mardi 5 janvier 2010
Hadja Rabiatou Sérah Diallo, Secrétaire générale de la CNTG : « Nous ne voulons plus de régime militaire »
Rabiatou Sérah Diallo

La Secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), Hadja Rabiatou Sérah Diallo, donne les raisons qui ont motivé le Mouvement social à adresser une lettre ouverte à la junte. Une interview réalisée avant la conférence de presse qui s’est tenue à la Bourse du travail, samedi dans l’après midi.

Le Démocrate : Le Mouvement social vient d’adresser un ultimatum au président par intérim du CNDD, menaçant de déclencher des actions de protestation à partir du 5 janvier, s’il ne prenait pas ses responsabilités ?

Hadja Rabiatou Sérah : Je vous remercie d’être venus vers nous. C’est bien ce que le Mouvement social a dit. Et je rappelle ici que le Mouvement social regroupe les huit (8) centrales syndicales, la Société civile, et l’Organisation patronale. Il n’y a pas que les syndicats simplement dans le Mouvement social. Donc nous, nous avons pensé qu’un président de la République bien qu’il soit atteint, doit s’exprimer. Vous avez vu récemment le président du Nigeria, malade mais malgré tout, il s’est adressé à son peuple dans son lit de malade et on se souvient encore que Lansana Conté était mourant, mais en Suisse, quand les rumeurs ont couru, il s’est adressé au peuple. Donc c’est un de nos points de revendications qui dit que nous voulons connaître l’état de santé réel du président Moussa Dadis Camara. On ne peut pas cacher ça au peuple, il ne doit pas être mis de côté concernant sa maladie. Le peuple doit être informé de jour en jour de sa santé réelle, pour qu’on sache à quoi cela pourrait mener. Et nous avons parlé aussi du pouvoir d’achat, de la population et du travailleur en général, parce que vous savez aujourd’hui que la monnaie glisse, le taux d’inflation fait qu’aujourd’hui un travailleur ne peut pas se nourrir, n’a pas accès à l’éducation, n’a pas accès aux soins de santé. C’est dans ce sens d’ailleurs que nous avons rencontré le 3 décembre l’équipe gouvernementale, concernant justement les conditions de vie des travailleurs.

Malheureusement, c’est ce jour qu’on a tiré sur le président. Et nous avons parlé de l’insécurité grandissante, et des barrages. Nous ne sommes pas contre les barrages qui font leur travail pour dépister la drogue, les armes et autres trafics illicites. Mais ces barrages servent à quoi aujourd’hui ? Si ce n’est à faire souffrir le peuple, à brigander de pauvres citoyens.

Voici donc les principaux points que nous avons soulevés, et nous avons dit au président intérimaire que nous voulons des éclaircissements avant le 5 Janvier, autrement le Mouvement social va protester pacifiquement pour avoir des informations réelles au nom du peuple.

Par ce que ce peuple est à respecter, car il a trop souffert, et ce peuple en question qui est toujours victime, c’est à son nom qu’on prétend tirer sa légitimité quand on est au pouvoir. C’est ce que le Mouvement social veut faire cesser et que ça cesse.

Pensez-vous que le moment est bien choisi pour attirer les gens dans la rue, après ce qui s’est passé le 28 septembre ?

On ne vous a jamais dit que nous attirons les gens dans la rue, nous nous avons nos méthodes. N’oubliez pas que nous avons fait des grèves ici qui ont été civilisées. Il n’est pas dit que c’est toujours d’aller dans la rue et faire la violence. Nous, nous ne voulons plus de la violence. Notre intention est que même un poulet ne soit plus tué en Guinée, à plus forte raison qu’un Guinéen ne meure dans des manifestations, qu’il soit civil ou militaire.

Nous ne voulons plus qu’un Guinéen soit tué dans des violences sans fondement, sans raison, parce que nous sommes une famille. Donc il n’est pas dit que pour le Mouvement social, il s’agit de drainer les gens dans la rue. Il y a des méthodes que nous comptons adopter au cours d’une réunion que nous tiendrons dans les heures qui suivent.

Afin de voir comment nous y prendre, pour éviter que nos actions ne débordent.

