jeudi 11 juin 2009
Kassory Fofana écrit au CNDD : La gestion de Lamine Sidimé à l’index !

 Je mets au défi Mr. Sidimé et son équipe d’étayer par des chiffres, sa déclaration faite devant le CNDD suivant laquelle, ils auraient amélioré le moindre indicateur économique après mon départ du gouvernement.

 

Dans un exercice apparemment destiné à séduire le CNDD, l’ancien Premier Ministre a présenté un tableau plutôt reluisant de son bilan à la primature. Il a notamment affirmé que la gestion des finances publiques du temps de mon successeur Mr. Cheick Camara, a permis de redresser une situation économique, selon lui, plutôt mauvaise, que j’aurais laissé à mon départ du gouvernement au premier trimestre de l'an 2000.

 

Des allégations et autres intox dont j’ai été victime depuis près d’une dizaine d’années, ne m’ont fait, ni froid ni chaud aussi longtemps que ces « Critiques » provenaient de ce que, je pourrais appeler « les non initiés ». Mais que des insinuations proviennent d'un ancien Premier Ministre, m'interpellent, afin d'éclairer le débat.

 

Je me propose donc dans ce qui suit, de soumettre quelques chiffres à l’appréciation des lecteurs, espérant leur donner quelques moyens pour une analyse plus pertinente, au-delà des affabulations de Mr. Sidimé, préoccupé vraisemblablement à se refaire une santé politique.

 

Les données économiques dont je vais faire usage sont celles officielles du Gouvernement, lesquelles ont fait l’objet par ailleurs de confirmation par les missions du FMI et de la Banque Mondiale. Ces données sont tirées entre autres, du Tableau des Operations Financières de l’Etat (TOFE), de la balance des paiements, et de la Situation Monétaire Intégrée (SMI) etc.…Je signale aux lecteurs que les documents devraient en principe être disponibles à Conakry au Ministère des Finances ou celui du Plan, à la Banque Centrale, et aux Représentations Résidentes locales de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire. Ces documents sont également accessibles au public à partir des sites internet de ces institutions.

 

En Janvier 2000 quand je fus remercié du gouvernement, les avoirs extérieurs nets de la République de Guinée, c'est-à-dire nos réserves en devises à la Banque Centrale, se chiffraient à 125 millions US$. En 2004 déjà, le gouvernement Sidimé avait gaspillé jusqu’au dernier dollar et la Guinée était plutôt confrontée à une balance négative de 15 millions US. La vérité que les Guinéens doivent donc savoir, est que le pays a perdu toutes ces réserves en devises, trois ans seulement après mon départ du gouvernement et pire, comme conséquence de cette gestion plus que irresponsable, la Guinée a recommencé à accumuler des arriérés de paiement extérieurs. Cette mutation négative de la situation monétaire est intervenue sous le gouvernement Sidimé.

 

Cette mutation négative de la SMI a exacerbé les pressions inflationnistes dans l’économie. En effet, l’indice général des prix à la consommation des ménages est passé, en taux annuel moyen, de 3.5% à mon départ du gouvernement à 31,5% en 2005. Concomitamment, le taux de change du FG s’est lui aussi considérablement dégradé passant par exemple de 1334 FG pour un dollar en mon temps, à 3 648Fg en 2005, soit une dépréciation de notre monnaie de l’ordre de 200% % sur la période. Ce rappel confirme que la dégradation de l’équilibre général des prix qui affecte en premier ressort, le pouvoir d’achat du citoyen moyen, est l’une des causes déterminantes de l’accentuation de la pauvreté généralisée dans laquelle nos concitoyens végètent aujourd’hui. Le sac de 50kg de riz est passé de 23 000 FG à 160 000 FG sur la période, soit environ 600% d’augmentation de cette composante majeure du panier de la ménagère.

 

Peut-on dire que les salaires ont augmenté dans la même proportion ? Certainement pas. Par contre, on est en droit d’affirmer que le recul, en termes constants, du produit intérieur brut (PIB) sur la période illustre bien l’évolution négative de la situation économique. Je n’hésiterai pas un instant de pointer un doigt accusateur sur la gestion laxiste des finances publiques sous le gouvernement Sidimé comme le début qui n’a pas pu être inversé des difficultés économiques auxquelles est confronté le pays aujourd’hui.

