jeudi 3 mars 2011
Inflation en Guinée: points de repères et propectives
Mory Diakité

J’ai lu beaucoup d’écrits et de pamphlets sur la récente hausse des prix en Guinée. J’ai entendu des discussions et des polémiques passionnées sur les origines de cette inflation.
 

L’objectif de cet article est d’apporter quelques points de repères, de donner des explications afin de comprendre de quoi nous parlons et d’apporter des solutions.

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Mory Diakité


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Vos commentaires
Boubacar Diallo (Washington), vendredi 11 mars 2011
Je sais que les critiques qui indiquent les aspects négatifs des interventions les découragent. Ce qui n’est pas responsable. Mais, si on ne fait pas attention à l’orientation des contributions, on risque d’enseigner sur les pays développés, sans incidence sur la Guinée. Avec un peu humilité, on peut reconnaitre que l’économie guinéenne actuelle est à peine au-dessus d’une économie informelle. Ainsi, « les banna-bannas » qui déambulent au marché peuvent parler des causes et de la situation de l’inflation en Guinée, peut être même mieux que des analyses dont les données de base ne sont pas fiables. Pourrait-on parler des conditions des institutions, de la vision nationale, de la nature des programmes de développement, des mesures mises en place pour les besoins de la consommation qui préoccupe tant les Guinéens? Avec mes encouragements, merci!
Mory Diakité, vendredi 11 mars 2011
Mon cher Ibrahima, comme tu l’as dis, la comparaison de la Guinée et des USA peut comporter des limites dont je suis le premier à être conscient. Mais, il y a un proverbe chinois qui dit que « Pour connaître le chemin où on va, il faut le demander à ceux qui en viennent ». Notons que : 1) les deux pays ont eu recours à la planche à billet ; 2) vivent au-dessus de leur moyen (avec un déficit de la balance commerciale de -3,2% du PIB en 2010 pour les USA et de -9,7% du PIB pour la Guinée) ; 3) les deux pays sont très endettés (-92,72% du PIB en 2010 pour les USA et de -91,4% du PIB pour la Guinée). Je pourrais te trouver bien d’exemples comme cela mais je préfère m’arrêter avec ces exemples pour ne pas être trop long. Que fait-on lorsqu’on a vit au dessus de ses moyens ? La solution que nous ont montré récemment les Anglais et les Américains a été de laisser se déprécier sa monnaie leur devise. Donc la baisse de la devise n’est pas négative à condition d’avoir des biens à exporter. Pour arriver à cela, les deux pays ont laissé filer les déficits et ont baissé de manière inouïe leur taux directeur. Juste une petite remarque : la Fed « refinance » l’économie américaine à un taux compris entre 0 et 0,25%. Le core dont je parlais faisait référence à l’inflation sous-jacente (ie l’inflation hors matières premières alimentaires et énergétiques). De plus, les USA représentent 20,2% du PIB mondial selon le FMI (en parité des pouvoirs d’achat). Je suis d’accord avec ton chiffre sur la part de la Guinée dans le PIB africain. Contrairement à ce que tu as dis, le nerf de l’économie capitaliste n’est pas le crédit mais le profit. C’est la recherche du profit qui fait que par opportunisme, les investisseurs vont chercher à optimiser au mieux leur investissement. D’autre part, je demeure très stupéfait lorsque tu dis que le fait de recourir à la « planche à billet » aux USA, cela ne représente « pas grand-chose dans le PNB Américain ». Absolument pas d’accord. Pourrais-tu me dire le montant du PNB US en 2010 et celui de la « planche à billet » ? Il faut aussi faire attention lorsqu’on parle des plans de relance parce qu’il y en a plusieurs. Le plan dont du parles est l’American Recovery and Reinvestment Plan de 2008 (appelé aussi Plan Obama Geithner). Mais il en existe une multitude dont le plus récent date de décembre 2010 (le fameux compromis fiscal entre Obama et les Républicains). Toutes ces dépenses sont étalées dans le temps, c’est la raison pour laquelle tu fais état d’une hausse de 15% des dépenses. Malgré le caractère limité que tu sembles donner à un tel chiffre, il est considérable pour moi dans la mesure où les recettes, grevées par les effets de la récession, n’ont pas progressées dans les mêmes proportions. Dans ces conditions, le déficit public a fortement progressé (de l’ordre de 10%), de même que l’endettement public. Et c’est là où nous divergeons car contrairement à ce que tu crois, ce sont les pays émergents, la Chine en tête, qui ont financé ce déficit. L’argent du stimulus est venue pour une grande partie des pays émergents. Et c’est à partir du moment où ces pays émergents rechignaient à acheter des dettes américaines que la Réserve Fédérale est rentrée en jeu avec son fameux « quantitative easing ». Je n’ai donc pas besoin de lire Stiglitz pour être dégouté des financiers. Je travaille dans le système financier et très honnêtement, je n’en suis pas très fier tant les considérations court-termistes ont pris le dessus et nous éloignent de nos métiers (financement de l’économie). C’est la raison pour laquelle par exemple les banques ont limité leurs concours au secteur privé (risque accru) et préfèrent garder l’argent reçu des aides dans les coffres de la banque centrale pour des raisons de prudence (comme l’avenir est incertain et que les normes prudentielles sont en train d’être changées, les banques préfèrent emprunter à bon marché à la banque centrale pour ensuite aller replacer ces sommes dans les coffres de …la banque centrale au lieu de financer les ménages et les entreprises). C’est exactement le sens des articles de Stiglitz et de Hudson. Mais contrairement à ce qui est dit, ce ne sont pas les banquiers qui ont demandés à l’Administration Obama de durcir le discours sur le Yuan chinois. C’est tout simplement la réalité des chiffres. La Chine représente près de 60% du déficit commercial américain. Et à chaque fois qu’un partenaire arrive à dégager de forts excédents commerciaux contre eux, les Américains leur demandent de laisser s’apprécier leur monnaie (rappelez vous des Accords du Plaza en 1985 et des Accords du Louvre où les Japonais ont été obligés de laisser s’apprécier le yen). Je suis d’accord avec toi que « Produire Guinéen, consommer et ou faire consommer du Guinéen c’est la clé de la réussite ».
