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Les frissons s’évaluent par rapport à l’environnement et à l’assainissement, vu les agressions d’ordures et construction d’édifices anarchiques sur l’étendue des plages, côtes, etc.…C’est à faire râler les jeunes !
Il n’est pas étonnant par moment en cette saison des pluies, de voir des citoyens ou citoyennes, déverser des ordures, profitant des pluies ou précipitations en trombe dans les quartiers. Une situation vécue dans presque toutes les communes de la capitale; les marchés autrement dit ‘’Nyenguema’’ offrent un visage hideux avec la boue envahissante. Une situation qui exaspère encore la population. Tandis que la nouvelle société ‘’Zoomlion’’ en relation avec le gouvernorat de la ville de Conakry se débrouille pour lutter contre l’insalubrité. Le tassement des ordures à des endroits névralgiques de Conakry, décourage parfois les engagés des PME sur le terrain, surtout quand ceux-ci observent des dun es d’ordures à odeur d’arsenic, pour tout simplement respirer, suffoquer et mourir. Si fait que, nous pouvons disserter en chimie pour nous éviter les effets de l’équation, qui veulent dire que (hivernage + insalubrité= choléra et autres maladies mortelles) pour les tout jeunes, vieux- jeunes, la jeune fille y compris.
Et malgré tout cet appui de nos partenaires au développement pour prévenir et guérir la population des maladies à risques en cette saison des pluies, la sensibilisation dans ce sens reste déficitaire par constat pendant que nous y sommes. Pour ce qui est du volet ‘’Assainissement’’ le superviseur gestionnaire des ordures au quartier de la minière Akoi Koivogui, nous fait le point de l’historique s’agissant de la lutte contre l’insalubrité à Conakry en ces termes « En 1993 l’état sanitaire de la ville était préoccupant, au point que des cas de choléra se sont déclarés vu la saturation de la décharge et le sous équipement de l’Unité de pilotage des services urbains ou ‘’UPSU’’ qui ne donnaient plus un traitement satisfaisant.
Il a fallu attendre l’année 1996 pour voir enfin le gouvernement en faire une priorité surtout dans le cadre de la gestion des déchets solides. Le PDU2 ou deuxième Programme de développement urbain, soutenait le PTGD ou (Programme transitoire de gestion des déchets solides) pour améliorer la situation sanitaire des communes de la capitale. Il assure en fait une transition vers le PDU3. La mise en œuvre du PTGD a donné lieu à plusieurs interventions dont le découpage de la ville de Conakry en zones de collecte des déchets, l’identification et le recrutement des PME de collecte d’ordures et déchets dans lesdites zones, la contractualisation de groupements féminins pour le nettoyage des voies et places publiques, la création du SPTD ou (Service public de transfert des déchets) qui a pour mission de faciliter le transfert des déchets à partir des points de regroupement à la décharge, l’exploitation et la maintenance des infrastructures de gestion, l’aménagement des points de regroupement d’ordures dans les communes, l’aménagement des voies d’accès Nord et sud de la décharge et le réaménagement de cette décharge avec la mise en œuvre d’un système de drainage et d’un bassin d’épuration. Dommage ! C’est au deuxième trimestre de 2003 qu’il y’ a eu amalgame avec de sérieux problèmes sur les interventions suscitées. Ce qui plongea Conakry dans une totale insalubrité aujourd’hui. Et, comme suggestion à formuler, avec l’expérience du SPTD et les PME sur le terrain, nous demandons aux nouvelles autorités du CNDD dont le gouvernement et démembrements comme le Gouvernorat de la ville de Conakry, de venir au secours du SPTD et aux PME pour que le traitement des ordures soit satisfaisant une fois pour toutes ». Il est grand temps d’y remédier avant que le peuple ne se fâche. A bon entendeur !
Aliou Baldé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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