Pour manifester notre mécontentement, on peut porter des brassards, tout en étant au travail, on peut aussi rester à la maison. Voilà, il y a plusieurs façons de protester, sans descendre dans la rue.

On a l’impression que les syndicats ont pris leur distance avec les Forces vives, laissant les partis politiques seuls. Qu’en est-il réellement ?

Là aussi je m’inscris en faux. Nous n’avons pris aucune distance vis-à-vis des Forces vives. L’initiative de création du Forum des Forces vives est venue de nous. C’est nous le Mouvement social qui avons fait le porte-à-porte pour consolider ce mouvement.

Quand le CNDD est venu au pouvoir, tout le monde a adhéré aux partis politiques et au mouvement syndical. On se dit que nous devons être unis. Le Mouvement social, et particulièrement les syndicats, nous avons convié les leaders des partis politiques à une rencontre à la Bourse du travail le 8 Février 2009. Donc le Forum des Forces vives est né à partir de cette rencontre. On ne peut pas mettre un enfant au monde et le laisser à la poubelle.

Sachez que les Forces vives sont venues trouver que le Mouvement social était là. Chacun a sa paternité, même le Forum des Forces vives, les partis politiques, les leaders, chaque parti a la paternité de son parti.

Il y a 8 centrales syndicales mais, de ces 8 centrales syndicales, moi j’ai la gestion de la CNTG, Ibrahima Fofana a la gestion de l’USTG, Yamoudou a la gestion de l’ONSLG, Magbé a la gestion de la CGSL. Mais aujourd’hui quand on est dans l’intercentrale, nous parlons de l’intercentrale, cela ne signifie pas que chacun n’est pas issu d’une organisation. Mais nous voulons être unis, pour être forts. Et c’est en cela donc, nous n’avons pas quitté les Forces vives, pas du tout. C’est un enfant issu de nous.

Quel schéma de sortie de crise le Mouvement social peut-il proposer aux Guinéens ?

Il n’y pas autre chemin à suivre, il y’a une feuille de route à suivre parce que nous tous, nous avons accepté d’aller à Ouaga, rencontrer le Groupe de contact international (GCI-G), récemment. Ensuite, ils ont dit qu’il y a des points à appliquer pour sortir de la crise. Je n’ai pas le document sous les mains. Mais aujourd’hui, ce qu’il y a lieu de faire, c’est que les Forces vives, la population, le Gouvernement et le CNDD, nous devons aller dans ce sens pour voir comment on peut faire la mise en œuvre d’une nouvelle autorité de transition. C’est ce qu’il nous faut aujourd’hui parce que tant qu’on ne met pas le CNT en place, qu’on ne définit pas le rôle de chacun, qu’est ce que l’armée doit faire dans cette transition ?

Qu’est-ce que le CNT doit faire ? Qu’est-ce que le Gouvernement doit faire ? Que chacun puisse jouer son rôle. Tant qu’on ne va pas vers une transition et que les textes soient examinés pour la modification de la loi Fondamentale, on ne pourra sortir de cette crise.

Donc il faut que chacun mette son orgueil de côté pour voir la Guinée en face, pour qu’on puisse résoudre les problèmes de la Guinée.

Les Guinéens ont eu 51 ans d’indépendance, 51 ans de misère, donc nous devons vraiment réfléchir. Le Guinéen doit savoir ce qu’il veut réellement, car nous allons de mal en pis.

C’est une honte comme d’ailleurs l’a dit le président intérimaire, c’est une honte pour l’armée, c’est une honte pour la nation toute entière qu’on tire sur un président et qu’on tire sur la population.

Pensez-vous que le rapport de la commission internationale d’enquête sur la répression du 28 Septembre est fiable ?

Nous, le Mouvement social nous pensons en tout cas que c’est fiable. C’est fiable pour la simple raison que les témoignages sont là, ils ont écouté des personnes. On touche du doigt la réalité, dans ce rapport. Ceux qui sont morts sont morts, ils ne peuvent pas parler mais leurs parents sont là. Ceux qui ont perdu leurs parents et qui n’ont pas retrouvé leurs corps sont là aussi.

