dimanche 30 décembre 2007
Guinée : Le décret présidentiel - Lansana Kouyaté serait-il un premier ministre aux pieds d’argile
Elhadji Ly

« Pour faire une politique neuve, il faut des hommes neufs, solides et inébranlables fce à n’importe quelle situation, n’importe quel décret, et n’importe quelle adversité. Ce qui suppose une forte assise politique ou à défaut une certaine ouverture d’esprit et un consensus réel et non de façade… La lune de miel du premier ministre guinéen Lansana Kouyaté est apparemment terminée. Place à la dure réalité : celle de gouverner sous les ordres de Lansana Conté ! »  

En moins d’une année après sa nomination par décret présidentiel dans des circonstances dramatiques, le premier ministre guinéen Lansana Kouyaté s’apprête à vivre les dures réalités de la primature guinéenne telle que voulue par le président de la république le Général Lansana Conté. En effet, c’est ce qui semble se dessiner avec le dernier décret présidentiel en date qui érode le pouvoir précaire du premier ministre guinéen.  

Est-ce un signe annonciateur de lendemains difficiles pour monsieur Kouyaté qui ne cesse pourtant de se présenter en Guinée et ailleurs comme étant le premier ministre de consensus, véritable rempart contre l’instabilité politique du pays ? Le premier ministre vient en tout cas d’apprendre à ses dépens que Lansana Conté tient absolument à siffler la fin de la recréation.  

Notons en guise de rappel que si les guinéens à travers les fortes mobilisations de janvier et février 2007 ont exprimé un profond besoin de changement, aujourd’hui ils se rendent à l’évidence que la montagne a accouché d’une souris. Non seulement la fameuse "sortie de crise" qui a abouti à la nomination de M Kouyaté n’en était pas une, mais aussi après avoir vu à l’œuvre ce premier ministre (en perpétuel déplacement), ceux qui l’ignoraient savent désormais que celui-ci n’est pas un premier ministre de "Transition". Il est tout au plus un premier ministre à qui le Général-Président Lansana Conté a confié par décret une feuille de route qu’il n’arrive pas à assumer car trop reductrice pour l’ambitieux politique qu’il est… 

Nul n’ignore que l’ouverture d’un processus de "Transition" tient tout d’abord à de profonds changements dans la vie politique de l’Etat. Un premier ministre nommé par décret peut difficilement assumer une tâche aussi ardue surtout si sa volonté manifeste de se hisser au sommet de l'Etat le préoccupe apparemment plus qu'autre chose. Ceux qui rêvaient d’une Transition Politique pilotée par Kouyaté depuis la Primature ont désormais des soucis à se faire quant à un avenir présidentiel de leur poulain...  

La crise politique et socio-économique qui a couvé des années durant avant d'éclater au grand jour lors des dernières mobilisations populaires en entrainant une macabre confrontation entre l’actuel régime de Conté et les masses populaires et syndicales présente aujourd’hui un tout autre visage. Les rapports de forces issus des négociations entre "belligérants" restent nettement à l’avantage du président Lansana Conté. C’est un constat qui mérite d’être rappelé d’autant plus que personne ne conteste aujourd'hui la légitimité du président de la république malgré les énormes contestations populaires que nous avons connues ainsi que les multiples fraudes qui lui ont permis d'être (re)élu... Les décrets qu'il signe sont donc valables et ne devraient souffrir d’aucune ambigüité quant à leur application!  

Pourquoi donc tant d’histoires autour d’un décret présidentiel qui érode apparemment le pouvoir d’un premier ministre que le Général Lansana Conté peut légalement limoger à tout moment ? Des espoirs seraient-ils déçus ? Si oui, à qui la faute ? Ne savions-nous pas que cela devait arriver tôt ou tard ? Les populations guinéennes par leur détermination n’avaient-elles pas en janvier et février derniers le changement total aux bouts des doigts ? Comment en sommes-nous arrivés là ?  

