dimanche 21 décembre 2008
Interview du Colonel Facinet Touré, SG de la Chancellerie (Suite & fin) : « Conté, Diarra et moi… »
Facinet Touré

Effectivement à la suite de ce complot raté, il y a eu comme vous l’avez dit des incidents malheureux qui se sont transformés en chasse aux sorcières contre certaines personnes appartenant à la même communauté linguistique que le colonel Diarra Traoré. Comment cette situation qu’on disait sous contrôle a-t-elle pu finalement dégénérer en violence ethnique ?

Ah bon ! C'est-à-dire …  Evidemment le pouvoir c’est comme une espèce de forêt sacrée. Tant qu’on n’est pas là-dedans, on ne peut  pas se faire une idée exacte de ce qui se passe. Même si on vous le conte. Et celui qui va vous le conter ne touchera qu’une infime partie mais pas le tout. C’était en janvier d’abord, on avait enregistré une tentative. Je vous le précise, soit dit en passant, que je n’appartenais ni à la commission d’enquête et je n’étais non plus l’interrogateur. D’ailleurs, l’homme qui était le moins présent en Guinée c’était moi. Parce que partout on parlait de réunions de chefs d’Etat, de ministres des Affaires étrangères, c’est moi qui y allais. J’étais tout le temps dans une salle de conférence, une chambre d’hôtel ou entre deux avions. Par finir, j’en avais eu marre moi-même. Donc j’étais moins au courant de ce qui se passait dans mon pays qu’ailleurs. Comme je le disais tantôt en janvier, il y eu une première tentative.

D’après le rapport de la commission d’enquête qui avait suivi, toutes les personnes mises en cause dans ce complot étaient toutes des Malinkés. Mais le Président Conté, je me rappelle a dit : ‘’après tout ce que nous avons subi, aujourd’hui nous avons le pouvoir, est ce que nous allons maintenant nous faire du mal. Que ceux qui ont des mauvaises idées s’en débarrassent. Nous devons tourner cette page, a-t-il lancé. Il a ensuite ordonné le retour au sein de l’armée de tous ceux qui ont été arrêtés. Les archives sont là pour l’attester, le Président Conté a dit cela. Après il y a eu ce qu’il y’a eu encore. C'est-à-dire quand on réveille quelqu’un, on vous dit : ‘’vous êtes Premier ministre dans un gouvernement’’. Vous n’avez pris aucun risque, vous n’avez rien fait ; Ah !!! La tentation est grande pour dire, si je tente un peu je serais  Président. Oui. C’est ce qui s’est passé le 3 Avril, nous avons fait notre coup. Nous avons pris des risques. Nous n’avons pas associé le colonel Diarra., Jusqu’au moment où moi je lisais mon premier communiqué à la radio, Diarra dormait au village CBG. Voilà la vérité. Mais nous nous sommes dit, dans un gouvernement où il y a une place de président, il y a une autre place de Premier ministre, ce jour là on avait dans l’armée à Conakry deux colonels. Celui qui a conçu et réalisé le coup avec nous, prenait automatiquement la présidence et l’autre la Primature, c’est tout. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé au poste de Premier ministre. Mais les prétentions ont été outre malheureusement. De toute façon, je crois que l’exercice du pouvoir n’a jamais rassemblé. C’est un peu comme le partage du butin entre des truands. Ils sont d’accord jusqu’à ce qu’ils soient en face du partage. Moi je regrette très sincèrement. Peut- être si on a rendu service à la Guinée, ce pourrait être mon réconfort. Mais je regrette sincèrement le fait que Dieu nous a donné la possibilité d’exercer le pouvoir. Parce que, nous étions très amis, solidaires. Nous étions comme des frères. Tu touches à un, tu as touché à l’autre. Et depuis qu’on a exercé le pouvoir, nous - là, on se regarde en chien de faïence. Tout ce qui nous a liés des années durant s’est effrité au gré de l’exercice du pouvoir. Je crois que je le regretterais toujours. Partout où je vois deux amis qui cherchent à conquérir le pouvoir, je le leur déconseillerais. Sauf si je ne réussi pas. Vous pouvez croire qu’il ne vous séparera pas. Mais en réalité c’est faux. Une fois dans les rênes du pouvoir, chacun voit les choses à sa manière, réagit à sa façon, perçoit les choses différemment, dans  l’action chacun à ses visées. Finalement, vous devenez des étrangers comme si  vous ne vous êtes jamais connus. Aujourd’hui, nous ne sommes plus comme nous étions. Malheureusement ce capital d’amitié, de solidarité, de fraternité, on l’a perdu pour quelque chose de temporel, de passager, éphémère. On a foutu en l’air sur l’autel de l’exercice du pouvoir ce qui nous a unis, uni nos familles et qui aurait dû continuer à unir notre postérité.

