lundi 23 mars 2009
Jean Marie Doré, Secrétaire général de l’UPG : « Il y a un vrai désordre au ministère des mines »
Jean Marie Doré

Dans une interview accordée à notre rédaction la semaine dernière, le leader de l’UPG (Union pour le Progrès de la Guinée), Jean Marie Doré, a abordé certaines questions brûlantes de l’actualité politique guinéenne : le chronogramme de la transition, la lutte contre les narcotrafiquants, les rapports entre le président Dadis et le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo...

 

Le Démocrate : Le chronogramme de la transition en Guinée élaboré par les Forces vives a été validé la semaine dernière par le président Moussa Dadis Camara. En tant que porte-parole des Forces vives, quelle est votre réaction à propos ?

 

Jean Marie Doré : J’étais convaincu qu’il allait le valider, étant donné qu’il avait dit que s’il y a consensus sur un document élaboré par les Forces vivres qu’il le suivrait. Cette acceptation par anticipation a amené les Forces vives à travailler de manière hautement responsable pour ne pas élaborer des normes qui gêneraient le CNDD. Et pour être tout à fait en harmonie avec la réalité du terrain, nous avons fait ce document, puis dans une séance à huit clos avec le Groupe International de Contact sur la Guinée, nous avons analysé le document point par point, concept par concept, et nous avons bénéficié des conseils à la fois d’audace et d’extrême prudence de la part des différentes composantes du GIC-G. Le gouvernement malien, le gouvernement libérien, le gouvernement américain, l’UE, la France, tous ces pays ou institutions que cités ont apporté des contributions responsables pour une meilleure lecture de notre document. Et je pense, qu’en le faisant, nous avons épousé le cadre du terrain pour aujourd’hui, mais aussi pour l’avenir, pour que l’adoption du chronogramme tienne compte de toute situation susceptible de se créer dans notre pays.

 

Cependant, des observateurs soutiennent que ce chronogramme a été fait à la hâte pour faire plaisir à la communauté internationale. Qu’en dites-vous ?

 

En aucun cas, il n’a été fait à la hâte. C’est un chronogramme qui a été élaboré après consultation entre les différentes structures qui composent les Forces vives, à savoir les partis politiques, les syndicats, la Société civile, le Patronat. Il y a quand même des points sur lesquels on a varié. C’est par exemple le cas du Conseil national de transition (CNT) qui peut être un facteur de retard. Mais, je ne me défini pas de façon catégorique sur cette question puisque nous sommes appelés à nous réunir. Compte tenu de toutes les informations que nous avons reçues entre temps pour étudier la nécessité, l’opportunité de créer un CNT.

 

 

La jeunesse et les opérateurs économiques demandent qu’on donne le temps à la junte pour bien nettoyer la maison avant toute élection. Que vous inspire une telle position ?

 

