dimanche 7 décembre 2008
Interview de M. Facinet Touré, Secrétaire général de la Chancellerie de l’Ordre national (suite…) : « Ce que Houphouët m’avait dit… »
Facinet Touré

Nous vous livrons la seconde partie de l’interview à bâtons rompus que nous a accordée le Secrétaire général de la Chancellerie de l’Ordre national, à l’occasion du cinquantenaire de notre pays. Un entretien qui retrace le parcours de cet officier de haut rang, de la première République à nos jours.

« …Pour aider à monter la pièce. C’est ainsi que j’ai été choisi par mon ministre et envoyé. Des mois durant, on a travaillé ici sur cette pièce. Puis nous sommes allés à Lagos. Mais en allant à Lagos, j’ai un de mes camarades de promotion des écoles des officiers, Oumar Diakité, qui a son petit frère qui vivait à Lagos comme professeur d’Anglais. Donc il m’a donné une lettre pour son frère. Moi je suis parti avec cette lettre. Mais nous les cadres de la pièce ‘’Thiaroye’’ n’avions fait que sept (7) jours à Lagos. On a fini de jouer et on est restés. Dans ce laps de temps je n’ai pas pu voir le destinataire de la lettre. Je parlais de cela en présence d’un commissaire de police (paix à son âme), Bangaly Fodé Dioubaté. Il me dit ‘’Frère, Djigui, je le connais. Il a même été mon camarade de promotion’’. Je lui ai expliqué que c’est son grand frère ‘’mon ami’’ qui m’a remis cette lettre pour lui. Je n’ai malheureusement pas pu le voir. Puisqu’on n’a même pas été faire un tour en ville. Il me dit : ‘’puisque nous, nous sommes ici pour le moment, laissez moi la lettre’’ ce que je fis. C’est ce commissaire qui, après mon départ de Lagos, a vu Djigui et lui a transmis la lettre tout en lui précisant que c’est moi qui l'avais chargé de déposer la lettre à son niveau. Djigui, lui, aurait confirmé que je suis effectivement l’ami de son grand frère. Et d’ajouter ‘’je n’ai pas suffisamment d’argent disponible à envoyer à mon frère. Je vais néanmoins te remettre 100 Naïras pour lui. Soit à peu près 3.500 Syli à l’époque. Bangaly Fodé lui répondit : ‘’écoute Djigui, j’ai ma voiture qui a des pannes de pièces. On va au marché, tu vas payer ces pièces pour moi. Arrivé en Guinée, moi je remettrai la contre valeur à ton frère’’. Ainsi dit, ainsi fait. Bangaly Fodé arrive à mon insu en Guinée, il paraît qu’il m’a appelé deux fois sans pouvoir me joindre. Il s’est dit, bon, je ne vais pas garder cet argent là. Il ne faudrait pas que je l’utilise autrement. Je m’en vais chercher le destinataire. Parce qu’on lui avait dit de passer par moi. Il cherche et trouve le destinataire. Il dit bon, on m’avait dit de passer par le frère Facinet. Mais comme il est occupé je n’arrive pas à le voir.

Je n’utiliserai pas cet argent. C’est pourquoi je vous ai cherché. C’est votre frère qui m’a remis l’argent, dit-il. Voilà, voilà comme ça s’est passé. Ceci également s’est effectué à mon insu. C’est après tout cela qu’on est venu me ramasser. J’étais avec ma femme et mes enfants au Camp Samory. Et on va m’enfermer. Quand on nous a envoyés à l’interrogatoire, je dis ‘’nous’’ parce que après moi, j’ai vu ce commissaire aussi arriver menotté.

C’était en quelle année ?

En 1977. Donc il y a avait deux lettres. Une était destinée au commissaire, l’autre au destinataire de l’argent, le capitaine Oumar Diakité. On nous dit de lire ces deux lettres On les lit. Et je m’aperçois que dans les deux lettres mon nom y est mentionné. ‘’Comme convenu tu verras le frère Facinet pour qu’il te conduise à mon frère où tu lui donnes l’argent pour remettre à mon frère. A son frère il dit : « Bon, j’ai remis tant à tel, il va remettre au frère Facinet pour toi ou alors lui-même Frère Facinet, va remettre l’argent à l’ayant droit… » J’ai répondu et dit : « l’auteur ; je le connais, c’est le petit frère d’un ami, c’est mon frère. Le contenu je l’ai lu mais je n’y comprends que dalle ». C’est là que le commissaire a pris la parole pour dire qu’il comprend maintenant. Et il a expliqué tout ce que je vous ai dit tantôt, comment ça s’est passé.

