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La guerre civile et tribale annoncée n’aura jamais lieu en Guinée. Les femmes et les hommes qui aiment bien notre patrie ont déjà fait leur choix : Dadis doit rester, Dadis doit remettre le pays sur les rails du développement. Le CNDD et Dadis ont la confiance du plus grand nombre.
S’il est vrai que la démocratie est l’expression du peuple, il n’y a aucune alternative que le respect de la volonté du plus grand nombre de Guinéens qui réclame la candidature de Dadis à la Présidentielle de janvier 2010.
Toutes les autres agitations relèvent de l’irresponsabilité de ceux qui ne visent que le fauteuil présidentiel, non pas pour les Guinéens, mais pour eux-mêmes. Et voilà ce qu’ils font déjà.
Ils poussent les jeunes à jouer le rôle qui leur revient. Parlons simplement et clairement : ils orchestrent des manipulations grotesques et irresponsables. Ainsi leurs armes idéologiques demeurent toujours et encore le recours aux jeunes désœuvrés des banlieues de Conakry pour empêcher l’inévitable évolution de l’histoire.
Le cynisme et la cruauté de telle opération charlatanesque se vérifie plus encore aujourd’hui. Ils n’ont pas le courage même de suivre sur le terrain où ils ont allumé le torchon qu’ils veulent voir consumer la Guinée. Aussitôt, après leurs manipulations nocturnes, telles les chauves-souris qui ne sont actives que dans la nuit noire, les voilà s’évadant du pays, à la manière de grands bandits de prison. Et l’on veut nous faire croire que ces couards peuvent diriger mon pays. Où se trouve leur conviction ? Où est leur courage politique ? Quel est le sens qu’ils accordent au combat politique en refusant d’affronter leur adversaire qui n’est nullement un ennemi ? Pourquoi user de la supercherie aux conséquences parfois meurtrières ?
L’histoire récente des événements de janvier et février 2006 devrait nous donner à réfléchir sur de pareils agissements irresponsables !
Oui, l’éventail de la guerre civile est encore brandit, pour faire peur aux patriotes. Ce n’est que la poudre aux yeux. La Guinée ne sera pas sujette à une guerre, même si telle est le vœu de ceux qui n’ont pas eu le pouvoir ! Que le CNDD garde le cap pour sortir le pays de la boue dont la responsabilité incombe à la plupart de ceux qui prétendent briguer notre suffrage.
La Guinée demeurera le pays que Dieu a désigné pour être la patrie des Forestiers, Malinkés, Peulhs et Soussous. Ces populations n’écouteront pas la voix des va-t-en-guerre. Pour quelle raison, il en serait ainsi ?
Voilà pourquoi, les familles guinéennes doivent conseiller voire interdire à nos enfants de se laisser manipuler.
Allez vérifier et constater, Jeunesse guinéenne si ceux qui te poussent dans les bras de la rue sont dans leur concession à présent et revenez me raconter ! Ils ont déjà quitté le pays ! Est-ce responsable ? Et pourtant, ils vous livrent et exposent votre vie aux risques incontrôlés de la rue !
Non, jeune de Guinée n’agit pas sous la dictée de ces Hommes qui ne t’ont jamais apporté le bien-être, tel que tu l’espères.
Réfléchit, jeune frère guinéen, en dehors des périodes de manipulations, ces leaders s’intéressent-ils vraiment à ton sort ?
Familles Guinéennes, dites-nous si ceux qui poussent nos enfants dans la rue, sont-ils présents à nos côtés lorsqu’intervient le malheur ?
Combien de nos enfants ont eu une bourse d’un leader alors que leurs enfants sont bien nourris et fréquentent les écoles et universités en Europe et aux USA et ailleurs ? Je voudrais savoir, parmi eux, qui ont la facilité d’entrer dans les ambassades, lequel a aidé un seul de nos enfants à obtenir le visa alors qu’ils ont cette possibilité ?
Quel est le leader qui s’est porté garant de cet étudiant qui, par ses propres moyens, a obtenu une bourse d’étude en Europe ?
