jeudi 12 juin 2008
Interview de Mme KABA Rouguy BARRY
Kaba Rougui Barry

Madame Kaba Rougui Barry, présidente de l’ONG-ADD, Ancienne Maire de la Commune de Matam, nous confie ses sentiments sur divers sujets d’actualité y compris ceux relatifs à ses ambitions personnelles. Nous vous en livrons la substance.

L’Indépendant : Vous comptez vous battre contre toutes les formes de discrimination des femmes et pour leurs implications dans les prises de décisions politiques et dans la gestion des affaires de l’Etat. Qu’est-ce qui vous a motivé à mener ce combat ?

KABA Rouguy BARRY (RBB) : Ma motivation est grande, mais pleine de sagesse et de courage, je me dois d’apporter une contribution volontaire au développement de mon pays, de participer à la prévention de la crise alimentaire ; des conflits de tout genre, de choix de partage d’espace vital, de résolution de conflits et même de post-conflit ; en 1993, nous avons initié la caravane de la paix et au désarmement abusifs, nous avons même contribué à restaurer les foyers de tension et à réconcilier les citoyens après les élections. Notre réussite s’est soldée sur la confiance et le respect mutuel multipartiste. La création du réseau est venue d’une convention de lutte pour la paix et l’égalité de chance, aussi bien que l’équité et l’alternance Homme femme et jeune sur une liste de choix.

Comment comptez-vous mener ce combat ?

Fédérer les ONG impliquées dans la même bataille, faire une formation des acteurs et actrices et mettre à niveau les réflexions pour sortir un parchemin de déclaration commune et une communication harmonisée, avec une feuille de route traduite dans les langues locales. Organiser une caravane de sensibilisation décentralisée.

Que la Guinée soit dotée des dispositions de sécurité, pour une question de vigie et de recherche, est de mettre en place un observatoire de l’administration, il veillera à l’analyse des informations disponibles, en matière de gouvernance publique et servira d’outils majeurs de prévoyance de paix, de baromètre de la vie sociale, économique et même politique ; tout dépend du poste de l’observatoire et dans quel département. L’observatoire en lui-même est d’utilité nationale. L’ONG/ADD Aide pour le développement durable en harmonie avec des promoteurs de paix et de bonne gouvernance est au service de l’homme et de la femme, des jeunes filles et garçons. Elle apporte non seulement un appui conseil, mais le mécanisme parmi tant d’autres sous forme d’aide et d’information, mais surtout une assise psychologique des femmes, de la lutte contre la famine à la possibilité d’accès au minimum vital à la femme leader.

Les traditions constituent souvent un obstacle à l’implication des femmes dans la prise de décision, notamment politique. Pensez-vous pouvoir vaincre ces traditions-là, à travers la journée de sensibilisation et la formation des femmes dans les gouvernorats ?

C’est une mission de bonne cause humanitaire que nous nous assignons d’assumer pour la famille car la famille est au croisement de toutes les actions publiques. Qu’elles soient politiques, économiques ou culturelles, toutes les politiques visent la cohésion sociale dans l’harmonie et la solidarité dans une dynamique économique. La famille reste un lieu de repères, de ressource, de transmission des valeurs ancestrales, d’épanouissement, de protection, d’éducation, de confiance et de réconfort. La famille est aussi et surtout le support d’amour et d’affection.

Certains disent en ces termes que la famille est et demeure l’institution cardinale de la société. Dans nos cercles défavorisés, nos banlieues, certaines villes, chez moi en Guinée Conakry : les femmes se battent pour la parité et l’égalité de chance, la scolarité de la jeune fille. Les traditions se mondialisent vers le droit accès des femmes dans les postes de décision et que vont devenir les familles qui n’ont que des filles si cette dernière ne s’y implique pas ? Qui va combattre contre la famine et pour l’équité ? Cette femme qui porte le deuil des jours, son droit d’héritage même si elle n’a pas d’enfant. Ce débat est un sujet vaste.

Nos moyens financiers sont des dons et legs, aussi un pourcentage des recettes de ma compagnie est renversé directement pour des actions sociales et la formation que l’ONG développe.

Peut-on s’attendre un jour à voir Madame KABA Rouguy BARRY être à la tête d’une formation politique ?

Ma préoccupation est de faire du real-social, de l’humanitaire. Pour la défense des droits de la femme – Parité, Protection de l’enfance : des spécialistes seront déployés pour la sensibilisation, la formation, les volontaires du département juridique et social, toute les affinités socioculturelles pour passer le message pour l’accès des femmes aux postes de décision et à leur inscription sur les listes électives. Dans le futur proche, aussi trouver un financement pour l’alphabétisation rurale et urbaine, pour des cours du langage des sourds-muets dispensés au choix des postulants. Le financement de certains micros projets va nous permettre de créer de l’emploi et d’intégrer des jeunes femmes à la vie associative de l’emploi et de la production.

Votre message à cos concitoyens ?

Le club des femmes, les femmes actives en majorité qualifiées (femmes d’affaires, femmes cadres, femmes leaders) se complètent aux femmes rurales pour le développement du pays, la sauvegarde de la sécurité alimentaire et de la paix ; ce sont les volontaires du développement. Elles seront dotées de mesures d’accompagnement pour la sensibilisation et l’aide nécessaire afin de participer bénévolement à la propagande et à la promotion de l’emploi avec des femmes juristes par  la mise en pratique d’aide et d’assistance juridique de la  famille et de la bonne gouvernance avec la participation effective et équitable des femmes aux postes de décision.

Pour parfaire ces choix, une réconciliation et un engagement mutuel des citoyens pour la paix est vivement recommandé.

Que Dieu nous protège et nous bénisse.

Mamadou Siré Diallo
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Alea, vendredi 13 juin 2008
Très bien, plus il y aura de femmes et de personnalités féminines engagées et mieux se sera. Pourquoi une femme serait-elle mieux qu`un homme, elle n`est ni mieux, ni moins bien qu`un homme , elle est "différente". C`est à dire avec des questions et des réponses différentes à apporter à ces mêmes questions qu`un homme non concerné en général ne se pose même pas! c`est une question déquilibre. La femme n`est pas une minorité, ni une catégorie elle est la moitié de l`humanité.Et je trouve triste que l`homme africain marche sans vergogne sur nombres de tarditions où la femme avait son rôle à jouer, ce n`est pas bien joli, ni de près, ni de loin! Souhaitons que de nouvelles générations de filles dynamiques, brigueront les postes à responsabilités puisqu`elles existent!
MATAM, jeudi 12 juin 2008
Cette Dame est tout simplemnt une activiste.Elle veut boire à tous les ateliers.C`est dommage pour le pays.Elle n`a aucune conviction.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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