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L’intimidation des medias et des journalistes est devenue un sport national des autorités guinéennes qui, par des menaces, des intimidations et des arrestations, ne cessent de tourmenter le «quatrième pouvoir».
Ceci est inacceptable, car la presse et les medias sont la voix des sans voix, la voix du peuple. En outre, au delà de leur rôle d’information, ils constituent un contre pouvoir majeur, surtout dans un pays où la démocratie n’est que fantomatique et l’opposition politique éternellement léthargique.
La disparition de la presse et des médias constitue une menace sérieuse pour l’information et la liberté d’expression. Malheureusement, c’est à cela que nous sommes en train d’assister dans le pays de Conté et de Souaré.
Tenez le 15 décembre, c’est le siège du journal L’Observateur qui a fait l’objet d’une visite des militaires, assiégé et saccagé. Le 16 décembre, des exemplaires du journal Les Echos de Guinée ont été déchirés, semble-t-il, par Coplan et sa bande. Le 17 décembre, le patron du groupe Lynx-Lance a été convoqué à la Présidence de la République, pour avoir donné des informations sur l’état de santé du Chef de l’Etat.
Nous respectons bien la vie privée du Général, mais face au mutisme des autorités, le peuple doit être informé sur l’état de santé de l’homme qui se veut être le GUINEENBACHI, et qui pense rester vitæ eterna à Sèkhoutouréyah.
Et enfin, le 18 «du même mois», c’est Bebel, pour ne pas dire son nom, du journal La Vérité, qui a été arrêté par la DST, au siège de son journal, semble-t-il, sur ordre du Premier Ministre Souaré. Le seul tort du journaliste, est d’avoir écrit une lettre ouverte au Chef de l’Etat, lettre dans laquelle il lui demande de limoger Souaré, pour incompétence notoire. Et Dieu lui-même sait que Souaré ne se particularise pas : ni par sa brillance, ni sa prestance, ni par ses performances. Seulement au pays des Rivières du Sud, la vérité ne se dit pas. Surtout, si elle vise les notables de la cité.
Alors, que deviendra le pauvre peuple guinéen, coincé entre un Général fatigué, pour ne pas dire malade, un Premier Ministre symbolique, pour ne pas dire faible ou incompétent, et une opposition fossilisée et absente.
La presse semble être aujourd’hui le seul véritable contre pouvoir qui existe dans la cocotterie. Et, c’est en ce même moment, que l’on tente de la réduire à une espèce en voie de disparition.
Il est temps que tous les démocrates du monde entier, tous les hommes et toutes les nations épris de liberté se lèvent pour dire : stop, trop c’est trop !
Il est tant que tous les guinéens, où qu’ils soient, prennent leur responsabilité dans le destin de la Nation. Chacun de nous a son rôle à jouer. Impérativement !
London Camara www.guinee58.com pour www.guineeactu.com
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