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C’est à travers la décision No 048 de la CENI, portant nomination d’un intérimaire, que le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, retenu en France pour des examens et soins médicaux, a décidé de nommer Mme Hadja Aminata Mame Camara, dans les fonctions de Présidente par intérim, à compter du lundi 9 août 2010, jusqu’au retour du Président Ben Sékou Sylla. Au moment où les acteurs de la transition abordent le second tour, la Ceni, elle, change de chef. Le Démocrate a rencontré la nouvelle Présidente par intérim de la CENI pour parler des préparatifs sensés assurer la réussite du second tour.
Le Démocrate : Bonjour Madame la présidente ! Voudriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Hadja Aminata Mame Camara : Je vous remercie. Je suis Hadja Aminata Mame Camara, vice-présidente de la CENI.
Dites-nous, dans quel contexte avez-vous pris fonction comme Présidente par intérim de la CENI ?
Vous savez, le bureau de la CENI a deux vice-présidents qui assurent l’intérim à tour de rôle. Alors, mon premier a assuré l’intérim du 5 au 27 juillet. Après l’expiration de la date, il a trouvé opportun que j’assure la relève. J’ai mon acte ici : il s’agit de la décision No 048/CENI/SGG/2010 portant nomination d’un intérimaire du 9 août 2010. Le règlement intérieur de la CENI dit dans son article 15 que les vice-présidents assurent l’intérim en l’absence du président alternativement. C’est la raison qui fait de moi aujourd’hui vice-présidente par intérim de la CENI.
Quelles sont les dispositions que vous êtes en train de prendre pour conduire cette phase du deuxième tour de l’élection présidentielle?
En fait, ma prise de service coïncide au départ de nos missionnaires. Il y a eu des irrégularités qui ont été relevées. Alors, avec tous les acteurs du processus électoral, nous préférons aller sur le terrain pour nous rendre compte de ce qu’il y a exactement. Cette mission concerne essentiellement la nomination des membres des bureaux de vote et le découpage des bureaux de vote. Parce qu’on s’est rendu compte que beaucoup d’électeurs étaient très éloignés des bureaux de vote. Alors nous avons appelé la société SAGEM qui a procédé à un nouveau découpage. Alors nous voulons aller sur le terrain pour confirmer cela, avec les délégués des partis politiques qui doivent aller au deuxième tour. Actuellement nous travaillons en synergie avec eux. Depuis l’entame du deuxième tour, nous avons demandé aux partis politiques de nous envoyer leurs représentants. Et je vous avoue qu’il y a l’harmonie et que nous travaillons en symbiose et ils font preuve de patriotisme et vraiment nous les félicitons.
Avez-vous un appel à lancer au peuple de Guinée et aux partenaires au développement de la Guinée ?
Oui, j’ai un appel à lancer. Je remercie d’abord les partenaires au développement, je remercie et félicite le peuple de Guinée parce que le 27 juin, nous avons assisté à des élections paisibles. Les Guinéens ont voté dans la discipline, contrairement à ce à quoi les gens s’attendaient, tout a été tranquille. Et je les félicite et les encourage. Et je leur dis que nous sommes issus d’eux, nous sommes issus des formations politiques. Nous nous en remettons à leurs sagesses. S’il y a eu des irrégularités, certes la biométrie est une innovation. Nous sommes en phase d’expérimentation, nous sommes aux premiers pas comme un enfant qui apprend à marcher. Il y a eu des irrégularités que nous comptons réparer pour le deuxième tour afin que les résultats soient acceptés par tous.
Propos recueillis par Lansana Camara Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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