin de l`an 2000. Bernard Kouchner a par la suite été un candidat malheureux à différents postes à hautes responsabilités au sein des Nations unies : Haut commissaire aux réfugiés (HCR) en 2005, et directeur général de l`Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2006. Le socialiste marginal (2002-2007) [modifier] Bernard Kouchner, le 17 mai 2006.Le 6 février 2001, il est nommé Ministre de la Santé dans le gouvernement Jospin. Il reste à ce poste jusqu`au 7 mai 2002. Il donne en particulier son nom à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. « Que faire et comment gagner sa vie quand on n`est plus ministre, ni député ni fonctionnaire ? » C`est la question que pose Michel-Antoine Burnier en évoquant la situation de Bernard Kouchner en 1993 après la victoire électorale de la droite. La même question se pose à nouveau après la défaite de Jospin aux présidentielles de 2002. Et Burnier d`expliquer qu`en 1993, la candidature de Kouchner à un poste de professeur de médecine humanitaire à l`hôpital Cochin a été bloquée par le professeur Bernard Debré[49] qui déclara qu`il ne suffisait pas d`avoir sa carte au PS pour devenir professeur[55], qu`en 2002 il est parti enseigner six mois à l`école de santé publique d`Harvard et qu`à son retour à Paris, en 2003, il devient titulaire de la chaire Santé et Développement au CNAM. Burnier souligne que Kouchner est alors beaucoup plus disponible pour s`occuper de ses enfants dont les aînés sont déjà engagés dans la vie active et dont le dernier va passer le bac[49]. En 2009, un pamphlet de Pierre Péan porte à la connaissance du grand public que Kouchner a également exercé une activité de consultant rémunérée en proposant ses services auprès de grands groupes comme Pfizer ou Total ou auprès de gouvernements africains comme celui du Gabon ou du Congo[56]. En fait, son rapport sur les activités de Total en Birmanie avaient déjà fait l`objet d`une controverse publique en 2003[57]. Bernard Kouchner est longtemps resté à l`écart de la vie politique du Parti socialiste et a pris des prises de position publiques en contradiction avec son propre camp politique : militant socialiste, il est favorable à certaines mesures conduites par la droite comme le contrat nouvelle embauche, ou l`ouverture du capital d`EDF[58]. Il se décrit lui-même comme un militant de gauche de tendance sociale-démocrate. Le 11 janvier 2006, il se dit « candidat à des primaires à l`italienne » pour l`élection présidentielle de 2007. En 2004, François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste nomme Kouchner « secrétaire national pour l`innovation sociale et politique », plus pour l`attacher que pour l`écouter, précise Burnier. Dans un sondage de popularité IPSOS Le Point d`octobre 2005, Kouchner arrive en tête des personnalités pour lesquelles les Français aimeraient voter, juste devant Sarkozy. Dès lors, Kouchner va se mettre en posture pour devenir candidat aux présidentielles de 2007, mais à la fin de l`été 2006, devancé dans les sondages par Ségolène Royal, il doit se faire à l`idée de renoncer à sa candidature[59]. Toutefois, le site Bernardkouchner2007 poursuit son existence jusqu`à l`élection présidentielle. En décembre 2006, Bernard Kouchner indiqua qu`il se verrait bien ou pourquoi pas dans un gouvernement d`union nationale si Nicolas Sarkozy était élu, tout en réaffirmant sa fidélité au Parti socialiste[60]. En février 2007, il rejoint l`équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal tout en prônant l`ouverture politique comme la propose François Bayrou. Dans cette logique, et suite à l`appel de Michel Rocard pour un accord PS-UDF, il prend position pour un rapprochement avant le premier tour entre Ségolène Royal et François Bayrou, dans une interview accordée au Journal du dimanche du 15 avril 2007[61]. Ministre des Affaires étrangères (depuis 2007) [modifier] Le 18 mai 2007, bien que membre du Parti socialiste, il accepte de participer au gouvernement François Fillon I, en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Le PS, par la voix de son premier secrétaire, a aussitôt précisé qu`une procédure d’exclusion à son encontre sera enclenchée rapidement[62]. Après cette exclusion, Bernard Kouchner n`a pas rejoint d`autre parti politique. Bernard Kouchner a signé un article intitulé « Pourquoi j`ai accepté » et publié dans l`édition datée du 20 mai 2007 du journal Le Monde, où il s`explique sur son ralliement à un gouvernement de droite en se revendiquant social-démocrate[63]. Ses prises de position ultérieures en politique intérieure sont parfois critiquées à l`intérieur de son nouveau camp[64]. Début mai 2009, il déclara ne pas savoir encore pour qui il allait voter aux élections européennes du mois suivant ; devant la polémique et les pressions, il fit machine arrière tois jours plus tard en affirmant son soutien à la liste de la majorité conduite par Michel Barnier[65]. Il se rend en Irak pour un voyage officiel de trois jours, le 19 août 2007. Le ministre est le premier haut responsable français à y aller depuis l`invasion américaine de mars 2003, à laquelle la France s`était opposée. Il y rencontre des représentants de toutes les communautés, y compris celle des catholiques chaldéens[66], et suggère une piste de travail [qui] pourrait être un partenariat entre trois « piliers » : « Les Américains parce qu`ils sont là, un gouvernement irakien peut-être un peu plus habile que celui qui existe actuellement et les Nations unies avec une présence élargie »[67]. À cette occasion, il formula des excuses au gouvernement irakien pour avoir proclamé dans le pays qui l`invitait : Beaucoup de gens pensent que le premier ministre devrait être changé. Mais je ne sais pas si cela va se produire, parce qu`il semble que le président (George W.) Bush est attaché à M. Maliki. Mais le gouvernement ne fonctionne pas[68].. Bernard Kouchner déclare le 16 septembre 2007 que la crise du nucléaire iranien impose de « se préparer au pire » qui est « la guerre[69] ». Dans le cadre de ses fonctions, en novembre 2007, Bernard Kouchner accompagne la politique étrangère de la France vis-à-vis de l`Allemagne, en enregistrant avec Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier allemand, dont il partage la spiritualité, et le chanteur allemand Muhabbet une chanson dont l`objectif est de promouvoir la compréhension et l`amitié des Allemands envers la communauté germano-turque. Cet acte inhabituel, quoiqu`officiel, est accompli en parallèle de la visite du président français dans le pays[70]. Bernard Kouchner se bat pour aider les réfugiés du Darfour, lors de son arrivée à ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, il dit vouloir y ouvrir un couloir humanitaire[71]. La guerre civile du Darfour, région riche en ressources naturelles, aurait fait 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés selon l`ONU[72]. Le docteur Denis Lemasson, de Médecins sans frontières, voit cela comme un mélange entre approches militaire et humanitaire, qui pourrait nuire à la sécurité des acteurs humanitaires sur le terrain[73],[74]. Bernard Kouchner et le président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, le 21 mai 2008L`association Arche de Zoé, tente d`emmener en France des enfants du Tchad, les présentant comme orphelins du Darfour. Les membres de l`association sont arrêtés et inculpés par la justice tchadienne d`« enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil » et d`« escroquerie[75] ». Éric Breteau, un des principaux organisateurs de l`association, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d`être impliqué dans l`affaire[76]. Arnaud Montebourg l`accuse de ne jouer qu`un « tout petit rôle de figurant » après que le ministre a été plusieurs fois contraint de s`effacer derrière la cellule diplomatique de l`Élysée[77]. Selon le député UMP, Claude Goasguen, le ministère n`est pas dirigé par Kouchner, mais par Nicolas Sarkozy[78]. En décembre 2008, Bernard Kouchner estime avoir eu tort de demander un secrétariat d`État aux droits de l`Homme : « Je pense que j`ai eu tort de demander un secrétariat d`État aux Droits de l`Homme. C`est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l`homme et la politique étrangère d`un État, même en France[79] ». À contre-courant de son image d`humanitaire, ces déclarations lui font perdre aussitôt 10 points d`opinions positives[80]. Le poste de secrétaire d`État aux droits de l`Homme disparaît lors du remaniement du printemps suivant. Diverses positions en politique internationale [modifier] Tibet [modifier] Dans la préface de l`ouvrage collectif Tibet, l`envers du décor (1993), il écrivait : « D’abord, il convient