mercredi 1 juillet 2009
Guinée : Le futur de l’économie nationale

Avec une dotation compacte en ressources naturelles, le tableau récapitulatif de la performance économique de la Guinée est ahurissant. Les gouvernements antérieurs n'ont pas été en mesure d'assurer une croissance durable, pendant qu’une vigoureuse politique pourrait être mise en œuvre  pour transformer l’environnement économique. Nos potentialités dans les domaines de  l'agriculture et de l'exploitation minière, notamment la bauxite, le fer, de minerai, d'or et de diamants sont des atouts inestimables pour atteindre un niveau de développement essentiellement supérieur à celui de nos jours. Et pourtant si de bonnes initiatives de développement économique durable avaient été élaborées tout en luttant contre la corruption, la Guinée aurait dépassé son niveau actuel et même devancé des pays de la sous région Ouest Afrique, non exportateurs du pétrole.

 

Malgré ces échecs, sous la conduite des autorités d’alors, la Guinée a mené une politique monétaire plus souple et mieux adaptée à la croissance, qui incluait fondamentalement une stratégie de réforme axée sur le développement du secteur privé et un ensemble de rigueur assurant la bonne gestion gouvernementale de l'économie nationale. Ces réformes nous ont permis d’être admis au programme des pays pauvres très endettés (PPTE) en Novembre 2000. Il y a lieu de reconnaitre les efforts déployés par l’ancien régime dans ce cadre.

Selon les donnees statistiques de FMI, la croissance du PIB réel avait atteint le taux de 3,6% en 2001 alors qu’elle était environ 2,1% en 2000, soit une augmentation annuelle de 1,5%. Le taux d'inflation moyen a baissé à 5,4% en 2001, passant de 6,8% en 2000, soit une baisse annuelle de 1.4%.

 

Certes la guidance d’une gestion gouvernementale solide, d’un contrôle interne efficace visant à rendre très représentative l’élaboration des budgets et le suivi des activités financières, plus la prudence de restriction de l’offre monétaire pour financer le déficit fiscal comme on le fait souvent constituent l’une des causes de succès de cette maitrise d’inflation y compris la production agricole dont l’effet a positivement influencé les prix des produits alimentaires.  

 

Un revirement spectaculaire a pris cours en 2003, où la performance économique s’est considérablement dégradée et a atteint un niveau qui est opposé à l'espoir de parvenir à la réduction de la pauvreté que nous ciblons. Malgré l’immense potentiel de développement dont est dotée la Guinée, elle a connu une crise économique caractérisée par un ralentissement de croissance, une forte hausse de l'inflation, des difficultés avec le paiement de sa dette, la restriction des financements extérieurs et d'une augmentation considérable de la pauvreté. Les causes sont bien connues : la mauvaise gestion macroéconomique, le manque de transparence dans la gestion des ressources, l'impunité encouragée et la corruption généralisée qui ont favorisé le détournement de fonds publics,  les effets non négligeable de l'élection présidentielle tenue en décembre 2003, etc...

Le taux de croissance économique passe de 4,2% en 2002 à 1.2% en 2003, une baisse remarquable de la croissance de 3%. De même les taux d’inflation varient de 5 à 14.8 en pourcentage. L’économie prend un souffle pour accroitre l’année suivante à 2,7% puis à 3,3% en 2005 pour recommencer la chute en 2006 autour de 2,2%. A la même année, le taux d’inflation s’élève à près de 35% et les revenues domestiques, une composante réelle du budget gouvernemental, passe de 14% à moins (1,3%) du PIB.

 

En se saisissant de ces données macroéconomiques, nous nous rendons compte qu’il faut éliminer les politiques économiques tordues, assainir les finances publiques, éviter de fortes augmentations de la masse monétaire pour financer le déficit, lutter contre la corruption, renforcer le système d’information statistique pour une meilleure présentation et d’évaluation de la taille de notre déficit fiscal. Il y a toujours besoin d’accomplir des progrès significatifs dans les reformes structurelles notamment dans les domaines monétaires et de finances publiques. La prospérité de notre économie en dépend.

