samedi 5 septembre 2009
Guinée : Toujours le brouillard
Ansoumane Doré

Peuple de Guinée ! Quand verras-tu donc la fin du brouillard entretenu sciemment sur ton pays par ceux que tu as coutume d'appeler tes dirigeants politiques ?

Quand donc ton chemin sur la voie du progrès des Nations s'éclaircira-t-il?

Quand enfin pourras-tu te considérer comme les autres ? En disant les autres, tu devines bien que je veux parler des autres Peuples, des autres Nations qui ont délibérément rejeté les combinaisons de petitesse quelle que soit leur taille géographique et humaine et qui ont refusé la médiocrité dans laquelle tes dirigeants semblent se complaire. Et pourtant, j'avais imaginé dans ma jeunesse, avec d'autres guinéens de ma génération, sans chauvinisme ni forfanterie de notre part que notre Guinée était dotée de grandes qualités pour la grande aventure humaine. Hélas! À considérer les hommes au pouvoir depuis que la Guinée est devenue République de Guinée, les Guinéens n'ont vécu que dans le brouillard, dans diverses formes de brouillards ; à tel point que ceux-ci ont secrété une forme de culture politique stérile. 

Le mysticisme politique qui en a résulté, fait de celui qui arrive au pouvoir un envoyé de Dieu. Et ceux qui ont été Présidents , jusqu' à aujourd'hui, ont été convaincus de cela d'autant plus que des légions de marabouts, de féticheurs et autres voyants avides de jouissance matérielle, ont seriné quotidiennement à leurs oreilles cet aspect de leur personnalité.

L'obscurantisme qui s'en est suivi dans une population largement analphabète a conduit beaucoup de nos compatriotes à se fier à la parole de politiciens inconsistants mais conscients de l’opportunité de tirer partie de cette situation.

C'est pourquoi qu’il n'y a jamais eu en Guinée, en dehors des élucubrations verbales et de la mamaya, de véritable politique d'émancipation de l'immense majorité des Guinéens pouvant leur permettre de s'autodéterminer sur telle ou telle question nationale.

L'art de la manipulation a été l'ossature du savoir-faire des Présidents: Sékou Touré, prix d'excellence dans les montages macabres et théâtraux; Lansana Conté, prix d'application laborieuse dans l'art de vouloir imiter l'autorité du Maître et également un prix pour ses appétits financiers et matériels. Moussa Dadis Camara aux pieds d’argile mais qui se croit assez malin pour poursuivre la manipulation du peuple guinéen. Pour ceux des Guinéens qui recommandent naïvement de taire tous ces brouillards qui recouvrent la Guinée et de ne parler que de problèmes d'aujourd'hui: audits, transition, élections etc. ces Miroirs aux alouettes qui les fascinent ; il faudrait un peu réfléchir car dans un pays, il ne faut pas oublier qu'il existe un lien entre les faits qui façonnent l'évolution. Il n'y a pas de génération spontanée.

L'obstination de la Première République à n'avoir pas préparé une vraie démocratie a conduit au coup d'Etat militaire de 1984 qui a installé un caporalisme qui s'est maintenu 24 ans. C'est de celui-ci et de son impéritie à organiser une vraie Armée en lieu et place de compagnies de tontons – macoutes (pour parler comme les Haïtiens), qu'a pris naissance le coup d'Etat de décembre 2008. Il ne faut pas que le lien qui s'est établi entre ces trois régimes soit perdu de vue. Cela afin d’éviter que le peuple guinéen continue de tourner dans les couloirs labyrinthiques faits de brouillards.

Des Guinéens voudraient bien que ces brouillards persistent. Leurs motivations, leurs intentions profondes? Tout indique qu'en dehors de l'alignement des mots qu'ils utilisent, il n'y a rien qui paraisse patriotique. A y réfléchir un peu, je note que les brouillards dont je parle, ont fini par transformer certains Guinéens en des espèces de rats. Tout le monde connaît ces rats qui se plaisent dans des caves ou dans des cases sombres pour rogner à loisir ce qui leur tombe sous la dent et disparaissent dès qu'une lumière est allumée. C'est cette image grossière, faute de mieux, qui désigne nombre de nos compatriotes, qui ont toujours fait le lit de la dictature dans notre pays. Et ce n'est peut-être même pas une simple image grossière quand on sait que la capitale, Conakry (« La ville perle de la Côte d'Afrique occidentale » des années de l'avant-indépendance) est devenue la ville de sa catégorie, la moins électrifiée en Afrique. Mais l'obscurité qu'on y a installée permet de présenter toutes les magouilles du pouvoir sous l'angle qu'il veut.