 

L’endettement public vis-à-vis de la banque centrale a explosé dans des proportions absolument irresponsables. Un économiste avisé dirait qu’une explosion d’une telle magnitude ne peut s’expliquer que par l’incompétence technique et l’irresponsabilité civique des serviteurs publics en charge de la gestion de la chose publique. Le gouvernement Sidimé doit assumer la responsabilité d’avoir laissé filer l’endettement du Trésor public auprès du système bancaire de 140 milliards FG, à mon départ du gouvernement, à plus de 1000 milliards sur la période sous observation.

La proportion de la dette à charge définitive a aussi augmentée en proportion de l’encours général de la dette publique totale. Ce faisant, l’inflation a ruiné les populations, toutes couches confondues, tout en induisant des coûts économiques importants sur le pouvoir d’achat, la croissance et l’emploi.

 

Je mets au défi Mr. Sidimé et son équipe d’étayer par des chiffres, sa déclaration faite devant le CNDD suivant laquelle, ils auraient amélioré le moindre indicateur économique après mon départ du gouvernement. Bien au contraire, l’évolution de quelques indicateurs que je viens d’évoquer ; atteste d’une profonde dégradation de la conjoncture économique et des causes évidentes de cette dégradation.

 

Une autre précision importante s’impose ici : En quittant le gouvernement, j’ai laissé le programme économique avec les institutions de Brettons Woods (Banque mondiale et Fonds Monétaires International), sur les rails. Les Conseils d’administration du Fonds et de la Banque Mondiale venaient de confirmer la revue du programme, avec à la clé un décaissement approuve du crédit d’ajustement structurel de la Banque mondiale pour Mars 2000. Il me plait de rappeler qu’à cette période, la Guinée était parmi les tous premiers pays dans la région, au stade très avancé dans l’exécution du programme de la PPTE. C’est après mon départ et à l’époque du gouvernement Sidimé que le programme a été suspendu et depuis ce temps, il a évolué plutôt en dents de scie sans pouvoir réussir une seule confirmation de revue.

Je me permets par ailleurs d’interpeller Mr. Sidimé et son équipe sur certaines décisions gouvernementales dont les conséquences se révèlent, aujourd’hui encore, catastrophiques pour le pays.

 

Il s’agit entre autres de la rupture du contrat de concession du service public d’électricité avec le groupement franco canadien (Electricité de France, Saur et Hydro Québec International). Au nom d’un "nationalisme " plutôt démagogique, les partenaires ont été poussés à la porte après mon départ du gouvernement, malgré les performances notables dans la desserte du service public (environ 90%de couverture des besoins en l'an 2000) et cela, malgré la disponibilité des bailleurs de fonds à accompagner le développement du secteur énergétique, à cause précisément des performances de gestion.

 

Juste avant mon départ, j’étais sur le point de faire le tour de table des bailleurs de fonds potentiels du projet hydro électrique Kaléta, avec l’AFD comme tête de file, en vue de la production d’une capacité hydraulique additionnelle sur le réseau de 175 MW. Cet investissement qui venait dans la suite de Garafiri, devrait permettre de tripler la capacité hydraulique disponible et sécuriser le service public d’électricité à moindre cout. La rupture du contrat par le gouvernement Sidimé et les conditions de cette rupture ont évidemment découragé nos partenaires au développement sur ce projet dont le début des travaux était prévu pour 2002.

 

Les guinéens doivent comprendre pourquoi Conakry est l’une des rares capitales au monde à être encore dans l’obscurité.

Il s’agit aussi de la décision de rupture du contrat d’affermage avec la SAUR dans le domaine de l’eau à un moment où Conakry et la plupart des villes de l’intérieur étaient plutôt bien desservies en service public d’eau. Apres mon départ du gouvernement, Mr. Sidimé a renvoyé les partenaires en refusant, un projet de contrat de renouvèlement, malgré un financement disponible de quelque 100 millions d’Euro pour l’extension du réseau à Conakry et dans des villes non encore couvertes de l’intérieur. Financement sur lequel j’avais personnellement obtenu du partenaire SAUR qu’elle engage la garantie propre de la maison mère et non celle de l’Etat guinéen. Les guinéens doivent savoir alors l'une des raisons pour lesquelles Conakry manque cruellement d’eau en ce moment.

