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RFI : Que répondez vous aux gens qui pourraient vous reprocher d’avoir passé trop de temps à l’étranger, de ne pas vraiment comprendre ce qui se passe en Guinée ?
Ibrahima Abé Sylla : Ceux qui disent cela, ne connaissent réellement pas l’histoire de la Guinée. Nous avons passé 26 ans de communisme. Vous vous imaginez à l’époque, si tu venais des Etats-Unis on te considérait comme un agent et tu étais exécuté après ça, c’était sous le régime de Lansana Conté et là également c’était enseigné à la population guinéenne que les Guinéens de la Diaspora étaient des aventuriers et en quelque quarantaine d’années aux Etats-Unis, je suis Ingénieur de formation, je suis président d’une compagnie de télécommunications dans l’Etat de Maryland. J’ai travaillé pour le gouvernement Américain pendant 20 ans dans le Gouvernement Fédéral, j’ai servi également dans d’autres (structures) en qualité de Directeur. J’ai servi également dans de grosses boites en tant que Manager tel Général Electric.
Je pense que je suis le candidat du consensus simplement parce que mon Parti est un parti national en ce sens que nous sommes implantés dans les 33 préfectures ; et quand vous regardez bien l’ossature et les dirigeants de mon parti ce sont les quatre régions qui sont représentées. Et ce parti est bâti autour d’un programme pas autour d’une ethnie, pas autour d’une région. C’est pourquoi je dis que je suis le candidat du consensus, un candidat qui représente toute la Guinée.
Avez-vous la nationalité Américaine ?
Oh ! bien sûr que oui !
Seriez-vous prêt à abandonner la nationalité américaine si vous êtes élu président de la Guinée ?
Oh ! S’il le faut oui ! Mais la loi ne le demande pas, je suis guinéen d’origine, la question ne se pose même pas.
Vous êtes propriétaire à Conakry d’une station radio et d’une télévision, allez-vous les vendre si vous êtes élu ?
Ces investissements sont des investissements privés, et ça appartient à des compagnies, je n’ai aucune influence, il y a un Directeur qui gère la boîte. Donc c’est le trust qui gère ça, qui n’a aucunement un impact en ce qui concerne la bonne gouvernance du pays.
Mais une radio et une télévision ne vous donnent-elles pas des avantages comparativement aux autres candidats dans une campagne présidentielle ?
Pas du tout, parce que je ne les utilise même pas présentement pour la campagne, je le ferai dès que je l’aurai compris. J’utilise plutôt les autres radios pour la campagne.
Propos transcrits par Keïta Mamady L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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