Les femmes qui ont été violées sont là. Bien que j’entende dire par la commission d’enquête nationale que les femmes n’ont pas été violées. C’est malheureux que ça soit une femme qui témoigne de cela. 

J’ai été écœurée par ce témoignage. D’ailleurs vous savez qu’en 2007, une femme a été violée dans une mosquée et tuée. Moi depuis ce jour, je me sens violée en tant que femme, au contraire nous devons nous mobiliser pour que plus jamais cela ne se répète.

On a vu des photos, des films. Faire un faux témoignage sur une réalité, Dieu même n’aime pas ça. Moi je crois quelque part qu’on dirait que ces malédictions qui pèsent aujourd’hui sur les Guinéens sont dues au mensonge qui est véhiculé partout. Je vous dis qu’il ne faut pas s’amuser avec le coran et la bible. En Guinée, on s’amuse avec ça. C’est à tout les niveaux, tu viens, tu fais semblant de faire, alors que tu sais que ton cœur n’est pas propre, tes mains ne sont pas propres. Dieu retourne ça contre toi. Ce sont des choses à respecter, des trucs sacrés pour tout croyant.

A votre avis le facilitateur Blaise Compaoré pourra-t-il trouver une formule miracle pour éviter à la Guinée de sombrer dans des violences ?

Je dis encore que le médiateur Monsieur Compaoré n’est pas de la Basse Côte, ni de la Moyenne Guinée, ni de la Haute Guinée, et ni de la Guinée Forestière, c’est un Burkinabé. Quelles que soient sa volonté, sa compétence, ce miracle viendra de nous les Guinéens.

Même s’il a cette volonté, si nous, nous n’avons pas la volonté d’aller de l’avant, ça sera une cause perdue. Quand on te lave le dos, lave-toi le ventre. Je dis d’abord aux Guinéens, aide-toi le ciel t’aidera. C’est dommage d’aller tendre la main ailleurs pour que d’autres viennent résoudre les problèmes guinéens.

Souvenez-vous encore pendant la première République, entre le Mali et le Burkina, ancienne Haute Volta, c’est la Guinée qui était là pour résoudre ce problème entre ces 2 pays. Et aujourd’hui vous pensez qu’avec toute l’expérience que nous avons, avec le brassage ethnique et culturel qui est profondément ancré chez nous, à travers des mariages entre les ethnies, et que ce soit Blaise qui vienne nous dire de ne pas accepter la guerre ethnique chez nous.

C’est à nous de le faire puisque nous l’avons prouvé en acceptant ce mélange dans nos foyers. Donc moi, je dis que chacun doit jouer son rôle. Et ce n’est pas un problème religieux ou ethnique, un forestier peut être président de la République de Guinée. Le Mouvement social ne demande pas mieux. Un malinké ou un peuhl ou un soussou ce n’est pas ça le problème. Ce n’est pas un problème religieux parce que la Guinée a toujours été un pays laïc. Mais le problème est que nous ne voulons plus de régime militaire, c’est ça le problème et c’est ce qu’il faut comprendre. La dernière fois, j’étais toute heureuse d’entendre le président intérimaire définir encore le rôle de l’armée. A savoir, faire face à son peuple face à son territoire. Il a bien défini, donc je pense qu’une armée qui veut défendre cela, il faudrait bien que chacun reste à sa place. Ils restent dans les casernes et ils jouent leurs rôles. Tant que c’est l’armée qui est au pouvoir, on ne peut pas parler de démocratie, parce qu’ils ont les moyens et les armes. Qui peut se dresser contre ça ? Donc ça sera toujours la raison du plus fort. Il faudrait qu’on prenne en compte les réalités. Le président Dadis Camara a toujours dit : « aidez-moi, j’ai besoin d’être aidé, je ne maîtrise pas l’armée ». Et c’est lui pourtant le commandant en chef des Forces armées. S’il dit qu’il ne maîtrise pas l’armée, qui va la maîtriser ?

Les Guinéens doivent savoir que c’est à eux de changer le cours des choses ici, Compaoré ne viendra qu’accompagner le processus de transition. Sinon, on va encore se retrouver dans des situations inconfortables.