Un constat s’impose aujourd’hui dans les esprits de nos compatriotes guinéens : les fortes mobilisations populaires ont lentement cédé le pas à une certaine méfiance d'une part à l’égard du pouvoir de Lansana Conté (que chacun connaît par expérience) et d'autre part , une méfiance surtout à l’égard d’un premier ministre qui affiche ostensiblement son ambition de devenir roi à la place du roi au lieu de s’occuper de sa mission primaire telle que définie dans la feuille de route. L’on est tenté d’affirmer en effet que si le premier ministre Lansana Kouyaté, "nommé" dans des conditions que chacun sait, a tenu le cap le long de ces derniers mois, c’est peut être parce que son bienfaiteur Lansana Conté lui a laissé le champ libre en attendant que les nuages de la contestation se dissipent. La question est de savoir ce qu’a fait le premier ministre de tout ce champ libre. Qu'a-t-il donc fait d'exceptionnel à part penser à son propre avenir politique en essayant notamment de placer ses propres pions un peu partout ?

Entre ses nombreux voyages à l’étranger, la chaotique nomination des préfets et gouverneurs, les discours pompeux et autres fuites en avant, le diplomate Lansana Kouyaté continue de « surfer » entre "Continuité et Transition." C'est ainsi qu'il a réussi à faire illusion dans un premier temps auprès des populations grâce à sa ruse en matière de communication avant qu'une bonne partie des guinéens ne commencent à ouvrir les yeux. Cette attitude du premier ministre est devenue intenable pour lui surtout avec ce fameux décret qui lui prive de toute autorité sur la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) ainsi que d’autres domaines d’activités qui pouvaient lui rendre indispensable aux yeux de ses petits fans clubs ainsi que ses ministres qu’il tente d’intimider par de pseudos évaluations…

Désormais, le premier ministre doit officiellement se positionner, et de façon définitive face aux injonctions de son président. Le dilemme serait plutôt : obéir ou partir à moins qu’il n’attende qu’on lui montre la porte de sortie.

Le premier ministre Kouyaté doit aussi assumer le caractère belliqueux de son ministre de l’intérieur et de la sécurité « Bö Keita » qui semble se préoccuper de plus en plus des manœuvres politiciennes que son travail de ministre au service de la protection de ses concitoyens. Que veut le ministre Bö Keita ? Ramener la Guinée dans son triste et célèbre passé de complot permanent ou bien semer le trouble entre guinéens pour mieux se vendre au plus offrant ? Les agissements de ce ministre ne s’expliquent que par l’appui inconditionnel dont il bénéfie gracieusement de la part de son premier ministre.

La question lancinante que la plupart des analystes se posent est la suivante : avons-nous un premier ministre de pacotille ou un véritable premier ministre qui veut répondre aux attentes de ses compatriotes indépendamment de la forteresse de Wawa avec son redoutable arsenal de décrets ravageurs ?  

Les guinéens sont entrain de vivre l’absurdité des négociations de sortie de crise qui ont conduit à la nomination par décret présidentiel d’un premier ministre dit de consensus alors que le changement de régime était le mot d’ordre des manifestants. Les clubs de soutien de M. Kouyaté doivent avoir ceci à l’esprit : qui dit nomination, sous-entend forcément une possibilité de limogeage !  

Un pays comme le nôtre qui est constamment tiraillé entre crises politiques chroniques (échec du processus de démocratisation) et une perpétuelle crise socio-économique (faillite de l’économie et énormes problèmes sociaux) n’a nullement besoin d’un premier ministre non élu, partisan et ayant des ambitions personnelles (certes légitimes mais démesurées et inopportunes…compte tenu de sa mission…). Utiliser son poste de premier ministre pour s’octroyer une hypothétique assise politique ne fait pas partie de la feuille de route qui lui a été confiée par le Chef de l’Etat.  

Pourquoi donc tout cet empressement ? Pourquoi tout ce quiproquo autour d’un décret tout à fait légal ? Le président Conté signerait-il les décrets sans les lire auparavant ? Après tout pourquoi pas ! Qui manipule qui et dans quel but ?