Vous savez, quand on va au Palais du peuple, on assiste à un spectacle inédit. Puisqu’il y a des gens qui sortent on ne sait d’où pour parler au nom de la jeunesse guinéenne. Vous ne les voyez jamais dans la rue. Mais de quelle jeunesse guinéenne ? Moi, j’ai un mouvement de jeunes, le RPG a un mouvement de jeunes, l’UPR a un mouvement de jeunes, l’UFR, le PUP, l’UFDG, tous ont des mouvements de jeunes. Il n’y a pas de parti consistant en Guinée, y compris le PDG-RDA, qui n’ait pas un mouvement de jeunes. Alors, au nom de quel mouvement de jeunes ils parlent ? Dès qu’il y a un évènement de ce genre en Guinée, les gens sortent de terre comme des champignons venimeux et n’importe qui vient se donner en spectacle. Les Forces vives sont composées aujourd’hui de la manière suivante : les partis politiques, toutes tendances confondues, les centrales syndicales, les organisations de la Société civile, le Patronat et les quatre coordinations régionales. C’est que, nous n’avions pas annoncé au président que les coordinations régionales constituent désormais une composante des Forces vives. Donc, quand le porte-parole des Forces vives a parlé, aucun autre mouvement des jeunes n’aurait dû prendre la parole pour dire quoi que ce soit. Aujourd’hui, il y a les Forces vives, le CNDD et la communauté internationale qui s’expriment à travers le GIC-G. Ce qui prouve que la gestion de cette transition est faite d’une façon profondément responsable. C’est ce qui fait que nous saluons le sérieux avec lequel le président du CNDD s’exprime. Et nous le croyons, parce que c’est un homme qui, entre autres qualités, est profondément sincère, honnête et il faut le souligner avec force. Ce qui donne confiance que nous sortirons de la transition de manière opportune, sans traîner les pieds, mais aussi sans accélérer outre mesure, d’aller en contre courant des réalités. Nous devons, dans la nécessité de sortir de la transition, tenir compte des réalités du terrain. Parce que le CNDD est attelé principalement au processus électoral, mais aussi de manière importante et substantielle, le CNDD est appelé à l’éradication de certains travers sociaux et dont les principaux sont le trafic de drogue, la traite de l’être humain, le détournement des deniers publics d’une part. De l’autre, il doit récupérer les créances de l’Etat qui sont aujourd’hui des facteurs qui bloquent la société guinéenne dans ses vecteurs économiques et dans sa structuration sociale et humaine.

 

Que dites-vous alors des déclarations de M. Super Bobo qui a parlé au nom des opérateurs économiques ?

 

Ecoutez ! M. Bobo est un bon ami, qui s’exprime de façon sincère. Je n’ai pas à interférer dans les problèmes du Patronat, mais je sais seulement que nous sommes avec le Patronat au sein des Forces vives. Et il a parlé à titre privé, donc je ne peux pas transférer ce qu’il a dit dans le domaine qui serait celui de l’opinion de tous les opérateurs économiques. Parce que, si je le dis, je serai en porte à faux avec les opérateurs économiques qui sont dans le Patronat et qui siègent avec nous au sein des Forces vives. Je ne suis pas là pour juger les gens, mais je sais que nous agissons de concert avec le Patronat et les centrales syndicales.

 

Le président Dadis semble avoir lavé le linge sale en famille avec M.Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG…

 

Le président Dadis n’est devenu l’ennemi ou l’ami de personne. Cellou Dalein est un leader politique et Dadis est le président de la République. Donc, il y a des choses qu’il ne faut pas confondre. Il a dit qu’il va faire l’audit de la gestion de tous les anciens Premiers ministres. Pourquoi le président Dadis a dit qu’il ne faut pas écouter les bobards des gens ? C’est par rapport à tout ce qui a été écrit sur Internet. Des gens ont écrit que Dadis en veut à Cellou Dalein Diallo, parce que si ce dernier va aux élections, il va devenir président de la République. Mais comment Dadis peut présumer que Cellou sera élu président ? Il est sur le terrain depuis combien de temps ? Donc, il y a des gens qui aiment semer la confusion. L’Internet a été rempli de supputations, d’accusations. Certains sont allés jusqu’à dire que si on dit qu’on va auditer les anciens Premiers ministres, c’est en réalité Cellou Dalein Diallo. Est-ce que vous croyez que Dadis avait peu, s’il voulait accuser nommément, de dire qu’il s’est rendu coupable de détournement. Mais, il a dit que tous les anciens PM seront audités. Et Sidya a dit au camp, le 27 décembre 2008, vous commencerez par moi. Maintenant, des esprits chagrins ont tout de suite vu que c’est Cellou Dalein Diallo. Mais ça, c’est leur affaire. Et ils sont allés jusqu’à constituer des Avocats. Mais, je crois cette façon de faire accusait Cellou Dalein Diallo. Parce qu’on n’a pas dit son nom, et les gens agissent pour son compte, se considérant déjà comme des cadres de défense. Moi, je crois que c’est malhonnête. J’ai dénoncé ça le jour de ma conférence de presse. Il faut que les gens cessent. Chacun vient de quelque part en Guinée, personne ne peut, à loisir, s’attaquer à l’intégrité d’une autre personne. Les audits seront faits. Sidya sera audité, Kouyaté sera audité, Lamine Sidimé sera audité, Eugène Camara sera audité, Fodé Bangoura sera audité…, Lounceny n’a pas eu le temps de gérer. Quand il a vu qu’on ne voulait pas lui permettre de faire correctement le travail qu’on lui avait donné, et qu’il savait qu’il y a des gens qui avaient volé et qu’on ne veut pas poursuivre, alors il a eu la grande honnêteté de démissionner. Et ça, quelque soit l’évolution des politiques en Guinée, j’aurai toujours pour Fall, pour ce qu’il a fait en ce temps là, une très haute considération. Cela n’anticipe pas sur mes relations futures avec M.Fall, mais il a posé un acte d’homme d’Etat responsable dont il faut saluer.

 

Quelles sont les mesures envisagées aujourd’hui par les Forces vives pour pousser la junte à respecter son engagement par rapport au chronogramme sur la transition ?

 

Souvenez-vous que c’est le président qui a présenté le premier un chronogramme, non daté, qui s’étendait jusqu’au dernier trimestre de l’année 2009. Donc, nous n’avons fait que dater à l’intérieur du cadre des limites indiquées par le président. Il faut donc le créditer de bonne foi, puisqu’il l’a dit. Il a dit que si ça ne tient qu’à lui, on pourrait faire rapidement les élections. Mais ça, c’est une affirmation de principe qui doit tenir compte des réalités du terrain. S’il n’y a aucun obstacle qui intervienne, qui surgisse je veux dire entre temps, on tiendra le délai. Mais s’il y a un obstacle dont je ne peux déterminer la nature par anticipation, c'est-à-dire on s’aperçoit en cours de route qu’on ne peut pas faire des élections crédibles, propres et transparentes dans ce délais, rien n’empêche d’aller plus loin que le 31 décembre 2009. Il ne s’agit pas de faire coûte que coûte des élections mais de faire des bonnes élections et que ce soit le point de départ de l’encrage démocratique en Guinée. Donc, il ne faut pas saboter les élections. Je pense que ce n’est pas le 31 décembre qui est le plus important, c’est la nature et la crédibilité des élections qui imposent de se camper à l’intérieur d’un délai ou d’aller au-delà d’un délai.

 

La semaine dernière, un forum minier a été organisé au Palais du peuple où les réalités de ce secteur ont été passées au peigne fin. Quelle perception faites-vous de ce forum ?

 

