 |
On ne comprenait pas ce qui se passait, ce qui se tramait en Guinée, même si on en avait une vague idée. Les choses s’éclaircissent et se recoupent avec les renseignements et les informations obtenus à Paris, Moscou et Conakry. Il est vrai que les privilèges de l’Etat dont il n’est pas facile de se défaire, surtout pour ceux qui y sont parvenus par « accident », mais les choses ne sont pas aussi complexes que cela peut paraître.
D’après nos sources, on en revient à l’aspect économique et pécuniaire du problème. Les autorités de la transition arrivées au pouvoir comme on le sait dans les conditions que l’on connaît et comme leurs titres l’indiquent bien, ne s’empressent pas de faire le nécessaire pour organiser les élections qui étaient leur unique et principale tâche à remplir. Ils ne sont tout simplement pas pressées et pour cause. Constituer un noyautage des postes de la haute administration de l’Etat, le clientélisme aidant, à placer leurs hommes partout pour ainsi se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible. Le but recherché est bien connu. Ainsi, les postes régaliens et stratégiques de l’Etat (les Ambassades, le Trésor, les secrétariats généraux des ministères, les sociétés nationales, les institutions de la république…) sont distribués à tout va, alors qu’ils ne disposent d’aucune légitimité pour ces actes. Cette prérogative devant revenir à celui que le peuple guinéen se choisira comme élu et avec l’assemblée nationale des députés, représentants du peuple qui auront à engager le pays dans des décisions capitales le concernant.
Aussi les contrats des ressources naturelles et minières de la Guinée sont bradés à tout va avec la complicité d’affairistes disposant de ramifications à travers la mafia internationale et les corrompus disséminés en Russie et en Chine. En Europe et en Amérique, on est plus regardant du point de vue du droit international et ils savent que la Guinée est sous embargo et que ces autorités de la transition ne disposent pas de la légitimité de brader et d’hypothéquer les ressources de tout un pays au profit d’une poignée de personnes. L’on se souvient des voyages avortés du Général Konaté aux mois de juin et de sept. derniers en Russie et au Liban, sur invitation non pas des gouvernements russe et libanais, mais d’un groupe d’affairistes avec la complicité d’une petite poigné de Guinéens.
Pour résumer, le processus de la transition, depuis son début jusqu'à aujourd’hui, s’est trouvé plombé tout simplement à cause de ces immenses enjeux et intérêts économiques et financiers. Comme cela devrait prendre du temps pour finaliser ces accords « importants » pour eux, donc ça prendra du temps uniquement pour être en harmonie avec le calendrier des affairistes et celui des intérêts capitaux du peuple guinéen, qui attend et attend encore le bout du tunnel de cette transition. Voilà l’explication de ce sabotage.
Les Guinéens devraient en être informés pour qu’ils sachent enfin les vrais raisons qui font que cette transition traine en longueur avec ces autorités et son chef le Général Konaté qui ne joue pas le jeu, intérêts partisans et politiques mis de côté.
Les Guinéens devront prendre leurs responsabilités pour mettre fin à ce manège qui dure et qui coute cher au pays pour limiter les dégâts. Le 24 octobre, dimanche prochain, avec ou sans l’élection, les personnes éprises de justice de changements et mues par les intérêts du pays, devront prendre leur responsabilités et dénoncer vivement tout le gouvernement de la transition, l’ensemble des institutions et son chef Sékouba Konaté, qui ne devraient plus être reconnus et légitimés par le peuple de Guinée. Simplement, parce qu’ils ont failli à leur unique mission, c’est-à-dire l’organisation des premières élections libres et démocratiques en la Guinée.
Thierno Rampnoux Diallo, Paris – France Président d’Horizon Afrik
www.guineeactu.com
|
 |