jeudi 14 mai 2009
Guinée, mon cher chariot
Moysékou Camara

On raconte qu’une fois, un modeste paysan possédait un cheval qui l’aidait à transporter, tous les matins, sa récolte vers le marché du village, jusqu'au crépuscule, moment où il rebroussait chemin.

Un jour, il se dit : « pourquoi ne pas acheter un deuxième cheval, et offrir à mon chariot, la force de deux chevaux. Ainsi je pourrais aller au marché deux fois par jour, et ils m’aideront à plus irriguer et à labourer!

Après moult tergiversations, il finit par acheter le cheval. Le lendemain au marché, les gens qui ont longuement attendu l'arrivée du paysan, sont restés sur leur faim. Il n'est pas venu. C’est ainsi qu’ils partirent s’enquérir de son état. Chemin faisant, à leur grande surprise, ils le trouvèrent à terre, plongé dans ses fruits, sous le soleil brûlant de l’été. Il était en nage. Et ses fruits étaient déjà gâtés par l’effet de la chaleur.

Mais au lieu de porter secours au paysan, les villageois se plongèrent dans une vague de rire indescriptible. A force de rire, certains ont failli se coucher à terre lorsqu’ils ont constaté que les deux chevaux du paysan étaient reliés au chariot dans des directions opposées !

Au-delà du réalisme de cette anecdote, elle simule la situation actuelle en Guinée, qui est similaire à un chariot chargé de l’espoir d’un peuple qui, depuis son indépendance en 1958, a vécu cinquante (50) années de dictature, de galère, de mal gouvernance et de corruption, de stagnation, de mercantilisme, de recrudescence du pessimisme, malgré toutes les richesses dont il a héritées.

L’actuel conducteur de cet espoir de changement, Président Moussa Dadis, a pu accomplir, dans un temps record, des résultats, allant de la restauration de l’autorité de l’État, à la lutte contre la corruption et le narcotrafic, l’occupation anarchique des propriétés étatiques et le non-paiement des créances de l’État.

Même si beaucoup restent à faire pour améliorer les conditions de vie de la populace, il faut remercier le CNDD et son Président Moussa Dadis, pour nous avoir montré, en si peu de temps, que les choses peuvent facilement s’améliorer chez nous, si et seulement si l’on a la ferme volonté de le faire -avec l’assistance primordiale de l’Omniscient Allah-.

Ensemble nous rêvons d’une Guinée développée et prospère. Mais malheureusement, la marginalisation des besoins fondamentaux et urgents du peuple, en raison de l'échec de dialogue entre nos gouvernants et opposants, confirme, une fois encore, le champ de confrontation qu’est notre démocratie imaginaire.

A dire vrai, ces mésententes perpétuelles ne servent pas l'intérêt public, car les conflits d'intérêts personnels et l'absence de priorités ne font que pousser les autres pays à se moquer de nous. Et si nous ne faisons pas attention, ils sonneront l'hallali, en rigolant de nous, comme notre pauvre paysan et ses chevaux.

La faute n’incombe pas aux chevaux de notre paysan, non plus si l’un des deux chevaux devançait.  Ce qui signifierait qu'ils sont tous pour la même cause, allant tout droit sur le même chemin. Mais le comble s’avérerait, si toutefois, ils ne sont pas idéalement orientés et que chacun tente à tirer de son côté.

Après avoir bu les soupes pimentées de nos précédents régimes dictateurs de Mansa Sékou Touré et de Fory Lansana Conté, nous sommes maintenant à la porte de l’histoire, pour ne plus tomber de Charybide en Scylla. Un homme averti en vaut deux !

Donc, il nous faut de la prudence, en mettant les chevaux dans des positions idéales, afin que notre chariot Guinée se remue maintenant. Je dis bien : maintenant !

Wontanaara (…nous sommes ensemble !)

 

Moysékou Camara (Software Developer - Oracle Certified Professional- Kuwait City)
pour www.guineeactu.com
 
  

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Vos commentaires
TOURE, samedi 16 mai 2009
Monsieur jacque peut être vous vous êtes diplomé des plus grandes écoles et universités du mondonde mais vous voyez on a même pas besoin de savoir tenir un stylo pour pouvoir analyser la situation de la Guinée depuis l`indépendance jusqu`à ce jour . En éffet il y aurait fallut accompagner le CNDD dans l`accomplissement de ses tâches oh combien ardues A la prise du pouvoir il a été claire(CNDD) qu`il restait pour 2 ans et je ne pense pas que ce delai soit excessif au vu de l`ampleur des reforme et l`etablissement de l`autorité de l`ETAT et le bien être du Guinéen qui était privé jusqu`ici des ses droit les plus elementaires. Mais helas ils y en a qui ont cru que leur heure est arrivée pour prendre le pouvoir il n`y a que démocratie election dans leur bouche comment peut-on parlé de democratie ou d`élection dans un pays où il n`y a ni electricité, ni eau avec une insecurité qui n`a pas son égale dans la sous region une population affamée mais diable quel intellectuel ête vous ? connaissez vous réellement la Guinée savez vous que ce peuple souffre a n`en pas finir. Croyez le apres decembre ce sera le KO car a ce jour il n`a aucun parti qui peut gager a lui seul les élections au premier tour et le jeu des aliances n`est pas une situation enviable pour la democratie en Afrique où la transumance politique est monaie courante. Attention il y a le spectre ivoirien qui menace nos porte a moin que c`est le but rechercher par certains si non comment des opposant qui sont rester inefficaces et presque impassible sourtout certait on soutenu pendans 24 ans le Regime de la honte et de la souillure de conté ne veillent pas attendre 2 ans ? Que Dieu benisse la GUINEE Toure Lanciney ouvrier non qualifié vivant en FRANCE
JACQUE, vendredi 15 mai 2009
du n`importe koi,un raisonnement decousu.Je me demande t`as fait kel etude?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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