Vous regrettez d’avoir exercé le pouvoir. Quelque part vous avez cherché à un moment le  pouvoir. Vous avez été candidat aux présidentielles de ‘’93’’ non ?

Oui bien sûr ! Vous et moi nous nous mettons ensemble avec conviction pour des causes nobles pour notre pays. Si en chemin, vous me donnez un coup de pied, ne soyez pas étonné que je vienne dire j’ai ma part, ma contribution moi aussi à apporter à l’édification de mon pays ; si vous, vous ne voulez pas que je mette à vos côtés mes compétences, mes possibilités, pour aider mon pays. Eh bien ma foi, je vais tenter  ailleurs. Voilà ce qui s’est passé. Vous savez ce qui fait la valeur de la démocratie, c’est la contradiction, la différence des idées. C’est aussi de cette  contradiction que jaillit la lumière. Il faut le reconnaître que nous n’avons pas fait sien cette règle dans nos cultures. Chez nous ce qui prévaut encore est celle : ou bien tu es de mon côté, ou tu es simplement mon ennemi. C’est tout ce que nous connaissons. En démocratie, c’est la pluralité d’idées, d’opinion. Sans passion, je cherche à te convaincre par des arguments,  à me rallier et inversement. Mais en aucun cas cela doit nous amener à la violence. Il y a des familles qui sont divisées depuis très longtemps à cause de la politique. Donc avec l’instauration du multipartisme intégral, j’ai voulu, dans ma modeste compétence, apporter un plus à mon pays, on a vu partout où je suis passé ce que j’ai pu faire. J’estime que si je vis encore et garde une bonne santé je peux. C’est pourquoi quand les rebelles sont arrivés à Pamelap, moi j’étais à Paris où j’étais sous traitement pour mes yeux ; J’en avais pour trois semaines, mais je n’y ai fait que cinq (5) jours. Dès que j’en ai été informé. Pourtant  je ne suis pas militaire d’active. Illico, je suis revenu. J’ai repris ma tenue et mon arme, je suis allé au front. Je suis un soldat qui a la chance malgré l’âge de jouir de toutes mes aptitudes, je viens me coucher. Qu’on tire mes parents jusqu’à venir me tuer, non ! Si je dois mourir que j’aille mourir sur le front. C’est aussi simple que ça. En politique, je pouvais apporter quelque chose. En soldat c’est prouvé que là aussi, rien ne m’y obligeait. Personne ne pouvait me donner l’ordre là. Mais par conviction, je suis parti. Tout le monde a vu comment les combats ont été traités ici à Pamelap contrairement à Guékédou et autres.

Vous nous avez décrit plus haut comment le coup Diarra a été déjoué. Cependant en se référant à d’autres versions, on dit que cette tentative de pustch a été avortée,  scellée bien avant même le départ du chef de l’Etat, le président Conté pour ce sommet de Lomé. Et que tout ce qui a été dit n’est que montage. Qu’en dites-vous ?

Bon, vraiment… Je vous ai dit cela à mots voilés. Je vous ai dit que le pouvoir c’est la forêt sacrée. Il y a beaucoup de choses qu’il est difficile de comprendre. Mais moi aussi…Votre version là je l’ai lue sur le net. Est-ce que c’est comme ça ? Je n’en sais rien. Mais je l’ai quand même lu sur le net. Il y a beaucoup de choses qui m’amènent à ne pas y croire. Toutefois les camarades que nous avions laissé sur place  confirment le complot Diarra était un véritable complot ; Il avait des amis aussi malinkés comme lui qui sont allés dans la fièvre de ces préparatifs jusqu’à lui dire d’y renoncer. Ceux-ci nous en ont parlé également. Alors où est la vérité,  Dieu seul sait maintenant ?