Thierno A bAH, mercredi 9 mars 2011
Bonne remarque M. Cissé ! Ce sont là des pistes que nos autorités doivent exploiter pour renforcer la compétitivité locale. Cependant, il n’y a pas de politique économique optimale dans un contexte de rude concurrence internationale. Etant Keynésien, j’y crois au pouvoir stabilisateur du marché mais seulement dans le contexte d’une économie moderne et sous certaines conditions. Voyez-vous, l’aspect imparfait des marchés introduit des comportements stratégiques qui ne laissent aucune marge de manouvre aux petites économies qui n’ont pas de ‘‘bargaining power’’. La Chine demeure compétitive sur le plan international malgré ses manquements aux ‘‘exigences de qualité’’ que vous évoquées brillamment. Les Etats Unis viennent d’accorder un contrat de 35 milliards de dollars à Boeing sur la base du nationalisme économique. Dans des conditions optimales de gouvernance (bonne gouvernance), nous pouvons produire la plupart des produits que nous importons de Chine sur la base d’un meilleur rapport qualité-prix. Mais pour eviter le dumping stratégique, il faudra proteger ce marché de la concurrence déloyale étrangère. En Afrique les déséquilibres macroéconomiques n’ont souvent pas des causes exogènes. Elles sont entretenues par des défaillances internes d’ordre humain souvent liées à une incompréhension notoire de la nouvelle donne économique internationale. Le paradigme fondamental du libre échange est basé sur la rationalité des marchés et celle des acteurs économiques. Les pays industrialisés ne sont rationnels que quand ça les arrange. Il faut dépasser certains schémas obsolètes ou inappropriés de développement préconisés par les institutions internationales et adopter des politiques plus adaptées à nos problèmes internes. Sur le fond et sur la démarche nous sommes d’accord M. Cissé. J’apprécie vos interventions.
CISSE, mercredi 9 mars 2011
Mr.Mory DIAKITE,la compression des depenses de fonctionnement de l`etat est effectivement un moyen de lutte contre le deficit public(cas de la france depuis 2008).Cependant,j`aborde le cas guinéen sous l`angle de la perspective d`un developpement économique global.Ainsi,etant keynesien(keynes est de retour)je considere que le deficit public(hormi les depenses de fonctionnement de l`etat)est inhérent au developpement économique. Cordialement.
CISSE, mercredi 9 mars 2011
Mr.Thierno A BAH,je n`ignore pas le renouveau de la tendance protectioniste des ETATS et ce depuis la recente crise financière et immobilière.Par ailleurs,je partage votre avis sur la nécéssité de proteger les industries naissantes ou la production nationale face à la concurrence internationale exacerbée.En revanche,nous avons une divergence de vue quant à la forme de l`intervention de l`etat dans l`economie.En effet,aujourd`hui,il me semble impossible aux etats d`agir dans l`economie comme au 19eme siecle(politique mercantiliste).La raison en est que le commerce international est strictement encadré par les regles de l`O.M.C QUI PROHIBENT toutes formes de mesures administratives discriminatoires à l`encontre des produits etrangers.Ainsi, les barrières strategiques(mésures tarifaires contraignantes,subventions dans une certaine mésure..)sont interdites par l`O.M.C.IL ne reste plus aux etats que l`exigence des normes de qualité(forme moderne de protection des produits locaux)posée comme condition de la pénétration des produits etrangers dans le marché interne.De meme,les subventions (ou aide d`etat)ne sont permises que si elles viennent à l`appui d`un secteur économique en difficulté(justification des aides d`etat allouées au secteur bancaire tout recemment).Or, la GUINEE ne peut actionner le premier levier(les normes de qualité)car ne disposant pas de norme en la matière.Sa marge de manoeuvre est par consequent reduite car limitée pour le moment à la subvention justifiée par l`etat de delabrement total des secteurs économiques.IL ne s`agit donc pas d`interdire ou de rendre difficile l`accès des produits etrangers concurrentiels au marché guinéen.IL s`agit de favoriser l`emergence des secteurs économiques en difficulté(tous les secteurs chez nous)à travers les aides d`etat.Le marché s`occupera de l`elimination automatique des produits etrangers concurrentiels car devenant non rentable(ex de la chine et la théorie de l`avantage comparatif de Ricardo). Cordialement.
Mory Diakité, mardi 8 mars 2011
Ibrahima (Bocoum). Je suis en train de lire tous les documents donnés en lien. Je vais te répondre demain car ce soir il y a Barça Arsenal. Bien à toi
Un passant (étudiant en économie), lundi 7 mars 2011
@Mory Diakité...Parler de risque déflationniste sur une courbe irrégulière et passablement heurtée (courbe qui ne pique du nez (en dessous de 10%) que sur 2 (ou 2.5 ?) petits mois), c’est ignorer le sens du mot déflation. Plus encore, oser parler de risque déflationniste sur cette courte période en Guinée, c’est vraiment prendre les internautes pour des gogos. Sais-tu ce que c’est la déflation ? J’aimerais bien te faire un petit cours (humblement !) mais malheureusement g suis actuellement débordé par de graves problèmes dus à mon statut de non boursier (laveur occasionnel de vitres…). J’aurai, g l’espère, l’occasion (et le temps) de revenir sur ce sujet sous peu. G l’espère vraiment ! dans cette attente, je te laisse en compagnie des compatriotes qui voudront bien t’expliquer la gravité de ton affirmation concernant « le risque déflationniste.. » en Guinée (sur la période matérialisée par ton graphique réalisé sous excel). Salut !
