 |
La démocratie promise à la Guinée, et à laquelle tous les citoyens aspiraient semble avoir fait long feu. La France, par le truchement de B. Kouchner, ce commerçant ambulant (voir ses actes au Gabon), accessoirement ancien ministre français des Affaires Etrangères, a truqué l’élection présidentielle pour « élire » son protégé A. Condé. On ne pouvait plus dans ces conditions parler de « transition démocratique ».
Tous les acteurs politiques semblent renouer avec les travers du passé au grand désarroi de la population.
Ainsi, le « Président démocratiquement élu », se comporte exactement comme ses prédécesseurs, notamment le sanguinaire Sékou Touré. Aujourd’hui, les opposants sont privés du droit de manifester, ils ne jouissent plus de leur liberté de mouvement (qui est pourtant un Droit Constitutionnel). Et, plus grave encore, il utilise toute son énergie pour diviser les Guinéens. Cela commence d’abord par les nominations aux emplois civils et militaires. Tout le monde sait que c’est moins les compétences que l’appartenance clanique et ethnique qui les motive. C’est la même attitude qui se retrouve dans les calomnies dont il abreuve les commerçants et leur ethnie supposée. Le jeu de massacres interethniques survenus ces derniers jours en Région forestière n’est qu’un avant-goût de ce qui guette notre pays, du fait des agissements de cet homme. Aucun homme qui a un minimum de réflexion ne peut accepter qu’un pays aille à la dérive comme en Guinée. Tous les Guinéens constatent qu’avec les méthodes de gouvernement d’A. Condé, nous allons droit dans le mur et personne n’agit pour le freiner.
En effet, l’opposition de son côté ne semble pas connaître ses droits et son rôle dans une démocratie.
Elle continue, après chaque violation de la loi par la personne qui est chargée de la protéger, de publier des communiqués ou d’organiser des conférences de presse pour se plaindre de ces abus. Pire, elle va se présenter devant des tribunaux guinéens dont on connait le professionnalisme et l’indépendance. La juridiction suprême de ce pays l’a prouvé en validant les résultats de « l’élection Présidentielle » malgré les pogroms de Siguiri, Kankan, Kouroussa. Cette opposition en faisant crédit à ces imposteurs de la Justice contribue à faire condamner à tort des citoyens dont le seul crime est de ne pas avoir courbé l’échine devant le pouvoir d’A Condé, refusant ainsi d’être des « Sous-hommes ». Si l’objectif de cette opposition c’est de dénoncer pour dénoncer sans une volonté de changement, alors elle pourra continuer dans sa logique actuelle. Si par contre elle veut agir pour faire bouger les choses (et c’est ce que je souhaite), il est temps de changer de stratégie pour aller au fond du problème.
Que faire ?
M. A. Condé « Président » doit RESPECTER la loi, notamment la CONSTITUTION qui en est le socle.
A partir du moment où il en bafoue l’esprit, alors son contrat avec le pays devient caduc. L’opposition doit, dans ces conditions, s’organiser pour exiger son départ par tous les MOYENS ; et, si d’aventure il utilise l’armée, les militaires dressés pour perpétrer des tueries seront jugés en tant qu’individus et non en tant que membres de l’institution militaire.
Le CNT doit faire son travail, dénoncer les dérives du régime et non subir les dictats d’un individu. Nous devons comprendre que PERSONNE ne viendra faire notre bonheur en Guinée à notre place. A. Condé a une attitude suicidaire, un comportement dont l’origine suscite des interrogations : est-ce le fait de l’âge ? Est-ce le fait de ne pas être de ce pays ? Il est temps que son attitude cesse et que l’opposition prenne toutes ses responsabilités en intensifiant la lutte, sinon le régionalisme dont parlent beaucoup de Guinéens finira par être une réalité de fait ; et dans ce cas, la Guinée aura vécu !
Alpha-Malal BARRY
www.guineeactu.com
|
 |