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Selon une source proche de la famille du défunt, Abdoulaye Diallo, ingénieur en Télécom à Dixinn, né en 1975 à Kindia, marié et père d’une fille de neuf (9) mois a été froidement battu à mort et jeté dans un ravin par les services de sécurité au barrage du kilomètre 55 de KK dans la préfecture de Coyah.
En partance pour le scrutin qui était prévu le dimanche 27 juin, Abdoulaye avait emprunté un taxi à la gare routière de Matam pour sa ville natale où il devait accomplir son devoir civique.
Dans le même véhicule, il rencontre un militant d’un parti adverse. Les discussions de compétence entre leaders susceptibles de remporter les élections s’engagent entre lui et son compatriote. Des propos malveillants tombent de tous les côtés. Arrivé au niveau du barrage de KK, son adversaire menace de lui prouver qui est le vrai Guinéen. L’homme descend du véhicule pour aller rencontrer les services de sécurité qui étaient ce jour au barrage pour leur dire qu’il est en discussion houleuse avec un extrémiste d’un parti qui dit être prêt à envoyer une rébellion en Guinée si jamais son parti ne gagnait pas les élections présidentielles.
On le débarque et le conduit au poste pour explication. Les autres continuent leur chemin comme si de rien n’était. Seulement, l’ingénieur est soumis à un interrogatoire musclé qui ne lui a laissé aucune chance de survie, le pauvre.
Selon les explications données par les services de sécurité de KK du jour ; l’homme s’est suicidé en se jetant dans un ravin par peur d’être obligé de faire des révélations sur ce qu’il qualifiait d’attaque de rébellion contre la Guinée.
Selon la famille du défunt qui n’a pu participer à l’enterrement, il a été battu à mort par les agents et jeté dans un ravin, et ensuite les mêmes agents ont pris le corps pour le déposer à la morgue de l’hôpital Donka.
Selon la même source, le hic est que les agents ont refusé que la famille ne demande aux médecins une autopsie et pire ils ont imposé aux connaissances et aux médecins qui s’y trouvaient d’enterrer le corps illico-presto avant l’arrivée de sa femme et de son oncle qui étaient tous à Kindia.
« Ces militaires ont même tenu à ce que le corps soit enterré au cimetière de Dixinn, et ont même pris des photos de sa tombe pour rendre compte aux autorités », a dit cette source, les larmes aux yeux.
A noter que la famille entend demander aux autorités de la transition de rendre justice.
Nous y reviendrons !
Diallo Amadou N’Diaré Correspondant à Conakry de www.guineeactu.com
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