Parlons toujours de l’armée. Dans quelque jours notre armée sera cinquantenaire (entretien réalisé à la veille du 1er novembre). Brièvement, est-ce que vous pouvez nous parler des hauts faits de cette institution. Bien avant, puisque nous sommes dans la chancellerie nationale dont vous êtes le secrétaire général, parlons des décorations qui ont eu lieu le 2 octobre dernier. Comment avez-vous procédé au choix des récipiendaires ?

 Pourquoi cette année, pas les autres années antérieures ?

Parce que dans l’opinion nationale beaucoup continuent de s’interroger sur ce que certaines personnalités décorées ont pu bien faire pour mériter des médailles d’honneur ?

Vous devez savoir que tout acte, toute entreprise humaine, suscite des critiques qu’elles soient subjectives ou objectives. Pour décorer, on prend ceux  qu’on croit bons. Alors qu’ils ne sont pas forcément bons ou meilleurs. Mais c’est toujours ainsi. En décorant on cherche à sanctionner des qualités, des vertus. Comme l’a dit quelqu’un : ‘’la vertu c’est le juste milieu entre deux extrémités fâcheuses. L’une par excès, l’autre par défaut. Donc comment trouver ce ‘’modus vivendi’’ en tant qu’être humain aux facultés limitées ; comment peut-on décorer et que tout le monde soit d’accord, c’est réellement le méritant qu’on a décoré. Il y a des critères à la portée de tout un chacun. Il y a aussi des critères à la discrétion du décorateur. S’il se trouve que tout le monde n’est pas instruit de ces critères discrétionnaires, naturellement, ils réagissent tout de suite en disant ils (les récipiendaires) n’ont pas mérité. Mais moi je me dis toujours que tout le monde mérite une décoration. Parce que tous les jours que fait Dieu, du levé du soleil jusqu’au soir, au moment où on y revient, infailliblement on fait quelque chose d’utile pour le pays. Ç’est évident pour tous les âges et pour tous les sexes. Donc par conséquent, on mérite d’être décoré pour vous encourager, vous stimuler à faire davantage, à faire mieux. Que l’on pose des actes et qu’ils soient critiqués, je dirais tant mieux, pour l’avenir de la démocratie dans notre pays. Souhaitons que ce comportement aille de l’avant. Cela constitue une sorte d’alerte pour les gouvernants, pour leur dire que le peuple a les yeux attentivement braqués sur tout ce qu’ils vont désormais poser. Ces critiques et observations représentent de meilleurs garde- fous pour contenir les abus et autres divagations des autorités. Pour ce qui est de l’armée, je parlerai du cas de mon ami le président Lansana Conté et moi. Nous étions deux sergents dans les rangs de l ‘armée française en Algérie. C’est là que nous avons donc voté. Nous avons rejoint le bercail par la suite. Moi je suis rentré en Guinée le 18 octobre 1958 à bord d’un bateau « le Général Mangin. » On nous a accueillis ici avec la fanfare et conduits au Camp Mangin, actuel Camp Samory Touré. Le général Conté est venu si mes souvenirs sont exacts en décembre 1959. Nous étions au célibatérium  du camp Samory actuel.  Il y avait 7 chambres. La première chambre était occupée par le sergent Facinet Touré, la deuxième sergent Lansana Conté ; la troisième sergent Fassa Diallo, la quatrième sergent Mamadou Mansaré, la cinquième sergent Sory Kéïta, la sixième Billy Nankouma Kéïta, la septième chambre sergent Bobo Barry, qui a été pilote commandant de bord. Il est d’ailleurs décédé. Voilà les 7 sergents célibataires endurcis qui logeaient au célibatérium  du camp Samory. Nous y avons commencé à travailler. Les sergents Lansana Conté, Mamadou Mansaré, Fassa Diallo, sont employés comme secrétaires à l’état major. Le sergent Facinet Touré a créé le Bataillon  du Quartier Général avec le capitaine Abou Soumah. Nous avons recruté tous les enfants là.  Feu Kerfalla Camara et d’autres, tous sur les bancs de l’école nous les avons envoyé en formation en Union soviétique. On n’a pas de grand frère au sein de l’Armée. Non ! Tous ce sont nos enfants et voilà. Il faut reconnaître que l’Armée guinéenne a connu sa période de vache maigre de vache grasse.

