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Pour devenir la république de Guinée le 2 octobre 1958, il a fallu une mobilisation générale de tous les fils et de toutes les femmes qui composaient la Guinée française. Malgré les différences ethniques, politiques etc.., les Guinéens avaient compris que pour obtenir leur liberté, il était nécessaire, voire indispensable, de s'unir autour d’un idéal commun à tous: l’Indépendance. Pour réussir le pari, tous les mouvements régionaux ont accepté de former un bloc autour du P.D.G. Et comme pour tout mouvement, il faut des meneurs, Sékou Touré a été choisi pour parler au nom de la Guinée. L'Indépendance fut ainsi acquise avec le NON historique devant le Général De Gaulle. L'Indépendance obtenue, commence les luttes d'intérêt qui déboucheront sur une dislocation totale du mouvement. Ainsi, on assistera à différents camouflets venant de tous les sens, et qui, enfin de compte, permettront à certains de se positionner par rapport à d'autres. Au fur du temps, on assistera à des liquidations physiques de personnes amies d'hier, devenus ennemies, vu la différence dans les pensées. Ainsi, de 1963 à 1984, on assistera à une division totale de la population guinéenne (l'élite). Une minorité de familles partageant les mêmes intérêts, prend les commandes et bienvenue au résultat que chacun connait. Avril 1984, avec la prise du pouvoir par l'armée, c’est la joie, l’espoir d'un avenir meilleur pour le peuple de Guinée. Et dans cette aventure, toute l’armée était unanime. Mais, comme en 1963, les antagonismes ne tarderont pas à se créer au sein des chefs militaires. Et alors, débute la guerre de personnes au sommet de l’Etat. Certains se coalisent contre d’autres et en 1985, certains sont physiquement éliminés tandis que d’autres sont emprisonnés. Depuis lors, débuta un autre combat de positionnement, comme avant. La différence étant que cette fois-ci, la méthode est ethnique. Les autorités mettent sur scène une ethnie qu’elles accusent de tous les maux. La stratégie diviser pour régner est mise sur pied par les stratèges du pouvoir. Qui ne se rappelle plus du génocide entre la communauté malinké et celle de la forêt, après les allégations faites par Lantana Conté lors d’un passage en Guinée forestière ! Aujourd’hui, les Guinéens sont tellement traumatisés par cette théorie haineuse des uns contre les autres, que chacun pense être épié par l’autre camp. Et pourtant cela n’existe que dans les pensées, car la réalité en est autre. Cette division voulue par nos dirigeants, n’est rien d’autre qu’une façon pour eux, de rester au pouvoir et assouvir leurs besoins égoïstes. A voir les bénéficiaires de ce système, le constat n’e-il pas que ce sont les mêmes qui gouvernent ce pays depuis son indépendance (les mêmes familles) ? La Guinée mérite mieux et peut faire mieux. Avec ses ressources humaines et naturelles, elle a toutes les potentialités pour assumer son développement socio-économique et politique. Qu’attendons-nous donc pour renverser la tendance néfaste crée par certains de nos aînés? Aucune ethnie n’est contre l’autre, la Guinée est un bien commun dont nous devons assurer le développement. Aujourd’hui, nous devons dire non à la démagogie destructrice, et nous unir pour la Guinée notre mère Patrie. Nous devons refuser d’être égoïstes comme l’ont été certains de nos aînés. C’est la seule voie pour nous d’échapper au jugement que nous en faisons aujourd’hui de nos aînés. Unis dans la différence, nous vaincrons tous les obstacles potentiels. Nous en sommes capables. Alors levons- nous dès aujourd’hui ! Alpha S. Diallo de Londres pour www.guineeactu.com
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