bocoum Ibrahima, lundi 7 mars 2011
Suite et fin Alors où est partit l’argent du bail out ? Il est partit la où il est plus rentable. C’est le métier du banquier de réaliser un profit. L’argent que les banques et compagnies Américaines ont reçu (voir point 1 et 2) a été orienté vers des marchés plus porteurs que l’économie Américaine. Tout simplement l’argent destiné à donner un coup de puce à l’économie Américaine a été utilisé pour acheter des affaires plus rentables dans les pays émergents comme la chine, le brésil, l’inde…. Pour ton information, le niveau de crédit décaissé en faveur des agents économiques en 2010 par les banques aux USA malgré les plans titanesques n’a pas atteint celui de 2007 et cela malgré que l’argent est presque cadeau (0.8%) (lire bien les interviews) En réalité les banquiers de la réserve fédérale américaine (équivalent de la Banque Centrale en Guinée) qui n’a d’ailleurs rien du gouvernement fédéral, (au passage la réserve fédérale est une corporation de banques privées, c’est ce que Boubacar Diallo Washington dit, quand il parle de l’indépendance de celle-ci), Selon le prix Nobel Joseph Stiglitz et le professeur Michael Hudson, ces banquiers ont utilisé l’argent du Bailout obtenu à un prix dérisoire (moins de 1 %) pour acheter la monnaie chinoise et aujourd’hui, ils passent par l’administration Américaine pour demander aux Chinois de réévaluer leur monnaie. En faisant cela ils réalisent du coup des milliards de profit rien qu’avec ce jeu. Ca te dit quelque chose la récente visite du président Obama en Chine ? Le discours de Timothy Geithner à Gyeongju en Octobre 2010 demandant aux ministres des finances et gouverneurs des banques centrales des pays émergents de laisser s’apprécier leurs monnaies? ca te dit l’offensive des chinois en Malaisie, Turquie, Brésil pour convaincre ces pays d’arrêter d’utiliser le dollar comme moyen de commercer? Les Chinois ont littéralement proposé à ces pays d’arrêter de commercer en Dollars et échanger directement dans leurs monnaies respectives. A titre d’exemple pour faciliter la compréhension, imagine toi que tu obtiennes du Franc Guinéen à un taux dérisoire (moins de 1%) pour acheter des Dollars et après l’opération, le dollar s’apprécie de 20% par rapport au GNF, du coup tu peux revendre tes dollars, racheter du Franc Guinéen, payer ton crédit et encaisser ton profit. Bingo bien venu à la guerre des monnaies entre les géants du monde! Les milliards que tu mentionnes sont noyés dans les affaires en Chine, au Brésil, en Turquie et en Australie où les investissements sont nettement plus profitables. Mais reste convaincu que compte tenu de la proportionnalité, même si tous ces fonds étaient injectés dans l’économie Américaine en l’espace de 10 ans, ils n’auraient pas eu un effet inflationniste. N’est –ce pas facile à comprendre quand un pays est émergent (boom économique) sa monnaie fait l’objet de toute les convoitises, elle devient comme une vraie marchandise sur laquelle des magnas comme l’ami de notre Président le Milliardaire Soros vont spéculer. Revoit un peu les attaques du premier ministre de la Malaisie contre Soros, qui avait investit des milliards de dollars pour acheter la monnaie Malaisienne le ringgit. Espérons qu’il (Soros) n’est pas en Guinée pour acheter du Franc Guinéen qui pourrait s’apprécier contre le dollar grâce à une rigueur du Gouvernement et la vente des premiers barils de pétrole Guinéen, je rêve de cette Guinée forte ! Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Alors revenons sur terre pour parler des solutions pratiques pour la Guinée, car comparer la Guinée aux USA n’est pas assez différent de prendre la lune pour le soleil. Je suis d’accord avec tous ceux qui ont dit que la solution passe par la valorisation de nos ressources sur place, à travers un savoir faire Guinéen et une culture Guinéenne. Et pour ce faire nous avons besoin de nous débarrasser de tous nos complexes, de toutes nos différences théoriques et stériles telles que l’ethnocentrisme, le négationnisme, réaffirmer l’honneur et la dignité de l’homme noir et nous ressourcer aux valeurs de travail, d’amour, de partage, d’entre aide tout cela sans tomber dans un nationalisme aveugle……nous tourner vers la maitrise du savoir vrai et de nos ressources naturelles. Si nous arrivons en tant que nation à comprendre qu’à chaque fois un citoyen Guinéen décaisse de l’argent (Franc Guinéen ou dollar peut importe) pour acheter une chaussure fabriquée en Chine, ou une montre made in Suisse, un ipod made in USA, qu’il est en fait entrain de transférer dans ces pays là l’équivalent soit en bauxite, soit en diamant, soit en fruits et légumes, soit en effort intellectuel ou qu’il est entrain d’endetter les générations futures en ce moment seulement nous aurons fait un grand pas pour commencer. Produire Guinéen, consommer et ou faire consommer du Guinéen c’est la clé de la réussite, sur ce ton Je suis d’accord avec le Président Alpha, il reste à savoir s’il a les moyens de mettre cette vision en pratique. Tout le reste comme les tonnes de GNF ou USD, c’est du mirage. Je te laisse mon email ibocoum@gmail.com si tu veux qu’on continue cette discussion ou échanger sur d’autres sujets, telles que les raisons profondes de la crise aux USA. Pour conclure je te suggère un livre si tu ne l’as encore lu « Grunch of Giants de R. Buckminster Fuller». Il décrit en beauté comment des hommes depuis des siècles ont mis en place toutes ces théories de crédits, de capital, de dettes et monnaies pour illusionner des millions de personnes et prendre avantages de leur lavage de cerveau. Au point qu’aujourd’hui la majeur partie de la population de la planète reste convaincue que l’argent est la seule richesse, oubliant que les vraies richesses sont en plus du savoir humain, les ressources naturelles, et celles-ci y en assez pour tout le monde. De l’eau, de l’air, de la terre et de ce qu’elle contient, les hommes sont vraiment bien dotés par leur créateur. A plus
bocoum Ibrahima, lundi 7 mars 2011
Merci Monsieur Mory Diakite pour les qualificatifs même si j’ai envie de te dire (c’est plus cool que l’on se tutoie si tu ne vois pas d’inconvénient) que je ne suis ni Friedmanien ni Hayeckien. Ca relève du bon sens que l’Etat intervienne à travers des politiques budgétaires, fiscales et ou monétaires pour soutenir l’économie. Revenons à ta question relative aux titanesques plans de relance et de sauvetage de l’économie Américaine et pourquoi il n’y pas eu inflation aux USA et (le core est a 0.8% taux auquel la Reserve Fédérale refinance l’économie Américaine) Je ne me sens pas du tout à l’aise de vouloir expliquer les choses en comparant deux réalités complètement différentes, la Guinée et les USA. Encore une fois attention aux comparaisons, elles peuvent facilement faire dérouter. Il faut peut être mettre les choses en contexte pour cerner ce que je dis ici. Comme le suggère Mr Sampil au risque d’être long, je ferai en sorte que cet écrit soit simple, et je donnerai les références pour soutenir les informations que je vais communiquées ici. Malgré la crise l’Amérique (USA) reste encore de loin la première puissance économique avec plus de 16% de la production mondiale, elle reste de loin à travers ses innovations le moteur de la croissance du monde. Toute l’Afrique ne pèse qu’environ 3.7% suivant les estimations de la CIA (bon je ne connais pas d’autres sources qui publient de telles statistiques, donc à prendre avec réserve bon sens oblige). Quel est le poids de la Guinée dans l’économie Africaine ? Il semble suivant la même source la Guinée pèse environ 0.36% des 3.7% du poids Africain. Je sais que nous (Guinéens) sommes au bas de la liste en Afrique, c’est un défi qu’ensemble on doit relever. Le professeur Alpha Conde a dit que la Guinée est dans un puits, qu’il faut être sur le sol ferme et apprendre à marcher avant de parler de développement, il a très bien dépeint la situation catastrophique de l’économie Guinéenne. Contrairement à la Guinée où on a besoin pratiquement de tout (manger bien à sa faim, dormir bien, se soigner, aller dans une bonne école…..) et mieux, être dans un état mental plein d’espoir et d’engagement à réussir par le travail, l’économie Américaine n’a besoin que de relancer le système de crédit qui est le nerf des affaires dans le monde capitaliste. Car le capital humain, financier et toutes