D’abord lorsqu’on avait Kéïta Fodéba comme ministre de la Défense, il a eu à prononcer publiquement dans un discours qu’il fera de l’armée guinéenne la parure de la République. Faut-il le reconnaître, il s’y est employé. Parce que c’était un artiste. De ce fait, il a tenu à modeler l’armée, à l’habiller, à l’équiper proprement et très bien. Il est vrai qu’elle s’est bien portée jusqu’à ce qu’on décide de la politiser, d’introduire la politique dans l’armée, de créer des comités qu’on disait CUM (Comité d’unité militaire) que les subordonnés ne se mettent pas au garde- à vous, pour saluer son supérieur, ce soldat que tu as recruté et formé tous les vendredis, il faut que tu viennes t’asseoir devant lui, il te raconte des bêtises. Il ne comprend même pas ‘’viens lâcher’’. Mais parc que …. Il y avait la loi du nombre. Et ces cadres du CUM disent ces officiers nous commandent dans les rangs et dans les bureaux. Mais au comité, puisque nous sommes plus nombreux, nous aussi on va voter pour les plus petits. Voilà ce qui a commencé à dénaturer toute l’armée, à tout foutre en l’air. Et petit à petit…Mais il faut avouer que jusqu’en 1984 quand même, il y avait quelque chose, on pouvait être fiers. L’armée était une armée très professionnelle, bien formée, bien disciplinée. Je crois que quelque part il y a eu relâchement. Le contact aussi avec l’extérieur, les combats contre les rebelles qui n’ont pas de lois de règles nous ont contaminés, contaminé nos hommes qui, pour la plupart se sont comportés comme ces rebelles. Ils font fi de toutes les règles et lois. Aujourd’hui en tant qu’un des fondateurs de cette armée, j’ai le cœur meurtri quand j’observe certaines choses. La signification de l’armée est autre que ce qu’on lui donne aujourd’hui. Nous, on nous disait que le salaire que le soldat perçoit est le prix de sa vie. Quand un danger est là au moment que le civil se camouffle sous son lit, le soldat est appelé à en découdre frontalement. Et ce civil, le salaire qu’il perçoit, sert à entretenir sa vie. Donc quand un soldat a une autre conscience de son rôle, de sa mission au sein de la société, il y a des comportements qu’on n’a point besoin de lui  dicter. Le soldat, le militaire don c, doit être le modèle, l’exemple de courage, de vertu, d’obéissance, de discipline au sein de sa société, contrairement à ce que l’on croit le vrai. Et le bon militaire n’aime pas la guerre, parce que simplement il en connaît les conséquences. Notre armée a alors eu des hauts faits de guerre. Elle a contribué à la libération de beaucoup de pays africains. Elle est intervenue dans de nombreux conflits pour sauver ce qui devait l’être ; si elle ne fait pas attention, ne se ressaisit pas aujourd’hui, elle va sortir de l’histoire par la petite porte. Il y en a parmi les soldats qui sont en train de se laisser entraîner dans les égarements. Notre peuple doit être fier de nous. Donc ressaisissons-nous. Les jeunes doivent se ressaisir. Il ne faut pas qu’ils s’inspirent de ce qui se passe actuellement de par le monde en mauvais. Ils doivent s’inspirer de l’exemple de leurs devanciers qui les ont formés, encadrés dans cette armée et qui les ont conduits à des combats loyaux et soutenables. Toutes les armées de la sous région nous font confiance. Elles sont autant que toutes respectueuses de notre armée (l’armée guinéenne) cette confiance ne mérite d’être troquée contre quoi que ce soit.

