Didon ! C’est insupportable pour votre grognon de chausser ses pataugas de patience dans ce froid de canard, les oreilles à l’affût des cancans en provenance du bled et de la boucler… Foutre ! Qu’est-ce que c’est que cette crapoteuse histoire de populations peules qui, ployant sous le poids de leurs musettes, se font la malle et fuient la haute Guinée sous la furie des ouailles de ce machin politique rassemblant des ethnocentriques de tout poil et des ethnicistes qui fignolent à tous crin dans le bled pour le parachutage électoral de leur seigneur candidat à la magistrature suprême ?
Halte à la chasse au faciès ! Halte à l’ethnocentrisme ! Halte au racisme ! Halte au régionalisme ! L’on vous crie halte. Stop ! Espèce d’imbéciles politiques.
Le sanguinaire Sékou Touré, pour s’emparer du pouvoir, avait usé exactement de la même politique de chasse aux peuls dans les années 1957 et 1958. Ça lui avait réussi parce que des Guinéens du genre de Momo Jo s’étaient illustrés en se prêtant à sa stratégie d’ostracisme.
Et voilà que plus d’un demi-siècle après cette tragédie ethnique, de nouveaux salopards, sans foi ni loi, veulent la rééditer. Ce n’est pas qu’ils ne se souviennent pas de cette tragédie comme le dit George Santayana : « Ceux qui ne se souviennent pas de leur histoire sont condamnés à la répéter. » Non. Ces politicards « ngnangamadis » s’en tapent les couilles de voir le bled prendre le feu pourvu qu’ils s’intronisent aux commandes. Ils soutiennent par toutes les intrigues leur seigneur candidat dans cette bataille présidentielle et tant pis si cela doit se solder par des milliers de morts. Ce qui est sûr à sang pour sang c’est qu’aucun de leur fils ou fille ou frère ou sœur ne seront comptés parmi les victimes sacrificielles. L’on ne pleurera aucun mort dans leurs belles maisons.
Ecoute ! Ecoute Mborré ! Ecoute Mbarrin ! Ecoute Ndougnoo ! Ressaisis-toi ! Refuse de servir ces politistes méphistophéliques. Ils te dénient ton statut de militant. Ils te considèrent plutôt pour un abruti, un inconditionnel qui leur sert juste à exécuter leur sale besogne.
Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à entendre cet ancien play-boy du ministère de l’économie et des Finances sous le règne de Lansana Conté, dans son habituel écart de langage, parler des militants des deux partis politiques en lice en terme de « troupes » au micro graissé et bien huilé de notre distingué ethno confrère de cette radio africaine. Quel délire ! Pourtant ce play-boy à l’accent guerrier, qui papote toujours comme un chef de guerre, était sensé être parti apprendre l’art de la communication en politique au pays de l’oncle Sam pendant son long séjour là-bas après son renvoi du gouvernement.
Hé ! Le temps où les militants s’abrutissaient à servir aveuglement un parti et un homme politique est révolu.
Ecoute mec ! L’heure de bon aloi a sonné pour toi. C’est toi qui dois se servir maintenant des clubs politiques. Le militantisme politique à outrance et à l’imbécile est terminé. Abanna ! Lanni ! Agnon !
Hé ! Mborré ! Laisse ton grincheux se défouler. L’on griffe sur le net quand on n’a pas assez de couilles pour retourner au bled et calotter tous ces gratins de ces machins politiques qui échafaudent la chasse au faciès. Des connards politiques qui, une fois catapultés à des postes de responsabilités, ne se laisseront plus approcher par leurs « troupes ». Agrippés à leurs postes de commande, ils vont encore s’enrichir démesurément par des détournements de deniers publics. Ce qui leur importe c’est le développement de leurs rejetons et de leurs épouses et à la limite de leurs putains de maîtresses. La populace continuera à vivoter dans la débrouillardise.
Quand on entend ces manipulateurs politiques cancaner sur les ondes de RFI ou d'Africa n°1, on riz à coup sûr à se gondoler de faim au bled. Ici, l’on a envie de passer impromptu à travers ces mêmes ondes, par magie noire, pour les démentir prestement. Mais comme on n’a pas ce pouvoir magique, l’on griffonne sur le net pour faire entendre ce qui gargouille dans nos tripes.
Hé ! Souffleurs d’une politique ségrégationniste et totalitaire arrêtez d’aviver la haine ethnique dans le bled.
