samedi 30 août 2008
Je dis aussi vive la femme guinéenne ! Vive la femme du 27 août 1977 !
Mamadou Oury Diallo

Tout d’abord, je tiens à féliciter « la femme guinéenne » pour son rôle d’avant-garde d’une certaine limite à ne pas franchir dans la conduite des affaires publiques en Guinée, car elle seule, dans l’histoire de l’évolution de la démocratie guinéenne, a su, à chaque fois que ce fut nécessaire, ramener  “les autorités publiques” à la raison, que ça soit en 1977 ou en 2007.

Egalement, tout en souhaitant bonne fête à « la femme guinéenne », je tiens à la féliciter pour les résultats obtenus dans son combat pour l’équité. Je pense qu’il serait un peu injuste de citer aujourd’hui certains noms sans citer toutes celles qui déposent chaque matin la dépense familiale sur la table, celles qui occupent des postes, si petits soient-ils, de responsabilité ou d’autorité en Guinée. Encore, à vous, bonne fête mesdames et mesdemoiselles !

Pour tout fils digne de la Guinée, la date du 27 août ne peut plus être une date comme les autres, mais le plus encourageant est cette image d’unité et de cohésion que « la femme guinéenne » a véhiculée en ce 27 août 2008. C’est ainsi que le fils, de « la femme guinéenne », que je suis saisit cette merveilleuse occasion pour te lancer un message :

Je ne peux me permettre de relater la situation sociale et économique de la Guinée, cela gâcherait la fête, car ce serait te rappeler le rude quotidien de tes filles et fils ; cependant, « femmes guinéennes », le changement pour la majorité des Guinéennes et des Guinéens dépendra de votre cohésion, et ce changement ne commencera que lorsque vous serez prêtes.

  • L’armée guinéenne ne peut plus continuer à se mêler de la vie politique guinéenne : nous ne sommes plus à l’époque du CMRN, la démocratie guinéenne à longtemps pataugée des grandes erreurs de prises de décisions tout au long de la première et de la deuxième république ; à présent, il n’y a plus une minute à perdre : à chacun selon sa vocation, et à chaque profession ses professionnels.

  • La corruption, le trafic de drogue et l’insécurité peuvent et doivent cesser sur nos terres : l’heure de renaissance de la justice guinéenne doit sonner. A chacun selon ses propres efforts. Nous ne pouvons plus concevoir que la grande, la très grande majorité, de la population continue à vivoter dans la grande misère alors qu’une minorité assoie sa richesse sur la corruption, le trafic de drogue, l’exploitation et l’intimidation. L’heure d’une répartition équitable de la richesse doit sonner.

  • Le droit à l’éducation doit être proclamé : si pour certains la lutte pour l’équité est une question d’étiquette, pour d’autres, c’est un principe et une conviction. Il est absolument inconcevable de prétendre vouloir le changement, celui de nos habitudes et de nos mentalités, si nous ne mettons pas les moyens pour l’éducation de nos enfants, plus particulièrement celui des jeunes filles en milieu rural. La lutte pour la scolarisation et la sponsorisation de la jeune fille en milieu rural doit absolument se poursuivre.

« Femme guinéenne », oh qu’il aurait été cynique, en ce 27 août 2008, de faire comme si ce jour était comme les autres ! Je partage cette fête avec toi, je me joins à ta cause car elle est noble, je t’appelle à la cohésion, à l’union, et je te tends la main pour qu’ensemble nous puissions rendre la Guinée à ses filles et fils.

« Si la non violence est la loi de l’avenir, alors l’avenir appartient aux femmes »

« No women no cry » Bob Marley

« Vive la voix de la jeunesse Guinéenne, vive le 27 août,
pour que vive une Guinée équitable »

Mamadou Oury Diallo, Rabat
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
th>hamidou Barry U.S.A, dimanche 31 août 2008
« Si la non violence est la loi de l’avenir, alors l’avenir appartient aux femmes » Mahatma Gandhi.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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