Réalisée par Camara Moro et Samory Keïta
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
cocody, mercredi 24 décembre 2008
monsieur toure facinet vous pouvez nous laisser avec votre probleme de 3 avril .vous avez apporter a la guinee sauf du misere ,de corruption ,la pauvrete...dans ce cas vous pouvez mettre le 3 avril dans votre armoire on a besoin d`etre devans .assassin sans coeur tu dois etre juger .d`avoir bruler ton propre sang
Traore Ibrahima, mercredi 24 décembre 2008
Moi principalement;j`etais contre l`ancien regime,grace a leur faute nos papa ont ete tue apres 36 ans de service pour l`armee guineen,il faut qu`il pense un peu au ancien militaire,moi je suis ne au camp Alpha yaya diallo et des formations et j`ai refuger etre miitaire n`est pas fini comme mon pere qui le directeur du train militaire et garage capitaine kabinet traore qui est mort sens honneur militaire sa sa decourage totalement les fils du pays,je pris au bon dieu de juger sur cette terre,Merci et bonne chance toutes les guineennes
Traore Ibrahima, mercredi 24 décembre 2008
Moi principalement;j`etais contre l`ancien regime,grace a leur faute nos papa ont ete tue apres 36 ans de service pour l`armee guineen,il faut qu`il pense un peu au ancien militaire,moi je suis ne au camp Alpha yaya diallo et des formations et j`ai refuger etre miitaire n`est pas fini comme mon pere qui le directeur du train militaire et garage capitaine kabinet traore qui est mort sens honneur militaire sa sa decourage totalement les fils du pays,je pris au bon dieu de juger sur cette terre,Merci et bonne chance toutes les guineennes
Bangaly Traore, mardi 23 décembre 2008
colonel Facinet toure,il faut bien vous preparer pour la justice,car le regime n`est plus,je suis conscient de votre participation a l`execution de vous freres militaires le 4 juillet 85 sans aucune justice,colonel facinet voila la fin de votre regime sans aucun resultats pour notre pays.nous les victimes nous que la justice et la verite.A bas conte et sont regime
faniha, mardi 23 décembre 2008
" Celui qui ne sait pas se fâcher est un sot, mais celui qui ne veut pas se fâcher est un sage. "et celui qui se fache a deux peines: celle de se facher et celle de se remettre(( voici l`etat du peuple Guineen )), les politiciens, les armes et la population ((tout vient a temps pour cleui qui sait attendrer le temps et le temps revele tout: c`est un bavore qui parle sans etre demande). Toure facinet qui parle aujourd`hui, c`est les personnes a decouper devant la nation Guineenne , c`est eux qui sont a la base de tout le retard du pays aujourd`hui. mais ecoutons seulement dans une semaines les realites viviennent de gauche a droite. Nous vous ecoutez? les personnes qui ont aide a la destruction de la nation guinee. Merci Laye fabouya Camara depuis Dabola Centre
MAMADY CISSE, mardi 23 décembre 2008
ADIEU CONTE. CHACUN REPONDRA DEMAIN DEVANT DIEU SUR SA GESTION DE CE QUE DIEU T`A CONFIE. ADIEU LE PUP ET ADIEU LES DIGNITAIRES DE SEKOU TOURE ET DE CONTE.
A sidibe, lundi 22 décembre 2008
Mon colonel « fascinant » Vous dites bien la vérité lorsque vous affirmer sans ambages, que « le pouvoir est une forêt sacrée où l’on ne peut pas tout dire » surtout lorsqu’on y a vécu comme dans votre cas. Le coup Diarra, n’est pas un complot en soi contre le peuple de Guinée, mais un complot comme dans l’ancien temps, où des agents à la solde des dirigeants étaient utilisés pour convaincre d’autres à commettre des forfaitures qui pouvaient leur être fatales. C’est ce qui s’est passé dans le cas de Diarra Traoré. Il est vrai qu’il y a eu tentative de coup d’état, mais ce que Diarra lui même ignorait c’est que tous les détails étaient rapportés à Conté et à son équipe à la minute même des rencontres. Comme dans les films, le scénario a été écrit par vous même et Conté, Diarra n’était qu’un acteur, qui ne connaissait que sa partition. En réalité, lorsque vous avez convaincu Conté de se débarrasser de Diarra, le premier scénario a consisté de le démettre de ses fonctions de premier ministre et de l’interdire de faire les cortèges comme Conté. Vous vous attendiez, connaissant le tempérament de l’homme, à sa démission, ce qu’il n’a pas fait ; il s’est contenté de son poste de ministre de l’éducation. Cette attitude de Diarra à se plaire à ce poste sans faire aucune réclamation ou de protestation vous a tous intrigué. Il fallait vraiment trouvé le moyen de vous en débarrasser d’où la notion de coup d’état. Il suffisait de le convaincre de renverser le pouvoir. Certaines personnes comme le célèbre policier le gros « SOCRATES », en sait quelque chose. Lui et d’autres personnes ont été arrêtées seulement pour faire diversion et pour les empêcher de réclamer la rançon du traître. Dites Colonel, pourquoi vous n’avez pas jugé Diarra ? Pourquoi Conté s’est séparé de vous ? La vérité triomphera un jour.