L'image utilisée, conforte bien celle de rats que la lumière dérange parce qu’on les a habitués à l’obscurité, aux brouillards...C'est sur cette trajectoire que demeurera longtemps encore le pays si les Guinées conscients de l'avenir collectif ne bougent pas. C'est bien cette trajectoire qui se dessine en dépit du tam-tam de Dadis plein d'intentions louables sur le thème du rétablissement de l'eau et de l'électricité à Conakry. Pour le reste du pays on verra plus tard.

Pourquoi tant de pessimisme?...C'est parce que je ne crois pas que Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté et les autres membres du CNDD aient la volonté et la capacité de promouvoir en Guinée, une démocratie et un développement même en s'entourant de cadres compétents (et il y en a parmi les Guinéens). Paradoxal non ? Eh bien! Non. La seule culture politique que connaissent Dadis et ses compagnons, qu'ils ont vue en pratique et ont héritée de la période 1958-2008, n'est pas la démocratie participative, mais celle de la force brutale, de l'omnipotence et du culte du Chef. Par lui tout doit passer et à lui tout doit aboutir.

En dehors des apparences, dans un tel contexte, la présence de très bons cadres ne peut pas conduire à une création de valeur sociale. C'est ce qui a dû se produire pour certains de nos compatriotes sous Sékou Touré et même sous Lansana Conté, encore que pour celui-ci il y a eu des moments où il se fichait de la chose publique pourvu qu'on garnisse sa caissette personnelle. A voir les agitations de Dadis qui a le sentiment d'être universitaire et militaire gradé et donc d’avoir une certaine suprématie sur son environnement, on note déjà que toute prise d'initiative d'un collaborateur, si haut placé soit-il, est ressentie par lui comme un crime de lèse-majesté. Le premier Ministre Komara doit déjà en savoir long sur cet aspect de son patron. Un certain comportement erratique, une perpétuelle hésitation dans des prises de décisions, l’absence ou le dérèglement d'hygiène de vie en outre de son statut de militaire devraient conduire Dadis à s'ôter de la tête cette lubie d'être candidat à l'élection présidentielle de 2010. Les signaux avertisseurs du mauvais choix qu'il constituerait pour cette élection devraient pousser les plus consciencieux de ses supporters à attendre des opportunités pour plus tard. Le fait par exemple, pour Dadis de dormir plus de jour que de nuit, parce que les coups d'Etat ont souvent lieu de nuit lui démontre l'illégitimité de sa situation actuelle et fait de lui un homme fragile qui a besoin de temps pour se reconstruire avant de s'attaquer à une charge aussi lourde que la Présidence de la République. Il faut qu'il cesse la distribution directe des deniers publics à d'éventuels clients électeurs. Cette pratique s'appelle la corruption que lui Dadis a dit vouloir combattre. Il faut qu'il cesse ces pratiques dignes de pays recouverts de brouillards politiques et qui consistent à intimider et à harceler les travailleurs du secteur de l'information. Que signifie pour celui qui remplit les fonctions (usurpées) de Chef de l'Etat de désigner d'autorité des commis à sa solde: Préfets, Elus locaux et autres fonctionnaires comme étant les forces vives guinéennes? C'est exactement la méthode qu'utilisaient les Forces de l'Allemagne Nazie dans les pays occupés d'Europe en 1939-1945: désigner en dehors des élus, des collaborateurs comme maires et autres employés. Toutes ces incohérences n'émeuvent pas certains de ceux qui se disent patriotes mais dont le patriotisme semble se borner plus à la carrière politique d'un homme qu'au devenir guinéen. Il faut cependant leur répéter que Dadis et son équipe du CNDD ont déjà montré aux Guinéens qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir que leurs « joujoux » dénommés : Transition, Audits, Lutte contre les narcotrafiquants, Elections etc.… apparaissent à présent comme des attrape-nigauds maintenus dans cet état par les brouillards politiques que j'ai déjà signalés.

En effet si le CNDD avait la volonté politique de s'attaquer vraiment à tous les « joujoux » cités, on pouvait raisonnablement s'attendre, qu'à l'heure actuelle, il soit bien avancé -fort du soutien populaire- sur ces chantiers. Des axes précis auraient pu être, à présent, dessinés sur chacun de ces thèmes dans le cadre d'une transition  annoncée et qui avait recueilli une adhésion spontanée et massive. Pour le CNT, un délai de deux à trois mois après le putsch était largement nécessaire pour en faire un contour précis. Après tout quand des hommes se préparent de longue date, comme c'était le cas sous Lansana Conté malade, à prendre les pouvoirs d'Etat, cela ne s'improvise pas. On réfléchit à bien de choses de la gestion d'un pays.

