vendredi 21 mars 2008
Jean Marie Doré, Secrétaire général de l’UPG : « L’échec de Lansana Kouyaté est total… »
Jean Marie Doré

Jean Marie Doré, le secrétaire général de l’UPG (Union pour le Progrès de la Guinée) est un leader politique qui ne se prive pas de commenter l’actualité nationale. Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, il revient sur le bilan du gouvernement Kouyaté, les éternelles dissensions de l’opposition et la perspective du cinquantenaire de l’indépendance guinéenne.

L’indépendant : M. Doré, vous êtes l’un des tous premiers leaders politiques à s’être opposés au régime du Général Lansana Conté. Quelle lecture politique faites-vous aujourd’hui de l’opposition guinéenne ?

Jean Marie Doré : Il s’agit d’abord d’évaluer la 2e République. Depuis le 26 mars 1984 date de la mort de Sékou Touré à nos jours. Au crédit de Lansana Conté, on peut noter la Constitution qui a été votée à plus de 90% par les Guinéens en 1990. Ensuite il y a les textes d’application de la Constitution et les lois organiques. Et en tant que leader politique, parmi les lois organiques, il y en a une qui m’intéresse en particulier. C’est la Charte des partis qui consacre le multipartisme puis le code électoral qui est ce qu’il est mais qui a permis une certaine avancée tout en facilitant des fraudes. Lors du dialogue national en octobre, novembre et décembre 2006, on a tenté de corriger le code électoral. Si dans sa mouture actuelle, il est appliqué correctement non seulement par le gouvernement mais aussi par les partis (parce que ce n’est pas seulement le gouvernement qui triche, il y aussi a des partis qui, dans les zones où ils sont dominants, font exactement la même chose que le gouvernement), donc si chacun se discipline à appliquer correctement le code électoral avec la création de la CENI, si elle est composée conformément à la loi et si elle fonctionne correctement au niveau national et dans ses démembrements, il n’y a aucune raison de désespérer pour une avancée démocratique dans notre pays. Mais aussi au débit de Lansana Conté, il y a la non application effective des  textes dans leur lettre et leur esprit. Ainsi les préfets ont contribué à dénaturer l’expérience démocratique, en croyant que quand on est préfet à N’Zérékoré, à Kankan ou à Boké, on est là pour toujours faire gagner le Président. Et ils ont eu une philosophie qui a fait du tort à la gestion de Lansana Conté. C’est le fait de dire qu’à chaque élection ils ont une obligation de résultat. Or personne n’a une obligation de résultats. On a plutôt une obligation d’appliquer la loi dans son esprit et dans son texte. Sur le plan économique aussi, je pense qu’on n’aurait pas dû inaugurer le libéralisme intégral, de but en blanc. C’est-à-dire partir du régime dirigiste de Sékou Touré pour adopter directement le libéralisme. Puisqu’il faut noter que malgré ce qu’on lui reproche, le régime teinté de socialisme, était, en réalité, du dirigisme d’Etat. Et il fait le barrage du Tinkisso pour éclairer les villes de Faranah, Dabola et Dinguiraye. Il a créé une usine d’huilerie à Dabola  et fait la scierie de N’Zérékoré dont le fonctionnement permettait d’éclairer toute la ville. Il a aussi créé une station de pompage à Yalanzou qui approvisionnait N’Zérékoré en eau potable etc. Toutes ces réalisations économiques ont été sabotées par les nouvelles lois adoptées par le régime du Président Conté qui a tout bradé. Donc, autant Lansana Conté a inauguré la création de l’Etat de droit par l’adoption d’une Constitution qui nous faisait sortir de l’Etat d’exception, autant le plan de la gestion économique a été mal initié. C’est pourquoi tout ce dont nous souffrons aujourd’hui, c’est-à-dire le chômage galopant et rampant qui affecte durablement le peuple de Guinée en général et la couche juvénile en particulier, lié au fait qu’on n’a pas su articuler le nouveau système économique avec l’ancien. Et je crois qu’on aurait dû se donner deux ans pour organiser et rationaliser au fur et à mesure le passage du dirigisme au liberalisme. Nous souffrons aujourd’hui de ce désordre qui, par ailleurs, est caractérisé par un laxisme qui a fait générer la non observance stricte des procédures économiques et financières établies. Parce que, les déperditions d’argent en Guinée ne sont pas nécessairement dues au vol. C’est plutôt dû au fait qu’on ne suit pas les procédures (…).

