jeudi 17 juillet 2008
Guinée : Le chemin du changement sera long et périlleux par Alpha Sidoux Barry
Alpha Sidoux Barry

Mon précédent article consacré aux modalités de la réconciliation et du changement en Guinée a suscité des réactions très contrastées, les unes en majorité favorables, quelques autres, minoritaires, très violemment hostiles. Dans notre communauté, le dialogue sera long et difficile. A preuve, certains n’ont même pas attendu la publication de l’article avant de réagir. Dès qu’il a été annoncé, ils se sont jetés sur le titre pour m’adresser force insultes et invectives. Ceux-là avancent toujours le visage masqué, s’abritant le plus souvent derrière l’anonymat d’un simple prénom. Peu importe votre argumentation, ce qui compte c’est leur seule opinion. Il faudrait que les administrateurs de sites refusent désormais de publier tout auteur qui ne donnerait pas ses prénoms, nom et photo. Il ne suffit pas que le responsable d’un site connaisse la personne qui écrit ; il faut aussi que le public puisse identifier celle-ci. Nous qui allons au débat à visage découvert, nous recevons des coups de toutes parts.

Quand est-ce que tous nos compatriotes comprendront qu’on peut avoir un dialogue citoyen, serein, démocratique, sans insultes ni invectives ? Les échanges n’en seront que plus constructifs. Qu’est-ce qu’un débat démocratique ? Feu Dr Baldé de Tougué, l’un des tous premiers sociologues guinéens, disparu en 1979 à Paris, en a donné la meilleure définition lors d’un meeting de l’AEEGF, l’ancêtre de tous les mouvements d’étudiants guinéens en France : « La démocratie, disait-il, c’est la possibilité de faire cohabiter et coexister des opinions contraires, voire contradictoires ou antagoniques. ». C’est la capacité à accepter l’autre dans sa différence. L’esprit d’intolérance que certains manifestent bloque tout dialogue.

Rien ni personne ne peut m’impressionner. Lorsque je parle du régime sékoutouréen, c’est en connaissance de cause, car je l’ai connu de l’intérieur, c’est-à-dire dans les camps de la mort avec tout le cortège de nuisances et de souffrances qui en résultent après, alors que beaucoup de ceux qui s’agitent sur le Net n’en ont qu’une connaissance lointaine. Qu’on en juge.