Vous vous rengorgez devant l’ignorance crasse des populaces. Attifés dans vos costards, vous faites la grande gueule. En réalité vous n’êtes que des tonneaux vides sinon vous comprendrez sans rancune que le fait de vous porter la contradiction et de ne pas du tout être d’accord avec vos idées décadentes ne veut pas dire qu’on est contre votre ethnie ou votre région.
C’est tout à fait normal en campagne électoral de dire tout sur son adversaire politique pour le désarçonner mais sans pour autant s’en prendre à son ethnie.
C’est en cela que la bataille des primaires aux Etats-Unis entre Obama et Hilary Clinton, dans le camp démocrate, avait certes éberlué les commentateurs politiques. Mais au finish, les deux rivaux avaient recollé les morceaux parce qu’ils avaient su éviter les dérapages raciales. Même le candidat Républicain face à Obama à la présidentielle avait su esquiver le débat racial. En effet celui-ci avait bien compris avec Alain que : « Tout le bien, en politique, vient du suffrage universel. »
L’on n’insinue pas qu’il existe au patelin un camp démocrate et un camp républicain. Par contre nos politicards doivent comprendre que le monde est devenu un village planétaire. Au 21e siècle, il faut vraiment être un imbécile politique pour attiser la haine ethnique et de surcroît en Guinée.
Aidez plutôt les candidats passable et médiocre à faire la bamboula à l’occasion et collez « Sonnéya » la paix aux populations guinéennes. Dans l’isoloir face aux urnes, elles sépareront le bon grain de l’ivraie si vous permettez l’expression. Elles subodorent, dores et déjà, qui de notre passable national et de notre médiocre populiste veut le pouvoir pour son propre prestige et pour sa simple gloire. Le développement des Guinéens et du bled n’intéresse guère le médiocre populiste. C’est un pyromane politique. C’est un drôle d’énergumène. Bottez-le hors des urnes. Cette présidentielle est vraiment l’occasion de lui faire comprendre qu’il n’est qu’un simple producteur d’un tragique spectacle et non la star politique du bled. L’on vous dit qu’il est infoutu de s’apercevoir que « La politique, c’est qui obtient quoi, quand et comment » comme l’a écrit un observateur politique américain. Adaptée au contexte guinéen, la politique, c’est la populace obtiendra quoi, quand et comment après cette première sélection démocratique du « président » de la République.
C’est ça Mborré ! Tu boosteras dans l’urne en faveur du passable qui sera obligé d’enclore son mandat présidentiel de compétents pour construire et développer le bled.
Didon ! Réfléchis un brin. On va où là avec un médiocre populiste au perchoir ? Va-t-on propulser dans les urnes un farfelu qui veut goûter à son tour aux délices du pouvoir despotique ? C’est à vous de l’en empêcher ou nous ferons encore les frais d’un autre dingo du pouvoir imbu de sa personne physique.
Ecoutez, électeurs et électrices guinéens ! La Guinée a besoin de vous à ce tournant vital de son histoire. Il faut absolument au nombre écrasant du décompte de vos voix barrer la route aux nostalgiques du régime totalitaire et clanique d’antan.
Faites-le Allabé Annabbé ! Faites-nous rêver ! Ah ! Oui, nous, diaspos façon diaspourris et diasripoux en avons ras-le-bol de cette vie de claustration dans nos bicoques à l’étranger. Ou bien, diasripoux ?
Certains ont d’ailleurs un pied ici et un pied là-bas depuis un moment. Des malins. Facile à les distinguer : toujours en cravate même sous un soleil de plomb, qu’il pleuve ou qu’il vente, des souliers nourris et entretenus au cirage brillant, l’œil malin. C’est nos diasripoux qui paradent comme ça dans les rues de Cona-cris. Il faut les accueillir, les accepter parce que certains d’entre eux sont des fatigués, des roublards certes mais tout de même des Guinéens.
Guinéennes et Guinéens, distingués étrangers qui possèdent la nationalité du bled et la carte électorale, ce deuxième tour de la présidentiel prévu le 7 novembre prochain entre le passable et le médiocre est charnière. Il est question de confier le destin de la Guinée et des Guinéennes et des Guinéens entre les mains soit du passable soit du médiocre. En principe le choix est vite fait. Et on ne chaloupe pas dans l’isoloir. Mais c’est vous, électrices et électeurs, qui décidez en votre âme et conscience dans l’isoloir pour qui voter. On ne sous estime nullement votre bon sens à faire le choix le moins dangereux pour la Guinée et les Guinéens.
Afakoudou ! On est inquiet. On est vraiment inquiet ici que par un tripotage des bulletins de vote, le médiocre populiste se perche au pouvoir. Ce serait la faim des haricots.
Benn Pepito
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