d’affirmer que le Tibet est un pays, avec un passé et un présent, comme le prouve le livre riche et passionnant qui suit. En 1950, la Chine a envahi puis annexé le Tibet. » Il dénonce alors le bilan catastrophique de l`occupation chinoise du Tibet : plus d`un million de Tibétains seraient morts, imposition par la politique de l`enfant unique entraînant avortements et stérilisations forcées, devastations écologiques, stockage de déchets radioactifs et expériences nucléaires, mortalité infantile élevée, transfert massif de population chinoise au Tibet, suppression de la religion, pillage des monastères et du patrimoine. Il conclut en affirmant : « En ces temps de certitudes brisées et de triomphe apparent de la Démocratie, alors que partout exclusions et nationalismes se renforcent, nos enfants nous jugeront sur notre attitude face aux malheurs des Tibétains[81]. » Il a rencontré le 14e Dalaï Lama dès 1989 et à plusieurs reprises depuis. Il devait le rencontrer à Nantes[82], mais il le rencontrera le 22 août, en compagnie de Carla Bruni-Sarkozy, lors de l`inauguration de temple de Lerab Ling de Sogyal Rinpoché à Roqueredonde près de Lodève[83]. Rwanda [modifier] En mai 1994, un mois après le début du génocide au Rwanda, alors que Kouchner n`est plus ministre, il se rend au Rwanda avec Renaud Girard, alors grand reporter au Figaro dans le but d`évacuer des orphelins tutsis retenus à l`hôtel des mille-collines de Kigali[84]. Sur place, le général Dallaire, commandant de la force de l`ONU, la Minuar qui contrôle l`hôtel des mille-collines, est hostile à ce projet « d`exporter des enfants rwandais… pour que quelques Français bien-pensants se sentent un peu moins coupables du génocide[84]. » . Kouchner obtient cependant l`accord de toutes les parties le 16 mai, mais rentre à Paris le 18 mai avant la réalisation du projet. L`évacuation commence le 4 juin[84]. À cette époque, dans une déclaration au journal Le Monde du 20 mai, Kouchner reste solidaire de la politique française au Rwanda : « Dans toutes les politiques africaines, il y a des zones d`ombre […] mais il ne faut pas exagérer : au Rwanda, la France n`a pas soutenu que ceux qui sont devenus des assassins. Elle a respecté ses accords de gouvernement, mais elle a aussi soutenu les accords d`Arusha qui ouvraient la voie à une réconciliation nationale[84]. » Kouchner effectue deux autres voyages au Rwanda, à la mi-juin et fin juillet. Lors du voyage de mi-juin, il discute avec le leader tutsi Paul Kagame d`une possible intervention française (l`Opération Turquoise). C`est en tant que député européen qu`il effectue le voyage de juillet alors que Kagame est devenu le vice-président du nouveau gouvernement rwandais[85]. Dans son livre polémique Le monde selon K. paru en 2009, Pierre Péan a défendu l`idée que Kouchner radicalise alors son discours, devenant un militant de la cause tutsie, dénonçant à la fois la responsabilité exclusive des Hutus et le rôle néfaste de la France[86]. Les Kurdes et l`Irak [modifier] Kouchner s`est rendu pour la première fois au Kurdistan irakien en septembre 1974, accompagné de ses collègues de MSF Max Récamier et Jacques Bérès. Il reste une quinzaine de jours dans le réduit contrôlé par Moustafa Barzani où vivent environ deux millions de personnes. Il y rencontre Idriss, le fils de Moustafa et constate que les Kurdes manquent plus de médicaments que de médecins. En France, le régime irakien de Saddam est soutenu aussi bien par Jacques Chirac que par une frange du PS où l`on trouve Jean-Pierre Chevènement. L`aide aux Kurdes crée également un clivage au sein de MSF, qui voit dans l`aide aux Kurdes un alignement sur des positions américaine et israélienne. Philippe Bernier, pro-irakien, est mis en minorité, mais Kouchner n`obtient pas l`autorisation de publier un article dans Le Monde[87]. Par la suite, Kouchner a toujours gardé des rapports avec les Kurdes. Il effectue plusieurs autres voyages clandestins au Kurdistan. En 1983, en pleine Guerre Iran-Irak, il rencontre Jalal Talabani, un leader kurde qui s`oppose plus ou moins aux Barzani et devint président d`Irak en 2005[87]. En 1991, à l`issue de la défaite militaire de Saddam Hussein dans la Guerre du Golfe, Kouchner, alors secrétaire d`état chargé de l`action humanitaire, réclame dans Le Monde que les armées de coalition poussent jusqu`à