Après la soutenance de mon mémoire de DES à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry (IPC), le 30 Septembre 1970 (Thème : « Contribution à l’étude des techniques et des méthodes de la planification guinéenne »), j’ai décidé de partir pour Dakar afin de découvrir cette métropole mythique dans notre imaginaire de l’époque qui n’était que parcimonieusement informé de tout ce qui avait trait à l’étranger. En compagnie d’un de mes anciens élèves du CER du 2 Août, Fofana Madiba, je pars pour Kankan, ensuite Siguiri. Là, nous empruntons une espèce de chaland, mi-pirogue mi-bateau, sans moteur, chargé d’au moins une vingtaine de personnes (les boat people n’ont pas existé qu’en Asie), pour nous rendre à Bamako par le fleuve Niger. Dans la capitale malienne, le chemin de fer Dakar-Niger était interrompu. C’était l’époque où les flux d’exilés guinéens commençaient à se renverser du Sénégal vers la Côte d’Ivoire. Je décide alors d’aller à Abidjan. Je fais le voyage en compagnie de Tierno Monénembo (pour nous Thierno Saïdou Diallo ou Djosky), rencontré par hasard. A Abidjan, je passe deux mois de vacances. Le 20 Novembre 1970, je m’embarque dans un taxi-brousse pour rentrer en Guinée et reprendre mes fonctions de professeur à l’IPC où j’avais été affecté après la soutenance du mémoire de DES (j’y avais déjà enseigné souverainement en 1969-1970, en raison bien évidemment du cruel manque d’enseignants que connaissait le pays, tous les profs occidentaux ayant été chassés après la Révolution culturelle proclamée en 1968). J’arrive à la frontière guinéenne le 22 Novembre, le jour - manque de chance - où des commandos de l’Armée portugaise débarquent à Conakry pour délivrer leurs prisonniers détenus par le PAIGC, mais accompagnés de patriotes guinéens visant, eux, à renverser le régime du PDG. Avec mes compagnons, qui étaient des commerçants, nous tombons sur une patrouille mixte de miliciens et de militaires, tous armés jusqu’aux dents. Ils nous acheminent manu militari à la prison centrale de Kankan où je trouve détenu un étudiant de Kouroussa, Condé Cancobory (dont je n’oublierai jamais le nom), cueilli quant à lui à la frontière malienne. Nous comparaissons devant le Sous-comité Révolutionnaire (le Comité Révolutionnaire étant basé, lui, à Conakry). Les commerçants sont condamnés théoriquement - à la tête du client -, à des peines de prison ferme de 3 mois à 6 mois, pour s’être rendus à l’étranger. Nul ne sait ce qu’ils sont devenus car ce motif d’accusation conduisait généralement par la suite aux camps militaires et à la mort. Condé Cancobory et moi sommes, quant à nous, considérés comme des « Eléments de la 5ème Colonne » et transférés, sous escorte policière, à la Sûreté Nationale à Conakry (trois jours de train, qui marchait encore à l’époque), puis au Camp Boiro, avant d’être conduits finalement au Camp Alpha Yaya où étaient détenus les principaux prisonniers arrêtés dans le cadre du « Débarquement portugais du 22 Novembre 1970 » et où siégeait le Comité Révolutionnaire (dont le nom est inspiré sans doute du Comité de Salut public sous la Révolution française). Nous sommes amenés aux « 32 Escaliers », l’ancienne résidence du commandant français du camp, à l’époque coloniale, transformée en un véritable Goulag. Le Camp Boiro n’était pas encore le sinistre camp de la mort qu’il est devenu peu après. Nous y côtoyons des personnalités comme Barry III, Monseigneur Raymond-Marie Tchidimbo, Madame Camara Loffo… sans avoir, bien sûr, la moindre possibilité de leur parler. Nous comparaissons devant le Comité Révolutionnaire sous l’inculpation de « mercenaires et d’agents de la 5ème Colonne ». Voilà comment on devenait un mercenaire sous le régime du PDG.

Nous avons dû notre salut à l’absence du machiavélique Kéïta Mamadi (avec qui j’avais quelques différends), parti pour le « Front Nord » à Koundara où il a fait des centaines de victimes, et au fait que le futur Fouquier Tinville du Camp Boiro, en l’occurrence Ismaël Touré, avait été momentanément écarté par son frère. Le Comité Révolutionnaire était présidé alors par Diakité Moussa. Celui-ci nous fait libérer (opération qui dura une journée entière, car on était trimballé de la Fédération à la Section, jusqu’au Comité de base du lieu de résidence avec, à chaque étape, d’interminables sermons révolutionnaires), mais en suspendant sur nos têtes une épée de Damoclès. « Nous allons vous laisser partir, nous lance-t-il, le regard insoutenable, mais nous vous aurons à l’œil pour vérifier à tout moment si votre engagement révolutionnaire est conforme à vos actes ». Nous avons laissé aux « 32 Escaliers » des centaines de malheureux, dont un élève de seize ans, et dont le cas était plus grave que le nôtre, pour s’être rendu à la bibliothèque de l’Ambassade de Suisse où il avait été arrêté par les compagnons de Kwamé Nkrumah auto-proclamés miliciens du Parti-Etat. Aucun langage humain n’a de mot assez fort pour exprimer ce que les détenus de ce Goulag ont enduré : l’angoisse, les frayeurs nocturnes, les traumatismes de toutes sortes, l’attente interminable encore plus dure la faim, sans parler des tortures physiques.

Le « Livre Blanc » publiera une liste de 95 personnes sous la rubrique « Eléments dénoncés par la 5ème Colonne, mais relaxés sans condamnation ». Nous avons été à deux doigts de la mort. Notre libération est intervenue à la veille du matin où il y eu des pendaisons publiques sur toute l’étendue du territoire national.