Alors, quand il a fini, j’ai répliqué en disant, si on m’avait dit que dans mon pays, on peut prendre un simple individu dans la rue, un homme ‘’Lambda’’ et qu’on vienne l’enfermer à Boiro. Qu’on le traite comme on m’a traité, je dis j’aurais juré que non. A plus forte raison un cadre de mon niveau qu’on connaît. ‘’Oui, bon ! Il y a eu des erreurs mais… De toute façon tu peux téléphoner à ta famille, on va te libérer ? Je dis, quand vous me libérerez, ma famille va me voir. Je ne téléphone à personne. On nous a retournés dans nos cellules. C’est là que nous sommes restés. Cela faisait trois mois (26-28) jours. A l’époque, Amneststy International faisait une grande campagne pour venir en Guinée, visiter les prisons politiques. Ah ! Les tenants du régime ne voulaient que cela ait lieu. Donc, je ne sais pas comment ils ont réussi à faire intervenir les américains. Et ceux-ci ont posé une condition. A l’époque, les avions soviétiques transitaient ici pour l’Angola. On avait même créé le dépôt de carburant à Sans-fil où il y a les entrepôts de PAM. Ces dépôts servaient à alimenter les gros porteurs soviétiques pour l’Angola. Puisque les américains voulaient mettre un terme à cela, (donnant – donnant) la Guinée interrompt le transit de ces avions soviétiques. Les américains à leur tour interviennent pour calmer l’ardeur d’Amnesty International. Amnesty devait quand même venir. Ils ont donc eu le temps de vider toutes ces prisons politiques des gens comme nous. On viendra nous dire ceci : ‘’vous aller sortir aujourd’hui et on nous prend pour nous embarquer dans un camion la journée pour venir nous déposer dans la cour la sûreté. Là, le régisseur qui nous reçoit, je vous précise est un camarade à moi que j’avais fait nommer quand le ministère de l’Intérieur nous a demandé des officiers pour gérer des prisons. Puis il commence à expliquer. Et là on prend une liste qui nous accompagnait. C’est avec cette liste qu’on me dit que j’ai été arrêté à la frontière. Je suis condamné à un (1) an de prison avec comme motif ‘’sortie clandestine’’. Alors que j’avais épuisé combien de passeports. Parce que j’étais toujours auprès des délégations du comité de libération de l’OUA. Je faisais partie de toutes les délégations guinéennes, au sein de ce comité. Je dis non, en criant dans la Cour. Je dis (qu’on me condamne même à mort, je m’en fou et que Dieu jugera). Mais pas sur des bases aussi mensongères. On vient me prendre, je suis avec ma famille au camp, on me dit qu’on m’a pris à la frontière, sortie clandestine, moi ? J’ai crié ! Le régisseur même a pris peur. Il dit ah : ‘’je vous ai dit ça vraiment parce que je suis très proche de vous, on est liés, sinon je ne devais même pas le dire’’. Je me suis calmé. Mais tous ceux qui venaient me voir, je leur racontais la vie carcérale du camp Boiro. Il me dissuadait en me disant « mon ami tais toi… » Et je répondais, on m’emprisonne, on veut me museler ? Je dirais tout ce que j’ai vu. Parce que ce n’est pas humain. Un jour, on vient me dire de faire une demande de grâce au président de la République. Je dis, ils m’ont condamné à un an de prison et il me reste combien maintenant ? Et j’ai dit même s’ils communiaient cette peine en condamnation à mort à exécuter sur le champ, j’ai juré que je ne demanderais pardon. Qu’on me tue, je ne demanderai à personne. Pour la bonne et simple raison que je n’ai rien fait de répréhensible. Cela fit tellement de bruits que le directeur de l’administration pénitentiaire à l’époque, qui était le capitaine Finando, un autre camarade, a reçu l’ordre de nous éloigner de Conakry. On était trop remuants. Ce dernier viendra nuitamment me dire : ‘’je t’ai dit de te calmer, tu n’as pas voulu, maintenant j’ai reçu l’ordre de vous éloigner de Conakry. Mais toi, je ne peux le faire comme ça, sans venir te demander où tu souhaiterais aller. Quelle prison. Je réponds la plus proche de Conakry, puisque ma famille est à Conakry. C’est ainsi qu’on a été envoyés à Dubréka. Là évidemment, le premier jour, on a dormi dans cette prison. Mais dès le lendemain, on ne dormait pas dans la prison. On a pris des maisons, les autorités auxquelles j’avais été recommandé par certaines personnes, ont envoyé me chercher. Je les ai fait savoir que je suis prisonnier, celui qui veut me voir vient à la prison. Moi je ne vais chez personne. C’est ainsi j’y ai fait tout mon séjour. Ensuite on nous apprend que nous sommes graciés par le président de la République à l ‘occasion d’une fête. Mais j’avais juré ne jamais plus servir la nation guinéenne, parce que étant déçu. Je l’ai dit, je préfère vivre à coté de ma femme, ma famille, plutôt que de travailler.