Le CNT dont on nous parle est encore dans les limbes et sa composition annoncée à 244 membres vient d'être portée à 270. Ce CNT est à l'image de tout ce qui est entrepris au niveau d'un gouvernement guinéen. Tout organisme est conçu à échelle pléthorique pour que personne ne se sente laissé pour compte. Après de vaines agitations, chacun voulant montrer sa disponibilité, on se retrouve au bout de l'organisme bidon, sans aucun résultat concret mais au passage quelques malins auront eu le temps de se servir au lieu de servir la cause commune. Pour les audits, un cadre cohérent, non pas d'un règlement complet de cette vaste question, mais de recension de la situation, et la mise en place d'organismes compétents d'audits, aurait pu être entrepris depuis huit mois. Ce n'est pas cette voie de travail sérieux qui a été privilégiée mais l'incontournable mamaya pour exciter la population. Ce folklore n'a jamais ouvertement mis en cause Lansana Conté et ses gouvernements corrompus et a même permis à de grosses huiles de ce monde glauque de s'organiser pour échapper à de vrais audits. Certes des lampistes seront toujours pris pour preuve d'audits et montrés à la vindicte populaire. Ce n'est pas sérieux. Pour la lutte contre les narcotrafiquants, un nombre d'entre ceux-ci étant liés ou ayant eu commerce avec des membres de l'Armée guinéenne, on aura du mal à savoir qui va chasser qui. Où était l'Armée guinéenne si prompte à mitrailler de jeunes Guinéens à Conakry, lorsque de petits avions bourrés de sacs de drogue passaient nuitamment d'Amérique Latine pour se poser sur des aéroports aménagés en Guinée? Ce n'est que quand ce trafic a atteint une certaine ampleur que le public guinéen en a eu connaissance. Où étaient ceux qui veulent se servir de la lutte contre les narcotrafiquants pour s'attirer la faveur des Guinéens? C'est de l'opportunisme. Pour les élections rapides que la Transition devait mettre en place, Dadis et ses compagnons n'y avaient véritablement jamais cru après leur putsch, d'où leur promesse facile dans ce sens. En outre, éblouis par les acclamations populaires, ils ont cru que l'avenir travaillait pour eux et c'est ce qui explique l'apparente ouverture d'esprit qu'ils ont manifestée lors des premières concertations qu'ils ont eues alors.

Ils n'ont pas tardé à regretter les promesses de transition rapide en sentant que ce qu'ils considéraient comme une conquête de pouvoir leur échappait. En effet, ce que Dadis et ses compagnons n'ont pas toute suite révélé était que ce sont eux militaires qui avaient risqué leur vie en faisant le coup d'Etat. Quelle explication misérable! Risquer leur vie contre le cadavre de Lansana Conté?... Ce qui est plausible, c'est que n'importe quel groupement militaire qui aurait pris l'initiative du coup de décembre 2008, n'aurait rencontré que des ralliements d'autres militaires. Rappelez-vous que le coup d'Etat de Lansana Conté - Diarra Traoré en 1984 contre l'Etat hyper organisé et militarisé du Parti-Etat de Guinée,  n'avait rencontré aucune résistance de la part de militants civils et militaires « aguerris ». Des évènements semblables ont montré, ailleurs en Afrique que des militants convaincus ont organisé un minimum de résistance. C’est à croire que nos braves soldats qui affectionnent de parader en battle-dress, n'ont jamais entrepris un coup d'Etat qui pouvait présenter un risque pour eux. C'est pourquoi quand certains insistent sur le fait que le coup d'Etat de 2008 s'est passé sans verser une goutte de sang, ils oublient de le replacer dans le réel contexte guinéen. Si donc le coup de Conté- Traoré contre le Parti-Etat aux nombreux militants de « La patrie ou la mort » n'a pas fait de morts, comment voulez-vous qu'un coup d'Etat contre l'Etat-Néant de feu Lansana Conté en fasse? Les putschistes de 2008, ont cependant apprécié et propagé auprès de la population l'idée- à répandre, que leur stratégie de prise du pouvoir était si au point qu'ils n'ont pas versé une goutte de sang guinéen et n'ont perdu personne dans leur rang. ORZP (« opération réussie, zéro perte », pour parler comme des militaires). L'apprentissage du langage de brouillard était déjà en marche.