De retour à l’IPC, Joseph Noël - la compagne de Louis Sénaïnon Béhanzin, ministre de l’Idéologie -, alors directrice des études, me refuse l’accès aux cours, arguant qu’elle ne sait pas ce que j’étais allé faire en Côte d’Ivoire. Elle m’envoie chez Koumbassa Saliou, Inspecteur général de l’Enseignement. Celui-ci reprend le même argument que Joseph Noël et m’affecte au CER du 2 Août où j’avais enseigné l’année écoulée, en même temps que je donnais le cours d’Economie du développement et de Statistique descriptive à Poly. Là, Sékou Philo, président du CA du Lycée, reprend l’argument du précédent (ils s’étaient sans doute donné le mot) et m’envoie dans les classes de 10ème. Les élèves des 12èmes (dont leurs aînés avaient parlé de moi) protestent auprès de Sékou Philo. Celui-ci finit par céder, mais non sans me convoquer à son bureau, brandissant la menace : « Je sais que tu donnes des cours volontairement réactionnaires », faisant ainsi allusion à mon cours d’Economie du développement donné l’année précédente dans lequel je me référais à nos maîtres, les classiques et néo-classiques anglais (Adam Smith, Ricardo, Stuart Mill, Walras, Pareto… Keynes, Lewis et d’autres). « Je vais te donner les Terminales, mais… ». La même épée de Damoclès était suspendue au-dessus de ma tête. Lors du premier conseil des professeurs, il menace encore : « Il y a ici des professeurs sur lesquels pèsent de très lourdes accusations ».

A la fin de l’année 1971, Guilavogui Galéma, nouvel Inspecteur général de l’Enseignement, m’affecte à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan (IPK), à la demande de Ba Mamadou, Administrateur de cette université, qui manquait cruellement de professeurs. Je me suis dit, à part moi, qu’ils me raccourcissaient le chemin, car j’allais tout mettre en œuvre pour regagner la Côte d’Ivoire où, entres autres, je deviendrai président de l’AEEGCI, le plus important mouvement d’élèves et d’étudiants guinéens de la diaspora (plus de 5 000 membres recensés en 1975).

Je raconte cet épisode de ma vie pour dire à tous ceux qui croient qu’on peut m’impressionner, que je ne peux avoir peur de rien, pas même de la mort, ultime fin de tout. Je prêche l’apaisement pour contribuer à créer les conditions du changement en Guinée, mais aux conditions préalables que j’ai déjà précisées. Hélas, beaucoup ne se donnent pas la peine de lire attentivement ce qu’on écrit.

Je maintiens qu’on ne peut pas juger Ahmed Sékou Touré. Aucune juridiction au monde ne juge un mort, quel que soit ce qu’on peut lui reprocher. On a évoqué le procès de Nuremberg. A Nuremberg, ce n’est pas Hitler qui a été jugé, mais ses comparses, jugement auquel certains d’entre eux se sont soustraits en se suicidant. Il ne s’agit nullement d’exonérer Sékou Touré, ni de le dédouaner, encore moins de le justifier. C’est le régime du PDG et le système qu’il a mis en place qui sont en accusation et qui doivent être démantelés et extirpés jusqu’à leurs moindres radicelles, afin que nous puissions enfin passer à la IIIème République.

J’ai signé une tribune mettant en garde Lansana Kouyaté contre toute « réhabilitation » de Sékou Touré. En réalité, même ses plus farouches partisans ne peuvent pas le réhabiliter, car il n’a jamais été jugé et condamné par un tribunal. Le projet de Lansana Kouyaté était en fait d’organiser une entreprise de glorification d’Ahmed Sékou Touré - ce qui l’a perdu car les Guinéens y sont en majorité opposés. Je m’oppose moi-même fermement à un tel projet.

Nous parlons beaucoup de réconciliation nationale. Notre frère Bah Bashir, qui est en Amérique du Nord, m’a fait remarquer que ce terme prête à confusion et qu’il comporte une grande part d’ambiguïté. C’est vrai, car il n’y a pas d’affrontement interethnique en Guinée. Il n’est pas question de réconcilier des groupes ethniques, comme ce fut le cas en Afrique du Sud (dont la commission Vérité et Réconciliation a inspiré notre mot d’ordre de Réconciliation nationale) ou au Rwanda. Il s’agit pour nous de faire la vérité sur les crimes politiques commis sous l’Ière et la IIème Républiques et de réparer les préjudices subis par les familles des disparus et des victimes. C’est pourquoi, la proposition de nos compatriotes d’Amérique du Nord de mettre sur pied une commission « Vérité et Justice » est plus appropriée. Ce qui pourrait se faire dans le cadre du Dialogue national pour le changement préconisé par le Comité d’Initiatives Citoyennes (CIC).