A vrai dire, tous les détenus du Camp Boiro étaient-ils tous des victimes ?

Oui. En attendant que je sois convaincu du contraire. Je le crierai haut et fort. Pour moi, jusqu’à preuve du contraire, ils ont été des victimes. Qu’on dise ou crie (complot, complot), ça dépend de ce qu’on rajoute à ce concept. Que veut-on dire par complot ? Que l’ancien colonisateur n’ait pas digéré qu’on l’ait bouté hors de notre pays et qu’il entreprenne quelque chose pour reconquérir la Guinée, je ne l’exclus pas. Mais dire qu’il y a eu en Guinée des patriotes à sa solde ? Non ! Je n’y crois pas. Il suffisait tout simplement que vous soyez brillant. Et voilà on cherche une occasion pour vous éteindre. Comme l’a dit Portos dans son livre « La vérité du ministre » en Guinée à l’époque, toutes les herbes devaient avoir la même taille. Celles qui dépassent les autres, on les coupe. Je le dis très sincèrement, j’attends qu’on m’apporte les preuves qu’il y a eu complot en Guinée. Jusqu’à la preuve du contraire, je refuse de croire qu’il y a eu complots. Au sens où ils l’entendent.

Voulez-vous insinuer que le régime défunt s’est servi des évènements de 1970 pour liquider pas mal de cadres guinéens ?

Mais on le sait. Toutes ces révolutions, on l’a dit, se nourrissent de leurs enfants. La révolution guinéenne ne fait pas exception à cela. Comme ailleurs les autres révolutions se sont nourries de leurs propres enfants, la révolution aussi avait fait la même chose. Toutes les occasions étaient bonnes pour faire disparaître certains.

Qui tenez-vous pour responsable(s) de tous ces actes de tortures et violations des droits dont étaient victimes ces détenus ?

Comme je l’ai dit tantôt, il y a des responsabilités collectives ou collégiales et des responsabilités individuelles. Tous ceux qui ont assumé une parcelle de responsabilité y compris moi. J’ai été ministre dans ce pays là. Tous ceux qui, à l’époque, étaient ministres, avaient la voix au chapitre, pour moi ils sont responsables. Tout à fait.

A la célébration du 37e anniversaire de la nuit des fusillades au Camp Boiro, vous avez dit ceci : ‘’le peuple a accepté le pardon, mais quelque part que c’est l’Etat qui n’a accompagné…’’Qu’avez-vous voulu dire par là ?

Cela est vrai. Parce que, quand nous avons pris le pouvoir, nous avons tout de suite demandé au peuple de pardonner. Puisque, nous étions conscients de toutes les horreurs qui se sont produites dans ce pays. Si on ne pardonne pas, la coexistence même était impossible. Il faut pardonner. Le peuple a accepté, encouragé et soulagé, par ce qui s’était passé. Mais on devait accompagner le peuple dans cette acceptation. Ces disparus, on a les rues, les édifices publics, il fallait les baptiser de leurs noms. C’est une façon de les réhabiliter. Donner la pension aux familles, qu’on fasse en sorte qu’ils soient reconnus comme des victimes. Mais rien n’a été fait quand j’ai tenté la réhabilitation de Telly à l’OUA. C’est vrai, je savais que je n’allais pas réussir. Car il y a tellement de levées de boucliers. Mais c’était un premier pas, en faisant figurer la question dans les procès verbaux du sommet. Il y a eu la réplique pour dire ‘’mais tu demandes à ce qu’on réhabilite Telly ici chez vous, qu’est ce que vous avez fait ?’’ Ça  c’était une vérité. C’est par après, que ce boulevard a porté son nom. Pour moi les hôpitaux, tous les grands édifices publics devaient aujourd’hui porter leurs noms. C’est une façon de les réhabiliter. C’est comme je l’avais souhaité aussi, écrire un libre blanc qui aurait été l’antithèse du livre blanc (cinquième colonne). Malheureusement, le projet a été aussi à ce niveau étouffé. On n’a pas pu évoluer. Alors que moi je présidais la commission, le Pr Djibril Tamsir Niane était le vice président, Tayiré Diallo était le secrétaire général. On avait fait une bonne moisson d’informations. On avait identifié certains charniers. On possédait des témoignages sonores, sans passion, qui auraient fait la part des choses pour toute personne qui veut s’informer, qu’elle vienne écouter, voire, lire. Et les charniers qu’on avait campés, on a proposé de les ménager, mettre des stèles pour graver les noms de ceux qui reposaient- là. Afin que les familles viennent s’y recueillir. Le Camp Boiro maintenant, il y’a une statue géante à la mémoire de tous les disparus. Naturellement dans mon entendement, la cabine de tortures devait être conservée, les cellules aussi. Oui, parce que, c’est un pan de notre histoire. Si tout ce qui nous rappelle en ce moment de notre histoire là disparaissait, les générations futures risquent de répéter les mêmes choses.

