mercredi 2 juin 2010
Jean-Marie Doré ne garantit pas la présidentielle au 27 juin
Jean-Marie Doré

Le Premier ministre de la transition en Guinée, Jean-Marie Doré, a expliqué qu’il ne pouvait pas garantir que l’élection présidentielle pourrait se tenir à la date prévue, le 27 juin. En cause : des moyens insuffisants accordés à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

C’est une déclaration qui détonne, dans le concert de certitudes qui entoure les préparatifs de l’élection présidentielle prévue le 27 juin prochain. « On m'a confié une mission. Je marche vers cette date. À présent, je ne suis pas en mesure de vous dire si les préparatifs seront fin prêts pour le 27 juin. En tout cas, ce n'est pas la volonté du capitaine d'arrêter le bateau », a affirmé sur Africable le Premier ministre guinéen de la transition, Jean-Marie Doré, en faisant référence au président par intérim, Sékouba Konaté.

En clair, la Guinée fait face à de sérieux problèmes logistiques qui tendent à plomber l’organisation du scrutin. D’abord, sur les 30 milliards de FCFA (soit environ 46 millions d’euros) prévus pour la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), environ les deux tiers sont disponibles, soit environ 20 milliards (31 millions d’euros environ).

Respecter les institutions

« La Ceni ne dispose pas de tous les moyens pour suivre le déroulement du scrutin », explique Jean-Marie Doré. Une situation compliquée par le fait que « la Communauté internationale ne s'est engagée à aider la Guinée qu'après les élections », ajoute-t-il.

Le chef de l’exécutif, qui est également président de l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG) et n'est pas candidat à ces élections, ne verse donc pas dans la méthode Coué. Ni dans l’angélisme. Pour lui, l’élection ne résoudra pas tous les maux de la Guinée mais « marquera une étape très décisive dans la vie de la nation », précise-t-il.

« Le problème de l’armée nous tient vraiment à cœur. Quel que soit le président qui sera élu, une restructuration de ce corps sera une priorité », poursuit-il. « Nous devons apprendre à respecter les institutions, et les consignes sont données pour que le gouvernement n'intervienne d'aucune manière que ce soit dans le déroulement des élections, encore moins pendant la campagne », a-t-il conclu.


01/06/2010

Jean-Claude Abalo, envoyé spécial à Conakry


Source : Jeuneafrique.com


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Ansoumane Doré, vendredi 4 juin 2010
Ce qu`on attend d`un Premier Ministre,c`est de rassurer les Guinéens qu`il mettra tout en oeuvre pour que les échéances fixées soient respectées mais pas des hésitations qui laissent venir des justifications du genre:"vous voyez, je vous avais dit que je n`étais pas certain que les élections auraient lieu".
OXY, jeudi 3 juin 2010
Voulez-vous entende de lui que tout est fin pret pour ces elections alors que tel n`est pas vraiment le cas? Ah OUI!Tout est mis en place.
GilBlack, jeudi 3 juin 2010
Au pays des aveugles,les bornes sont des rois. Lapin DORE,vaux mieux vous taire car le temps presse. Une minute de trop equivaut a ennemi juré de la Guinee.
BALAWORA, jeudi 3 juin 2010
Dore s`il ne garantie pas ces elections alors il est la pour organiser ces elections il n`a qu`a quitte celui qui va garantir ces elections va poursuivre le travail et organiser bien les elections car c`est ca les accords de ouaga,il n`est pas la pour signer des contrats mais d`organiser les elections celon les accords de ouagadougou.
FOXO, jeudi 3 juin 2010
Lapin Doré, ton visage se brille maintenant. Donc il ne faut finir le peu d`argent que Conté et Dadis ont laissé. Merci

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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