L'exercice du pouvoir d'Etat est apparu comme autre chose et a tout de suite montré les limites de nos centurions : des hommes hésitants, sans méthode dont la tenue de treillis militaire décrit à merveille des images de patins de paille habillés en rambos de guerre. Non! En tant que tels et en association, ces hommes ne peuvent pas gouverner rationnellement  la Guinée. La question n'est pas de dire que Moussa Dadis Camara ne peut pas être candidat à la Présidence de la République de Guinée. Comme toute citoyenne et tout citoyen guinéens jouissant de leurs droits civiques, il a le droit d'être un jour, candidat à cette fonction. Mais pour l'heure, il est militaire guinéen, c'est-à-dire un des bras armés par la Nation guinéenne pour sa défense contre d'éventuelles agressions extérieures. La place qu'il occupe, aujourd'hui à la tête de l’Etat, est illégitime, il la doit à la force de la partie de l'Armée qui le soutient encore mais pas à la volonté populaire guinéenne. Quand Dadis aura quitté l'Armée et n'aura plus aucun lien organique dans cette corporation, il pourra quand bon lui semblera être  candidat à la Présidence. Lui qui se dit intellectuel et militaire, ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'autres militaires, est capable de faire une analyse philosophique et morale de la conception démocratique du pouvoir. C’est le pouvoir démocratique qui est la voie de l'avenir, même en Afrique. Toute politique qui consiste à payer avec les deniers publics des soutiens fantoches est à courte vue. L’orgueil démoniaque qu'on peut éprouver dans la quête du pouvoir, l'aveuglement de ne pas pouvoir s'arrêter à temps, le cynisme dans les calculs politiciens peuvent conduire non pas aux délices du pouvoir mais à des cauchemars voire à des drames familiaux. Mais l'habitude du Guinéen est de projeter l'avenir même collectif dans des hypothèses très optimistes mais rarement l'inverse est envisagé pour se tenir dans une position de reconversion. Pour revenir aux élections sur lesquelles toutes les énergies de la Transition ont été focalisées par l'attitude d'abord équivoque puis à peine voilée de Dadis de se porter candidat avec toute la logistique d'Etat de son pouvoir de fait, il faut qu'il se rende compte que ce deuxième coup d'Etat ne le mènera nulle part. Cela ne constituera, une fois de plus, qu'une entrave à la marche de la Guinée en avant. C'est pourquoi je mesure pour la Guinée la chance que constituent ces levées actuelles en masses des Guinéens et des Amis de la Guinée à travers le monde pour barrer la route aux hommes du CNDD et à leur chef égarés de mythes. Ainsi le Forum des Forces Vives, section France, organise une grande marche unitaire le 26 septembre 2009.Les mêmes types de manifestations ont eu lieu ou auront lieu dans d'autre pays d'Europe mais aussi en Amérique du Nord. En Guinée même, malgré une répression continue et des conditions de bâillonnements insoutenables de la libre expression, le vrai Forum des Forces vives de Guinée ne se soumet pas aux UKASES de Dadis. Le mot d'ordre mobilisateur de partout doit être ISOLER DADIS ET LE CNDD C'EST BARRER LA ROUTE A LA DICTATURE NAISSANTE EN GUINEE. Isolés, ces hommes du CNDD ne pourront rien faire car ils attendent tout de l'extérieur. Le dilemme de Dadis et des autres militaires du CNDD, partir ou rester est vrai. Comment, après avoir goûté aux délices du pouvoir, se retirer purement et simplement dans les casernes? Ils connaissent les incertitudes que peut réserver cette Armée sans éthique et indisciplinée qui n'obéit que de façade et ne connaît plus la notion de hiérarchie. Les chefs d'aujourd'hui resteront-ils les chefs de demain? N'ont-ils pas mis, eux, les généraux de Conté à la retraite d'office? Aussi, si le CNT peut faire œuvre d'imagination sur cette question pour ouvrir la voie à la démocratie, cela pourrait consister en l'élaboration d'un plan de reclassement des membres du CNDD qui ne souhaiteraient plus continuer la carrière militaire. On pourrait penser à l'Administration civile, à des Ambassades etc. Maïs il ne s'agit que de pistes indicatives.

Quoi qu'il en soit, il faudrait que des élections transparentes arrivent enfin en Guinée. Des hommes se sont, de longue date, préparés pour accomplir les fonctions qui s'y rattachent et ils les rempliront infiniment mieux que des militaires. La logique militaire, sauf cas exceptionnel dans l'histoire, n'a jamais permis à un Etat de se développer convenablement, surtout en ce début du 21e siècle. J' ai maintes fois cité l'une des causes principales du retard de l'Amérique Latine sur l'Amérique du Nord par les répétitions de coups d'Etat latino-américains du début du 19e siècle au milieu des années 1960. Mais depuis la raréfaction de l'irruption de l'Armée dans la vie politique latino-américaine, nombre de pays de cette zone connaissent des évolutions économiques et sociales que les pays africains pourraient leur envier. Certains pays d'Amérique Latine, devenus pays émergents pèsent d'un poids dans l'économie mondialisée ; comme on en trouve en Asie.