Propos recueillis par Saïdou Hady et Bah Ibrahima Sory
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Laure K., samedi 9 janvier 2010
Mme Rabiatou, que j`ai beaucoup admirée lors des événements de 2007, se révèle vraiment décevante. Les Guinéens ne veulent plus du régime militaire, le problème se résume à cela ? Moi j`ai l`impression que les Guinéens veulent une véritable démocratie (pas une démocratie de façade comme les forces vives et le groupe dont elle fait partie le propose) et que le régime s`occupe des problèmes de la Guinée: emploi, production, santé, éducation, etc. Or tout ce que cette Opposition désespérante propose, c`est l`installation d`un nouveau dictateur civil, avec tous les pouvoirs comme sous Conté. Avec ou sans uniforme, ce sera la même chose. Si seulement les syndicats s`étaient concentrés sur les mécanismes à mettre en place, constitutionnels, de contrôle des comptes à tous les niveaux, de lutte véritable contre la corruption (associée de meilleurs rémunérations pour les salariés et fonctionnaires), au lieu de suivre les partis politiques comme des moutons !!!!
Bangaly Traore, jeudi 7 janvier 2010
Voila la solution pour notre pays,plus de regime militaire nous voulons que les elections transparents sans aucune violence.NB:nous nous voulons plus les militaires au pouvoir dans notre pays.vive l`unite nationale et vive le peuple de guinee.Bangaly traore.
amadou lamine diallo, mercredi 6 janvier 2010
s`il vs plait cessez de mettre de l`huile au feu vs intellectuels acculturés depourvus de tt sens de patriotisme et d`unité nationale.en complicité avec les forces vives avez demandé le depart de Daddis sans condition et aujourd`hui vs le reclamez avec mme des methodes de greves,la nation guineene et son peuple ont aujourd`hui plus que besion de stabilité puisqu`ils passe les moment les plus durs de son histoire(c`est pas dans la facilité qu`un peuple peut forger son destin)que faites vous de concret pour l`edification d`une nation guineene plus forte que jamais! en quoi le peuple n`est il pas respecté? es ce qu`un peuple laisse à son propre sort dans du librtinage n`est pas lui manquer de respect? vs vs focalisez sur des aspects insignifiant et en plus sulfureux que DIEU nous protege de certains sort malefique.les forces vives votre enfant est si petit dans les affaires de la guinnee qu`il est partir se refugier à l`extérieur derriere son pere la france imperialiste. et ceux qui vs chante a l`oreille la seul femme qui porte une cullote ns les rapellons que la force du pagne de nos mere veille sur toute l`Afrique et que la sagesse de nos pere maitrise la stabilité et la coesion en guinee et dans toute l`afrique.connaissez vous la democratie ou vous la confondé.avez vs oublie que des millitaire on liberes certaine nation pourquoi pas la guinnee. et dire qu`il n`y a pas de probleme d`ethnie en guinee est une meconnaissance de l`histoire de 1958 à nos jour. peuple guinnee faite attention sinon vous risquerez d`etre la dupe naîve du systeme babylon qui se trouve meme chez nous je ne suis pas guinnee mais vous mon peuple forme les meme poumons d`un meme corps que DIEU benit notre guinee. Amen!!!
kouyaté Mahamoud, mercredi 6 janvier 2010
Gloire à vous Madame.Que Dieu vous Benisse!Soyez pret l`heure de gloire de la patrie approche.Avec Dadis c`était le gouvre.
Dora Cheick Diarra, mercredi 6 janvier 2010
votre position n`est pas responsable vous tenez un discours de division.vous êtes vraiment patriote comme vous le dites vous devriez reconnaitre les qualités patriotiques de la junte et du Président Moussa Dadis Camara qui sont parvenus en si peu de temps à faire des réalisations que les gouvernements précédents ne sont parvenus à des années.
karim, mercredi 6 janvier 2010
chapeau Hadja Rabi,car vous etes la seule personne corageuse aujord`hui en Guinee qui peut satisfaire la soif de verite des guinees.J`aime beaucoup votre franc parler et vous etes mon heroine.Que Dieu vous donne une sante de fer et de longevite pour defendre les interets du peuple de Guinee qui n`a jamais connu pandant 51 ans.