RAMA, lundi 22 décembre 2008
mon colonel je salus votre courage pour s`etre exprimer sur certains faits de notre histoire. en revanche il n`est de têtu que celui qui veux falsifier des faits historiques. si votre intervention est un ramassi de vos faits ou actes, elle est instructive et stimulant à la fois. instructive parceque nous savons que vous faites partie de l`épuration echnique à la suite de la prise du pouvoir, de l`éffacement des monuments comme le camp boiro car vous même qui pilotiez la commission d`enquête. il est regrettable à ce niveau que vous vous lamentiez aujourdh`ui du fait que la cabine technique a été detruite, cest vous l`avez détruit pour ne pas que l`on sache la vérité sinon que celle venant de vous les acteurs. si c`est les personnes comme vous qui devez temoigner à ce que vous appellez comité vérité et réconcialtion, on n`est loin de savoir toute la vértité sur ce pan de notre histoire car vous maturbez les faits pourtant historiques. stimulant vous poussez tout simplement les autres acteurs à nous livrer leurs vérités, actes, faits etc. et tout cela le peuple de guinée va séparer le bon grain de l`ivraie. merci mon Colonel nous avons que Keita Fodéba en dépit de tout a laisser son emprunt positif à l`armée guinéenne et vous? indubitablement négatif car vous avez assassinez tout ce que cette armée a de patriotes. c`est pourquoi les fêlés comme Pivi vous ont humiliez vous les hauts gradés. pendant une semaine les hauts gradés de l`armée guinéenne avaient pris la poudre d`escampette. Vous avez pris le pouvoir en 84 bien, qu`est ce vous avez fait après de ce pouvoir? le cas Pivi est un élément de réponse.HONTE A VOUS! Q`ALLAH SAUVE CE PAYS.
Bangaly Traore, lundi 22 décembre 2008
LE colonel facinet toure,il faut dire la verite au peuple,je vous connais tres bien,chez le colonel diarra traore,il ne faut pas oblier,l`histiore c`est la verite des dates.Grace a vous 350 militaires ont ete execute sans aucune justice.IL n`y a pas de haine mais la verite et la justice.
Souleymane Diallo, lundi 22 décembre 2008
Puisse Dieu faire en sorte que justice soit faite pour les victimes des régimes qui nous ont gouverné, et toutes les victimes. La vrai solution aux problèmes de la Guinée ne viendra que le jour où nous serons suffisamment honnêtes pour reconnaître que rien ne peut justifier ce qui est arrivé à ces dizaines de milliers d`innocents et lorsque nous auront arrêté d`avoir un jugement selectif qui consite à ne considérer comme victimes que ceux de notre ethnie. Cordialement.
Bangaly Traore, lundi 22 décembre 2008
LE colonel Facinet tuore,il faut dire la verite au peuple.le colonel diarra traore n`etais pas a la villa CBG le 3 april 84.J`etais avec le colonel diarra,le commandant sidiki conde et le capitaine lansan keita le 1 april 84 au camp alpha yaya diallo.le 2 april le capitaine kabine kaba est venu devant moi a la masion,il est rester avec le colonel diarra pendent des heures.colonel facinet toure,il faut dire la verite au peuple,le colonel diarra traore,le capitaine lansan keita,le capitaine balde sont les membres actif du coup d`Etat de 3april 84.Colonel Facinet TOURE,un jour il aura,la verite et la justice dans notre pays.
tutankhamon, lundi 22 décembre 2008
mon cher colonel, si l`armée guinéenne d`avant 1984 etait la mieux diciplinée ou eduquée comme vous le dites,alors pourqoui aviez vous choisi de faire un coup d`etat? au lieu de restituer le pouvoir au civil comme l`a fait ATT au Mali.l`armée guinéenne a toujours etait une bavure.