La stagnation ou le recul de l'Afrique subsaharienne, trouve une part d'explication dans l'irruption de l'Armée dans la vie politique depuis plus de 40 ans. Toutes ces raisons doivent inciter les militaires guinéens à se retirer de la scène politique. J’ai dit que des hommes se sont préparés pour ces fonctions politiques. Et qu'on cesse de les traiter d'assoiffés de pouvoir. Les hommes politiques guinéens ne sont pas plus assoiffés de pouvoir qu'ailleurs dans le monde. Mais il y a dans notre pays ce défaut rédhibitoire qui consiste à reprocher aux autres ce qu'on se sent incapable d'accomplir. En se battant perpétuellement dans un contexte de non-droit et sur un champ politique miné, ils n'ont fait que ce qu'exige la bataille politique. Ceux qui ont été jusqu'à traiter ces opposants à la dictature d'assoiffés de pouvoir, le font, soit par ignorance, soit par paresse intellectuelle, soit par psittacisme doctrinal en s'étant eux-mêmes éternellement engouffrés dans une brèche facile. Encore une trace du brouillard d'éducation reçue. Enfin, pour terminer sur le point de l'élection présidentielle, je dirais que la question primordiale que je me pose en tant qu'intellectuel d'un pays sous-développé à construire n'est pas de savoir de quelle région doit sortir le prochain Président guinéen mais de savoir quel Guinéen est enfin capable de sortir la Guinée et les Guinéens de la malédiction du sous- développement, de la faim, de l'obscurantisme, de la maladie. Bref, le Guinéen capable de conduire la Guinée sur le chemin du progrès des Nations. Naturellement, vous ne trouverez aucun candidat potentiel qui puisse avoir l'humilité de s'exclure lui-même de la possibilité de réaliser ces objectifs. Dans notre pays, très souvent, chacun se croit capable de tout et c'est là une des sources fondamentales de la malédiction guinéenne. C'est aussi cette surestimation d'un capitaine sorti du rang de prétendre diriger un pays avec autant de problèmes que la Guinée, en ne cherchant même pas à comprendre que l'une des raisons majeures de l'énigme guinéenne, un pays assis sur des ressources naturelles considérables mais plus pauvre que des pays sahéliens, est l'incompétence, l'imposture et le mensonge qui ont été installés aux commandes de l'Etat. Il faut qu'au nom et pour l'honneur de nos ancêtres qui reposent depuis longtemps en terre guinéenne, l'imposture cesse d'être la règle de conduite sur la terre qu'ils nous ont léguée. Pour une fois, il faut que nous arrêtions par tous les moyens la nouvelle imposture que Dadis et ses épigones se préparent à installer en Guinée.


Ansoumane Doré
(Dijon, France) 
 

 