 

Le mystère est que nos années de croissance n’ont pas eu assez d’impact remarquable sur le niveau de développement. Universellement une période de croissance conduit à un taux d’épargne raisonnable pour  permettre de réels investissements dans les infrastructures telles que les routes, les hôpitaux, les écoles, l’énergie, l’adduction d’eau potable, les télécommunication, etc.… Mais  non des projets fantômes irréalisables et des programmes fantaisistes ou imaginaires pour attribuer les fonds aux individus dépourvus de toute moralité saine. Les allocations des ressources sont, dans la plus part des cas, suspicieuses et beaucoup plus théoriques par rapport au plan officiel et malheureusement réelles par rapport au plan officieux. En conséquence, la capacité de fonctionnement correct des services publics diminue de période en période et tout cela constitue un ensemble de facteurs contrariant la réalisation du développement économique et social que nous visons.

Avec une croissance remarquable comme indiquée ci haut, la Guinée pourrait au moins s’investir dans le domaine le plus important qui réside dans la planification du développement du secteur de l'énergie et d’eau potable dans la mesure où l'électrification contribue à la croissance économique elle-même, en soutenant les industriels, semi-industriel, commercial, activités agricoles,… bref tous les secteurs d’activités économiques. Il est facile, pour les agences de développement, de nous accompagner dans cet élan si le gouvernement élabore un plan ordinairement crédible en ayant réalisé des résultats économiques satisfaisants.  On ne doit pas échouer là où nos voisins, moins riches que nous comme le Mali et le Burkina Faso, ont réussi.

L’honnêteté et la sincérité des chefs, la lutte contre la corruption et l’impunité doivent devenir, même après le Président Dadis et le CNDD, inévitables pour assurer une gestion administrative plus efficace : la gouvernance économique et financière.

En 2003, l'aide financière provenant usuellement des partenaires de développement comme le FMI, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, les membres du Club de Paris, etc.… a été suspendu en raison des mauvais résultats macroéconomiques et des irrégularités fiscales. Il faudrait maintenant exploiter des perspectives de développement et créer des conditions pour modifier le rythme de la croissance vers une plus grande stabilité macroéconomique comme celui qui avait conduit à l’obtention d'un nouvel accord triennal avec le FMI en décembre 2007. Par exemple on peut choisir le model approprié des pays en développement -c'est-à-dire-  promouvoir un espace politique et institutionnel qui soutient la prospérité  du secteur privé et qui le permet d'agir comme un véritable souffle de croissance. Le but est d’inciter l'activité du secteur privé qui est supposé créer de bons emplois intérieurement pour générer des revenus plus denses afin de constituer une rentabilité satisfaisante des biens vendus sur place.  

Nous avons assez appris de nos échecs et il est temps de concevoir un  programme rigoureux et des mesures suffisamment efficaces pour établir les équilibres macroéconomiques visant le retour à une croissance durable, atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, réduire la pauvreté et limiter les effets des chocs exogènes liés à la crise mondiale. Voilà nos défis. Ils sont réels et il nous faut de solutions réelles pour les aborder. Que le meilleur des candidats soit élu en décembre 2009 pour atteindre ces objectifs.

  

Vive la Guinée

Vive la jeunesse

  

 

Mamoudou Kouyaté, New York
 

www.guineeactu.com

  

 