Vous avez tout de suite indiqué qu’un collège d’écrivains avait été mis en place pour tenter de perpétuer les mémoires du Camp Boiro. En attendant que cela ne se concrétise, vous personnellement, songez-vous écrire dans ce sens ?

Eh bien ! Ce n’est pas seulement le Camp Boiro. Disons, que j’ai fini d’écrire maintenant mes mémoires. J’ai 688 pages manuscrites aujourd’hui. J’ai pris contact avec pas mal de Maisons d’édition en France. Je crois que celle qui emporte mon adhésion, ce serait certainement Kalmann- Lévy qui me bouscule d’ailleurs. Je me demande encore ce que je peux tirer de cette œuvre. Ce n’est pas pour la valeur marchande que j’ai écris. J’ai écrit pour l’histoire. Mais il y a un certain nombre de choses qui me bloquent, m’empêchent encore d’aller à l’édition.

Pour quelle (s) raisons ?

D’abord la première raison, il faut reconnaître sans fausse note, que le Guinéen ne tire jamais les leçons de l’histoire. La dernière, les générations montantes ne lisent pas. Lire, ce n’est pas leur affaire. J’ai fini d’étudier, il me faut un job et voilà c’est tout. Alors qu’ils ont fini soi disant d’étudier, mais ils sont porteurs de connaissances branlantes. Si on écrit pour cette jeunesse qui ne lit pas, qui ne s’intéresse pas, à quoi bon ? En fin, la troisième, c’est un conseil du président Houphouët Boigny (Paix à son âme). J’ai dirigé une mission en Côte d’Ivoire. Après que le président ait reçu toute la délégation, comme il se doit, on a congédié les membres de la délégation et je suis resté en tête à tête avec lui. Il m’a entretenu sur beaucoup de sujets. Des sujets divers, variés et intéressants. Il a parlé de tous ces grands hommes qui ont fait beaucoup de choses pour leurs pays. C’était si intéressant et riche que suis resté suspendu à ses lèvres. Quand il s’est arrêté, je dis Monsieur le Président excusez-moi. Pourquoi vous n’écrivez pas vos mémoires. Il me dit que je n’écris pas. Il me demande, quels sont les deux plus grands hommes du monde ? Je dis Ah ! C’est une colle. Il répond que c’est Jésus et Mohamed (PSL). Il m’interroge, est-ce qu’ils ont écrit ? Je dis non. Donc la postérité n’a qu’à écrire ce qu’elle aura retenu de moi. Moi, je n’écris pas. Ensuite il me dit, tu me dis d’écrire mes mémoires. Si je dois écrire mes mémoires, n’est-ce pas la vérité que je dois écrire ? Je dis bien sûr, M. le président. Il demande la vérité est-elle bonne ? Je répondis oui. Lui il a ajouté, ‘’pas quand elle ne construit pas’’. Je dis, mais je ne vous comprends pas. Il dit, en Guinée vous avez aimé Sékou Touré au point de le défier oui ou non ? Je dis Mr le président. Il dit, si dans mes écrits, je vous présentais l’autre facette de Sékou Touré que vous n’avez pas connue et que vous arriviez à le détester, est-ce que j’aurais construit ? Il dit, alors tu es jeune pour ta gouverne, le jour où il te viendra à l’idée d’écrire tes mémoires, penses bien à ce que je viens de dire. Si tu veux parler d’un homme, mesure l’impact de ton écrit sur sa vie, celle de sa famille et partant, toute la nation s’il est responsable. Il dit, si l’impact est négatif abstiens-toi d’écrire. Cette vérité là ne l’écrit pas. Si l’impact n’est pas négatif, donne libre cour à ta plume. C’est le président Houphouët que je cite ainsi. Et comme moi j’ai commencé à écrire, je suis sorti du gouvernement le 6 février 1992, j’ai commencé à écrire la semaine qui a suivi. Dans ma retraite, dans ma plantation, j’écrivais à partir de 3 heures et demi, 4 heures du matin. Mon plan, j’ai ouvert une toute petite fenêtre sur la fin du règne colonial. Et j’ai fait un survol de l’indépendance guinéenne, de la révolution et tout ; jusqu’au jour où l’armée est intervenue pour prendre le pouvoir et jusqu’au jour où moi-même je suis sorti du gouvernement.

