dimanche 22 novembre 2009
Guinée: le médiateur burkinabè tente de rassurer l'opposition

Le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabè Blaise Compaoré, a tenté samedi soir à Ouagadougou de rassurer les Forces vives de Guinée (opposition, syndicat, société civile) après le rejet de ses propositions de sortie de crise en Guinée.

"Tout le monde a eu cette impression que les négociations étaient rompues alors qu'on n'en était qu'à la phase préliminaire. C'est pour mettre fin à cette confusion que le président Compaoré nous a invités à le rencontrer pour qu'on remette les pendules à l'heure", a déclaré à la presse le porte-parole des Forces vives Jean-Marie Doré.

"Il nous a dit qu'il était choqué et surpris par nos propos suite aux propositions qu'il a faites" jeudi, a rapporté le secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) Ibrahima Fofana.

"Il nous a dit que ses propositions étaient la première phase et que c'est ainsi qu'il procédait dans les négociations", a-t-il poursuivi.

L'opposition à la junte au pouvoir en Guinée a rejeté vendredi les propositions de M. Compaoré qui préconisaient notamment un maintien au pouvoir du chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, durant une période de transition de 10 mois devant déboucher sur une élection présidentielle.

"D'ici lundi, on aura un texte qu'on soumettra au médiateur. On lui dira tout ça avec des justifications claires, nous répondrons point par point à son document", a précisé M. Fofana.

"Il n'y a pas de rupture de dialogue. Nous avons pleine et entière confiance dans les talents" de M. Compaoré, a encore assuré M. Doré.

Selon ces responsables des Forces vives, M. Compaoré leur a demandé de lui soumettre "par écrit" leurs griefs contre son "projet d'accord".

"Les points non négociables" sont le départ du pouvoir du capitaine Moussa Dadis Camara, sa non-candidature à la présidentielle et la dissolution du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, organe dirigeant de la junte), a rappelé M. Fofana.

"Nous ne voulons pas du tout que la transition soit gérée par le capitaine Dadis et par le CNDD", a ajouté le leader de l'Union des forces démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo.

"Conformément à la décision pertinente du Groupe international de contact (sur la Guinée) qui s'est tenu à Abuja au mois d'octobre, nous avons demandé que le CNDD soit dissout et que soit mise en place une nouvelle autorité de transition qui pourrait être dirigée par une personnalité choisie de manière consensuelle, cette personnalité pouvant être civile ou militaire", a-t-il indiqué.

Née du coup d'Etat du 23 décembre 2008, qui a porté au pouvoir le capitaine Camara, la crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.