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Vos commentaires
Oumar Barry, lundi 6 juillet 2009
Monsieur Diallo, je ne dis pas que vous voulez créer une polémique. Vous parlez de 2000-2001 seulement. Or quand on lit l’article, on se rend compte que les années qui ont précédé 2000 sont visibles : Je cite par exemple : « Malgré ces échecs, sous la conduite des autorités d’alors, la Guinée a mené une politique monétaire plus souple et mieux adaptée à la croissance, qui incluait fondamentalement une stratégie de réforme axée sur le développement du secteur privé et un ensemble de rigueur assurant la bonne gestion gouvernementale de l`économie nationale. Ces réformes nous ont permis d’être admis au programme des pays pauvres très endettés (PPTE) en Novembre 2000 » Ici je pense que 2000 indique la conclusion du travail des années précédentes si on lit bien l’article. C’est sous-entendu. C’est aux lecteurs de faire d’effort pour comprendre cet effet. Aussi, au delà de 2000-2001, l’article parle des années des croissances des années 2002, 2003, …,2006. Dans la réponse de Monsieur Kouyaté à Monsieur Doré, il dit qu’il ne s’agit pas seulement de la croissance elle-même dans notre contexte. Mais un ensemble de politique visant à réduire la pauvreté. Dans l’article, comme tous les guinéens d’ailleurs, il encourage la lutte contre la corruption, le détournement des fonds publics, etc.… Et Dieu merci le CNDD vient de faire un communiqué pour les audits. Tout comme vous, moi aussi j’encourage Monsieur Kouyaté de poursuivre ses efforts et ma remarque ne veut aucunement dire que vous voulez une polémique. Fraternellement
Moussa Conde, lundi 6 juillet 2009
Moi je pense qu`il faut fermer cette discussion parce qu`elle ne rapporte pas quelque chose. Toutes les questions qu`on pose sont déjà posées et répondues ou ont leur réponse dans l’article. On tourne à round et ça risque de provoquer des polémiques pour rien.
Souleymane Diallo, dimanche 5 juillet 2009
Monsieur Barry, mon intervention ne vise pas à engager une polémique. Je relève juste une erreur d`interprétation des chiffres. Les chiffres que je donne (+71% et -20%) ne sont pas mes chiffres. C`est des calculs indiquant la variation en pourcentage du taux de croissance et du taux d`inflation entre 2000 et 2001 donnés dans l`article de Monsieur Kouyaté. Ensuite, comme Monsieur Kouyaté nous parle de l`avenir de l`économie guinéenne, il me semble qu`un effort d`approfondissement de l`analyse peut être judicieux. Une analyse du taux de croissance et du taux d`inflation juste sur deux ans (2000 et 2001) me paraît assez limitée pour dégager des perspectives crédibles de l`avenir de l`économie guinéenne. En outre, je ne le fais pas pour m`attaquer à son analyse, c`est juste pour l`encourager à poursuivre sa réflexion. Pourquoi la part des mines,de l`agriculture, etc.? Simplement, parce que parler de l`avenir de l`économie guinéenne, voudrait dire qu`il faut suggerer des orientations pour les efforts à faire pour favoriser la réduction de la pauvreté et conduire à un développement plus équitable dans notre pays. Il est donc important de savoir s`il faut continuer à mettre l`accent sur les mines, comme c`est le cas depuis l`indépendance, ou bien orienter les efforts vers d`autres secteurs. C`est dans ce sens que la remarque du Professeur Doré me semble juste. Loins de moi l`idée d`engager une polémique avec l`auteur ou avec vous. Fraternellement!
Mamoudou Kouyate, dimanche 5 juillet 2009
Merci à tous les intervenants. Une précision sur les pourcentages que Monsieur Diallo évoque : les chiffres mentionnés dans l’article représentent [taux de croissance] dont le résultat est obtenu en jouant sur le PIB en Dollars ou en Francs guinéens. Donc pas besoin d’appliquer la formule sur les chiffres dans l’article, sinon on l’appliquerait pour avoir un résultat que nous avons déjà. Et en appliquant la formule sur ce résultat, on obtient évidemment un chiffre plus robuste et pratiquement impossible comme le montre 71%. Il est très rare de constater une telle croissance dans les économies développées encore moins dans les pays sous-développés. Quand à la contribution sectorielle du PIB, elle est assidument dans la même tranche durant les 20 dernières années. Le secteur tertiaire est le plus gros contributeur bien sûr, ensuite le secteur secondaire et en fin le secteur primaire. Par exemple en 2006, le secteur primaire ne dépassait pas 21% du PIB et il était inferieur à cela en 2004. Merci pour votre encouragement
Oumar Barry, dimanche 5 juillet 2009