Alpha Sidoux Barry
www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Camara Fatoumata, mercredi 30 juillet 2008
Monsieur, je respecte votre avis. Mais ne croiyez vous pas qu`il ne sere à rien de revenir en arrière aucune révolution ne sais passé dans ce monde sans massacre. Nous avons hérité celà de nos encêtre moi je crois si vous êtes réellement croyent et vous voulez la paix dans ce pays acceptez votre passer et acceptez aussi que le Feu président appartienne à histoire pas seulement guinéenne mais africaine. Je suis d`accord avec vous qu`il a commis des erreurs mais respectez le pour son combat pour l`afrique. Vous Guinéens pouvez le traité de tous les maux mais les autres le prendront toujours pour un héros. Alors assez de toutes ses sotises. Et sachez que là où il est aujourd`hui vous y êtes appelé aussi un jour. Acptez le pardon pour offrir un meilleur avenir au pays. Ce n`est Sékoutouré en personne qui vous a fait du mal. Et ce qui vous ai arrivé ferais parti de votre destin acceptez le. Fraternelement pour une Guinée meilleure.
Balde, jeudi 24 juillet 2008
En lisant cette petite page de votre jeunesse jen`ai pas pu empecher les larmes d`innonder les yeux.... A vous et aux autres victimes nous demandons pardons Mais il faut reconnaitre que si les rennes du systeme etaient tenues par une famille, tous les tortionnaires, les bourreaux, les agents secrets, et les autres denonciateur de la revolution n`etaient pas tous des frangins du Pere de la nation. Ceci dit, ne sommes nous tous pas coupables, victimes a la fois? Il faudrait qu`on se pardonne, sinon l`horizon de la Guinee sera toujours sombre
Dieng Boubacar, mardi 22 juillet 2008
la siuation socio-economique que notre pays est en train de traverser aujourd`hui n`est pas un accident de l`histoire, c`est le resultat de ce quia ete cree et entretenu par un groupe de personnes qui n`ont pas eu le souci de bien faire. tout au long de son parcours historique notre cher pays n`a pas eu la chance d`etre dirige par des hommes dont la preoccupation depasse le besoin du quotidien, des personnes avares qui ont prefere ignorer deliberemment leur mission sur terre se sont livres a des pratiques peu dignes puisque le Tout Puissant leur a donne un peu de sa grace, celle d`etre aux instances de decision. le reste du peuple, abassourdi, regarde ce spectacle avec une passivite endormante. Qu`on ne nous tympanise pas de ces symphonies de misere et de ras-le-bol, que chacun passe sa vie, ses actions et ses motivations au peigne fin; peut etre que certains arriverons a se rendre compte de quoi nous souffrons, cette prise de conscience d`abord individuelle et puis collective est le fondement d`une revolution qui nous menera a bon port, pourvu que le Tres misericordieux nous absout nos peches.que le chretien prenne sa bible et le musulman son coran, nous saurons d`ou nous venons et nous allons et peut etre que nous parviendront a rectifier le tir malgre le retard accuse. quoi de plus partagee que cette culpabilite?
sam bah, mardi 22 juillet 2008
Bonjour les amis Ne passons pas a cote de la realité.Pour tous ceux qui ont vecu le régime de sekou touré ont vecu un moment de vrai torture.Il fallait savoir bien mentir pour ne pas etre considerer comme un anti revolutionnaire.Moi qui vous parle,notre famille a perdu notre frere ainé au camp boiro.Mon pere n`a pas pu supporter et en est mort de soucis.Nous qui etions encore jeunes eleves avions tres durement ressentis l`absence de notre pere pour nous avoir quitté tres tot.C`est unitile de continuer de parler.Sans verité il n`y aura jamais une reconciliation dans ce pays.
ssidibe, lundi 21 juillet 2008
Je vous prie de ne pas retomber dans le piege de ces extremistes qui ne veulent pas du bonheur des guineens. Comme vous l avez si bien fait remarquer, c est une bonne majorite qui a reagi favorablement a votre article et cela qui compte. Le fait de vous demarquer des detenteurs de tanker de fuel qui veulent incendier notre cher pays, est un acte de courage a saluer.