AFP
/ 22 novembre 2009


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
dannkoun, lundi 23 novembre 2009
LE PARI PERDU DES CHEFS d’ETAT de la CEDEAO. Le résultat de la médiation de B. Compaoré est maintenant connu. Les Forces vives sont déçues. Pouvait-il en être autrement ? J’ai eu à discuter avec un ami (anglophone) qui a participé au choix du médiateur. Comme je m’étonnais de ce choix, j’ai eu quelques explications que je publie maintenant. Le choix du médiateur devait répondre à un certain nombre de critères. Le premier critère est que le médiateur devait être francophone pour des raisons pratiques. Il m’a passé en revue les papables. Wade est/parait trop proche de Dadis pour être acceptable par les « Forces Vives ». Les présidents du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, et de la Mauritanie ont leurs propres problèmes internes à résoudre. Le président du Bénin n’avait aucune envie de s’investir dans le problème guinéen, en souvenir de l’action de Béhanzin dans le régime Sékou Touré. Alors le choix se réduit à Compaoré, car choisir A.T.T. ce serait comme parler de corde dans la maison d’un pendu. En effet, A.T.T, de par son exemple historique dans la région, est le chiffon rouge tendu sous le nez de Dadis. Mon interlocuteur a ajouté que le choix de Compaoré pourrait avoir certains avantages. C’est un militaire qui parlerait à un militaire. Compaoré est auréolé d’avoir « modéré » la crise ivoirienne, mais on attribue son succès à sa main cachée. La crise guinéenne est une chance que l’histoire lui donne pour se faire une nouvelle virginité malgré les affaires sulfureuses qui le poursuivent (Sankara, Zongo, la crise ivoirienne). Tel était le pari des Chefs d’Etat de la CEDEAO. Hélas, patatras, la poisse semble poursuivre la Guinée !
Nassirou, lundi 23 novembre 2009
Touré, saches que personne n`a peur d`aller aux élections avec Dadis qui n`a même pas de base électorale, qui a atteint la limite d`impopularité et d`incompétence. Il n y a qu`une minorité qui se sucre de ce qui nous reste comme ressource qui sont avec lui, des gens qui n`ont pas de diplome valable et qui savent que si la démocratie et la bonne gouvernance sont instaurées, ils n`auront pas de place dans l`administration. Des gens comme Mohamed Diop ou Idriss, par exemple. Donc si Dadis avait eu l`idée de créer un parti poplitik pendant le vivant de Conté sans songer diriger la transition, il n y aurait pas de problème qu`il se présente. Est ce qu`on a demandé quelqu`un d`autre de ne pas se présenter à part lui? Si nous lui avions accepté à la place de Somparé, c`était pour la neutralité. Sinon qu`est ce que le Dadis d`aujourd`hui a de plus spécial que Somparé? Le choix de Dadis est une ironie de sort. Maintenant s`il prend son Wisky et pense qu`il peut avoir plus de 3 pour cent des suffrages exprimés, il se trompe. Si personne ne veut de sa candidature, c`est pour ne pas promouvoir les coups d`Etat, c`est pour ne pas quelqu`un d`autre fasse germer une idée de faire un coup d`Etat en espérant être légitimé par une élection. Ensuite regarde lui très bien et visionne tous ses discours, après tu me diras si un patriote peut être fier d`avoir un Dadis comme président. Grâce à lui nous sommes à la risée du monde. Ces paroles sont pleines de contradiction et d`immaturité. Il va jusqu`à Labé et il ne trouve pas un discour plus raffiné à part dire qu`il est venu défier l`opposition. Vous avez entendu un président, même en campagne électorale, dire qu`il est venu dans une partie de son pays pour défier quelqu`un? Qu`est ce que Dadis a fait de ci spéciale pour qu`un Guinéen désintéressé vote pour lui. Depuis qu`il est au pouvoir par hasard, il a réussi l`exploit de diviser les guinéens, de dilapider nos maigres ressources à des fins propagandistes, la lutte contre le narco trafic n`a pas abouti puisqu`il n`a pas arrêté les vrais coupables, les detenus tardent d`être jugés et certains parmi eux ne sont en prison que parce qu`ils sont gênants, il a terni l`image de l`Afrik, pour courronner le tout, il n`a pu empêché ce qui s`est passé le 28 septembre ( il en est même le commenditaire). Alors c`est une honte pour un militaire de disputer la présidence d`une transition alors que nous connaissons sa place. La politique n`est pas une affaire de militaire. Donc personne n`a peur de Dadis, au contraire, c`est lui qui a peur. Sinon vous avez entendu un autre politicien revendiquer la présidence de la transition? Alors qu`est ce qu`il a à perdre en se retirant du pouvoir s`il est vraiment sûr