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« Tous les hommes sont les mêmes », « Les hommes, ce sont des curieux et des assoiffés du s… », « Aimons-les mais sans jamais en avoir confiance », « Une seule femme ne suffit jamais à un homme », etc. Ce sont entre autres rengaines avec lesquelles les conjointes, amantes, maîtresses, petites amies, etc. accablent à tort ou à raison, les hommes d’aujourd’hui. Tant et si bien ceux-ci ont fait de l’infidélité leur grande marque de fabrique.
En mettant à nu ce comportement des hommes, certains vont certainement s’offusquer et crier au scandale. D’autres, se tordre de rire puisqu’ils se retrouvent et se sont fait découvrir. Un troisième groupe pensera que ce n’est qu’un non évènement, cette infidélité, du reste tellement admise qu’elle relève de la pure banalité. Soit ! Ce qui est évident aujourd’hui, qu’on soit marié ou pas, en aventure avec une femme ou non, ils ne sont pas si nombreux ces hommes qui s’imposent une certaine discipline sexuelle. Et ce qui est plus marrant, c’est que même la pandémie du siècle – le Sida – ne réussit point à les dissuader de leur vagabondage. Un vagabondage qui s’est mué en sport favori. Donc, largement toléré. C’est ce qu’on appelle chez nous « Kamareimba ». Avec cette dénomination, nul ne s’offusque. Or, si c’est une femme qui porte la même tunique (Soungouroumba), le verdict est plus que sévère. Pourtant, les mêmes causes devraient produire les mêmes effets. Mais ici, vu le caractère donjuanesque des hommes et l’ampleur qu’a pris le phénomène, seules les femmes sont vues et condamnées.
A travers la capitale et les grandes villes du pays, le spectacle est bien désolant. Mêmes polygames et sexagénaires, certains hommes, luttant inexorablement contre leurs cheveux blancs – qu’ils teignent à tout va –, sont vus dans des milieux peu recommandables où ils occupent la première loge. Jamais dans les lieux de culte. Ils abandonnent femmes et enfants parfois sans nourriture, sans soins de santé, etc., pour aller tomber dans les mains d’autres femmes, généralement plus jeunes, plus pimpantes et éclatantes. Elles sont souvent des jeunes filles, filles-mères, femmes divorcées ou tout simplement filles libres. Ces hommes sont également appelés ‘’Kiikala saarè’’ ou ‘‘So Kamareimba’’. Pour dire tout net, c’est un véritable fait de société qui fait pleurer actuellement bien des femmes au foyer dont le seul tort aura été d’épouser des Don Juan, des playboys et autres viveurs exponentiels. Certes, on rencontre à longueur des ans, des conjointes qui peinent toujours à entretenir leurs époux, à aimer la famille, amis et alliés de leur conjoint. A garder propre la demeure, etc. Bref à être la douce moitié modèle !
Mais, cette attitude peu loyale de ‘’ces mauvaises femmes’’ ne saurait justifier l’irresponsabilité de l’homme, plutôt censé avoir un dos plus large pour... subir. En effet, certains pères de famille, même avec la chaîne au pied du lit conjugal, sortent pour s’encanailler, prendre un ‘‘coup’’ et puis rentrer peut-être à l’aube. Et complètement souillé. Iskine ! Infidélité, grande marque de fabrique des hommes mariés, quand tu nous tiens.
Thierno Fodé SOW
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