conde, mercredi 6 janvier 2010
Pour reprendre ALY BELHADJ je dirais qu`elle est "le seul homme public de la guinee" a propos louisa hanoune. La verite n`est pas verticale mais bien horizontale . DIEU soit de ton cote hadja ainsi tes compagnons.
muhammad, mercredi 6 janvier 2010
Madame nous ne pouvons que louer votre courage et votre sens de la volonté pour l`édification d`une démocratie véritable dans notre pays. Toujours est il que nous pensons pour notre part que le mouvement social se doit d`etre pour cette fois ci BEAUCOUP PLUS VIGILANT ET BEAUCOUP PLUS ATTENTIF QU`AUPARAVANT .Car s`il y a récidive dans la répression, si on est arrivé à un tel point de crispation ;c`est que toutes les leçons de 2007 n`ont pas été tirées ou l`ont été de très mauvaise manière EN PARTIE A CAUSE DU MAUVAIS CALCUL POLITIQUE du mouvement syndical et de la société civile qui se sont contenté d`accords à minima et de beaucoup de bonnes intentions ; ce qui du coup a permis à la dictature de jouer à la prolongation et à la mauvaise gouvernance de reprendre et même de devenir pire encore. Mais ce qui est irréversible c`est la conscience aiguie d`une partie des guinéens et du coup d`en finir une bonne fois pour toute avec le tyrannie…..alors pour cette fois il ne faut lasser prise que lorsque la guinée se sera mise sur le vrai chemin de l`Histoire qui est celui de la démocratie et du développement véritable car nous ne nous lasserons pas et nous suivrons quiconque comme dans votre cas endosse cette grande responsabilité de réinscrire notre pays dans l`avenir. Encore une fois merci madame! Le sort de tous ne dépend assurément que de la volonté de quelques uns!
DIALLO, mercredi 6 janvier 2010
Je te remercie des réponses. Le guinéen aime vivre heureux en Guinée,mais malheureusement tous nos responsables mélangent pouvoir,religion,argent. Ne tombons pas dans l`art d`accuser l`autre mais prennons nos responsabilités en s`écartant de la politique spectacle.
Sékou Oumar Camara, mercredi 6 janvier 2010
Mme Diallo symbolise à elle seule ce qu`est la femme guinéenne. Je me demande quel serait l`état de la Guinée, si les femmes de ce pays n`avaient pas ces vertus que les ``hommes consciencieux`` leur reconnaissent: courage, abnégation, loyauté, sens de la justice, sens du partage, goût du travail, etc. L`histoire retiendra qu`à l`instar de Ba Mamadou, Alpha Condé, Siradiou Diallo, Jean-Marie Doré, Alpha Sow, Bah Oury, Mouctar Diallo, Ibrahima Fofana, Mme Sy, Naby Diakité, entre autres valeureux compatriotes, Mme Rabiatou Serah Diallo fait partie des pionniers de la démocratie et de l`Etat de Droit en Guinée.
Sory Barry, mardi 5 janvier 2010
Rabyatou je jure que tu merites le prix Nobel. je t aime comme ma mere et tout homme patriote, qu il soit guineen Ou pas, en lisant tes declarations, di ot aussi t aime. En guinee, les femmes sont plus braves que les hommes et tu en es un formidable exemple. J aurai donne ma tete a couper dire non si on me disait que Dadis allait le peuple.Tu as bien raison de dire que les guineens doivent d abord prendre leur responsabilite en main car l homme est l artisant de son propre avenir, il peut se rendre, heureux ou malheureux, a travers ses activitees. Que Dieu te donne long vie H. Raby, car la Guinee dans son ensemble,a besoin de toi. Tu fais la fierte de tous les Guineens. Que Dieu fait payer a Dadis, ce qu il a fat subir a son peuple.
Paul Ignace CONDE, mardi 5 janvier 2010
RABBIH,tu es la femme culottée de GUINEE.Tout le peuple doit te suivre. Tu es mon héroine,je ne veux plus que tu continues d`appeler Dadis ,PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.De grace. Nous vaicrons.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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