Propos recueillis par Camara Moro Amara et Samory Kéïta
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Bilguissa, samedi 13 décembre 2008
Les enfants guinéens ne lisent pas, parce que les enfants guinéens n`ont pas de livres, n`ont pas d`école, n`ont pas d`amour de leurs parents, les enfants guinéens n`ont pas de temps leur temps appartient aux adultes à leur parents en premier!!!Mais ce qui manque le plus aux enfants guinéens de l`amour véritable et ÇA, ÇA NE S`ACHETE PAS. Toute vérité n`est pas bonne à dire mais ailleurs pas dans la guinée actuelle! La guinée de 2008 besoin de plus que la vérité elle à besoin de justice, de dignité, de respect et surtout de l`aveux de gens comme monsieur Facinet Touré. Je ne peux pas imaginer que vous avez vécu ce que vous avez vécu et être ce que vous avez été après! Quelle tristesse...
Siaka Barry, jeudi 11 décembre 2008
Mes freres, pour l`amour de nos martyrs, depassionnons les debats. Je dirais meme pour paraphraser Dr Modibo "desethnisons" les debats. Sachons que tous ceux sur qui se abattues les oppressions et repressions meritent quelque soit leur ethnie le respect de tous les guineens sans distinction. Je comprends bien les uns et les autres dans leur soif de comprendre enfin ce que ces criminels ont fait de notre elite intellectuelle et militaire...demandons leur des comptes sur toutes les victimes, mais de grace ne pretons pas le flanc a l`arithmetique ethnique. Demandons des comptes pendant qu`il est temps, il y a des risques que ces vampires nous jouent un dernier tour, celui de s`en aller calmement dans leurs tombes avant de vomir les sadiques secrets qu`ils cachent au peuple digne de Guinee. Encore une fois n`inventons pas les discensions ou elles ne devront pas exister, victimiser Balde Ousmane pendu sous le pont de la honte en janvier 1971 par Siaka, Ismael,Toya et consort devictimise-t-il le Capitaine Baourou Conde fusille injustement le 18 juillet 1985 par Alhousseyni Fofana, Mamadou Balde, Ousmane Sow et autres Fode Komoya? je dirais non!!! De grace que les bourreaux ne nous distraient pas, nous (jeunes generations) sommes venues demander des comptes, et nous les demandons en entier....Alors Facinet nous t`ecoutons pour la suite!!!! Siaka Barry
Bangaly traore, mercredi 10 décembre 2008
Mr Barry,je voudrais vous dire que le colonel Facinet toure a participer a l`execution de ces freres militaires,qui ont jamais fait un coup d`Etat dans notre pays.MrBarry voila les militaires qui ont pas connu,les montees en grade lors de la 1 republique.cololel Diarra Traore,colonel Idirssa Conde, commandant kabasan keita, commandant sidi mohamed keita,commandant sow. capitaine lansan keita, commandant mohamed lamine,capitaine fode momo camara.Mr Barry nous voulons que la justice. Bangaly traore.
Mamane Kaba, mercredi 10 décembre 2008
MAIS DE QUOI VEUT PARLER CET HOMME SADIQUE?. DE QUI VEUT IL SE MOQUER? CELÀ NE VAUT MÊME PAS LA PEINE DE COMMENTER SUR UN TEL SUJET.
AMADOU DAMARO CAMARA, mercredi 10 décembre 2008
excusez des erreurs de frappe. J`ai pas relu le texte.merci Damaro
AMADOU DAMARO CAMARA, mardi 9 décembre 2008
Bonjour Mr Barry Merci pour votre volonté de redresser des éventuelles erreurs. Je ne dis pas que Feu Barry Sory et Diedoua ont scellé le sort des pendus. Loin s’en faut .Mais ce sont eux après la pendaison qui ont crié je cite « tous les traitres a la nation seront pendu de la façon » Tous les responsables étaient habillés en treillis militaires. Étaient-ils sincères ? J’en doute. Le faisaient ils sous pressions de la révolution et de ceux qui décidaient en son nom ? Je dirais certainement oui. Devraient ils se conformer et s’accommoder jusqu`à ce que la même chose leurs arrive ? C’est le défi que les historiens ont à relever. Quand à Facinet, je ne mets pas en doute sa formation militaire a l’extrême je vous dirai que je m’en fous. Mais en 1978 Facinet devrait être a son deuxième séjour a Kankan car pendant ces années, moi j’étais déjà en Europe. Par ailleurs il faut reconnaître