Monsieur Souleymane Diallo, juste une remarque : vous êtes parti trop loin. Tes chiffres sont impossibles en réalité. L’article nous donne un taux annuel précis et reste constant dans ce cadre tout au long. Pourquoi on exigerait d’avoir la part des mines, agriculture etc. Il faut qu’on parle dans la logique je crois. Merci
Souleymane Diallo, samedi 4 juillet 2009
Monsieur Kouyaté, je vous encourage à poursuivre vos efforts. Cela nous sortira un peu des querelles politiques. Je voudrais attirer votre attention sur quelques détails concernant les conclusions que vous tirez de certains chiffres. Par exemple vous dites que le taux de croissance passe de 2,1% en 2000 à 3,6% en 2001. Pour la même période vous indiquez que le taux d`inflation passe de 6,8% à 5,4% respectivement. Et vous en déduisez que le taux de croissance a augmenté de 1,5% et le taux d`inflation a baissé de 1,4%. Il me semble qu’il s’agit plutôt d’une hausse du taux de croissance de 1,5 points de pourcentage et une baisse de 1,4 points de pourcentage du taux d’inflation. Si vous raisonnez en termes de variation en pourcentage, les variations correspondent à +71% et -20% environ pour le taux de croissance et le taux d’inflation respectivement. Ces observations me semblent valables pour les autres chiffres présentés plus bas dans votre article. Par ailleurs, la remarque du Prof A. Doré me paraît très pertinente. Votre analyse mérite d’être approfondie en mettant en exergue les performances sectorielles (mines, agricultures, services, etc.). Cela permettrait de comprendre les mauvaises performances sociales de la Guinée. En effet, l’effet distributif d’une croissance tirée par le secteur minier n’est pas le même que l’effet d’une croissance tirée par l’agriculture ou les services, compte tenu de leur impact sur l’emploi et de leurs inter relations avec les autres secteurs de l’économie. Encore une fois merci.
Conde, samedi 4 juillet 2009
Monsieur Oumar Barry, merci pour cette remarque. Peut-être je l`ai faite avant vous mais je n`ai pas voulu répondre car l’article nous décrit clairement toutes les questions que monsieur Dore soulève ici. Comme vous, je ne trouvais pas de raison à les soulever. Franchement pour celui qui lit bien l’article, celui-là n’a pas besoin de poser de telles questions.
Oumar Barry, vendredi 3 juillet 2009
Je ne comprends pas cette discussion. Enlisant l’article de M. Kouyaté, on a l’impression que la discussion que M. Doré soulève n’est pas en relation. L’article parle des années de croissance bien indiquées. Quelle est la raison de demander 12 mois ? L’égalité entre croissance et développement, l’article ne l’indique pas du tout; mais M. Doré l’a mentionnée et je ne trouve vraiment pas de raison. Sur le point 4, je crois que M. Doré n’a pas compris car M. Kouyaté indique la négation de ce qu’il affirme. A mon avis, quand on lit bien l’article, il n’y a pas de raison à poser des questions soulevées.
Ansoumane Doré, vendredi 3 juillet 2009
Mon cher Mamoudou,je suis heureux de l`échange que votre article nous permet d`établir.Dans vos mises au point, je note que soit vous m`avez lu rapidement, soit vous ne m`avez pas compris.Je vais donc être amené à des précisions complémentaires. Comme ça risque d`être un peu long et technique et que ça n`intéressera pas grand monde, je vous demande votre e.mail pour vous les faire parvenir.Ces remarques vont porter sur: 1°)votre observation que les taux de croissance de 2000 à 2001: 2,10% à 3,60% sont précis .Ma remarque ne portait que sur la fiabilité de la période: 12 mois, j`y reviendrai. 2°)je n`ai pas établi d`égalité mathématique entre croissance et développement. C`est vous qui semblez le faire. 3°) Votre définition du concept de croissance saisi statistiquement au stade de la production demande discussion. 4°)Question sur votre dernière mise au point: qui a dit que l`on peut exprimer de faàon générale un taux de croissance global à partir d`un seul élément? Ce qui est sûr c`est que depuis des années le niveau du taux de croissance de l`économie guinéenne est déterminé par le poids de l`exploitation et de l`exportation du minerai de bauxite.Je pensais que cela allait de soi pour tous. salutations; Voici mon e.mail ansoumanedore@yahoo.fr
Mamoudou Kouyate, jeudi 2 juillet 2009