Bagdad pour renverser le tyran. Pendant la guerre du Golfe, les Kurdes et les chiites s`étaient révoltés, et le cessez-le-feu permettait à l`armée de Saddam d`aller mâter les révoltes. Un groupe de pression formé autour de Kouchner, André Glucksman, Yves Montand, Danielle Mitterrand obtient que la France fasse voter au Conseil de sécurité des Nations unies la résolution 688 qui ouvrait la voie à une opération militaire pour protéger les populations civiles. Il effectue ensuite plusieurs voyages en Turquie et en Iran d`où sont organisés des parachutages sur le Kurdistan irakien. Ensuite, en vertu de la résolution 688, les aviations américaine et britannique assurent la sécurité d`un sanctuaire kurde, en territoire irakien[88]. C`est dans ce sanctuaire que Kouchner se rend en compagnie de Danièle Mitterrand en juillet 1992[89]. En 1994, alors que les partisans de Barzani et ceux de Talabani s`entredéchirent, il convainc François Mitterrand d`inviter les deux factions kurdes à Rambouillet, ce qui n`empêche pas la guerre entre Kurdes de durer encore deux ans[90]. Kouchner se rend une dernière fois au Kurdistan en octobre 2002, alors que la gerre civile kurde a pris fin et que les Américains de George W. Bush sont en train de préparer la Guerre d`Irak. Il y rencontre Talabani qui l`assure que les Kurdes souhaitent la guerre américaine[91]. Le 4 février 2003, il publie un éditorial avec Antoine Veil dans le Le Monde intitulé « Ni la guerre ni Saddam » où il se déclare opposé à l`imminente guerre en Irak, Saddam Hussein devant être contraint à abandonner le pouvoir par la pression diplomatique, via l`ONU[92],[93]. Toutefois, la perspective d`un départ négocié du dictateur irakien s`éloignant, et devant le raidissement des positions entre les partisans de la guerre, groupés autour des États-Unis et du Royaume-Uni, et leurs opposants, emmenés par la France, la Russie et la Chine, sa position évolue, et il dénonce l`éventualité d`un veto de la France au Conseil de sécurité de l`ONU[94],[95],[96]. Au printemps 2003, il est, avec André Glucksmann, Pascal Bruckner, Alexandre Adler, Romain Goupil, Alain Madelin, Pierre Lellouche, Hervé Mariton, l`une des rares personnalités françaises à ne pas désapprouver la guerre engagée par les États-Unis et leurs alliés contre l`Irak[97]. Proche-Orient [modifier] Les premières prises de position de Kouchner vis à vis de l`État d`Israël et des Palestiniens date de la Guerre des Six Jours, alors qu`il collabore avec Emmanuel d`Astier de La Vigerie à l`éphémère mensuel L`Évènement. Ce fut d`ailleurs un motif de rupture entre les deux hommes, Kouchner ne supportant pas les reportages d`Astier qu`il estime complaisants sur des dirigeants arabes comme Nasser ou le roi Hussein de Jordanie[98]. La position que Kouchner avait exprimée dans un dossier de L`Évènement (« La volonté nationale du peuple palestinien est légitime et rien n`interdit sa coexistence avec le peuple d`Israël ») étant proche de celle de Marek Halter, il rejoint ce dernier au Comité international de la gauche pour la paix au Proche-Orient mais se démarque du soutien inconditionnel aux Palestiniens contre l`État sioniste, fréquente chez les jeunes juifs d`extrême gauche de son entourage (voir antisionisme)[98]. Dans les années qui suivent, marquées par les répercussions du problème palestinien en Jordanie et au Liban, Kouchner effectue de fréquentes missions humanitaires dans cette région du monde. Avant le création de MSF, dès septembre 1970 (ultérieurement appelé Septembre noir par les Palestiniens), Kouchner répond à un appel du Comité international de la Croix-Rouge. Il se rend alors avec Max Récamier et deux autres médecins en Jordanie où l`affrontement entre l`armée du roi Hussein de Jordanie et les Palestiniens de Yasser Arafat a tourné au désavantage de ces derniers, massacrés par dizaines de milliers. Les quatre médecins français montent un dispensaire en collaboration avec le service de santé palestinien[99]. Quelques années plus tard, en 1976, sa présence au Liban se situe dans le cadre de Médecins sans frontières dont il est l`une des figures de proue. À l`invitation du Croissant Rouge palestinien, MSF installe un hôpital de fortune dans la banlieue de Beyrouth, à Nabaa, enclave chiite dans un quartier tenu par les phalanges chrétiennes. Kouchner qui avait participé