que quand un Facinet veut prendre la parole on s’attend à des révélations sur son passage au gouvernement. Le camp Boiro est souvent un instrument utilisé par certains Bourreaux pour se laver de l’opprobre. De quels séjours s’agissent-ils ? La première fois comme il le dit lui-même c’est par ce qu’il s’est battu dans la rue pour problèmes de femme. Jugez vous-même le sérieux de sa détention pour la deuxième fois ! A combien de détenus de Boiro a-t-on jamais demandé de choisir son lieu (ville) de détention ? Il n’y a que lui a ce que je sache. Avant de terminer sachez que c’est Facinet qui a exigé a ce que l’on passe par les armes les anciens dignitaires au prix de sa démission avant qu’il ne parte pour sa mission suivante qui l’a mené a Adis Abebas. A son retour, il fut apostrophé à l’aéroport de Bamako par feu Sennen Andreamirado de Jeune Afrique qui lui a demandé de confirmer les bruits d’exécution à Conakry. Non seulement Facinet l’a démenti, mais juré que le gouvernement était entrain de préparer leur procès en bonne et due forme. Pire Facinet a continuer de soutenir le même mensonge devant la communauté internationale jusqu’en Mai 1987.Date a laquelle ils ont publié le « verdict » qui condamnait a la fois les anciens dignitaires et ceux du 4 Juillet. Ont été mis sur la liste des condamnés a mort même ceux qui était mort par le cholera. Et comme entretenir le flou ils ont seulement publie la liste des suplicies par grade et non par leurs noms.1 GENERAL, 3 COLONELS, 14 CMDT,23 CPT etc.. Seul Bassirou Barry a eu le courage de dire qu’il ignorait tout du tribunal qui aurait procédé au jugement jusqu’en son siège. Il n’a pas voulu cautionner une parodie de justice même contre ceux qu’il n’avait pas pourtant dans le son cœur. (Il est le frère de Diawadou) Pourtant il était le ministre de la justice. Je m’excuse d’avoir été si long car j’ai beaucoup recherché sur l’homme dans le cadre de mon livre. Merci pour votre esprit de précision Mr Barry a un de ces jours a Big APPLE.
T. Barry, New york, mardi 9 décembre 2008
Mr Damaro, Je voudrais intervenir sur quelques points de votre analyse sur l`interview de Facinet Toure: Diedoua Dioubate et Sory Barry n`avaient rien a voir sur le sort des pendus de Kankan en Janvier 1971, etant responsables politiques locaux, ils etaient obliges de participer a cette scene imhumaine. Ils ont ete arretes quelques mois apres et tortures au camp Soundiata ou le Ministre Barry Sory a rendu l`ame et Diedoua a survecu. Facinet n`a pas connu une montee fulgurante en grade lors de la 1ere Republique, Sergent-chef en 1961 il etait capitaine en 1984, malgre sa formation militaire et son niveau intellectuel. Parlant de montee fulgurante en grade vous connaissez ceux qui etaient dans ce cadre sous la 1ere Republique. Facinet etait officier de liaison de l`IPK mais seulement en fin 1977 debut 1978 apres sa liberation de BOIRO, pas comme vous le dites en Novembre 1970. J`etais l`un de ses etudiants en cours de formation militaire a l`epoque. Je vous dis, l`homme il maitrise la chose militaire. Demandez a Ahmed Kante, ancien ministre des mines qui etait etudiant de l`IPK et vice-president du CA en 1978-79. Je pense que Facinet a ete clair sur tout ce qu`il a dit, attendons le sur ce qu`il n`a pas dit encore. Je sais qu`il etait a LOME avec Conte le 4 Juillet `85. Je sais aussi qu`il n`ai plus du commandement depuis 1992. Ce qu`il doit nous dire c`est qu`il a vecu entre le 5 Juillet `85 (jour de son retour de LOME avec Conte) et le jour de son depart du gouvernement en 1992.
Ibrahim barry, mardi 9 décembre 2008
Chers compatriotes, nous nous acheminons lentement mais sûrement vers les grands déballages des vérités sur notre passé. Je demanderais aux journalistes Guinéens d`en profiter largement pour interviewer tous les concernés qui vivent encore. Nous avons dejá lu les interviews de Nadine Barry, Colonel Facinet, Petit Barry ... Et nous attendons celles de N`faly Sangaré, J.M.Doré, Madifing Diané (actuel Ministre).... Les interviews de Facinet et de Ptit Barry fâcherons certainement d`autres personnes et les obligerons de réagir aux accusations et cela pour le + grand bonheur des Guinéens. Encore une fois bravo á tous ceux qui ont accepté de parler et encourageons les autres d`en faire de même, ne serait-ce que pour liberer leurs consciences.