Issiaga DANSOKO, lundi 22 décembre 2008
Bravo mon colonel! Je suis presque sûr que vous n`oserez pas publier votre "mémoire". Cette interview qui ne compte en tout qu`une dizaine de pages est tellement bourrée d`incohérences et de contradictions qu`il vous est pratiquement impossible de nous sortir un mémoire de 500 pages comme vous le dites, sans vous exposer à la risée de vos lecteurs. Vous avez pu décrire toutes les étapes du "complot" Diarra au début de l`interview en le confirmant sans détours. Mais à la fin, vous voici entrain de vous demander "ou est la vérité?. Dieu seul sait maintenant". La vérité, vous l`auriez pu trouvée si vous l`aviez cherchée. Y avait-il seulement une vérité à chercher? Vous avez voulu vous débarrasser d`un ami encombrant et avec lui, tout ceux qui parlent la même langue que lui! Quant à ce que vous même appelez "chasse aux soricières", c`est-à-dire, les Malinké, vous voulez vous décharger sur les autres. Vous étiez là à toutes les étapes décisives, mais quant au plan d`extermination des Malinké, jusqu`à aller en chercher la sémence au Mali, si besoin, comme l`a annoncé l`un des vos colllègues ministres, vous déclarez que vous n`en savez rien. Vous étiez toujours à l`extérieur, entre chambres d`hôtel, deux vols... patati et patata! Je souhaite vous retrouver un jour, pas devant votre "Comité paix et réconciliation" mais face à un procureur et des juges compétents, indépendants et impartiaux au sein d`un tribunal qui vous accordera tous les droits et garanties judiciaires que vous avez refusés à vos anciens "amis". Ce jour là, je le souhaite de tout mon voeu, les Guinéens entendront un autre Facinet. Merci tout de même d`avoir accepté de nous dire ceci.
MAMADY CISSE, lundi 22 décembre 2008
LA GUINEE N`A PAS ENCORE RECRUTE CE MILITAIRE PATRIOTIQUE, C`EST POURQUOI NOUS CONTINUONS A VIVRE COMME DANS L`ANTIQUITE OU MEME LES CHEFS TRADITIONNELS ACTUEL. LE DOYEN INSTALLE NE QUITTE QUE PAR LA MORT. CE QU`ILS CONNAISSENT EST DE TUER POUR REGNER, DETOURNER LES RICHESSES DU PAYS POUR CONSTRUIRE L`AVENIR DE LEURS ENFANTS. MAIS LE PLUS GRAND ARCHITECTE VOIT ET CONNAIT TOUT, IL TROUVERA LE MOYEN DE VENGENCE DE CELUI QUI N`A RIEN ACTUELLEMENT. CONTINUEZ VOUS ET VOS REGIMES. DIEU EST LA.
sangare ousmane new york, dimanche 21 décembre 2008
Ma deuxieme reaction a cet de FACINET concerne des gens comme AMADOU DAMARO CAMARA qui savent quelques chose dans l`affaire de 4 juillet 1985 mais refuse de parler.LE SILENCE DEVANT LE CRIME A SA PART DE RESPONSABILITE FACE AU CRIME COMMIS.Facinet nous raconte du n`importe quoi aujourd`hui puisque les autres temoins ont faits comme s`ils n`ont pas de bouche pour parler.Moi j`ai a discuter personnellement avec DIYA SORY qui a ete arretee et attacher en meme temps que DIARRA qui ma raconter une autre version de l`arrestation de DIARRA,mais malheureument il n`est plus en vie.J`insiste Mr AMADOU DAMARO vous devez nous donnez votre version de l`affaire du 4 juillet par ce que c`est votre voix qui a fait passer le deuxieme communiquer qui demandait ala paisible population de conakry de rester sur place sinon vous n`allez pas hesiter de repliquer jusqu`a la derniere energie toute manifestation(fin de citation).Vous allez que tous les temoins soient enterrer pour nous parler,dites nous votre version du 4 juillet 1985 au lieu de vous occuper affaire SEKOU TOURE et DIALLO TELLY dont la plus part des vrais acteurs sont deja morts.
