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Les abattoirs de Conakry et les boucheries ne répondent plus aux normes de l’hygiène alimentaire. C’est la raison pour laquelle le ministère de l’Elevage a entrepris la construction d’un abattoir et des boucheries modernes pour le bien-être des consommateurs. La cérémonie de la pose de la première pierre de cet ouvrage a eu lieu le week-end dernier à Dubréka en présence du premier ministre et de certains membres de son équipe.
D’après le directeur du projet Dr Amadou Sadjo Baldé, l’abattoir sera d’une capacité de 350 à 500 bovins et 350 ovins par jour et occupera une superficie d’un ha et demi. Le coût de sa réalisation s’élève à plus de 59milliards de nos francs pour une durée d’exécution de 18 mois. Dans son discours de bienvenue le préfet de Dubréka a exprimé sa satisfaction du choix porté sur sa localité. Selon lui, la réalisation de ce projet dans sa zone est un signe qu’ils auront à fournir de la viande propre à la consommation le lieutenant colonel Mamadouba Bondabon Camara a invité ses citoyens à accompagner le projet et à veiller sur l’infrastructure une fois réalisée. Le Préfet a octroyé des parcelles au Premier ministre et à la Présidente du CNT non loin du site de l’abattoir pour qu’ils participent à veiller sur le bon maintien de l’abattoir en question. Il mettra l’occasion à profit pour inviter les deux candidats à l’élection du second tour à plus de responsabilités pour la quiétude sociale. En donnant les composantes de l’abattoir et des boucheries communales, le conseiller technique du groupe Guico-pres à laquelle la réalisation de l’ouvrage est confiée a remercié le ministère de l’élevage pour la confiance placée en sa société. Il dira que le projet comprend deux volets : Premièrement la construction et l’équipement de l’abattoir et second, la construction et l’équipement des boucheries communales à Conakry et à Dubréka. L’abattoir comprendra un bâtiment principal avec une salle d’abattage et de traitement des carcasses, un espace sanitaire, une salle de friperie, une salle de réfrigération des carcasses, une salle de stockage des carcasses, un point de vente, une salle de machine et de maintenance et une salle de traitement des eaux usées. A côté du bâtiment principal, il y aura un espace de réception des bétails, le bloc administratif et les logements du directeur de l’abattoir et de son adjoint, un espace de lavage et d’entretien des camions frigorifiques destinés au transport de la viande vers les boucheries communales. M. Kallo a ajouté que l’architecture répondra aux normes sanitaires internationales. Très ému, le ministre de l’élevage dira qu’en prenant service, son souci était de livrer de la viande saine aux consommateurs. Il a pour ce faire remercié le président de la République par intérim et le Premier ministre pour la concrétisation de son rêve. Selon lui, la population ne veut aspirer à une bonne santé que lorsqu’elle est servie en aliment de qualité. Il a dressé un triste bilan des abattoirs existants à Conakry et à l’intérieur du pays. « le secteur de l’élevage en Guinée bénéficie du taux le plus faible en terme d’investissement dans le secteur rural en Afrique subsaharienne et bénéficie seulement de 1,8% du budget total alloué au développement rural pendant que sa contribution au PIB agricole est de 21% » a renchéri M. Amadou Mouctar Diallo. En posant la première pierre, le Premier ministre a dit toute sa satisfaction de voir la Guinée se conformer aux normes alimentaires internationales. Jean-Marie Doré a invité les populations de Dubréka à faciliter l’exécution au prochain gouvernement à continuer l’œuvre dans d’autres villes de la Guinée.
Aly Badara Condé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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