Remarque: On ne peut pas exprimer le taux de croissance réelle en se servant uniquement de l’exploitation des minerais. Il s’agit de l’ensemble du revenu national réel. Donc tous les secteurs d’activités économiques sont pris en compte. L’économie nationale ne régresserait pas s’il y a intenses exportations de minerais car ce secteur est une partie de l’ensemble dont il s’agit. En plus, la balance commerciale s’accroitrait [si nos exportations sont plus larges que les importations] et celle-ci est alors une composante positive de la demande agrégée. Par exemple en Guinée, la balance commerciale a été constamment négative depuis le 3e trimestre 2006 jusqu’au 2e trimestre 2008. Je suis d’accord que la bauxite constitue le principal élément de nos exportations. Je ne vois pas de conflit. On peut se servir des éléments techniques pour expliquer très profondément tous ces facteurs. Mais ce n’est pas le lieu et nous pouvons continuer les discussions à travers les emails si vous le voulez bien. Bonne journée à tous. Mamoudou Kouyaté
Mamoudou Kouyate, jeudi 2 juillet 2009
Merci à tous pour les réactions. Il s’agit de nos années de croissance et il est facile de voir le taux moyen de croissance annuelle arithmétiquement. Je voudrais dire à Monsieur Doré que les statistiques sont bien précises au sujet de la variation de la croissance de 2,1% à 3,6% entre 2000 et 2001 tout en sachant bien que la croissance n’est pas égale au développement du simple fait que la croissance économique se réfère à l`accroissement du revenu national réel, du PIB ou le revenu par habitant alors que le développement économique implique beaucoup plus. Il inclut en général des améliorations dans une série d`indicateurs sociaux tels que le taux d`alphabétisation, l`espérance de vie, le taux de pauvreté… Les économistes s’attendent à la croissance économique lorsque le PIB d`une nation augmente. La réduction rapide de la pauvreté mondiale est due en grande partie à la croissance économique. C’est pour cela que le déclin de la pauvreté est très lent dans les pays sous-développés. Et sachant les composantes de la demande agrégée (j’éviterai les détails techniques ici), dont l’investissement qui est proportionnel a l’épargne (voir article), d’où la croissance économique indique souvent le niveau de développement économique. L’article définit bien cette relation. L’objectif ne s’agit pas seulement de la croissance elle-même dans notre contexte, mais tout un ensemble de politiques visant la réduction de la pauvreté qui est partie intégrale du développement. Il y a bien un sentiment de regret quand on part d’une augmentation annuelle très séduisante pour être débarqués si rapidement. Beaucoup de pays sont entrain de rechercher ce niveau pour convaincre les institutions financières qu’ils méritent d’être épaulés dans le financement des projets de développement national. Regardez par exemple le Botswana ou le Ghana. Si une bonne politique avait été mise en place, le problème d’électricité ou d’eau serait résolu de 2000 à nos jours.
Ansoumane Doré, mercredi 1 juillet 2009
Dans mon commentaire, il faut lire:CROISSANCE N`EST PAS DEVELOPPEMENT MÊME SI CELLE-LA IMPLIQUE CELUI-CI.
alseny camara, mercredi 1 juillet 2009
MON FRERE KOUYATE NOTRE PAYS MANQUE DES INFRASTRUCTURES DE BASES INDISPENSABLES POUR UNE CROISSANCE DURABLE ET L`EQUILIBRE MACRO TANT SOUHAITE. NE METTONS PAS LES CHARRUES AVANT LES BOEUFS.
Ansoumane Doré, mercredi 1 juillet 2009
C`estune bonne idée, cher Mamoudou Kouyaté que certains de nos compatriotes donnent de temps en temps quelques vues sur l`économie.C`est donc bien de l`avoir fait ici.J`aurais pu faire cependant quelques petites remarques sans remettre en cause le fond de votre article.Je vais me limiter à une seule petite remarque.C`est de vous dire qu`il faur être prudent dans l`utilisation de certaines statistiques.Quand vous donnez une considération au passage d`un taux de croissance de 2,10% EN 2000 0 UN TAUX DE 3,60% en 2001, cela n`a pas grande signification quand on sait comment est calculé un taux de croissance.Sur cette question, j`ajoute qu`il n`y a pas de mystère que "nos années de croissance n`ont pas eu assez d`impact sur le niveau de développement".Ma question peut être celle-ci:sur quelle longueur de temps de croissance vous raisonnez?.Vous n`êtes pas sans savoir que croissance n`est pas développement même si celle-là implique celle-ci.Le développement est un phénomène de longue période or les gouvernements ont pris l`habitude de parler du phénomène de croissance d`une à trois , quatre voire un peu plus comme du développement.Or dans un pays comme la Guinée, une, deux ou trois années d`exportationstrès importantes de minerais peuvent conduire à des taux de croissance élevés alors que l`ensemble de l`économie régresse.Par ailleurs vos commentaires du taux d`inflation auraient faire intervenir d`autres variables pour en saisir les réalités.
Moussa Conde, mercredi 1 juillet 2009
Monsieur Kouyate, Merci pour cette brillante analyse

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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