Il y a également le fonctionnement de nos institutions qui laisse à désirer. Comme exemple il y a la Justice qui ne fonctionne pas bien. Il y a trop de tohu-bohu au niveau de cette institution qui ne joue plus son rôle.

M. Doré, qu’en est-il de l’opposition ?

Je crois que l’opposition a fait beaucoup de choses dans ce pays. En dépit de tricheries, de fraudes dont elle a souffert pendant les élections de 1993, 1995, 1998, 2000, 2002 et 2005, l’opposition s’est attachée à lutter pour la promotion de la démocratie en Guinée. Pour imposer le respect des lois afin que nous construisions l’Etat de Droit. Mais malheureusement l’opposition a aussi des faiblesses. Elle est fractionnée aujourd’hui en tendances souvent antagoniques. L’opposition guinéenne s’exprime au minimum consensuel. Il y a les problèmes de l’armée, l’opposition n’a pas une vision unique, il y a les problèmes de l’économie, l’opposition n’a pas une vision unique, et il y a les problèmes du gouvernement, l’opposition n’a pas une vision unique. C’est surtout cette fragilisation qui est beaucoup plus dangereuse pour l’opposition que la hargne du gouvernement à l’empêcher de se déployer. Aujourd’hui l’opposition, dans ses principales formations (UPG, RPG, UPR, UFDG, UFR…), représente 90% des électeurs guinéens. Mais ces 90% c’est comme de l’eau que vous versez dans le sable. Ceci à cause du manque de cohésion et de cohérence des partis. Parce que, tout simplement on privilégie les problèmes de personnes. Et aussi longtemps que nous le faisons, jamais l’opposition n’accédera au pouvoir.

Après un an d’exercice, quel bilan faîtes-vous du gouvernement de consensus ?

C’est un échec total, l’échec de Kouyaté est très grave. Pourquoi ? Toute la Guinée a dit que l’ancien gouvernement dirigé par Fodé Bangoura est un gouvernement de voleurs. Qu’ils ont détourné de l’argent, qu’ils ne respectent pas la loi, et le peuple est sorti dans les rues de Conakry pour dire haro sur le baudet. Il n’ y a pas eu une personne pour défendre l’ancien gouvernement. En plus on a énuméré les maux générés ou tolérés par ce gouvernement. Donc le gouvernement de M. Kouyaté était venu pour moraliser la vie nationale. C’est-à-dire freiner et annuler les dépenses inutiles. Faire respecter la Justice, assurer la sécurité des Guinéens, s’atteler à donner l’eau et l’électricité à la population et stabiliser les prix sur le marché. Ensuite respecter et protéger les ressources nationales. C’était ça la feuille de route de M. Kouyaté. Au lieu de respecter cette feuille de route, M. Kouyaté est venu et il a commencé par faire des choses imbéciles en allant louer des avions. Etant donné que la Guinée est un pays exsangue à cette époque et n’arrivait même pas à obtenir un Programme avec la Banque Mondiale du fait de son état d’endettement. Même si c’était urgent, le Premier ministre ne devait pas louer un avion. Il a voulu se défendre en disant que ce sont des amis qui le lui ont prêté. Mais est-ce qu’il y a des cadeaux en politique ? Si vous acceptez les cadeaux du Nigeria, quelque part vous allez payer contre votre liberté ou vos ressources. Egalement, les sorties d’argent de la Banque Centrale, la non observance des procédures, ont contribué à créer un désordre considérable. Et plus grave, M. Kouyaté n’a pas maintenu la cohésion de son gouvernement. Il y a actuellement un désordre total au sein du gouvernement. Sinon dans tout gouvernement normal, le ministre de l’Information est le porte-parole du gouvernement. Le Premier ministre avait bien fait, lorsqu’il a cité Justin Morel Junior comme porte-parole du gouvernement. Donc si le Président Conté a foutu ce dernier à la porte pour une faute qu’aucun Président au monde ne pourrait admettre et qu’il nomme Issa Condé comme nouveau ministre de l’Information je crois donc qu’il revient à ce dernier de jouer le rôle du porte-parole du gouvernement. Je crois bien que le PM n’a pas été discipliné en refusant d’admettre la nomination de Issa Condé par le décret du Président. Alors que lui-même, a été nommé par décret du même Président. C’est pourquoi je dis que le Président Lansana Conté a été faible, sinon il aurait dû licencier le gouvernement immédiatement. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que Kouyaté était nommé pour empêcher la répétition du désordre. Donc même s’il se rendait coupable d’une de ces fautes on devait le sanctionner. J’ai été d’ailleurs le premier à le dire sur les ondes de la Radio Familia. Vous ne pouvez pas l’imaginer, les gens qui ne comprenaient pas, m’ont appelé au téléphone pour me lancer des propos déplacés. Mais aujourd’hui je crois que chacun de nous voit la vérité.