Diallo Columbus, samedi 19 juillet 2008
Hadj Sidoux Bravo et je demande a Mr Kylle de revoir certains article sur le site qu`il administre. Eh, ALLAH ! Fallait-il ouvrir une bouteille avant d’écrire dans une cave ? Si je consulte Guineepress.info je suis a la fois content et deboussole voir meme sidere. Donc essayons de nous respecter et aller de l`avant. Hadj Sidoux tu as toujours fait tes preuves donc calmero. Diallo depuis Columbus OH, USA.
sy savané, vendredi 18 juillet 2008
Paris,le 18 juillet 2008 je m`adresse aux personnes qui ont pense & qui continue à le pensé que sekou touré est à l`origine du malheur de la Guinée. Ce pauvre pays ne peut s`en sortir tant vous êtes guineens,car avec une telle opinion on ira nul part. Sekou a rendu l`ame ça fait 24ans de plus;on peut dire qu`aucun guineen ne peut sauver se pays dans la mainde se monstre ?
Oumar de Bma Cissé, jeudi 17 juillet 2008
Courage, cher frère et ami, en sachant que certains ne guériront jamais de la mauvaise foi, quoi qu’on dise ou fasse ! A preuve, la first réaction de ce lecteur émigré au Canada (qui s’ennuie visiblement au milieu des esquimaux, perdu qu’il est dans cette immensité désertique), m’a égratigné à la fin de son commentaire ! Cette personne se comporte exactement comme toutes celles qui réagissent soit au titre seul d’un article, soit aux commentaires de ceux dont les idées sont arrêtées à l’avance, soit à l’identité de l’auteur… etc. Il n’est pas impartial et me met gravement en cause vers la fin de sa réaction. L’on devrait justement refuser ces écrits qui calomnient et sèment la confusion… Je finirai par attaquer en justice quiconque me prêterait des mots ou des idées introuvables dans l’ensemble de mes écrits. Je ne bois pas, ne fume pas, ne me drogue pas, et aucune haine absurde ne m’obscurcit la conscience et le jugement, à la différence de ceux qui utilisent le net à des fins inavouables.
Bouba, jeudi 17 juillet 2008
Comme le dit Mr DIALLO,Sekou Toure continuera de diviser les Guinéens et chacun restera sur sa position quant à la perception de la chose.Il a autant d`admirateurs que d`adversaires,mais on doit quand meme reconnaitre que depuis quelques années dejà SEKOU TOURE beneficie de l`estime grandissant au sein de la population au grand dam de ses adversaires.IMAGINEZ un instant qu`en 1984,on ne parlait plus de lui,ça c`etait il ya longtemps,maintenant les choses ont changé.Il ya plus de trois partis politiques qui se reclament de lui:Le PDG-RDA,LE PDA et le parti d`Ismael Conde,il ya aussi le palais presidentiel qui porte son nom sans oublié les clubs AHMED SEKOU TOURE a travers l`Afrique et la decoration a titre posthume qu`il a reçu de MANDELA. On ne peut pas empecher les uns de le hair et les autres de l`admirer c`est ça aussi la democratie.
Ibrahima Diallo, jeudi 17 juillet 2008
Le "malentendu" est venu du titre de votre intervention car même mort Sékou Touré divisera les Guinéens. On ne peut empêcher un Guinéen de parler de lui pour la simple raison qu`en tant que « Père » de l’indépendance il appartient désormais à tout Guinéen donc il est un droit à tout Guinéen de le traiter comme bon lui sied selon sa propre perspective : tous les sons de cloches doivent être entendus bon gré mal gré. Tout ce qui concerne sa famille ne regarde qu’elle. Sans sa politique notre Général n’aurait certainement pas eu l’opportunité d’être Président aujourd’hui et toute la suite depuis 1984. Vous et beaucoup d’entre nous ne serions certainement pas des « diaspos » sans Sékou Touré. Chacun a sa façon d’absorber ses malheurs avec plus ou moins de grâce mais on ne peut condamner une victime de ressasser ses griefs : c’est une forme de deuil (faire son) aussi. