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Je ne dédouane pas le capitaine Siba Théodore Kourouma.
Suite à mes publications de cette semaines, certains académiciens et autres spécialistes de la langue française m’ont interpellé et me demande de peser mes mots ; sûrement que je ne comprends pas le français, mais me référent à eux-mêmes pour leur définition du mot « génocide », je persiste pour dire que les tueries du 28/09/2009, constituent un acte de génocide.
D’autres par contre ont déduit que je dédouane le capitaine Théo ; loin de moi toute idée de défendre qui que se sois. Je voulais simplement dire que je ne crois pas qu’il ait pus commettre ce genre d’acte. Je le connais et je serai très surpris, si j’ai la preuve de sa culpabilité.
Pour l’heure, je ne crois pas !
Loin de moi toute idée de tribalisme ou d’ethnocentrisme, il faut reconnaitre que la majeure partie des victimes du 28/09/2009 sont des peulhs.
L’explication est très simple :
En Afrique, les premiers militants des partis politiques sont les fils et filles de la région et/ou les gens de l’ethnie de leurs leaders ; nul ne peut nier cela. Donc il y a bel et bien eu génocide à bas échelle.
Je ne suis pas peulh, je ne suis pas aussi militant d’un partis politique ; je ne fais que dire ce qui se passe et quelques fois, donner mon point de vue.
Je suis Konianké, fils de la forêt, plus précisément de Beyla ; donc je suis de la même région que Dadis Camara, que Tiégboro et Théodore. Malgré cet état de fait, il est de mon devoir de respecter la mémoire des illustres victimes de ce génocide. Ils sont morts pour une cause noble : la défense de la démocratie !
Nous sommes tous en deuil en ce moment ; je souhaite que les académiciens gardent leurs cours pour eux-mêmes et que chaque guinéen utilise son langage soutenu ou non pour proposer sa solution afin de guérir notre mère malade.
Boubacar DONZO
www.guineeactu.com
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