sangare a new york usa, dimanche 21 décembre 2008
Mr FACINET TOURE si tu savais que le pouvoir est une foret sacree ou on ne peut pas tout dire tu n`avais cas donc fermer la bouche parceque si tu as pris l`unitiative de parler ou espere qu`il est une commission veritee un jour devant la quelle les gens doivent passer en jurant de dire la verite ,tu devrais d`abord donner l`exemple.DIARRA TRAORE a bel et bien ete arreter avant le depart de de LANSANA CONTE a lome, raison pour la quelle d`ailleurs il a voyager si non il avait reporter son voyage.Le temoignage des deux compagnons de DIARRA avec les il a ete attacher sur les ecrans de la television vu par le monde entier son suffissants.Ces deus n`etaient pourtant n`y militaire n`y membre du gouvernement.Ils ont ete arreter ce jour et torturer pour ne pas temoigner parceque ils etaient avec DIARRA au moment de son arrestation au camp SAMORY. cE SONT DES FAITS REELS ET IRREFUTABLES,j`ai eu a discuter personnellement avec un d`entre eux du nom de DIYA SORY DIABATE avant sa mort a kankan.Tu ne peut pas dire que tous ces officiers d`elites de l`armmee guineenne arreter et executer avec pouvait prendre part a un complot et que cela echoue,soyons serieux cas meme.Depuis quant tu peut pretendre une arme en main avec une miniscule de personne a lome pour debarquer dans un avion de transport regulier de la compagnie ai guinee a conakry,si cette ville se trouvait deja dans les mains de plus de cinquantes officiers colonels Lt ccolonels,
ousmane B., dimanche 21 décembre 2008
Merci colonel d`avoir accepter de nous livrer votre part de vérité. Permettez-moi au moins de vous dire que vous n`avez pas tout dit. Quand vous dites que la politique est une forêt sacrée qu`est-ce que vous voulez dire par là? Que tout ne s`explique pas? Dans ce cas, quelle est la différence entre vous et les Ismael Touré? Les Ismael ont torturé et tué des guinéens sans jugement. Vous, à votre tour, arrivé au pouvoir, vous faites la même chose alors, où est la différence entre vous et les anciens dignitaires? Un adage dit mon colonel:"choisis bien ton ennémi car, tu finiras par lui ressembler". Oui mon colonel, avec juillet 85, vous avez pris le visage des Ismael et cie avec une seule difference peut-être: le nombre de mort.
amyson seesay, dimanche 21 décembre 2008
Mr Facinet, l`honnêtété et la sagesse exigent à ce que tu ne saute pas d`étapes. Tu as bien parlé du camp boiro, de la préparation du coup Diarra et de l`arrestation des "comploteurs", nous sommes d`accord. Maintenant dites nous comment avez vous fait pour passer au fusil, tous les membres du gouvernement du premier régime et les officiers Malinké comme tu le dis. Si vous les aviez jugé, ils auraient expliqué au peuple ce qu`ils ont commis comme tort et même cité les complices. Le fait de les tuer tous sans jugement (ceux qui croient champions des droits de l`homme ont jusqu`à demain pour intervenir si non il sera trop tard avait déclaré Lansana Conté) vous a peut être aidé d`être dénoncé dans les crimes commis sous le premier régime mais aussi, vous débarrasser de collaborateurs encombrants. Vous dites avoir honte du niveau d`éducation des jeunes guinéens qui ne peuvent pas tenir une conversation en Francais. Dites nous pourquoi tous les enfants de vos gouvernements successifs et ceux de Lansana Conté n`ont étudié que dans les grandes écoles occidentales et pourquoi pas en Guinée. Quelle différence entre le CUM composé de jeunes soldats qui ne respectaient pas les officiers et les bandes à Pivi et le fils de Conté qui tuent et pillent en toute impunité. Quelque soit la justification que tu donneras pour te blanchir et faire de toi un héros, prêt à prendre le fusil, tu restes un mauvais exemple de gouvernant à ne pas suivre car tu as le sang sur les mains et les poches pleines du dénier publique.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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