les infrastructures de base sont la. Amener les ménages à emprunter et dépenser l’argent c’est la raison du plan de relance de l’économie, c’est comme si tu as un bon véhicule qui n’as besoin que de carburant pour rouler. Pour cela la Reserve Fédérale sur approbation du congrès a réduit son de taux de crédit à moins de 1% (0.8% pour être précis) et a injecté comme tu l’as dit des montants TITANESQUES (pour toi et moi) mais en fait qui ne représentent pas grand-chose dans le PNB Américain. Et note que ce plan de relance est sur 10 ans et jusque là moins des 2/3 des fonds seulement ont été obligé. Malgré ces chiffres vertigineux que seuls d’ailleurs les politiciens peuvent prononcer, en termes de pourcentage les dépenses fédérales n’ont augmenté qu’environ 15% en 2009. Si tu fais l’exercice de rapporter ces montants TITANESQUES (comme tu le dis) sur la masse monétaire des USA en toutes proportions gardées, tu verras que dans le contexte Américain ce qui est monstrueux pour toi et moi peut être facilement nécessaire pour un américain. Alors pourquoi malgré tout cela il n’y a pas eu inflation aux USA? C’est que tu ne t’es pas posé la question de savoir où est partit l’argent du stimulus. Je te renvois aux interviews du prix Nobel de l’Economie JOSEPH STIGLITZ et du professeur Michael Hudson qui sont encore disponibles sur le Net. http://www.democracynow.org/2010/10/20/nobel_laureate_joseph_stiglitz_on_how http://www.democracynow.org/2010/11/5/new_600b_fed_stimulus_fuels_fears Tu risques d’être dégouté des politiques et banquiers du monde après cette lecture. Contrairement en Guinée où on peut descendre à la banque centrale sortir des milliers de millions de GNF ou importer des conteneurs de sous pour financer des dépenses improductives parfois hors budget (les dépenses inflationnistes et stériles de l’armée, les mamayas, les augmentations populistes et irresponsables des salaires…) le plan de relance de l’économie Américaine dont il s’agit ici s’articule au tour d’un certain nombre de mesures qui sont mais pas limitées à: 1. Le gouvernement Américain se voit autorisé par une loi votée par le congrès pour racheter les actifs toxiques (improductifs) des banques et autres compagnies affectées. Ces actifs toxiques essentiellement des crédits de logement et d’autres produits financiers dérivés des crédits de logements (subprime mortgage) que Warren Buffet appel d’ailleurs les armes de destruction massive de l’économie, sont à l’ origine de la crise actuelle. 2. La Reserve Fédérale baisse le taux de base de crédit à moins de 1% pour inciter les banques secondaires à emprunter de l’argent et le passer en crédit aux agents économiques 3. Le gouvernement fédéral entreprend des investissements (infrastructures, communications, santé, éducation…) pour créer des emplois 4. D’autres mesures incitatives telles que la réduction des taxes sur le logement, les assurances des crédits logements pour garder vivant le rêve Américain qui est celui de posséder une maison. Lire la suite prochainement
Mory Diakité, lundi 7 mars 2011
Certaines personnes me cherchent tellement de noises qu`elles sont prêtes à tout, même à nier l`évidence. Un petit exemple: la confusion de la déflation et de la désinflation. Et même pire, la confusion entre le « risque déflationniste » (ce sont mes mots) et la déflation. En reprenant les chiffres de la DNS tranquillement et à tête reposée, le lecteur actif aurait pu constater de lui-même que les prix ont effectivement baissé de 3,19% en variation mensuelle en novembre 2008; que l`inflation a baissé de 1,32% en janvier 2009 en variation mensuelle; de 0,24% en février 2009 en variation mensuelle; de 0,83% en variation mensuelle en mars 2009. Ceci s’assimile plus à un « risque déflationniste » (baisse des prix) qu’à une désinflation (ralentissement dans la hausse des prix ; par exemple on passe de +5% à +2% sur un autre mois). D’autres personnes en viennent même à douter de l’existence des chiffres. Vous avez le lien internet ; rien ne vous empêche de refaire les calculs et d’apporter vos propres interprétations.
Mory Diakité, lundi 7 mars 2011
@ KIM. Je dois reconnaitre que vous vous sous-évaluez pour un « non économiste ». Je ne fais pas de jugement de valeur sur le « laxisme et l`incompétence » de la DNS. Il se trouve tout simplement que c’est cette administration qui calcule l’inflation dans notre pays depuis de nombreuses années. Pour en venir à votre question, il doit exister une flopée d’explications. Parmi ces explications, la variation du pétrole et des matières premières en générale explique une grande part des variations que vous mentionnez. Pour cela, il faut raisonner en cours moyens. Ainsi, en 2004, le pétrole valait 38,3 dollars. En 2005, ce montant est passé à 54,5 $. En 2006, le pétrole valait en moyenne 65,41 dollars le baril. En 2007, cette somme est montée à 72,70 dollars, puis 97,68 dollars en 2008. Nous sommes passés à 62,04 $ en 2009 et 79,72 dollars en 2010. Actuellement, nous sommes à 101,74 dollars (du 1er janvier 2011 au 07 mars 2011). Donc, entre 2004-2005, le pétrole a gagné 42,35%; entre 2005-2006, le pétrole a gagné 20,01% alors que sur la période 2008-2010, il a perdu 0,15% (par rapport au 31/12/2007). Pour finir, il ne faut pas oublier que l’inflation, comme le taux de chômage ou le PIB, sont des variables retardées de l’activité économique. Bien à vous
Mory Diakité, lundi 7 mars 2011
Monsieur Cissé. Merci pour la lecture de mon texte. Pour répondre à votre question, il ne sert à rien de mettre au régime quelqu’un de chétif. Je ne crois pas à la pertinence des politiques d’austérité, surtout dans le cadre guinéen. Ce que je veux simplement dire, c’est qu’on peut très bien lutter contre le déficit public tout en ne prônant pas l’austérité. Pour cela, il convient de regarder du côté des dépenses et des recettes. Les dépenses, notamment celles de fonctionnement, doivent être contrôlées. L’Etat doit lutter contre le gaspillage (flotte de véhicule, frais de missions, évacuations sanitaires, etc.). Dans le même temps, l’Etat doit veiller à ce que toutes les rentrées de recettes soient encaissées. Cela passe par une lutte acharnée contre la corruption par exemple, la renégociation des conventions minières, le recouvrement des impayés d’impôts, etc. Bien à vous
Thierno A bah, lundi 7 mars 2011
A M. Cissé : Merci de votre intervention. Pour répondre à votre question, le protectionnisme reste à la mode malgré tous les discours prônant le libre échange. J’admets cependant que dans un contexte de mondialisation, ce serait naïf de croire qu’un pays puisse vivre en état d’autarcie, particulièrement dans le cas d’un pays comme la Guinée qui reste totalement dépend de l’extérieur. Je suis favorable au libre échange lorsqu’il s’opère sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant (win-win en anglais), i.e. lorsque la maximisation des gains n`est pas recherchée. Bien entendu, la Guinée n’a pas de pouvoir de négociation étant donné la faiblesse de son marché à l’export. D’où la nécessité de mettre en œuvre des projets en vue de stimuler le développement commercial hors de notre marché domestique (les exportations). Ces projets pourraient à moyen terme nous conférer un avantage concurrentiel (ex post) dans la production de certains biens et parallèlement renforcer notre pourvoir de négociation (bargaining power en anglais) sur les marchés internationaux. La protection de ce marché naissant de la concurrence étrangère (parfois déloyale) est la condition de son succès. La plupart des pays industrialisés, dont les Etats Unis, ont édifié leur économie en protégeant sélectivement certaines de leurs industries jusqu’au moment où elles ont été très fortes pour soutenir la concurrence étrangère. Il faut maintenir un bon équilibre entre l’entrepreneuriat privé et l’interventionnisme public (subventions, barrières stratégiques à l’import, etc.) pour assurer une bonne stabilité sociale et économique. Le libre échange ne s’opère jamais dans des conditions optimales. Les ‘‘petits pays’’ qui n’ont aucune influence sur les marchés internationaux sont toujours les grands perdants en raison notamment de leur faible pouvoir de négociation. Encore une fois pour répondre à votre question, il faut revenir sur les fondamentaux en matière de politique commerciale en favorisant la production locale et la protection des acquis. Merci.