 

Que dire aussi de la rupture de la convention avec les partenaires de la CFDT dans le projet Coton en haute Guinée ? Quelque jours avant mon départ du gouvernement, j’ai signé au terme d’âpres négociations avec le Président de la CFDT que j’ai expressément invité à Conakry à cette fin, une convention de continuation de la coopération au titre de laquelle, la Guinée se fixait l’objectif de porter sur les cinq prochaines années, la production à plus de 100 000 tonnes de coton contre 45 000 tonnes en fin 1999. Au nom d’un « nationalisme intéressé » le gouvernement Sidimé a renvoyé le partenaire technique et bradé l’outil à un guinéen, sans aucune assurance testée quant à la capacité technique de ce partenaire. Les guinéens connaissent la suite : la production est tombée en deçà de 5 000 tonnes annuellement. Le projet est devenu pour le gouvernement Sidimé et d’autres qui l’ont succédé « la vache laitière » servant de tremplin pour détourner une partie de la dizaine de milliards de subvention allouée chaque année au projet sous le couvert de la campagne agricole. C’est ce que j’ai appelé du « nationalisme intéressé » : donner l’impression de privilégier les nationaux sur les investisseurs étrangers, et utiliser par la suite, lesdits nationaux pour détourner l’argent public.

 

Cependant, à la lumière des actions entreprises par le CNDD il est permis d’espérer que les missions d’audit en cours ne tarderont pas à faire la lumière sur l’utilisation desdites subventions. Je fonde également l’espoir que la nomination récente de Mr. Sidime par Mr. le Président de la République, à la tête d’une importante commission, ne lui conférera aucune immunité spéciale pour entraver l’audit indispensable qui le concerne en priorité.

 

J’eusse souhaité que le CNDD fasse établir le « Track Record » de Mr. Sidimé aussi bien dans ses anciennes fonctions de Premier Ministre que celles de Président de la Cour Suprême avant de le confirmer à la tête de cette commission. Je ne pense pas être en effet seul à garder une piètre opinion de ce "serviteur" public. Je voudrais terminer en précisant ici, les raisons pour lesquelles j’ai choisi de rompre le silence, contrairement à ma ligne de conduite habituelle.

 

La première raison est que le devoir de réserve que je m’étais imposé ne se justifie plus. En effet, en raison de mon attachement à la personne du Général Président (paix a son âme), je m’interdisais d’être publiquement loquace à l’égard de ses gouvernements, malgré ma désapprobation profonde du système de gouvernance. Je ne prétends pas avoir été parfait dans mes œuvres à la tête des différents et importants services et départements que j’ai été honoré d’occuper. J’en suis humble et reconnaissant au peuple de Guinée. En tirant les leçons du passé, je sais que nous sommes et devons être en mesure de faire mieux. Cependant, il ne serait pas fortuit de rappeler à mes compatriotes guinéens, mes tentatives d’assainissement des finances publiques au gouvernement. Pour la première fois en effet, sous le régime du Général Conté, et sur mon initiative, des cadres de haut rang étaient demis de leurs fonctions, radiés de la fonction publique, jugés et condamnés pour corruption.

La deuxième raison concerne ma décision toute récente de m’impliquer dans la vie politique de notre pays afin d’apporter ma part de contribution au débat politique engagé par le CNDD. Je me propose en effet de contribuer pour une transition apaisée et pour l’avènement d’un nouvel ordre constitutionnel qui garantisse la démocratie et favorise le développement de notre pays.

 

A ce titre, il me semble important que les guinéens apprennent à juger les acteurs politiques en présence, non pas à travers des stéréotypes conçus pour des causes souvent inavouées, mais sur des bases objectives et saines qui reposent sur la réalité objective, les faits tangibles et les « Track Record » des uns et des autres.

 

Dans cette perspective je pense que le CNDD offre une tribune privilégiée à tous les citoyens de dénoncer et d’apporter des pièces à conviction permettant de poursuivre ceux de nos concitoyens qui ont abusé d’une manière ou d’une autre de la chose publique. Je m’engage dans ce devoir civique de participer à cet effort et, au-delà, d’échanger des notes avec mes compatriotes de bonne volonté sur les propositions d'un projet de société viable dans le but de bâtir à terme, une meilleure Guinée pour tous.