Je félicite le président Dadis d’avoir organisé ce forum, pour qu’on dénonce les tares dans la gestion d’un des secteurs clés de notre économie, c'est-à-dire les mines. Sidya a eu la bonne idée de dire qu’après le forum sur les mines, qu’il faudrait aussi organiser le forum sur l’agriculture. Parce qu’aujourd’hui, la Guinée devrait pouvoir régler le tiers ou la moitié des problèmes financiers avec les revenus des mines si les mines étaient bien gérées. Au temps de feu président Sékou Touré, quand les prix des matières premières étaient très bas, on gagnait plus en valeur absolue que maintenant. Le montant réel qu’on récupérait au temps de Sékou Touré est plus élevé que les montants que nous avons maintenant, malgré l’augmentation de prix des matières premières. Rien que ça, accuse la gestion des mines aujourd’hui. Donc, le président a posé la question et au cours des débats on s’est aperçu qu’il a bien fait de poser la question. Il a posé le problème, il a déterminé les axes de réflexion et il a suggéré la stratégie qui devait être mieux structurée dans une commission de travail pour qu’on sorte aujourd’hui de ce désordre. Parce qu’il y a un vrai désordre au ministère des mines. Regardez par exemple, le directeur de BSGR a dit des choses qui m’ont statué. C’est une société qui était connue en Sierra Leone, et qui a eu beaucoup de problème dans ce pays. Et c’est une société d’or et de diamant qui n’a pas la même stature que Rio Tinto. Rio Tinto est un des géants des mines, notamment en matière de minerais de fer dans le monde. Elle ne peut pas être en concurrence avec BSGR qui a dit une chose là-bas qui n’a pas retenu l’attention des gens, mais le président Dadis Camara l’a notée. Il dit que dans trois ans, il va commencer à évacuer les minerais. Et le président Dadis lui a demandé par où allez-vous évacuer les minerais, par le port de Conakry ? Pour faire le chemin de fer de Simandou-Conakry, on ne peut pas le faire en trois ans. Il faut creuser des tunnels, faire de multiples ponts. Il faut au minimum sept ans. C’était vraiment pour nous jeter de la poudre aux yeux. C’est des histoires, il nous prend pour des naïfs. La commission va étudier correctement le dossier avec les techniciens du ministère des mines qui sont nos experts. Nous, nous sommes des hommes politiques, nous nous occupons de la stratégie et on va conseiller le gouvernement pour le court et le long terme pour baliser la voie de la gestion des mines. Et même le problème des emplois et de la transformation sur place, au moins une partie des minerais de bauxite, de fer qu’on extrait chez nous. Parce qu’il faut que la Guinée commence l’industrialisation. C’est tout ça qui entre en ligne de compte.

 

Le président Dadis a entamé une vaste opération de lutte contre les narcotrafiquants parmi lesquels on retrouve des hauts dignitaires du régime défunt, comme M’Bemba Bangoura qui dit être entraîné par un courant. Peut-on éradiquer ce phénomène ?

 

Je ne crois pas que quelqu’un se soit laissé entraîner. Les gens ont volontairement décidé de s’intégrer dans le trafic de drogue. Parce que le chef hiérarchique du gouverneur, ce n’est pas le chef d’Etat major de l’armée. Le chef hiérarchique du gouverneur, c’est le ministre de l’administration du territoire, au dessus duquel se trouve le président. S’il reçoit un ordre illégal, il a le droit de refuser sans encourir aucun risque de se référer à son ministre. Il ne l’a pas fait. Donc je regrette pour lui, parce que c’est un monsieur que j’aime beaucoup. Il a eu tort d’accepter de participer au déchargement de l’avion et de recevoir 10.000 euros. Parce que quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vous donne 10.000 euros, vous êtes un fonctionnaire de l’Etat, c’est quand même quelque chose d’inédit. Donc, je pense que c’est la gestion de Conté qui est la cause principale de tout ça. Le laisser-aller, le laisser-faire, le fait d’habituer aux gens à l’argent facile. Et puis, regardez même son fils qui est impliqué. Si le fils du chef de l’Etat est impliqué, cela veut dire que tous les gens qui avaient besoin de l’argent, qui étaient autour, empruntaient les raccourcis. Donc ici, je ne suis pas étonné, d’après ce que nous avons appris par l’implication du fils de Conté, que des hauts gradés de notre armée soient aussi impliqués. Or dans tout pays du monde, l’armée est un modèle d’intégrité, de dévouement à la patrie. La parole d’officiers est considérée comme une parole d’évangile ou de coran. Si vous voyez des colonels décharger des colis de narcotrafiquants, ça vous montre le degré de pourrissement de la société guinéenne. C'est-à-dire des institutions de l’Etat. C’est pourquoi, nous allons faire en sorte que le chronogramme balise la voie vers une transition maîtrisée dans le temps, mais aussi être assez flexible pour tenir compte des actions parallèles au processus électoral qui doivent aérer la maison Guinée.

 

Au regard de la situation actuelle du pays, quelle est d’après vous la meilleure façon de tourner la page ?