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
A. Doré, samedi 12 décembre 2009
Mon cher Diallo, lorsque j`ai écrit que Dadis pourrait se présenter plus tard, nous étions au début du mois de septembre.Après les massacres du 28 septembre, je n`aurais pas pu écritre cela. L`article a été publié le 5 septembre. Mon cher Paul Théa, je retiens votre proposition.
diallo, jeudi 10 décembre 2009
Franchement mon frère DORE si tu étais candidat aux présidentielles j`allais vivement voter pour toi car ça se voit que tu es un vrai patriote Guinéen....mais ton idée de dire ke dadis pourrait plutard se presenter à d’autres éléctions là g ne suis pas d’accord avec toi car il a été l’auteur du massacre au stade du 28 septembre 09 et son clan cndd vient de prendre la relève depuis l’incident du 3 decembre. On comprend k’il sont fidel à leur prési mais continuer à tuer encore ça le met pas dans les favoris du pays. Aucun guinée ne pourra plus voter pour lui mais si au paravent ’il avait respecté sa parole de rendre le pouvoir aux civils avec des élections libres et transparentes dans ce cas ce serai bel et bien possible et puis cè lui ki allais avoir le prix nobel ke OBAMA a reçu. Il allais etre beaucoup plus crédible au niveau international et plus populaire ke ATT du mali ou de AO Conaré. On est bien d’accord ke l`objectif du peuple de Guinée n`est pas d`exclure une ethnie aux prochaines élections mais plutot d`exclure le pouvoir militaire. NOUS NE VOULONS PLUS DU POUVOIR MILITAIRE....nous voulons en premier le retour de l’ordre constitutionnel ensuite l’organisation des élections libre et transparente.
Paul THEA, samedi 5 décembre 2009
J`aimerai inviter Monsieur Doré à intervenir sur la radio Togbo Gerard sur le site www.paulthea.com Paul Théa
ousmane224 camara, samedi 31 octobre 2009
Dadis il doit quitter aux pouvoir d`ici 10 jours . A la lecture de la décision de la commission de l’Union Africaine chargée de la paix et de la sécurité lors de sa 207 réunion au niveau des Chefs d’Etat du continent tenu à Abuja, le 29 octobre 2009, il ressort que la situation de la Guinée a retenu l’attention de plus d’un observateur et plus que celle du Niger (où la constitution a été violée et changée) ou du Darfour au Soudan (où les tueries et les violations des droits de l’homme sont sans commentaire). Et c’est sans ambages si l’opinion de façon unanime accueille la fermeté des condamnations sur les tueries perpétrées le 28 septembre dernier contre l’opposition par des éléments des forces de défense et de sécurité, elle reste divisée sur l’attitude observée du Conseil sur les autres cas de situation anticonstitutionnelle où le dialogue à aidé à sortir de la crise. C’est le cas de la Mauritanie par exemple et antérieurement du Liberia ou encore le dialogue prôné par le même conseil au Niger et à Madagascar. La batterie de sanctions annoncées, pourrait être efficace si les acteurs commis à la tâche pouvaient afficher un minimum d’équité dans le traitement des dossiers, car l’aspect nationaliste qui a toujours milité en faveur des régimes en place pourrait constituer un frein en voulant coût que coûte appliquer à la Guinée , l’inapplicable. A savoir, faire tomber une junte et traduire ses membres devant une juridiction internationale. Ce qui n’est jamais arriver sur le continent. Par contre, encourager les négociations pour une sortie de crise en organisant des élections crédibles à la date du 31 janvier et poursuivre ensuite les auteurs des différents crimes enregistrés dans le pays (et pas seulement ceux du 28 septembre) pourrait être une équation jouable. En attendant, les mesures comme l’embargo sur les armes à destination de Conakry (comme en Côté et ailleurs en Angola) pourrait être aléatoire. De même l’application de la décision du Conseil en son point 4 qui stipule «… de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre de sanctions ciblées, notamment le refus d`accorder des visas, des restrictions sur les voyages et le gel des avoirs, à l`encontre du Président et des membres du CNDD, ainsi que des membres du Gouvernement et de tout autre individu civil ou militaire dont les activités ont pour objet de maintenir le statu quo anticonstitutionnel en Guinée », pourrait être dissuasive. Car les exemples sur les violations d’embargo font légion. Les États n’ayant que des intérêts et non des amis, beaucoup pourraient penser à une mesure qui arrange ceux qui veulent faire de la Guinée un gâteau à partager entre les grandes gueules de ce monde, assoiffées de richesses. Et certains petits malins pourraient tenter d’offrir leurs services à la junte en échange à de somptueux contrats dans le pays. Sur cet angle, les mesures préconisées auront perdu toute leur efficacité. Surtout que des pays comme la France protège les biens mal acquis de dirigeants perçus comme des prédateurs. Cela pourrait tenter de faire rire à certain à la lecture de la liste des membres interdits de voyages et dont les avoirs seront gelés à l’étranger. En attendant de savoir l’issue de ce bras de fer en devenir entre des opposants et la junte (deux puissants clans hérités du système prédateur de Conté), l’opinion guinéenne se frotte les mains dans le sacré espoir que les citoyens ne seront plus tués comme des bêtes sauvages sans que les auteurs ne soient inquiétés. De même elle apprécie même si c’est diversement la non intervention de forces étrangères dans le pays, aux dégâts incommensurables. Sûrement, la principale recette que ce pays bâillonné et pillé par des régimes sans pitié depuis l’indépendance, pourra tirer de ces multiples condamnations, c’est cette fin de l’impunité. Et pour sortir le pays de la crise, le dialogue reste l’unique arme efficace et la seule solution comme dans les tous les autres cas de conflits majeurs,ousmane.x.France.com