   

Ibrahima Kassory Fofana,
Washington DC
Ancien Ministre

Président & CEO de IF GLOBAL, LLC

Pour www.guineeactu.com 

 

 

 

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Vos commentaires
marcy toussaint, samedi 13 juin 2009
monsieur FOFANA, ce n`est pas à sidimé que vous devez rendre compte de votre gestion. ce n`est pas le moment car si vous en aviez l`intention , vous l`auriez fait dès après avoir quitté vos fonctions . vous attendez plusieurs années pour parler de bilan. il faut être dupe pour vous croire. donc laisser le citoyen vivre sa galère et ne rien ajouter au point de provoquer chez lui une crise cardiaque. ce n`est pas le moment de faire semblant d`être patriote. le patriotisme on le manifeste à tout moment. vous auriez fait bien votre travail. mais non ! vous vous êtes servi et êtes allez aux USA. De plus ce fait vous ne pouvez le contester au risque que l`on vous demande de faire vérifier vos biens et faire une comparaison avec le pouvoir d`achat de la catégorie de fonctionnaire à laquelle vous appartenez et faire la différence. je ne defends pas le sieur sidimé si vos avez à vous expliquez, c`est devant le peule et non devant lui. reconnaissez patriotiquement votre part de responsabilité dans le recul de l`economie en guinée. merci
TANIKO, samedi 13 juin 2009
Le ministre des finances n`a pas besoin de piquer dans la caisse pour s`enrichir.Là n`est pas le probleme.En guinée c`est conté ,Fodé soumah et la famille qui sont les pirates du tresor.comme ceux qui ont pillés les fonds miniers.Par contre Kassory,Cellou,et autres cheik camara ne peuvent pas justifier leur fortune ou avoir ou train de vie tout simplement comme le fruit de leur revenus en tant que fonctionnaires de l`Etat .Furent ils ministres.C`est toute la question?Ils me diront qu`ils ont achetés des résidences sur credit bancaires,oui possible,mais la banque prete si elle a des garanties d`etre payés.Quelles garanties ont ils donnés?Comment quelqu`un qui fut ministre des mines,des finances ou des transports de conté avec moins de 2millions de FG(quel Francs) peut justifier le train de vie de Kassory,Cellou ou autres madikaba,cheick,etc????Il n`ya pas de doute que la corruption et la concussion est passée par là!
TANIKO, samedi 13 juin 2009
Le ministre des finances n`a pas besoin de piquer dans la caisse pour s`enrichir.Là n`est pas le probleme.En guinée c`est conté ,Fodé soumah et la famille qui sont les pirates du tresor.comme ceux qui ont pillés les fonds miniers.Par contre Kassory,Cellou,et autres cheik camara ne peuvent pas justifier leur fortune ou avoir ou train de vie tout simplement comme le fruit de leur revenus en tant que fonctionnaires de l`Etat .Furent ils ministres.C`est toute la question?Ils me diront qu`ils ont achetés des résidences sur credit bancaires,oui possible,mais la banque prete si elle a des garanties d`etre payés.Quelles garanties ont ils donnés?Comment quelqu`un qui fut ministre des mines,des finances ou des transports de conté avec moins de 2millions de FG(quel Francs) peut justifier le train de vie de Kassory,Cellou ou autres madikaba,cheick,etc????Il n`ya pas de doute que la corruption et la concussion est passée par là!
Cissé oumar de Bma, samedi 13 juin 2009
Attention Monsieur Ibrahima Barry ! ! Je ne nomme jamais personne en particulier…; C’est un système que je dénonce ; Et certains de mes propres amis sont concernés. Les seuls noms que vous trouverez dans l’ensemble de mes textes sont ceux de Baadiko (en bien), Lamine Sidimé, Mamadou Sylla, Alpha Condé, Sékou Touré, Lansana Kouyaté, Docteur Fofana, Ben Sékou Sylla, Kassory Fofana, Jean Marie Doré, Justin Morel, Ousmane Kouyaté, pour la partie guinéenne. J’ai cependant écrit et répété que j’étais dans le petit groupe de guinéens qui avaient rencontré il y a quelques années de cela, un premier ministre de passage à Paris, et qu’il nous avait dit, en réponse à une question sur la corruption et les détournements, que lorsque quelqu’un de haut placé ne volait