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Voudraient-ils s’accaparer de mon pays pour eux seulement ? Heureusement, ce jour n’est pas encore à l’ordre de jour, parce qu’il s’agit de cuistres qui prétendent donner les règles aux autres. Lorsqu’ils écrivent, ils pensent tenir le baromètre de qualification ou disqualification de leurs contemporains. Pour cause, ceux-là constitueraient un obstacle à leur nouvelle croisade. Qui peut-être contre les faits de l’histoire dont, certains animateurs, pour eux encore, ne sont que des alcooliques. Mais voyons !
En effectuant une promenade nocturne dans la capitale de mon pays, j’ai vu des gens de leurs espèces, permettez l’emploi du mot familier, totalement pochardées, cuitées. Et les voilà qui classifient les intellectuels guinéens. Parmi ces derniers, il y aurait, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, des mauvais, tout simplement parce qu’ils ne cautionnent pas leur approximative et superficielle vue du déroulement de l’histoire vivante. La faute à quoi ? La défaite, la désillusion ou la rancœur ? Pour l’instant la cause semble perdue ! Qu’ils gardent leur réponse !
Oh ! Ils m’en voudront encore de jeter une pierre dans leur jardin en écrivant qu’ils ont trop calculé et, peut-être, très mal. Au fait s’étaient-ils très tôt convaincus du tour qui serait le leur ? L’intensité de cet éphémère instant les avait sûrement rassurés !
Patatras ! Tout s’envola sans bruit, ni fumée, ni trace. Une petite et courte nuit. C’est maintenant qu’ils le ressentent. Trop tard ! Quand même, il y a eu un moment d’hésitation. C’était le temps d’éthérisation ? Mais comment cela a-t-il été possible lorsqu’on sait qu’ils ont toujours été des ethnocides convaincus (attitude non majoritaire) ? Les voilà, tels des chasseurs à la curée. Malheureusement, la peau du gibier à abattre est dure au dépeçage. Elle résiste. Que faire ?
Organiser l’offensive. Là aussi, les armes sont du pétard mouillé. Alors ils sont à court d’arguments. Pour tenter de convaincre leurs semblables, ils accusent effrontément et ramènent par le bas étage ce qu’on doit élever. On invente une connivence téléphonique imaginaire. La faute à la désillusion cuisante ?
Comme ils sont le baromètre d’appréciation de la capacité intellectuelle ou non des autres, les voilà déçus. Mais alors que signifierait-elle, pour eux, la liberté d’opinion? Je veux les rassurer. Je décrète la pensée unique. Çà vous va, messieurs ?
Il apparaît même qu’il est interdit de chercher un poste de responsabilité, comme s’il s’agissait d’un crime ! Je l’aurais fait, par exemple, je n’en rougirais point ! Seulement, il y a problème, parce qu’il s’agit d’une diffamation, donc d’un délit. Le contraire reste à prouver. Et j’attends cette preuve !
Bon, en venons à des faits divers déjà mentionnés : les faux médicaments chinois dans mon pays. Nous avons tous lu sur le « net » que des Chinois « ont été épinglés. » Mais l’info marquait un petit bout qu’il est bon de savoir.
En effet, une équipe de la sécurité présidentielle a découvert à Dabompa (Conakry), dans un bâtiment de l’une des sœurs de la quatrième veuve (Asmaou) de l’ancien Président, une quantité importante d’ampicilline. Elle était destinée à approvisionner le marché de quatre pays dont la Guinée. Les capsules étaient simplement remplies de farine de manioc par les faussaires dont à la tête, un certain Chin Chen Wen, d’origine chinoise. Si Conakry manquait de farine de manioc pour le too, la faute est imputable à ces faussaires. Selon des sources, la Guinée hébergerait 5000 Chinois qui ont investi diverses activités, de l’informel aux PME.
Au regard de la quantité découverte, l’on pourrait s’interroger sur l’étendue des dégâts déjà causés aux Guinéens et aux populations de la sous région africaine. Depuis combien de temps fonctionne ainsi l’équipe de Chin Chen Wen ? Quelles pourraient être les conséquences immédiates et lointaines de cette entreprise macabre ? Une telle activité peut-elle exister sur le territoire national sans des complices guinéens ? Et quelles en seraient les ramifications ?
A toutes ces questions, les nouvelles autorités doivent répondre.
Paris, le 26 janvier 2009
Jacques Kourouma pour www.guineeactu.com
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