Certains commis de la primature et du Net qui ont fait du soutien à M. Kouyaté leur gagne-pain quotidien, peuvent s’adonner à toutes sortes d’analyses, n’empêche que si dans les jours, semaines et mois à venir le président de la république décide de se séparer de M. Kouyaté, rien ne saurait empêcher le limogeage de ce dernier…  

Comme nous l’avons dit bien avant la formation de son gouvernement (voir l'article en question ici), M Kouyaté ne peut pas s’inscrire dans la durée dès lors qu’il ne dispose ni base constitutionnelle (à part celle liée à la volonté du président de la république qui lui "confie une partie de son pouvoir") lui permettant de tenir tête aux velléités de retour aux pratiques d'antan du PUP, ni assise politique lui permettant de s’affranchir du PUP au pouvoir ou de tout autre parti politique de l’opposition... Le PUP n’ayant pas accueilli officiellement M Kouyaté en son sein, ce dernier ayant senti que les partis politiques de l’opposition (exclus dès le départ des négociations de sortie de crise) ne peuvent pas le soutenir énergiquement, le premier ministre se rabat sur ses supposés amis internationaux tels que Kadhafi ainsi que ses petits comités de soutien avec tous les dangers que cela représente. Comment peut-on gouverner efficacement dans une situation aussi fragile ?  

Presqu'une année de « Primature-Kouyaté » n'a pas empêché la crise profonde qui secoue le pays de demeurer entière avec de nouvelles "complications politiques" qu'on aurait pu épargner aux guinéens. S’il est vrai que l'histoire a souvent la fâcheuse tendance à se répéter, un limogeage prochain de M Kouyaté n’est pas à exclure. En tout cas cela n'étonnerait que peu de monde d'autant plus que rien de fondamental n'a changé au niveau politique et socio-économique depuis les événements de janvier et février 2007.
Il y a certes eu quelques partis de l’opposition qui ont connu quelques petits arrangements de circonstance, mais ils ne pèsent toujours pas de tout leur poids sur le déroulement des événements. Quelque chose de politiquement troublant est entrain de devenir la mode chez nous : la plupart des leaders politiques qui veulent peser politiquement et donner de la voix ont été promus et mis en avant dans un passé récent par Lansana Conté lui-même. N'est-ce pas exaspérant de constater que beaucoup d’anciens et nouveaux opposants politiques sont comptables (certes à des degrés divers) du bilan du président guinéen ?  

Cela pose problème dans la mesure où des inconnus sortis de leurs anonymats grâce à un décret présidentiel peuvent difficilement s’en émanciper (quoiqu’ils disent) car ne l'oublions pas, ce régime qui les a nourris et enrichis à un moment ou un autre de leurs vies, présente aujourd’hui un bilan plus que catastrophique pour nos compatriotes. Bref, ils en ont TOUS profité, certains se sont même gavés comme des canards ! Et ça vient nous parler d'avenir meilleur pour l’ensemble de nos concitoyens ?

Pour s’émanciper de ce lourd bilan de leur Général-président-bienfaiteur à qui ils se sont donné corps et âmes à un moment donné de leur carrière de ministre, les anciens ministres et premiers ministres reconvertis en opposants ne doivent-ils pas montrer pattes blanches ?

Une certaine explication s’avère nécessaire de leur part pour que chaque guinéen puisse réellement apprécier leur probité durant toute la période qu’ils ont exercé en tant que sous-fifres de Lansana Conté. Il n’y a aucune raison que la Guinée soit condamnée à se morfondre et accepter le diktat des "promus" du régime autocratique guinéen dirigé depuis un certain 3 avril 1984 par Lansana Conté…  

Regardons plutôt vers l'avenir, celui-ci se trouve dans les mains de la nouvelle génération; celle-là qui n'a pas trempé dans les magouilles du PDG et du PUP. La génération qui se met au dessus de toute considération ethnico-régionaliste (véritable fléau qui ravage les maigres espoirs de sortie de crise) ; c’est à cette génération-là qu’il faut confier démocratiquement la Guinée si nous voulons qu’elle s’en sorte un jour.  