Ansoumane Doré, jeudi 17 septembre 2009
J`adresse un grand merci à tous mes frères qui apportent des encouragements à ceux qui écrivent sur notre chère Guinée. Il s`agit ici de: Ismael Souaré, Ollaid, Youssouf Bangoura, Ghoudoussi, Barry A., Oumarba Diaby, Camara Karifa, Koundouno Fatoma,Alpha, Bangaly Traoré, mais aussi ceux qui m`ont lu sans avoir eu le temps ou les moyens de réagir.Le 21e siècle sera encore plus qu`avant celui de la bataille de la communication des idées.Cela s`est démontré dans le passé dans les changements des sociétés.Cette évolution s`imposera de plus en plus chez-nous en Afrique et en Guinée.Les idées ont contribué à mettre à bas des empires qui semblaient implantés pour des siècles.Ce ne sont pas des divisions blindées venues de l`Occident qui disloqué le bloc soviétique, mais les écrits des opposants. C`est pourquoi un grand nombre de Guinéens doivent s`intéresser à la bataille des idées.Une chance pour nous Guinéens, est de nombreux jeunes se sentent concernés par cette aventure.Je vous dis encore MERCI !
Barry A., mardi 8 septembre 2009
Un lapsus s`est invité dans mon commentaire: je voulais dire "genres rats détestant LA LUMIERE."
Ismael Souare, mardi 8 septembre 2009
« …Ces rats qui se plaisent dans l’obscurité pour rogner à loisir ce qui leur tombe sous la dent et disparaissent dès qu`une lumière est allumée. (…) » !Et oui ! il y a en République de Guinée, des compatriotes qui ont trouvé leur compte dans l’obscurantisme (la mal gouvernance, le déficit démocratique; dans l’opacité; dans le désordre institutionnalisé ). Ces compatriotes nous ont lancé le défi de maintenir notre bien commun (la Guinée), dans cet état de fait ! Faut-il s`y résigner? Je crois que non. Il nous faut les contrer par la prise de conscience qu’il n’ y a pas d’alternative à l’Etat de droit, la démocratie et la prospérité pour tous ! Et je crois savoir que c’est l’un des messages que le Doyen Doré cherche à sa manière à transmettre à ses compatriotes. Un message auquel j’adhère d’ailleurs sans retenu. La balle est donc dans le camp de tout un chacun ! Notre pays sera ce que nous en feront. Donc à bon entendeur salut !
Bangaly Traoré, lundi 7 septembre 2009
Merci mr Doré,selon mes analyses sur votre texte l`unique solution pour notre pays à l`instant c`est bien le départ de Dadis et son groupe de criminel qui est le cndd,ces criminels ne merite pas le pouvoir en guinée.A bas Dadis et son fameux cndd.
alpha, lundi 7 septembre 2009
Mr.Doré,les guineens dit "intelectuels" capables de comprendre le sens de cet article sont trés peu nombreux. Vous l`avez bienn souligné il n`y a pas de generation spontannée. La guinée est tenue par les "produits" des CER (centre d`education revolutionnaire)Moussa Dadis en est la parfaite illustration.Ils utilisent des mots dont ils ne comprennent pas le sens. Merci pour la contribution.
Koundouno Fatoma, dimanche 6 septembre 2009
Voilà un article qui peut stimuler nos forces pour pouvoir continuer notre noble combat. La question de candidature de Dadis est un faux débat. Nous devons tout simplement exiger son départ et celui de son cndd. Je profite de cette occasion pour inviter mon frère Jacques Kourouma à reconnaître qu`il se trompe sur le cas Dadis et sa bande. Chaque être humain, un jour ou l`autre, peut se tromper. Reconnaître cet état de fait est un acte de bravoure et d`honnêteté intellectuelle.
camara karifa, dimanche 6 septembre 2009
Ce vieux prof.ne va mourir sans qu`on lui réconnait en GUINEE son merite alors c`est très simple comme dadis a échoué et son équipe de babouins ne tardons pas de les immobiliser et les mettre hors l`état de nuire avant la date butoir des élèctions enfin nous mettrons en place un gouvernement de transition dirigé par LE PROF.ANSOUMANE DORE, avec son immence expérience aidera notre pays de sortir dans le marasme car ce VIEUX EST UN TRESOR POUR NOUS QU`IL FAUT UTILISER AVANT QU`il NE MEURT.
oumarba diaby, dimanche 6 septembre 2009
Il est facile de vous lire et de vous comprendre, vous êtes un esprit brillant au service de son peuple, bref, un vrai patriote qui regarde au delà de nos différences. Votre analyse reflète la réalité du pays. Nous avons du travail, car des ‘’rats’’, nous en avons partout, de Conakry jusqu’à paris. Ceux là ont préféré l’arbitraire et la violence comme système de gouvernement. Heureusement, nous pouvons compter sur nos ainés tels que Mr Sy Savane, Kile Diallo, Mr dore Ansoumane etc.…
Barry A., dimanche 6 septembre 2009
En écrivant qu`Il fassent, j`entendais dire qu`Il fasse, c`est-à-dire Dieu l`unique.
Barry A., dimanche 6 septembre 2009
