samedi 27 février 2010
Konaté se prononce pour le vote des Guinéens de l’étranger
Sékouba Konaté

Le président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté, poursuit sa visite au Mali. Il est arrivé jeudi 25 février à Bamako pour quatre jours et vendredi soir, dans la capitale malienne, il s'est prononcé en faveur du vote des Guinéens de l'étranger à la présidentielle prévue en juin prochain si c'est techniquement faisable. Plusieurs dizaines de milliers de Guinéens vivent en Afrique de l'Ouest, en Europe et en Amérique du Nord.

« C’est l’heure de la démocratie… » : sous les applaudissements, c'est un triomphe pour le Général Sékouba Konaté, quand il parle de démocratie devant la colonie guinéenne à Bamako. « En allant dans la démocratie, nous devons aller dans la cohésion ». Pour lui, aujourd’hui en Guinée, voici la priorité des priorités : «Il reste maintenant quatre mois pour aller à des élections transparentes libres ».

Le général Konaté est allé ensuite indirectement dans le débat sur le vote des Guinéens de l’extérieur. « Qu’ils soient Guinéens de l’intérieur, qu’ils soient Guinéens de l’extérieur, nous tous, nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs. » a-t-il déclaré.

A ce stade du processus électoral, il n’est pas prévu que les Guinéens de l’étranger participent au prochain scrutin.

Mais en venant à Bamako, le président de la transition en Guinée vient rendre visite à un aîné qui dirige un pays où la démocratie fonctionne, malgré des couacs.

Il vient aussi parler renforcement de la coopération avec la ministre guinéenne de la Coopération et du Voyage. Et puis on parlera aussi opportunités pour ses produits à l’import et à l’export, car le Mali n’a pas accès à la mer. Les responsables du port autonome de Conakry profitent donc de ce voyage pour lancer une offensive de charme.


RFI


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Sékou Oumar Camara, samedi 27 février 2010
C`est la preuve par quatre que nous sommes un troupeau sans berger. Les "dirigeants" de la Guinée ne dirigent pas. Dieu seul sait ce qu`ils font. Quand est ce que tout ce beau va se réunir autour de la même table pour conjuguer le même verbe. C`est quand même curieux que dans une équipe, on ne communique pas...C`est pitoyable, le spectacle que ces gens donnent de notre pays.
Habib Diallo, samedi 27 février 2010
Sans justice, il n’ y a pas de Paix et sans Paix il n’y a pas de développement. Il y a 52 ans que des Guinéens refusent la justice à d’autres Guinéens, les conséquences que celà a entraîné sont la misère et l’insécurité dans laquelle nous vivons depuis. La fonction de la Justice n’est pas seulement de PUNIR les coupables de crimes mais elle permet de sauver des victimes futures par sa fonction de DISSUASION. Chaque année qui passe, ceux qui se sont arrogés du pouvoir dans notre pays ont poussé leurs crimes à un niveau plus élevé par la barbarie, la haine et l’ampleur. Ce qui s’est passé le 28 septembre 2009 a été commis en premier dans l’intimité des camps de torture comme Boiro. Mais, faute de justice pour ces crimes et tous ceux qui s’en sont suit, nos dirigeants poussent leur audace au point qu’ils commettent maintenant leurs crimes en public, plein jour et devant les cameras du monde entier. Par l’enquête de la commussion de l’ONU, le monde entier nous montre comment nous comporter face aux crimes de sang. Il est regrettable et fait même pitié de constater que les dirigeants de notre pays malgré notre passé veulent une fois encore REFUSER la JUSTICE aux victimes. J’espère que face à la détermination de l’ONU de nous aider, nous les Guinéens allons saisir l’occasion pour nous aider afin que finisse l’IMPUNITÉ dans notre pays. Si Thiegboro, Pivi et leur groupe ne sont pas jugés aujourd’hui, ils vont surement commettre des crimes dans le future. Rappelons que c’est en commettant des crimes qu’ils sont arrivés là où ils sont. Pour rien au monde ces individus ne favoriseront l’instauration et le maintien d’un État de droit, État dans lequel les plus médiocres ne pourront accéder à des postes de direction. Ces individus seront une menace constante et candidats à des coups d’État pour ramener les militaires au pouvoir. Pour ces raisons, nous demandons à nos dirigeants de favoriser enfin la JUSTICE dans notre pays.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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