à l`installation s`y rend pratiquement chaque mois pour accompagner les nouvelles équipes. Il se rend aussi à Saïda, ravagé par les bombardements israéliens où MSF s`était installé dans un hôpital, puis, en 1978, dans le quartier chrétien de Beyrouth bombardé par les Syriens[100]. Dans les années 1980, alors qu`il a quitté MSF, Kouchner retourne fréquemment au Liban. En 1989, lors de l`offensive syrienne, Kouchner, chargé de l`action humanitaire dans le gouvernement Rocard, obtient qu`un bateau militaire, La Rance soit mise à sa disposition pour l`évacuation des blessés[100]. Il soutient en personne l`Initiative de Genève[101], plan de paix alternatif prévoyant la création d`un État palestinien aux côtés d`Israël, et prend part au « groupe de contact » soutenant l`initiative. Kouchner est reçu Docteur honoris causa de l`Université hébraïque de Jérusalem (UHJ) en 2005. En 2007, sa nomination comme ministre des Affaires étrangères après l`élection de Sarkozy est vue de manière très positive par les milieux gouvernementaux israéliens qui s`étaient inquiétés de la possible nomination d`Hubert Védrine à ce poste[102]. Soudan et Tchad [modifier] Bernard Kouchner se bat pour aider les réfugiés du Darfour et, lors de son arrivée à ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, il affirme vouloir y ouvrir un couloir humanitaire[71]. Un de ses anciens collègues de Médecins sans frontières, le docteur Denis Lemasson, considère cela comme un mélange entre approche militaire et humanitaire, et y voit un rapport récent entre le rejet par les gouvernement soudanais et tchadien de l`exploitation du pétrole par le groupe français Total dans la région[73],[103]. Lorsque l`association Arche de Zoé tente d`emmener en France des enfants du Tchad, les présentant comme orphelins du Darfour, et que ses membres sont arrêtés et inculpés par la justice tchadienne d`« enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil » et d`« escroquerie »[75], Éric Breteau, un des principaux organisateurs de l`association, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d`être impliqué dans l`affaire[76].
kagbadouno Tamba, jeudi 24 décembre 2009
Il faut arrêter de prendre les Guinéens pour des gogos ! Actuellement nous parlons de « Crimes contre l’Humanité » perpétrés le 28 septembre 2009 au stade qui porte le même nom. Croire un instant que vous pouvez jouer à ce « lepenisme » primaire qui consiste à faire croire que tous nos problèmes c’est l’étranger ne peut être accepté par les Guinéens. Kouchner a parfaitement RAISON, Dadis par son état d’esprit qui est primaire, est capable de plonger la Guinée dans une voie sans issu. Nous l’avons tous vu dans ses colères folles où il humiliait en permanence ses invités avec une grossièreté qui n’a d’équivalent que son manque de culture et de savoir vivre. Néanmoins, nous ne faisons aucune confiance à Konaté qui est aussi coupable que Dadis, Keïta, Toumba, Pivi … bref, tous les membres du CNDD et des partis politiques qui ont soutenu les différents dictateurs en Guinée notamment le sanguinaire Sékou Touré, je veux parler du PDG et du PUP sont disqualifiés pour parler au nom des Guinéens. Vous pouvez utiliser tous les arguments possibles : le péché originel de cette barbarie inhumaine vient du régime clano-fasciste Sékou Touré dans la mesure où, les viols collectifs, l’esclavage sexuel, les pendaisons, fusillades etc… étaient des pratiques courantes au camp Boiro et dans d’autres lieux en Guinée. Mais, cela ne peut justifier les massacres du 28 septembre. Si Dadis, Konaté, Pivi, Toumba, Keïta, Chérif… ne se sentent pas coupables, alors ils peuvent se rendre d’eux-mêmes au Tribunal Pénal International (TPI) ils seront jugés et s’ils sont innocents, ils seront acquittés. Aujourd’hui, le Monde à changer, et aucun dictateur ne peut cacher ses CRIMES !
Malick, jeudi 24 décembre 2009
Monsieur Kourma comme vous êtes trop informé et surtout lié au CNDD pouvez vous me dire ce qui se passe avec le CAPITAINE MANDNOU DIABATE LE MONSIEUR DECRET DU CNDD? Il était avec Dadis au camp Koundara qunad Toumba tiré sur Dadis, depuis personne ne parle de lui, ni du CNDD ni des autres. Le CNDD ne doit pas être ingarat de cette manière. Merci pour l`information.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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