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L'acte s'est déroulé le 20 septembre 2007, au Palais du Peuple en pleine journée. Tout serait passé inaperçu si les agents réputés « assez corrects » avec la presse s'étaient gardés de montrer leur comportement peu amical à cet expert journaliste, venu animer un atelier en Guinée pour des parlementaires et des médias. En effet, M. Real Barnabé, puisque c'est de lui qu'il s'agit, dans sa quête d'images et de souvenirs du pays, a quitté la salle des actes au moment de la pose pour demander la permission aux bérets rouges qui assurent la garde pour photographier l'imposant Palais du Peuple et quelques passants, bien moulés dans la couture et l'étoffe du pays. Juste au moment où il s'apprêtait à enregistrer la dernière image dans son appareil numérique, un agent à la taille d'un gorille, se croyant certainement dans la jungle, est venu le lui retirer, pour lui signifier l'interdiction de prendre ces images. Il était accompagné de deux autres. La consternation de la presse: Une fois la reprise des travaux, l'expert sérieusement inquiété a conté son aventure aux journalistes guinéens qui n'ont pas pu résister à l'envie de dénoncer ces pratiques, devenues monnaies courantes de la part des corps habillés. Pour certains parlementaires, les trois militaires auraient justifié leur acte par le fait de donner quelques billets de banque aux trois jeunes vendeuses pour quelques images. Dans la même salle, parmi la vingtaine de participants, trois cas de ce genre ont été soulignés à l'étranger pour lui signifier qu’il ne s’agit pas d’un acte raciste mais d’une mauvaise habitude en Guinée à l’égard des hommes des médias.
Abdallah Baldé, guineeactu.com
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