M. Doré, Moussa Solano a été porte-parole du gouvernement, alors qu’il était ministre de l’Intérieur ?

Ecoutez, nous n’allons pas confondre les choses ! Moussa Solano était de l’Administration du territoire, ministre d’Etat chargé des Affaires intérieures. A ce titre, il avait le commandement sur tous les ministères politiques, y compris le ministère de l’Information. Ce que je dénonce surtout du PM c’est le fait qu’il ait enlevé à Issa Condé le titre de porte-parole du gouvernement qu’il donne au ministre du Contrôle économique et financier. Quelle relation faites-vous entre ce ministère et celui de l’Information pour lui donner ce titre de porte- parole du gouvernement ? Puis, pour des raisons qui lui sont connues, il l’enlève au ministre du Contrôle économique pour donner au ministre de l’Education. Encore à la limite on peut penser que le ministre de l’Education est un pédagogue et qu’il peut expliquer les positions du gouvernement. Mais il ne faut pas gérer la Guinée parce qu’on est de telle ou telle région. Ce qui n’a rien à voir avec les intérêts de la Guinée.

Bientôt les élections législatives. Mais le recensement n’a pas encore eu lieu. Etes-vous optimiste que ces élections puissent avoir lieu cette année ?

Je suis de ceux qui ont pensé qu’il faut reculer la date des élections. Certains voulaient qu’on fasse les élections le 22 juin prochain. Mais je me suis opposé lors de la réunion qui a eu lieu avec le ministre de l’Intérieur pour des raisons évidentes. Ces élections ont une importance capitale pour l’avenir de notre pays. Si nous voulons que ces élections permettent d’inventorier les forces politiques d’une façon sure, alors il faut se donner le temps. L’essentiel étant qu’elles aient lieu en 2008. Les kits seront là à la fin du mois et on va commencer le recensement et les résultats de ce recensement seront donnés au mois de juillet. On va ensuite vérifier que le tout a été bien fait. Mais à cela s’ajoute un problème soulevé par M. Mohamed Diané le secrétaire permanent du RPG, qui a mis l’accent sur le problème de carte d’identité. Nous pensons que si on doit faire le recensement avec les photos scannées, il faudrait donc qu’on convienne que la carte d’électeur tient lieu de carte d’identité. Puisque le code électoral dit que personne ne peut avoir accès au bureau de vote s’il n’a pas une pièce d’identité. Or les cartes d’électeurs que l’on va fabriquer auront valeur de carte d’identité. Mais il faut que cela soit dès maintenant car il ne faudrait pas qu’on dise que la carte d’électeur qu’on fait avec la photo scannée doit être doublée d’une carte d’identité. Par ailleurs il y a des écueils que la CENI et les partis politiques doivent s’accorder à corriger. Pour installer la CENI, on a donné 10 postes à l’opposition. Or l’opposition comprend environ 18 partis. Le problème donc c’est comment répartir 10 postes entre 18 personnes. Il y a déjà une longue réunion qui a établi des critères objectifs pour être admis à donner un représentant à la CENI. Entre autres critères, il faut que le parti ait participé depuis 1993 aux élections nationales et qu’il ait eu des élus. Ou alors qu’il ait participé aux élections locales (communale et communautaire) et qu’il ait aussi eu des communes ou des CRD (Communauté Rurale de Développement) ou des conseillers communaux. C’est sur cette base que 8 partis ont été élus ; un premier groupe de six 6 partis qui ont des députés et un deuxième groupe de partis qui n’ont que des communes. Et c’est cette règle