Pour revenir à l'actuel premier ministre M.Kouyaté qui ambitionne de rester à son poste voire plus si affinité, que peut-il faire à présent ?  

•       Démissionner de son poste de premier ministre : en imitant l’ancien premier ministre M Fall, qui avec raison n'a pas voulu cautionner la gouvernance Lansana Conté. Mais pour quel résultat ?  

•       Se taire et accepter le décret présidentiel : décret contre lequel il ne peut légalement rien faire car lui-même est officiellement premier ministre suite à un autre DECRET du même président de la République. C’est ce que certains ex- premiers ministres dans d’autres circonstances ont accepté sans broncher malgré une forte érosion de leur pouvoir d’influence. D’autres ont même été limogés pour faute lourde. En optant pour ce cas de figure, M. Kouyaté sait mieux que quiconque qu’il devrait dire adieu à ses espoirs présidentiels en tout cas dans l’immédiat. Il imiterait en cela Me Sidimé, ex-premier ministre dont on a du mal à se souvenir des réalisations.  

•       S’opposer au décret présidentiel : ce qui revient de facto à s’opposer à celui qui a signé le décret, c’est-à-dire le Général Conté. M Kouyaté peut-il se permettre de mordre la main qui le nourrit ? S’il opte pour cette troisième solution, de quelles forces dispose-t-il pour faire plier le président de la république ? Voyons ensemble les hypothèses :

-        Les syndicats ? Certains parmi eux seront tentés par l’aventure des mobilisations populaires. Mais celles-ci resteront lettre morte cette-fois-ci, car les forces syndicales se sont définitivement divisées depuis le jour où d’aucuns ayant compris les manœuvres politiciennes de Kouyaté ont voulu lui venir en aide…en trahissant ainsi l’esprit de la feuille de route. En plus du fait que M. Kouyaté n’est pas un élu, qu'il n’y a pas consensus réel autour de sa personne, qu'il affiche ses ambitions sans détour, ajouté à cela les conditions de vie du guinéen qui tardent à s’améliorer, etc, qui va accepter de se sacrifier pour untel personnage politique ? Quel est ce guinéen qui accepterait de manifester contre un éventuel limogeage de M. Kouyaté au risque de se faire tuer alors que lui-même ne pense qu’à son propre avenir politique ? A méditer...

-        Les politiques ? Ils ne lèveront pas le petit doigt car leur obsession du moment ce sont les élections (rien que les élections). C’est d’ailleurs le gagne-pain de certains partis ! Lever le petit doigt pour soutenir le bouillant et concurrent premier ministre serait politiquement suicidaire ! Ils ne le feront pas !  

-        La Communauté internationale ? Celle-ci semble plus préoccupée par la stabilité (même précaire) de ce bout de terre d’Afrique de l’Ouest appelé « Guinée » qui offre pourtant d’énormes ressources naturelles à certains grands pays de ce monde. La Communauté internationale acceptera donc n’importe quel compromis qui maintiendrait une stabilité même précaire en Guinée pour que ces grands pays puissent assouvir leurs besoins croissants en ressources naturelles. C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait en entérinant la nomination par décret de M. Kouyaté, nomination qui fut synonyme de la fin provisoire des hostilités dans notre pays. Ainsi, toute personne capable de préserver la « poudrière Guinée » serait acceptée sans difficulté par la Communauté Internationale, et ce quelque soit son hostilité contre la démocratie. Dans leur jargon habituel, ils appellent cela "La Realpolitik". C'est à se demander si avec ce concept on aura des Etats démocratiques un jour en Afrique.  