Mahmoud D., dimanche 6 mars 2011
très bien vu de la part de Un passant. J’espère que l’homme des 15h de boulot/jour aura l’honnêteté de reconnaitre ça et de le rectifier très très très vite.
Bourama Baldé, dimanche 6 mars 2011
Monsieur Diakité. Merci pour la volonté de produire un texte technique, je ferais un seul commentaire, q`un certain Bocoum a fait remarqué. Dans votre texte, vous confondez gravement la cause et la conséquence. L`augmentation des prix n`est pas la cause de l`inflation mais l`inverse. cet élément et à l`eau toute votre démonstration, qui pour un gars du domaine, est loin d`être digne d`un étudiant en master. Les graphiques sous excel `imressionnent que les non initiés. sans rancunes
sur`il, dimanche 6 mars 2011
encore des pédants et des pseudo-intellectuels que seul la guinée est capable de produire et qui vient nous saouler avec leur économisme pompeux, et leur vocabulaires reflétant un complexe d`infériorité mal dissimulé.
bachir barry, samedi 5 mars 2011
mory diakite je te connais parfaitement et je voudrais te dire a propos de cet article en ce qui concerne la hausse des prix en guinee mais le monde entier a ce problemes au dos actuellementsur toutles plants et dans tous les domaines mais le probleme de la guinee c`est pas koro alpha qui va resoudre car il na niexperience ni capacite intellectuelle pour le faire et tout le probleme de koro alpha est de comment detrouire les peulhs comme il ne le sais pas la guinee est comme une voiture de quatres roues donc vouloire detouire les peulhs c`est de nuire al guinee toute entiere(les hommes,animaux vegetation...)donc en un mot il faut dire a koro comme je sais que vous etes en contacte de s`occuper de tous les guineens et guineeneset non a une ethnie et surtout de se debarrasser de tous les malades au tour de loui merci mory ton ami bachir de fria
Un passant (étudiant en économie), samedi 5 mars 2011
Bjr Mory Diakité, g n’ai encore lu ke le début de ton texte et g trouve kil est extrêment grave de confondre désinflation et déflation (voir graphik 1 et commentaire du mêm graphik 1). Ça dénote k mêm 1 grosse légereté dans ton analyse. Bref…G suis en litige avec mon bailleur pr loyer impayé après coup g te lirai en entier et te dirais ce ke g pense de ton text. Envoyé depuis mon HTC HD mini d`Orange. Merci déjà 2 me dire pourkoi t’as confondu 2sinflation et 2flation et eske tu reconnais la gravite 2 cette erreur ?
CISSE, samedi 5 mars 2011
Mr M. DIAKITE, vous avez le merite de proposer un debat interessant(intellectuel).Neanmoins,pensez vous que le developpement économique des pays sous developpés,la guinee en particulier,est compatible avec une politique d`austerité(reduction du deficit public)?@THierno A BAH,qu`entendez vous par barrières strategiques aux importations favorisant la production et la transformation manufacturière locale? faites vous allusion AU PROTECTIONISME EDUCATEUR ? Cordialement.
mory.diakite, samedi 5 mars 2011
M. Bayo, il n y a pas mort d hommes. Je ne suis aucunement gèner d etre representer sous les traits de cette personne
mory.diakite, samedi 5 mars 2011
@Kim. Très bonne remarque. Je ne suis pas chez. Repondre du clavier d un telephone me demanderait trop de temps. Je le ferai demain soir à mon retour. Bien à vous
Boubacar Diallo (Washington), samedi 5 mars 2011
En accord avec Mr. Mohamed Sampil, je félicite Mr Mory Diakité qui nous fait ici un exposé dont le sujet a suscité tant d’interventions instructives. Je pense que ce genre d’analyses, si elles ne résolvent pas toujours les problèmes traités, elles peuvent néanmoins conduire aux échanges sur leurs CAUSES REELLES (mise en garde de Mr. Bokoum Ibrahima). En plus, comme le dit Mr. Mohamed Sampil, la simplicité de l’expression facilite la compréhension. Alors, le lecteur peut se voir invité à partager les connaissances de l’auteur, plutôt que de percevoir en celui-ci un aspect négatif (vous me comprenez). Ceux qui ont passé par les Classiques du XVIIème Siècle sont avertis, se souvenant du langage: «Voiturez-moi les commodités de la conversation» à la place de dire: Apportez-moi un Fauteuil. Ou encore «Le conseiller de la grâce» à la place de dire : le Miroir. Cependant, nous convenons que pour la cause ici, l’essentiel est de pouvoir se faire comprendre (La courtoisie y étant plus importante que la syntaxe.) Mais, attirer l’attention sur le besoin de clarté ne fait pas non plus de mal: considérons une phrase de Mr. Diakité où il pourrait y avoir une petite confusion « Il est important de constater que l’alimentation constitue le principal poids dans le panier de la ménagère en Guinée». Il dit que l’alimentation est le poids principal dans le panier. Donc il y a nécessairement au moins un [deuxième poids] qui lui n’est pas principal. Mais, seule [l’alimentation] se trouve dans le panier de la ménagère. Conclusion ! Il y a un [poids de l’alimentation], mais il n’y pas de principal. (Juste un jeu de logique. Merci pour la patience) S’agissant de la monnaie guinéenne, je partage l’avis de Mr Bocoum Ibrahima. Je me méfierais de faire des comparaisons, surtout avec les Etats-Unis où la Banque Centrale est indépendante en tant qu’Institution au même titre que la Cour Suprême. Sa relance économique par l`augmentation de la quantité de monnaie, ou La Détente de la Masse Monétaire (q.e), serait-elle comparable à la Stratégie liée aux conteneurs, comme c’est le cas pour le franc guinéen? La Banque Centrale de la Guinée (responsable de la monnaie) est sous le Président de la République. On sait aussi que même sa «perte» de plus de 8000 kg d’or demeure un silence d’or. Quant aux données de la Direction Nationale de la Statistique, peuvent-elles être fiables pour une analyse scientifique concluante? Peut-être! Pour ce qui est du dollar, la détermination du Général De Gaulle après la mort du Président Kennedy, de le faire remplacer par l’or, comme devise de réserve mondiale, le déficit dû à la guerre du Vietnam dont le coût dépassait les $40 milliards par an, sans parler du défi de la «Grande Société» du Président L.B. Johnson, son flottement par le Président Nixon en 1971 était rendu inévitable. Ce qui fut surnommé le «Choque de Nixon». Outre que le Président Nixon avait besoin de fonds pour intensifier la guerre, la loi exigeait un dépôt d’une quantité d’or équivalente à 25% de la valeur de la masse monétaire ($35 pour 31.1035 grams ou une once (Troy)). Une telle quantité d’or n’étant pas mobilisable, ce fut le recours au Choque Nixon !