 

Je pense qu’il faut d’abord attendre que l’on finisse le processus, parce qu’il faut régler le problème guinéen. Ce n’est pas au cours d’une séance de travail au Palais du peuple qu’on pourra le faire. C’est un travail de longue haleine. Maintenant, les militaires sont en train de baliser la façon de faire. On ne prendrait plus le domaine de l’Etat indûment, on ne vendra plus la drogue avec la complicité des fonctionnaires, on va mettre des verrous contre les détournements. A partir de là, le gouvernement futur qui sortira des élections sera armée et sera sous surveillance pour ne pas encourager cela. C’est comme ça que je vois l’avenir. Il n’y a pas une panacée qui règle le problème une fois pour toute. On a mis des verrous, il faut donc veiller que quelqu’un ne vienne les démonter.

 

Propos recueillis par Samory Keita
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com 
 

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Vos commentaires
m_dian, jeudi 26 mars 2009
tu as raison DOMANI,jean marie DORE est l`amie de tout le monde c`est la lacheté retrouvée.
DOMANI, mercredi 25 mars 2009
1.DORE est curieux.IL est l`ami de tout le monde ou aime tout le monde.Il avait dit de Cellou,c`est un ami,Bobo,c`est son ami,Sidya,c`est son ami,Mbemba Bangoura il l`aime;allez comprendre Doré. 2.Aujourdhui ont s`attaque au desordre aux mines et ont n`oublie l`auteur ,du désordre,celui qui a initié les detournements des Royalties dues à l`Etat et qui étaient versées à l`ANAIM,le responsable de tout cet desordre s`appelle FASSINE FOFANA avec pour conseiller,IBRAHIMA SOUMAH qui,en fait jouait sa propre partition car il a eu la peau de Fassiné c`est lui qui l`a liquidé en Fait et aujourdhui Ibrahima Soumah se mue en donneur de leçons alors qu`il est le symbole de l`Echec de la politique miniere et environnementale de la Guinée.Doré a omis de dire cela et il le sait. 3Doré peut il nous parler de l`agression et de ses relations avec Sekou Ahmed Toure?
Sory, mardi 24 mars 2009
Outre les anciens premiers ministres,on devrait auditer tous ceux qui veulent briguer la magistrature suprème.On a pas besoin d`avoir été ministre pour avoir une moralité douteuse.Après tout,les présumés dealers Kallo et Tolno Pascal n`ont jamais exercé la moindre fonction ministérielle. Ne soyons pas selectifs sinon on risque de se retrouver avec un président sans scrupules.Jean Marie Doré aurait perdu une société par banqueroute.Elucider cela aiderait les électeurs.Il faudrait que tous ceux qui veulent nos suffrages soient passés au peigne fin dans esprit de chasse aux sorcières. Vive une Guinée démocratique et prospère!
Bangaly Traore, mardi 24 mars 2009
Le peuple de guinee demande le president dadis de mettre en etat d`arrestation l`ex premiere dame Henriette conte.
Liege(Belgique), lundi 23 mars 2009
Merci Mr DORE,pour moi les elections sont inportantes mais, il faut pas precipiter.Et nous savons dans un etat des droit,avant de prendre une responsabilité proposée, c`est surtout d`etre capable de l`assumer.Je suis etonné d`atterdre le docteur CARARA comme tous autres cadre de l`Etat dire qu`isl font par des ordres.Consernant les domains de l`Etat,nous sommes tous d`accord que c`est injuste;Il faut voir les fonctionnaires qui ont vendu ces domaines pour regler ce problème efficacement.Moi 15ans en BELGIQUE,et si je rentre demain pour un terrain, et que je tombe sur des fonctionnaires parails, ils vont me faire la meme chose.SVP traduisons ces criminels là aussi devant devant les plataux des télévisons guinéens avant de les remettre la justice au quelle j`ai beaucoup des confiances maintenant.Vive la guinée;vive le president du Cndd,vive le cptne Moussa tchéboro camara et ses compagnons de lutte contre les narcotrafiquants et banditismes .

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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