de lui? De toutes les façons il n`est pas légitime. Mais il y a des gens dans son camp qui ont peur d`aller au chômage et d`autres disent que si le pouvoir leur échappe, ils ne l`auront jamais. Malheureusement pour eux, ils n`ont pas le monopole des décisions. Une personne honnête ne doit pas soutenir quelqu`un dans le mensonge. Ils disent que ceux qui sont censés leur remplacer ne sont pas plus dignes qu`eux. Pauvres complexés! Eux ont remplacé d`autres, pourquoi ils ne veulent pas être remplacés. Depuis le debut de la vie les gens se remplacent, et c`est ainsi jusqu`à la fin du monde. D`ailleurs des putschistes qui se font remplacer par des démocrates, il n` y a pas de plus normal. Les forces vives doivent se battre pour qu`il ne dirige pas la transition.
OUENDENO, lundi 23 novembre 2009
publié moi aussi mes écrits
OUENDENO, lundi 23 novembre 2009
POUR LE MOMENT LA POPULATION GUINEENNE PREFERE CAMARA QUE SES BANTITS.
TOURE, dimanche 22 novembre 2009
encore une fois comme à l`image de ses consoeurs qui sont RFI,France24 et France Télévision, l`AFP se fourvoie en nous servant les mêmes salades.En éffet s`il y a un point non négociable c`est le maintien et la candidature de Dadis camara mais pas dans le sens qu`elle veut faire croire. Le temps des campagnes mediatiques mensongères est passé les conclusion du memorendum est claire pas d`exclusion maintenant ceux qui veulent participer au processus démocratique ils sont les bienvenu mais ceux qui veulent ramener la pagaille ils repondront devant la justice. A présent avançons construisons la paix et la cohésion socile. Aux anti Dadis sachez qu`il est citoyen Guinéen donc dispose de son droit a participer a toutes les épreuves electorales Je vous signale que si vous pensez que les elections ne serons pas transparentes alors faites appel à l`ONU et toutes les institutions de ce genre pour superviser les élection de toutes les façons ce n`est pas lui qui organisera les élections mais de quoi avez vous peur? vos candidats seront-ils si mauvais que ça? à alphady pas de menace ni d`appel à la violance surtout tu es assi àa l`étranger et tu nous parles d`assassinats ou de guerre pour cela rendre d`abord en guinée et quant tu y sera previens nous . Pour leur je te dirai qu`il faut avancer désormais
Tidiane, dimanche 22 novembre 2009
F V le peuple et avec vous tenez bon si cpmpaore ne trouve pa la solution le peuple le trouvera le CNDD partira ils ne pouront pa resistee au peuple vaillant de guinee !!!
diallo yagouba, dimanche 22 novembre 2009
la negociation se le depart de DADIS et lui tradire devent la justice mais nous guineens oublions les polémique et parlons une suele vois pour avoir la paix et developement dans notre paye vive la demoucracie vive le depart de DADIS a bas les militaire qui nous tue
Guinéen et fier de l`être, dimanche 22 novembre 2009
Je pense beaucoup de personne proposent Robert Sarah pour diriger la transition, ce qui est une bonne idée; mais il faut répondre à la question est-ce que le Vatican peut-il accepter une telle chose: car à ma connaissance religion et politique ne font pas bon ménage. Il peut donner des conseils, apporter sa contribution, mais je ne crois pas qu`il accepte présider le conseil de transition . Mais avant que Blaise ne propose sa solution de début des négociations, il est allé voir le secrétaire de la CEDEAO: qu`à-t-il dit à BLAISE? quelles recommandations? Donc il ne fo pas surtout se focaliser que sur BLAISE bien qu`il soit médiateur, il a quand même été mandaté par la CEDEAO, UA... Il fo voir la partie immerger de l`ice berg. Vive une guinée unie
Alphady SY, dimanche 22 novembre 2009
Je félicite les forces vives. Maintenez cette condition non négociable: le départ de Dadis et la dissolution du CNDD. Tout leader qui trahira les martyrs du 28/09/2009 le paiera tôt ou tard. Des gens qui ont les mains souillé du sang des Guinéens et qui ont violé nos braves femmes ne peuvent nous conduire vers une transition paisible. Je dirais même que Dadis démissionne de l`armée et qu`il soit candidat s`il le veut on s`occupera de lui avant la date des élections. Je propose Msg Robert Sarah Président du CNT et un civil neutre 1er ministre qui formera un gouvernement où tous les participants seront neutres. Encore une fois il est hors de question de refaire les erreurs du passé. Nous n’accepterons aucun accord qui laisserait le psychopathe Dadis assurer la transition pour la saboter.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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