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Pourquoi nous avons eu Lansana Conté comme président? Cela a été la première faute lourde, il a fait soldat, il aurait dû le rester et ne jamais toucher à la politique. Ce n’est pas lui qui dirige la Guinée. Et ceux et celles de son entourage (conseillers, familles, ami(e)s); qui l’ont pris en otage et par conséquent le peuple de Guinée et la Guinée avec, sont des masochistes! Qui sont pour la plupart des gens bien instruits et bien éclairer sur les questions de la politique à travers le monde; qui comprennent très bien les règles du jeu, mais qui font tout pour priver leurs compatriotes des bienfaits de la démocratie et de la liberté. L’on ne pourrait cependant pas les en blâmer; car en Guinée, c’est le culte de l’apparence, de la fanfaronnade, « m’as-tu vu? » qui prévaut presque dans tous les domaines. Religieux, politique, social etc., il suffit de donner une petite parcelle de pouvoir à un individu pour qu’il deviennent tout de suite dieu le père! Je vous invite à relire le fameux discours du président, et à compter le nombre de fois où il prononce le mot Dieu; et ensuite « c’est Dieu qui récompense! Mais celui qui m’embête…je le fous le camp! » Serions-nous loin de Dieu « en personne? » Il dit aussi n’avoir nommé aucun ministre, et de ne pas connaître personnellement certains parmi eux! Moi je me demande si tous les guinéens et guinéennes ont besoin de connaître « personnellement » leur président? Cela ne serait-il pas déjà un indice qui nous éclaire sur sa conception de son rôle? C’est un peu tard maintenant en janvier 2008! S’il avait su dès le départ que son rôle était de prendre des décisions, de déléguer des pouvoirs, dans le but unique d’obtenir des résultats positifs et considérés comme satisfaisants par tous les Guinéens et Guinéennes, ou le cas échéant, de quitter son poste et céder la place?! Un vœu pieux… De Dieu, Dieu…nous arrivons au mot mécréant(e)s au sens péjoratif, l’autre mot à la mode; qui s’oppose au mot croyant(e)s autoproclamé(e)s, au sens probité?. Ces temps-ci ce mot est utilisé dans toutes les sauce et par n’importe qui! Seulement, l’histoire nous démontre que les fanatiques ne sont pas démocrates. Et que ce ne sont pas « ceux et celles qui disent Dieu, Dieu qui iront aux royaumes de cieux…! » Je continue de croire, que si les Guinéens veulent obtenir la vraie paix, la vraie liberté, la vraie stabilité politique, économique et sociale, la solution est dans leurs mains! JE VOUS AIME. Bilguissa BARRY Montréal, CANADA
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