Magna Conde, samedi 5 mars 2011
Hummm, Mr Yousssouf,ne vous fatiguez à repondre à certains.
Mory Diakité, vendredi 4 mars 2011
Mr Bokoum Ibrahima. Le charme discret de la posture ne doit pas vous faire éclipser certaines données. Vous êtes à mon gout trop friedmanien ou hayeckien. Comment expliquez vous qu en dépit de la hausse du bilan de la Fed (de 1750 milliards de dollars entre mars 2009 et mars 2010 puis de 600 milliards de novembre 2010 à juin 2011), les titanesques plans de relance et de sauvetage, l inflation américaine soit aussi faible que maintenant (le core est à 0,8%, au plus bas depuis 1958)? Merci de votre éclairage
KIM, vendredi 4 mars 2011
M. Diakité , votre travail révèle une situation paradoxale pour le non économiste que je suis. j`apprends que pendant la periode(2005 à 2006) au cours de laquelle le fg était relativement stable le taux d`inflation oscillait autour 35% alors qu`en 2009-2010 (periode de grands troubles) il est de 15% en moyenne, soit le taux de 2006 divisé par 2(NB: je me réfère uniquement à la valeur du FG par rapport à l`euro au marché noir durant ces 2 périodes pour les caractériser ). Par ailleurs,connaissant la rigueur que requièrent la collecte et le traitement des données statistiques et,le laxisme et l`incompétence qui caractérisent note administration, j`ai des doutes sur la fiabilité de ces données, d`ailleurs vous avez été obligé d`estimer certains indicateurs qui semblent pourtant être très importants, mais que notre DNS ne fournit pas.
sow, vendredi 4 mars 2011
Bravo Mr Bocoum pour cette analyse pertinente de l`inflation qui est un phénomène essentiel monétaire-On voit là l`oeil de l`économiste-Mr Diakité qui certainement apprend encore confond inflation avec niveau général de prix et composition de l`indice des prix-IL oublie complètement que ce sont les avances du trésor à la banque centrale qui alimentent la masse monétaire qui elle augmente plus vite que les biens et services produits dans le pays; d`ou l`inlation parce que beaucoup d`argent chasse peu de biens comme Mr Bocoum l`a si bien décrit-Les commerçants peulhs n`ont rien à voir dans cette situation n`étant ni fonctionnaires du Trésor, de la banque centrale ou du ministère des finances-Ils sontacteurs du marché comme nous tous qui vivons ici à conakry-C`est quand l`Etat vit au dessus de ses moyens qu`l emprunte aupres de la banque centrale alimentant ainsi l`inflation-Et ceci est du principalement à la mausaise gestion donc la mauvaise gouvernance-Les résentants du FMI et de la Banque mondiale l`ont bien expliqué la semaine passée à conakry et ont absous les commerçants-Mr Diakité, continuez à vous former-
Bocoum Ibrahima, vendredi 4 mars 2011
Monsieur Diakite dans tout votre article vous n’avez pas réellement donné les causes de l’inflation, plutôt vous avez pris les effets de celle-ci comme étant les cause. En termes lapidaire l’inflation est et restera toujours un phénomène monétaire, en d’autre mots pas de monnaie pas d’inflation ! Les économistes la définissent comme étant « une augmentation soutenue du niveau Général des prix » qui implique que la monnaie est entrain de perdre de la valeur. La cause principale de l’inflation est la quantité énorme de monnaie disponible pour acheter des biens et services en quantité réduite. Pour illustrer cela, merci noter que jusque dans les 70 (précisément en 1972), le monde était pratiquement sans inflation. C’est la date à laquelle le Président Américain Nixon a rompu le lien entre le Dollar et l’or, ouvrant la possibilité aux politiques de tourner la planche à billets à volonté et ainsi à travers ce jeu les Américains par le billet du dollar pouvaient s’offrir les biens et services qu’ils veulent à travers le monde juste en imprimant plus de dollars. Et tous les autres politiques du monde (y compris en Guinée) ont trouvé là un moyen de financer leurs conneries, mais malheureusement pour eux, ils ne peuvent pas exporter leur inflation, leur monnaie n’étant pas un étalon ! Jusqu’en 1972 quiconque qui avait 1 dollar pouvait se le faire rembourser en équivalent Or par le Gouvernement Américain. Je suis d’accord avec vous que la politique monétaire Américaine affecte les prix en Guinée (d’ailleurs toute la planète) mais pas dans les portions réelles constatées en Guinée. Tournez un peu dans les pays limitrophes de la Guinée, ceux-ci contiennent bien leur inflation. Revenons au cas Guinéen et posons quelques questions dont les réponses vont aider à cerner la cause de l’inflation. • Est-ce qu’il y a suffisamment de biens et services produits en Guinée ? • Est-ce qu’il y a eu dans l’histoire récente de la Guinée une quantité importante de monnaie injectée dans l’économie Guinéenne ? La réponse à la première question est NON, la Guinée qui exportait bon an mal an 350 milles tonnes de produits agricoles à l’indépendance, peine avec moins de 30 milles tonnes un demi siècle après, ne parlons pas de services, des produits des arts et autres... La réponse à la deuxième question, je vous renvois aux statistiques de la BCRG, vous verrez que