pas en Guinée, alors ses propres parents le traitaient de maudit. Je vous mets au défi de trouver le nom de Cellou Dalein Diallo, ou toute réflexion ambiguë à son sujet dans tout ce que j’ai écrit. Voilà comment vous fabriquez des accusations gratuites que d’autres transforment, amplifient et diffusent par la suite en vérité absolue. Or, un proverbe dit chez moi « qu’on peut arrêter quelqu’un parce qu’il aura dit quelque chose ; mais on ne peut s’amuser à arrêter, ou à condamner quelqu’un, en prétextant qu’il pense quelque chose ». Vous confirmez ainsi que vous (et certaines personnes comme vous), ne lisez pas en réalité mes textes. Vous vous contentez de rumeurs et de contre vérités fabriquées et propagées à dessein sur des personnes bien ciblées. Vous êtes enfermé dans une HAINE et une passion aveugles et irrationnelles, comme si j’étais un extraterrestre, venu pour envahir un monde réservé.
STEP, samedi 13 juin 2009
cette sortie de Kassory ne disculpe ni n`inculpe Cellou. Il ne faut pas nourrir les fantasmes de ses détracteurs. Pourquoi ne pas rester Zen comme le principal concerné qui a probablement eu les meilleurs résultats de tous les premiers ministres guinéens (même si on peut faire mieux). Je voudrais juste rappeller comment était née cette campagne de diabolisation de Cellou: Ben Daouda Touré de Zaley. Ce qui est étonnant ce n`est pas qu`on le critique ou qu`on enquete sur ses avoirs (c`est normal et s`il a volé qu`il soit jeté en prison), mais cette hystérie de certains perroquets qui reprennent en choeur "Cellou voleur" sans nous apporter des preuves. A moins qu`on veuille nous dire que Dadis a peur de cellou qu`on a pour l`instant juste accusé ....d`importer des armes!!! Mais on est pas a une contradiction près car des assassins qui jugent un voleur (supposé) y a de quoi rire...Vous savz c`est comme les adorateurs du premier tyran qui s`égosillent ici sur les vertus de la démocratie, la liberté etc. bien installé dans un confort capitaliste. De grace lancons un appel, tous ceux qui ont travaillé avec Cellou, si vous avez une seule preuve, prevenez les médias pour l`amour de la nation.
Ibrahim barry, vendredi 12 juin 2009
A l`intention de Mr. Cissé de Bma, vous devriez á partir de l`instant cesser d`accuser certains anciens collabos de Conté de malversations financiéres. Vous n`êtes jamais intervenu au net sans parler de Cellou in/directement, je ne sais pourkoi. Est ce pour provoquer ces militants ou par réel conviction? Quand vous aurez la chance d`écouter ou lire aussi Cellou, vous cesserez de l`accuser parce qu`apparement il est trés facile de vous convaincre. Alors voici une preuve suffisante pour dire aux profanes dune gestion etatique d`arrêter d`accuser sans preuve. Qui de nous n`accuse pas Mr. Fofana de detournement? Personne. Jusqu`á preuve du contraire l`intervention de Mr. Fofana est convaincante surtout pour nous profanes. Mr. Cissé et autres revoyez svp desormais vos accusations envers Cellou á moins que cela ne soit de bonne guerre de campagne. Bonne reception!
Thierno S. Sow, vendredi 12 juin 2009
Mr. Fofana met le doigt sur le probleme: la tare des "intellectuels du pays" qui ont eu le privilege d`etre aux commandes de la destinee de notre peuple. Cette tare se defini par leur refus categorique de se conformer aux regles elementaires de l`ethique, de professionalisme et de bonne moeurs. C`est cette meme tare qui nous avait conduit aux drames de la premiere "dictature". C`est ce manque criard de bonnes valeurs de nos intellectuels-fonctionnaires qui a permis de clochardiser notre peuple sous la deuxieme "mafia". Esperons que Mr. Fofana ne va pas s`arreter au cas precis de Mr. Sidime, et qu`il va nous eclairer sur les detournements financiers qui eurent lieu sous la deuxieme "mafia". Le mea-culpa de tous ces cadres (intelectuels du pays) qui ont contribue a guider notre nation a son etat actuel serait salutaire pour les nouvelles generations. Aussi, esperons que Mr. Sidime va exercer son droit