Quel est le leader qui a pris en charge sur le territoire guinéen les frais d’études d’un enfant issu d’une famille pauvre ?
Moi, je le fais et même davantage. Telle est la différence entre le patriote et l’assoiffé du pouvoir pour lui-même!
Mais au moment où ils veulent semer la pagaille, empêcher le redressement du pays, ils vous versent des milliers de nos francs. Je vous dis simplement de les accepter, mais de refuser de vous exposer à la rue pour rien. Beaucoup sont morts et ils n’ont mené aucune action pour l’établissement de la vérité sur leur disparition précoce. Quand Dadis, parlant des audits, avait mis parmi ses préoccupations la question des événements de janvier et février 2006, ces leaders lui ont rétorqué non.
S’ils ont la conviction que ce qu’ils vous demandent est légal, pourquoi vous abandonnent-ils en quittant la Guinée alors que commence l’ébullition sociale?
Toutes les manifestations des cinq dernières ont été orchestrées et financées par les mêmes leaders. Mais ils ne sont jamais au front avec vous. Tiennent-ils plus à la vie ainsi que leurs enfants que vous ? Pourquoi, se débinent-ils depuis toujours et à chaque fois?
Ils protègent les leur et vous jettent dans l’incertitude de la rue. Or, il y a des procédés légaux pour organiser des manifestations publiques, pourquoi ne les exploitent-ils pas s’ils étaient sûrs des résultats de ce qu’ils vous demandent de faire ?
Jeunes de Bambéto, Hamdalaye, Kaporo-rail, Cosa…, et de toutes les banlieues de Conakry et des villes de l’intérieur, le désordre, qui vous est demandé de produire, n’est pas la solution à la naissance de la démocratie guinéenne!
Notre pays a plutôt besoin d’Homme politique ayant le courage de sa politique, digne dans l’expression de sa vision politique et capable d’affronter les moments difficiles inhérents à l’exercice de l’activité publique. Ceux-là qui les fuient ne méritent pas votre sacrifice.
Avez-vous écouté le discours de l’homme d’Etat qu’est Ousmane Bah ? Voilà le leader que nous devons supporter et pour lequel nous pouvons consentir des sacrifices.
Laissons les fuyards se reposer dans leur salon parisien et d’ailleurs.
Et voilà jeune de Guinée pourquoi les audits sont une exigence capitale avant toute aventure électorale. Entendez ce message ! Mobilisez-vous votre énergie pour la clarification de notre histoire politique, économique et sociale !
En même temps, exigeons l’inscription dans la pratique politique guinéenne la candidature indépendante à tous les niveaux électifs. C’est la seule façon de défaire notre pays du monopole des partis politiques diviseurs du tissu social.
Demandez aussi à ceux qui s’agitent sur le net de venir à Conakry et dans les villes de l’intérieur pour occuper la rue comme ils vous y poussent. Vous verrez qu’ils ne répondront jamais. Donc prêcher la rue n’est pas un acte courageux ! Ce n’est pas digne d’un responsable politique ou citoyen consciencieux et patriote de vous y pousser alors qu’il sait les conséquences d’une manifestation non autorisée et illégale.
La priorité à donner à nos démarches doit être l’exigence du toilettage de la Constitution avec une note particulière à la candidature indépendante, à la durée des mandats du Président. Parallèlement, conduire les audits pour l’assainissement de l’Administration et la Restauration de l’Etat ainsi que la réforme des forces armées.
Voilà le combat qui en vaut la peine !
Avant de fermer cette page, je voudrais dire ma gratitude à Benn Pépito qui, sans me consulter, me propose au poste de Ministre de Guinéens de l’Etranger. Les prétendants sont actuellement à Conakry, ils arpentent, nuit et jour, le salon du CNDD au camp Alpha Yaya. Mon destin n’est pas lié à l’occupation d’un poste ministériel pour me sentir guinéen et combattant pour la cause de mon pays.
Paris, le 01 septembre 2009
Jacques KOUROUMA
www.guineeactu.com
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