jusqu’en 2005 la masse monétaire était contenue dans l’ordre de 2000 milliards de GNF. De la période 2005 à 2009, celle-ci est passée à plus de 5000 milliards ! Avec les conséquences que nous connaissons tous, les soulèvements en 2007 et les années d’après ! Et Dieu seul sait combien le gouvernement Dore a injecté dans l’économie en 2010. A ce sujet en début 2010 j’avais fait deux papiers (Incompétences du Gouvernement et Conseil d’administration de la BCRG) qui sont d’ailleurs disponibles sur le net : http://www.nlsguinee.com/analyses/analyse372.html http://www.nlsguinee.com/analyses/analyse376.html Juste en utilisant Excel, avec les chiffres de la BCRG les projections indiquaient les prix jusqu’en décembre 2010. Pour conclure je vous concède que le Gouvernement actuel et le professeur Alpha Conde, mais aussi bien que les commerçants n’ont pas causé l’inflation actuelle, celle-ci trouve ces origines dans la mauvaise gestion du pays au cours des dernières décennies. En tant que premier magistrat le président Alfa Conde est responsable de l’inflation actuelle et ceci ne signifie en rien qu’il l’a causé, mais en tant Président de la république il doit à travers son gouvernement trouver des solutions. L’agitation sociale dans les pays du moyen orient dont les citoyens sont relativement bien nantis comparés aux Guinéens trouve ces origines non pas dans la crise des prix comme vous voulez le suggérer même ci celle-ci en est facteur catalyseur mais plutôt le raz le bol contre l’injustice, le népotisme, la dictature mis à nus à la faveur de l’accès à l’information par les masses populaires. Notez que même dans les pays où les sultans ont proposé de distribuer mensuellement et cela jusqu’en 2013, à tous les citoyens un montant de $300 (trois cent dollars américains), les populations se sont révoltées. Imaginez un peu si le président Guinéen pouvait faire la même chose, on ne parlerait plus d’inflation en Guinée. Alors attention aux comparaisons !
Mady, vendredi 4 mars 2011
Honnêtement dit pourquoi les peules qui aiment leur ethnie ne demanderaient pas à d`autres de se resaisir? Vous voyons qu`ils placent tout sur l`angle ethnie et tirent sur toutes les autres ethnies. Ne peuvent-ils pas se resaisir? Ne peuvent-ils pas tirer les lecons de l`echec de ces elections qui les frustrent de plus en plus? Leur affichage ethnique n`avantage que ceux qui ne les aiment pas, alors qu`ils ont besoins des autres pour avoir ce pouvoir. Je pense que d`autres peules doivent jouer un role positif pour relever le defi. Si non c`est vraiment fini. C`était un conseil.
Youssouf bangoura, vendredi 4 mars 2011
Makka, si tu penses que les Soussous vont fuir Conakry c`est que tu n`as rien compris de la vie de ces derniers . Ce ne sont pas les mades in taiwan ou China qui vont developper la Guinée, ce sont des produits locaux . Les Soussous peuvent bien se nourrir à partir de leurs produits vivriers . Tu sais combien de tonnes de riz produit dans la seule prefecture de Forecariah ? La Basse côte a tout pour avoir l`autosuffisance alimentaire . Avec une bonne politique agricole, Forecariah seul peut nourrir toute la guinée .
Youssouf bangoura, vendredi 4 mars 2011
Bravo Mory pour cette belle analyse économique, même si comme dit mon Frère Sampil, on a un peu du mal à bien comprendre, mais au moins, on sait que l`inflation qui frappe la Guinée ne date pas le 21 decembre 2010 ( l`investiture d`Alpha) . Namori K, il est beau de dementir, mais prouve nous que les statistiques de Mory et ses graphiques sont fausses, ne te limite pas seulement à les denoncer .
En fin Mory Diakite, vendredi 4 mars 2011
Comme nous pouvons le voir sur le graphique 3 ci-dessous, "l’inflation est avant tout tirée par la hausse de l’énergie qui affecte les transports, la hausse des matières premières qui affecte les produits alimentaires. " Moi je croyais que les peulhs qui sont responsable de l`inflation en guinée comme le disait Alpha Condé; le sabotage encore le sabotage........... Il faut presenter tes propositions à Alpha CONDE.
BAYO Abidine, vendredi 4 mars 2011
Toutes mes excuses pour vous avoir induits par inadvertance en erreur, en ce qui concerne la photo de Mory Diakité, que j`ai utilisée pour l`illustration de son article paru sur A NOUS LA GUINEE. Aucune intention malsaine, vous l`aurez compris, ce n`est juste qu`une confusion de noms de ma part et vous m`en voyez sincèrement désolé.
D.K DIABY, vendredi 4 mars 2011
Avec les gens là on arrive même plus à s`exprimer librement,même si on evoque un sujet économique,social ou même sportif ils nous tirent vers un débat éthno,c`est pourquoi depuis indépendance ce pays souffre de la dépendance de ses fils éthnotisés.Mes frères réflèchisons autrement mais possitivement.
DK.DIABY, vendredi 4 mars 2011
la vraie cause de l`inflation en Guinée est due à la présence de fauts billets de 10000fg sur le marché.Personne ne connaît le montant exact,ni les détenteurs mais son effet se fait sentir parce que son utilisation abusive gonfle les devises et les prix des marchandises sont tirés vers le haut.