de reponse aux propos de Mr. Fofana. Alors, petit a petit les novices, ou "non-inities", comprendront comment leur pays a ete clochardiser par ces fils, dont la formation intellectuelle de certain fut assure par ce meme peuple. Qouique je deplore le comportement du president du CNND, je ne puis m`empecher de lui reconnaitre toute la peine et les frustrations qu`il doit subir tous les jours, etant donne qu`il n`est nullement prepare pour ce genre d`epreuve. Sa revolte, sa fougue, et ses maladresses sont certainemment due a cette haute dose de frustration, double de sa limitation professionnelle face a cette classe de soit disant "intellectuels du pays" sans repere moral. Dieu devoilera la verite a notre peuple par l`entremise de ceux-la meme qui nous ont conduit dans le gouffre! Thierno S. Sow Sterling, Virginia.
Ansoumane Doré, vendredi 12 juin 2009
Je disais ci-dessous que pour l`observateur extérieur,cet exposé de M. Kassory Fofana me paraît clair et convaincant. Qu`en pense M. Sidimé?
Bangaly Traore, vendredi 12 juin 2009
Kassory Fofana tacle l`ex pm Sidime,alors nous sommes devant un incident technique.les commentaires de Mr Kassory Fofana suscite beaucoup d`interrogation,la campagne electorale a deja commence,la justice doit etre en mesure d`edifier l`opinion sur la corruption et l`impunite de tout les anciens ministres et pm du regime defunt de tyran feu conte;car le passe de Kassory n`est point clair.Mr kassory c`est bien l`annee 99 la crise a commence dans notre pays,c`est bien a ton temps que les investissements directs ont baisse,il pense que nous ne savons pas ce qui se passe et quel mauvais role il a joue a cote de feu conte,ta gestion mr Kassory a provoque la perte de milliers d`emplois en 99.NB:il est necessaire de finir les audits publics secteurs par secteurs avant les elections,car aucun voleur ne sera president dans notre pays.Pas d`eau et ni d`electricite oh Kassory Fofana.
Ansoumane Doré, vendredi 12 juin 2009
Pour l`observateur extérieur, cet exposé de M. Kassory Fofana me paraît clair et convaicant.
Ismael BAH Président de la FAGAF, vendredi 12 juin 2009
Sur la lutte contre la corruption en Guinée, il est prévu une réunion à l`initiative de la FAGAF le 26 Juin prochain à Bruxelles.Au cours de cette réunion seront présents notamment Madame Eva Joly,et le président des jeunes Avocats Guinéens du Barreau de Conakry pour renforcer le dispositif de repression et les voies et moyens du recouvrement.Car cette corruption se fait au détriment des Guinéens.Enfin la dette d`aujourd`hui se sont nos enfants qui seront dans l`obligations de passer à la Caisse.
Sinkefara Bomba, vendredi 12 juin 2009
Merci à Kassory pour avoir rompu le silence grâce à cette sortie bien argumentée. A Sidimé et à tous les détracteurs de l`ancien ministre des Finances de Lansana Conté de réagir pour apporter la lumière dont les Guinéens ont besoin pour comprendre comment un des pays potentiellement les plus riches de l`Afrique reste toujours l`un des plus pauvres du monde après plus de 50 ans d`indépendance. Sinkefara Bomba, Voiron, France.
Cissé oumar de Bma, jeudi 11 juin 2009
Notre compatriote Karamo Kaba, pourrait-il s’impliquer pour ``départager`` Mr Fofana et Mr Sidimé ? Personnellement, j’ai tendance à aller, pour cette fois, dans le sens de Mr Fofana ! Je vous sollicite, Mr Kaba, parce que j’ai beaucoup apprécié votre excellente réponse du 19 Avril dernier sur KIBAROU, à l’article du 15 où l’on dressait le bilan des cents jours de la nouvelle équipe du gouverneur de la BCRG. Vous êtes un vrai spécialiste et je ne voudrais pas consacrer du temps à de telles recherches. Merci de réagir urgemment et bien à vous.
alseny camara, jeudi 11 juin 2009
Monsieur l`expert en Finances Internationales, veuillez ramener la formule "au certain", le taux de dépréciation est de 63,43% et non de "l`ordre de 200%. P0= 1334 fg et Pn= 3648 fg. Merci.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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