Mr Doré, vous ne vous lassez de combattre pour l’émergence d’une vraie démocratie en Guinée. Vous êtes à féliciter. Je pense et le dis souvent : quand on est de bonne foi, il arrive qu’on se trompe. Mais rarement qu’on se contredit. Beaucoup de compatriotes ont été trompé par le président du CNDD. Quant à moi j’avais un petit sentiment d’espoir après avoir écouté le capitaine, mais avec beaucoup de méfiance et de réserves. Les actes posés n’ont pas tardé à me convaincre qu’il s’agit d’une recherche de soutiens et de plébiscite en vue de conserver le pouvoir pour longtemps. Oui, avant même les observateurs avisés comme Mr Billo Sy Savané ou vous-même. Je ne vais pas citer des passages de votre texte. J’adhère entièrement à tout son contenu. Heureusement que la Guinée n’a pas que d’intellectuels genres rats détestant l’obscurité. Donnons-nous les mains, surtout les idées pour freiner la volonté de la junte de détruire le reste de la nation. Oui votre slogan est à reprendre partout et à chaque fois jusqu’à la victoire de la démocratie véritable. Que Dieu vous protège et vous guide afin de nous orienter positivement comme vous aimer tant votre pays et vos compatriotes. Qu’Il fassent que vous soyez témoin de la naissance d’une vraie démocratie chez nous. Mes meilleurs vœux du mois saint de Ramadan.
ghoudoussi, dimanche 6 septembre 2009
Volà un patriote et sage qui a vecu et vit encore les cochemars d`une République qui peine a voir le bout du tunel. Oui, les fondements de notre Guinée en tant que République ont certes été frileux. Oui, la manipulation est/a été la seule manière de faire la polique. Oui, nos dirigeants et leurs accolites ont toujours mis les populations(je refuge d`utiliser le mot "peuple" qui est, chez nous,le maîte mot des dictateurs)à leur service. Mais une question se pose, allons nous nous complaire dans cette mésaventure cyclique? Je reponds par la négative. Alors mettons tous ensemble et luttons tous pour sortir de ce eternel recommencement. Si nous optons pour la normalisation de notre République nous devons oublier les interêts égoistes et éphemères pour rendre nôtres les idéaux et les confictions refondateurs. Merci doyen pour cette contribution et surtout pour votre constance. Fraternellement.
Youssouf Bangoura, dimanche 6 septembre 2009
Merci doyen, continuez, ne vous fatiguez as, on va y arriver tôt ou tard.Rien ne sera comme avant le guinéen n`a plus peur, rien ne nous empechera ^desormais d`être libres et heureux.le combat sera long et difficile, mais on finira pour y arriver. On obtiendra rien de bon de cette equipe incompetente.Ils sont juste là pour le pouvoir.Toutes ces mises en scène diaboliques ont pour seul but le pouvoir et ses honneurs. Il est inadmissible que les guinéens acceptent une troisième dictature, non ce peuple a trop souffert, mêmes les pays saheliens vivent mieux que nous, des zones oû la pluie est très rare.Non le defi est trop grand pour laisser les incompetents nous diriger encore long temps. Non la guinée a besoin des hommes competents, ambitieux, cultivés, patriotes,très connus à travers le monde pour faire venir des investisseurs.Aucun investisseur digne ne pourra mettre un centime sur la guinée avec Dadis.Et tant qu`on a pas des grands investissements, on ne pourrait jamais s`en sortir, notre pays est financièrement, techniquement faible, on a besoin de l`exterieur pour decoller, pour cela il nous faut des hommes sûrs, representatifs, pas des militaires incompetents. Il faut que dadis comprenne cela, qu`il accepte à l`idée qu`il n`est pas ce qu`il pense être, qu`il comprenne la necessité du peuple qu`il dit aimer.Cela va de son interet et de celui de tous les guinéens. Il faut qu`il comprenne aussi que tous ces vautours qui rodent autour de lui ont pour seul but de lui sucer, aucun chef n`a été soutenu en guinée par ses competences.Toutes les mamayas que Diop( gouverneur de conakry)organise en son honneur me rappellent bien De Mbemba bangoura c`est toujours pareil, faire croire au chef qu`il est aimé par la population alors que ce n`est pas le cas.Tous des demagogues. Un seul mot dadis doit partir, que Dieu nous sauve des satans.
Ollaid, dimanche 6 septembre 2009
Comme toujours, votre intervention est coherente avec des arguments objectifs que chacun peut verifier. Pourvu que les chercheurs de poste et/ou d`argent vous lisent et surtout assimilent votre message! Pour eux l`avenir de la Guinée importe peu si a court terme il sont gratifiés pour leur soutien a Dadis. Il est indispensable que tous les Guinéens internationalement influants et qui aiment le Pays fassent tout, en concomittance des actions civiques, pour que les membres de la juntes et du gouvernement soit sanctionnés: pas de voyages et gele de leurs biens.
Ismael Souare, dimanche 6 septembre 2009
Après un long silence, le Pr. A. Doré , avec un style qui lui est propre, continue sa peinture du tableau d’une « Guinée ensevelie dans des décombres » . Aux gravats que l’on croyait être les seuls décors, il vient d’ajouter « les brouillards ». Bien évidement, en parlant de « brouillard », le Pr. Parle de tout ce qui a abouti à faire de notre peuple., l’un des moins consistants que le continent africain ait jamais porté ! Et, en relevant le lien étroit entre les trois régimes qu’a connu notre pays, on mesure l’ampleur du dégât et la tache presqu’insurmontable qu’est la nôtre pour qu’enfin « le chemin sur la voie du progrès des nations s’éclaircisses »pour notre peuple. C’est dire qu’en implorant nos compatriotes à s’opposer « par tous les moyens » à « la nouvelle imposture que Dadis et ses épigones se préparent à installer en Guinée », M. A. Doré mesure bien le drame que continue de traverser notre peuple depuis un demi siècle et l’impérative nécessité d’y mettre un terme. Cet appel Ô ! combien patriotique sera-t-il entendu ? Il faut l’espérer ! Excellente réflexion, Doyen !

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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