qui doit être observée partout où ces partis admis sont représentés. Ils doivent être servis les premiers. Si on constate un excèdent de postes (plus de dix postes) comme à Matoto où l’opposition a 14 postes, alors on servira les partis de l’opposition qui n’ont jamais eu de représentants élus. Or on observe que certains partis dès l’instant qu’on quitte le Km 36, veulent modifier ces critères objectifs qui sont les seuls qui doivent prévaloir pour distribuer à leur guise à des partis non représentés sur le terrain. Si on fait ça, alors les partis de l’opposition vont endosser la responsabilité que la CENI échoue dans sa tâche d’être le pendant, la force d’équilibre de l’administration. Je dis ça d’une façon très claire, parce que nous, nous allons déposer nos listes pour qu’on tienne compte de ces critères objectifs sans lesquels nous nous opposerons à tout démembrement. Je souhaite que moi-même et les autres, nous ayons à cœur d’éviter à notre pays des désordres. Parce que les gens veulent tellement obtenir le raccourci. Je connais des partis qui n’hésitent pas à faire pire que l’administration. Il faut donc que chacun se ressaisisse pour respecter la loi dans son esprit.

Les préparatifs du Cinquantenaire guinéen vont bon train. Que pensez-vous de cet événement ?

J’ai un point de vue presque équilibré face à cet événement grandiose. Dès que Lansana Kouyaté a dit qu’on va fêter avec éclat le cinquantenaire de la Guinée et qu’il a aussitôt commencé à mettre sur les carrefours la statue de l’éléphant, certains ont tout de suite réagi, en faisant croire qu’on veut fêter le triomphe des Malinkés, moi je ne suis pas d’accord avec ceux-ci. Il faut qu’on rappelle aux caciques de la revanche, que Sékou Touré était Malinké de Faranah. Il est devenu le premier Président de ce pays. Pour faire l’hymne national, il a pris l’hymne d’un roi peulh Alpha Yaya Diallo. Pour qu’on glorifie la Guinée à travers l’hymne de ce roi peulh ; sinon il aurait dû prendre l’hymne de Samory Touré, de Soundjata Keïta ou de Askia Mohamed Touré, mais il a pris celui de Alpha Yaya, qui fut aussi un grand résistant à la pénétration coloniale. Donc Sékou Touré a fait l’effort d’apparaître comme un grand président national. L’on ne peut pas fêter le cinquantenaire sans glorifier Sékou Touré. Il ne faut pas que les rancunes, l’esprit partisan, amènent les gens à nier la vérité historique. Sékou Touré aurait pu parfaitement dire votons « oui ! » et on ne serait jamais devenus indépendants. L’indépendance est due à l’obstination et à la foi d’un Guinéen et ce Guinéen par la force des choses est un fils mandingue. Que ça vous plaise ou pas c’est comme ça. Et on doit l’indépendance de la Guinée à Sékou Touré. Donc aujourd’hui, si on veut fêter le cinquantenaire c’est tout à fait normal de glorifier Sékou Touré. Naturellement le fait qu’on érige partout le Syli c’est un peu discutable. Parce qu’on a beau faire, le Syli est le symbole d’un parti, le PDG-RDA. Le seul reproche que je fais au PM pour l’organisation de cet événement c’est dû au fait d’avoir pris l’initiative tout seul de nommer les gens de son camp pour constituer le comité du cinquantenaire. Dès lors qu’il avait eu l’aval du Président, il aurait dû convier les forces vives de la nation, les Institutions républicaines, à une table ronde, et les opérateurs économiques, pour créer un cadre de concertation qui aurait évité ces critiques obliques qui donnent l’impression qu’il n’y a pas un consensus national autour de l’événement.