Enfin, quand on est un véritable premier ministre de consensus, on tâche de le rester, et dans les décisions que l’on prend et dans les actes que l’on pose. On n'accepte pas par exemple dans son équipe gouvernementale un ministre de l’intérieur et de la sécurité qui lance des accusations farfelues à tout va et qui enlève et emprisonne illégalement des individus sans aucune forme de procès; on ne tolère pas ces méthodes que beaucoup estimait révolues ; on doit lui rappeler à l'ordre ne serait-ce que par souci de restaurer l’image gouvernementale longtemps écornée. Or que constate-t-on ? Non seulement M. Kouyaté tarde à désavouer son ministre de l’intérieur dont le comportement laisse à désirer, mais aussi, il semblerait même qu’il soit de connivence avec lui. Il ne se désolidarisera pas de son encombrant ministre de l'intérieur et de la sécurité sauf s’il en est contraint. Et pourtant, ce n’est pas pour ce genre de comportement que nos jeunes et braves martyrs sont tombés en janvier et février derniers.  

Aujourd’hui, la question du limogeage de M Kouyaté et de son encombrant ministre Bö Keita, commence à se poser très sérieusement... Cela permettrait d’ailleurs d’ouvrir de nouveaux horizons pour le pays ; une occasion d'engager un réel dialogue politique et social dont le but serait de se doter enfin d'un véritable plan de sortie de crise avec à la clé un véritable cahier des charges pour la démocratisation du pays. Tout montre aujourd’hui que nous n’avons pas emprunté ce chemin certes difficile mais incontournable si nous voulons inscrire notre pays dans le concert des nations démocratiques et prospères…

Ce serait une véritable escroquerie que de laisser (sous-)entendre que Kouyaté serait l’ultime rempart contre l’instabilité en Guinée. L’instabilité est déjà là ! Nous ne devons en aucune façon nous interdire de chercher d’autres solutions de rechange pour sauvegarder ce bien commun qu’est l’unité nationale.  

Quant au Général-président Lansana Conté, celui-ci reste fidèle à ses habitudes. En confiant une partie de son pouvoir à un premier ministre (dans des conditions certes rocambolesques), il savait qu’il peut retirer cette partie du pouvoir le moment opportun. C’est ce qui se passe aujourd’hui avec ce fameux décret. M. Kouyaté sentant le vent de la déchéance approcher, usera de tout son talent pour gagner du temps en utilisant toutes sortes de stratagèmes pour demeurer premier ministre et éventuellement peser sur l’avenir politique du pays. Malheureusement pour lui, même s’il triomphe de ce décret, toute tentative de sa part de s’accaparer du pouvoir par des méthodes illicites ou litigeuses sera combattue avec sévérité.

Les guinéens sont avertis, ils doivent se battre de nouveau pour exiger un véritable changement de régime. Pour ce faire, le respect de certains préalables s’avère nécessaire, préalables sans lesquels aucune véritable démocratisation n’est possible. Il s’agit prioritairement de réorganiser l’espace politique en évacuant la question ethnique et en créant de nouvelles bases solides pour la tenue d’élections libres et transparentes. La révision complète du fichier électoral et l’indépendance de la CENI étant des points incontournables. Voilà le but essentiel de tout gouvernement dit de "Transition" soucieux de sortir la Guinée de son impasse politique. Ce but ne peut malheureusement être atteint lorsque le premier ministre ambitionne de jouer le rôle de trouble fête, c’est-à-dire arbitre et joueur à la fois. M Kouyaté doit choisir entre sa charge telle que définie dans la feuille de route et celle d’un politique qui ambitionne de sauter des étapes pour succéder rapidement au Général-président.

S’il est vrai que le pouvoir rend ivre, le premier ministre Kouyaté n’est pas loin de tituber dans son hypothétique marche vers le palais Sekoutoureya ! Le décret présidentiel est-il sorti pour lui rappeler qui dirige véritablement la Guinée ? L’avenir nous le dira.  

Elhadji Baila Ly, Zurich, Suisse
Directeur Exécutif de
www.nlsguinee.com
Membre fondateur de l’ANDD et de www.guinea-forum.org
Membre de l'Equipe d’Analyse et de Réflexion « Neoleadership »
Contacts: elhadji@nlsguinee.com (ou bien) neoleadership@gmail.com

Source : www.nlsguinee.com

 

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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