Balde MS, mardi 9 décembre 2008
Je crois que l`interview a ete prematurement interumpue. Comment notre Clnel, peut decrire ou temoigner sur la guinee depuis les annees 60 et s`arreter a mi-chemin ? Au moins il aurait pu nous edifier jusqu`a sa sortie du gouvernmnt( apres 1985)...C`est pourquoi, nous prions les interviewers, pour l`amour de la guinee, de s`asseoir encore avec le colonel, afin qu`on sache ce qui s`etait passeR apres 5 juillet 1985, Je suis sur et certain que beaucoup de nos comptriots attendent cette partie
Thierno S. Sow, mardi 9 décembre 2008
Hatons nous lentement! Nous devons faire preuve de patience et donner la chance a toutes les langues de se delier. Prions Dieu que ce processus ne soit interrompu, et qu’un plus grand nombre de guineens participent a ce genre de temoignages. Alors, les historiens pourront elucider cette periode sombre que notre peuple a vecu, et les jeunes generations prendront bonne note afin de nous eviter une recidive. Comme promis, nous attendons les temoignages de Mr. Jean Marie Dore et de Mr. Moryfing Diane. Aussi, il serait edifiant de lire la replique de Mr. Amadou D. Camara, apres la publication complete de l’interview du Colonnel Facinet Toure, sur la version des faits autour des evenements de Juillet 1985. Fraternellement, Thierno.
Daillo, mardi 9 décembre 2008
M. Touré,comme je disais dans ma réaction à votre dernier article, sans que je sache d`ailleurs que vous aviez déjà un manuscrit qui attend, je vous dis":N`hésitez plus! Allez vers Calmann- Lévy pour votre publication! Au pire, je vous transmettrais une autte adresse par un biais sûr! Mais si Calmann- Lévy vous sollicite tant, foncez! Bien à vous! Petty
Ckeik Oumar Camara, mardi 9 décembre 2008
Mr Damaro,vous avez raison si les Facinet et ses compagnons du CMRN se sont precipités pour eliminer tous ces gens et ont anéanti du coup toute possibilité de verité un jour,c`est qu`ils etaient aussi impliqués.Ce fut une enorme erreur qui ouvre la voie aujourdhui à differentes interpretations quand aux rôles joués par chacuns.Curieusement dans son intervieuw,le colonel ne parle que ceux qui sont morts comme Felix H. Boigny et Eyadema qui ne pourront pas le dementir.Par contre relisez l`interview du Capitaine Fode Momo Camara ancien ministre et membre du CMRN parue dans certains journaux de la place,vous aurez d`autres versions differentes de celles de Facinet quant à la prise du pouvoir de l`armée en 1984,et l`extermination des officiers en 85,86 et 87.
Balde M S, mardi 9 décembre 2008
Mr correspondant de Guineeactu, voudriez vous rouvrir cette interview? Pendant q les autres commentaires s`accarnent contre le Colonel, moi je vous "accuse" de n`avoir pas demandeR l`une des qstn dont la reponse est plus attendues....Je vous prie de poser ces 3 qustions:-Qu`est il arriveR a leur compagnons du CMRN, telque Cpt Mamadi Bayo?...Parce que officiellmnt, il n`ya rien qui nous dit qu`ils avaient ete condamneRs (meme a mort)....2) S`ils avaient ete executeRs, de qui l`ordre etait venu?...3)Quel temoignage avait on recu des anciens dignitaires avant leur execution?
Amadou Damaro CAMARA, lundi 8 décembre 2008