le gnac, vendredi 4 mars 2011
alpha conde declare sur RFI qu`il va arranger le probleme d`electricity et d`eau en guinee (au moins dans les grandes villes) je lui donnerai 20ans! s`il arrive a le faire dans 20ans...il est le meilleur
Thierno A bah, vendredi 4 mars 2011
L’inflation en Guinée n’a pas que des causes exogènes. Elle est aussi due à l’inadéquation des politiques salariale et commerciale des gouvernements précédents. Une politique salariale qui consiste à indexer les salaires sur le pouvoir d’achat est suicidaire dans un pays importateur net à plus de 80%, car elle entrainera tôt ou tard un phénomène de fuite devant la monnaie nationale comme ce fut le cas au Zimbabwe. Ce n’est pas la quantité de monnaie en circulation qui importe, mais la vitesse à laquelle elle circule. La croissance exponentielle de l’Asie du sud-est est fondée sur l’organisation, la discipline, le contrôle et le pragmatisme, et non sur les hauts salaires. Toutefois, si une politique salariale doit être envisagée, elle doit être cohérente. « Le gouvernement doit pouvoir disposer d`outils précis permettant d`évaluer l`évolution du pouvoir d`achat des fonctionnaires. Cette évaluation doit bien entendu permettre d`assurer le maintien voire même l`amélioration du pouvoir d`achat des fonctionnaires tout en assurant une gestion satisfaisante des dépenses de personnel » (Oboulo, 2000). La rigidité de certains opérateurs économiques locaux sur leurs structures de prix couplée avec le renchérissement des cours internationaux de matières premières ne peuvent pas laisser présager une politique économique laxiste qui consiste à indexer les salaires sur le pouvoir d’achat ou d’ouvrir le pays aux importations tous azimuts. Les importations ne contribuent à la création de richesse que si elles sont utilisées pour la fabrication de biens à valeur ajoutée destinés à l’exportation. « L’ouverture au commerce international a aidé de nombreux pays à se développer beaucoup plus vite car quand les exportations propulsent la croissance, le commerce extérieur contribue au développement économique. » L’élément clef de la politique industrielle qui a enrichi la majeure partie de l’Asie orientale et amélioré le sort de millions de ses habitants, c’est la croissance fondée sur les exportations. Il faut donc créer des outils qui favorisent la production à valeur ajoutée dans le but d’aider les entreprises locales à passer de l’activité de non-production à celle de transformation manufacturière ou de création de valeur tout en assurant une discipline fiscale/budgétaire stricte basée sur les principes de rigueur et de contrôle systématique pour parer aux situations de déficits budgétaires persistants (source d’inflation). Le pouvoir d’achat des populations chinoises ayant quasiment triplé ces dix dernières années, du fait notamment de l’amélioration du niveau de l’éducation et du savoir faire chinois dans des domaines très divers de l’activité économique, l’on peut s’attendre à ce que son avantage comparatif en termes de coûts du travail s’effrite au profit de ses voisins (hors mis la Corée du sud et le Japon bien sûr). La production de biens à haut coût de production devrait prendre le dessus sur celle de produits bas de gamme qui reviendrait à ses voisins pendant que nous nous chamaillons en Afrique. Pour limiter les importations et son corolaire l’inflation, les pouvoirs publics doivent favoriser la création de structures visant à stimuler le développement de l`entrepreneuriat privé, du commerce formel et la production locale. Mais les réformes ne marcheront que s’il y a une vraie prise de conscience des problèmes et de leurs conséquences sur le pouvoir d’achat des populations. La Chine, de par ses exportations, est devenue une source d’inflation pour les pays à faible capacité exportatrice. Contrairement à ce pays, nous n’avons pas su profiter des bienfaits de la mondialisation en renforçant notre capacité exportatrice, d’où le phénomène structurel de l’inflation en Guinée. Nous pouvons inverser cette tendance en adoptant une politique économique en phase avec le monde des affaires d’aujourd’hui en mettant en place des barrières stratégiques aux importations et en favorisant la production et la transformation manufacturière locale.
Namori K, jeudi 3 mars 2011
Mon cher Mory, tes statistiques sont fausses tout comme tes graphiques. Revois ton théorème. Tu cherches, comme beaucoup d`autres lèches- bottes, un poste auprès de ton professeur- cousin ou frère, en tout cas malinké, mais ne sème pas le mensonge. Alpha est actuellement le seul et unique responsable de la situation misérable due la Guinée; Qu`il n`accuse ni Konaté ni Dadis d`ailleurs. sOIS HONNËTE. Alpha n`ose même plus prononcer le nom de Conté parce qu`il n`est entouré que des pro conté: Fodé Bangoura, Kirid Bangoura, Alpha Ibrahima Kéira, le fils de l`autre criminel dont l`un des survivants est du genre Facinet Touré!
dian, jeudi 3 mars 2011
c une honte de ne pas parler de la cause exact de l`inflation .tu es nul mory merci
Mory Diakité, jeudi 3 mars 2011
Mohamed, de la patience. Nous irons bientôt dejeuner sur une des terrasses de la Buttes aux cailles lorsque les arbres se remettront à refleurir et que le soleil aura pris le dessus sur l`hiver. Merci en tout de la gentille attention. Bien à toi. MD
Abdoul.H, jeudi 3 mars 2011
Voila Alpha Blanchi, mais lui prefere trouver des boucs emissaires au mal; ses «grands trafiquants». Qu`en dites-vous?
Makka, jeudi 3 mars 2011
Les peules ont dit que vous n`allez plus manger à votre faim, surtout vos , vous allez voir ce que nous representons pour ce pays. La seule chance d`Alpha Condé de sauver les malinkés c`est de leur donner le budjet national qui n`est rien devant le budjet du Foutah. Tôt ou tard ca va finir. Les soussous quant eux, ils vont fuire Conakry pour nous la laisser. Dites tout ce que vous voulez, montez toute sorte de science, vous n`allez convaincre personne. Votre analyse est bidon et mensongere. Vive le Foutah.
mohamed sampil, jeudi 3 mars 2011
Non..MORY DIAKITE...on veut voir TA PHOTO...TA PHOTO....TA PHOTO..Mohamed Sampil...
mohamed sampil, jeudi 3 mars 2011
Salut Mory Diakité....A vrai dire je n`ai pas encore entièrement lu ton article...Il est trop compliqué pour moi avec tous ces croquis qui....Bref..voilà qui est bien comme dirait l`autre..Te voilà enfin sorti de ce troupeau qui à longueur d`années polluent le net avec leurs certitudes...Même si je n`ai rien compris, je te félicite et te demande de continuer...Encore bravo...Cependant pour mieux vulgariser vos connaissances utilisez des termes que tout citoyen lamda comme moi comprend, car on a l`impression parfois que certains s`adressent aux étudiants des grandes écoles...Fraternellement...Mohamed SAmpil
RINGO, jeudi 3 mars 2011
Merci pour ton article qui donne satisfaction sur la comprehension des raisons et solutions de l`inflation que la guinee subit, mais aussi pour ton visage decouvert que des interlocuteurs ou detracteurs sur les questions nationales surtout politiques guineennes attendaient tant. Big up
Mory Diakité, jeudi 3 mars 2011
Webmaster. Plusieurs points. 1. Je vous remercie pour la publication de cette petite étude réalisée par mes petites mains sur l`inflation en Guinée. 2. Il me semble vous avoir dit que je ne souhaitais pas que cet article paraisse avec une photo (lorsque vous me l`avez reclamé). 3. Il se trouve que vous vous êtes trompé de personne car si je me reconnais dans les écrits, je ne me reconnais en aucun point avec la personne en photo. 4. L`erreur semble provenir de M. Abidine Bayo sur son site A nous la Guinée. 5. Cela dit, ça ne me gène aucunement que vous illustrez mon article avec cette photographie. Bonne réception. MD

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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