Les forces vives de la nation prônent désormais une large concertation pour la sortie de crise en Guinée. Quels en sont les grands axes ?

Bon je fais la lecture de mon point de vue. Les partis politiques ne se sont pas concertés pour se retrouver. Chacun est parti avec son argumentaire. Je crois qu’avant que l’on aille discuter avec la société civile, il fallait d’abord que nous nous entendions entre nous. Mais c’est une nécessité, dans un grand pays comme la Guinée, la concertation a manqué. Si la concertation n’avait pas manqué on ne serait pas dans cette situation hybride, d’avoir signé des accords séparés avec les syndicats et la société civile. Je vais revenir sur cette notion de syndicat et société qui est une notion incorrecte. Les syndicats sont un des éléments constitutifs de la société. La preuve, pour nommer la CENI on a donné 3 postes à la société civile qui a donné un poste aux syndicats et un poste à l’Ordre des avocats. C’est dire que le concept de la société civile inclut nécessairement les syndicats. Donc je crois qu’il est bon que nous discutions ensemble pour éviter les erreurs dans la progression. Il faut donc que les syndicats fassent leur travail de défendre les intérêts des membres. Que les partis politiques concourent à la formation de la conscience civique des citoyens et à la participation aux élections,  plutôt que de se disputer le droit de gouverner le pays. C’est effectivement de ce désordre que souffrent les accords signés au mois de février. Les syndicats voulaient aller tout seuls, mais ils ne peuvent pas le faire. C’est plutôt nous les partis politiques, qui avons la force d’aller seuls et de faire sortir la population dans les rues. Donc ici, la concertation vise à mettre les pendules à l’heure, pour que la solidarité nationale s’exerce dans le cadre de la parfaite connaissance du droit et du devoir de chacun.

Propos recueillis par Samory Keïta
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mamane Ka, lundi 24 mars 2008
Merci Mr Barry pour vos remarque sur cet opposant farfelu opposé au changement en Guinée. Quel est le PM qui peut réussir sous Lansana Conté, avec toute cette pagaille qui caractérise l`exécutive guinéenne en ce moment, où Lanasana Conté est comme une marillonnette dans les mains des hommes opposés à toute idée de changément vérible dans la gestion des affaires de l`Etat. Pour réussir aujourd`hui en guinée, il faut être supporté sans réserve par le PR, car le changement doit s`attaquer à des secteurs pourris et déjà minés et par des cadres corrompus, "jonchés" dans toute l`administration et "épaulés" des haut-placés et anti-progrès. Comment peut-on réussir des conditions pareilles. On ne peut pas retrouver une aiguille se trouvant sous les pieds de quelqu`un qui vous aide à la retrouver. Qeu Allah sauve la Guinée, amina,
Thierno Hamidou Barry U.S.A, lundi 24 mars 2008
le poete de dictacteur Ahmed Sekou toure,dire que Kouyate a echou,ou moin lui est devenu un Pm par hasard.toi avec ta flatterie provocatrice pour Sekou toure tu devienderait jamais un chef que soit,tu es un oppossant maboul
tadi Kourouma, samedi 22 mars 2008
Bravo Jean Marie dore pour vos verites

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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