Allons-nous accepter un jour que l’assassin même d’un criminel avéré est un assassin lui aussi ? C’est ça surtout les contraintes de la justice et du droit. Dans le cas des Facinet, ils ce sont précipités à exécuter leurs anciens maitres parce que justement ils étaient les exécutants des basses besognes du régime de Sékou Toure. Un exemple Kolipe Lama est celui qui a fait torturer Abdoulaye Dibril BARRY (le mari de Nadine Barry) au point qu’il soit mort avec lui au cours de son transfert de Kankan à Conakry. Le mieux que Kolipe Lama a fait est de l’enfouir (enterrer) dans la brousse près de Tokounou une sous-préfecture entre Kankan et Kissidougou. Ce même Kolipe Lama était le chef du peloton qui a exécuté Mme Loffo CAMARA. Il était le ministre de la justice du C.M.R.N . Allez comprendre pourquoi il ne pouvait pas y avoir de proces. Facinet était l’officier d’ordonnance à l’I.P.K pendant les pendaisons suite aux événements du 22 Nov. Mais il habitait au camp Soundiata. Et assistait aux séances d’interrogatoire des détenus. C’est pourquoi il a eut une ascension fulgurante en grade. Facinet faisait partie de ceux qui ont organisé la pendaison du corps de Lamara Diallo qui est arrive mort au lieu de pendaison et de Balla Sidibe lui vivant sous le commandement de Diedoua Diabaté et de Barry Sory secrétaire générale du comite régional des femmes et ministre délègue a kankan respectivement. Si nous gérons bien nos dates et faits, nous léguerons l’histoire dans sa pureté aux futures générations. Facinet se moque bien de l’intelligence des guinéens. Il a eu plus que l’opportunité de poser en guinée des actes historiques. Il a préféré nous offrir ses mémoires dont il hésite d’ailleurs à publier. Raisons ? Les jeunes ne lisent plus ou encore Houphouët Boigny lui en aurait dissuadé. Deux raisons vraiment « valables » pour garder des mémoires qui ne sont d’ailleurs pas susceptibles de révéler des vérités historiques. Damaro
André Pacha, lundi 8 décembre 2008
Le Colonel Facinet parle des abus des autres et se décrit comme Jésus Christ. Il tente de beurrer un peu plus sont bout de pain. Quel Cynique! Peut-il donner un peu de détails sur son rôle dans les évènements de 1985 en Guinée et surtout son rôle dans les titres évènements de 1991 de N`zérékoré?
Keita Ibrahima, lundi 8 décembre 2008
M. le colonel! Pouvez-vous nous dire par respect de la mémoire des victimes du régime sanguinaire Sékou Touré, où se trouvent l`ensemble des charniers d`une part, et plus précisément des officiers supérieurs de l`époque qui ont été victimes de ce régime barbare je pense notamment au général Keïta Noumandian, au commandant BARRY Siradiou-Dine, au capitaine DIALLO Thierno, au Capitaine KOIVOGUI Pierre, etc.. tous anciens menbres de l`Etat Major inter-armes d`autre part. Nous vous demandons de parler pour l`HISTOIRE!
Ibrahima Diallo_"Ollaid", lundi 8 décembre 2008
Ce qui est en effet regrettable, c`est d`avoir éliminé les Siaka et autres qui auraient pu témoigner de leurs atrocités et éviter la polémique actuelle sur le monstre Sékou Toure. Ils auraient dit ce qu`ils faisaient sous la direction de qui, il n`y aurait pas de problème aujourd`hui. Mais je pense que Facinet et les autres se sont sentis faibles à l`époque et n`ont certainement pas voulu prendre de risques. Ce fut une erreur qui sert aujourd`hui au pro-Sékou. Néanmoins, un mal ne justifie pas un autre avant ou après! Ce sont deux affaires différentes! Chacune jugée indépendamment de l`autre. Sékou et ses frères et cousins assassins tortionnaires n`a rien à avoir avec leur mort illégale et expéditive sans jugement. Facinet a raison de témoigner sur le camp Boiro, ce qu`il aurait fait après est une autre affaire ou on peut le questionner aussi.
DRAHMANE, dimanche 7 décembre 2008
Mon Colonel,pouvez vous entre vous et Dieu nous dire ce qui s`est passé les 4 et 5 juillet? et la suite jusqu`à l`humiliant suplice de DIARRA?Si les auteurs de cette mascarade de reglement de comptes meurent dans leur lit,c`est que quelque part DIEU deteste les Guineens!
mody bhoye, dimanche 7 décembre 2008
nous dire apres 1984 serait ok
Bangaly traore, dimanche 7 décembre 2008
Colonel Facinet Toure il faut aussi,parler de votre participation a l`execution de 350 de vous frere militaires le 4 juillet 85 sans aucune justice.Le colonel Facinet Toure,nous les victimes 1 et 2 republiques,nous voulons la justice et la verite.Colonel votre retraite il faut bien vous preparer un jour pour la justice dans notre pays.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011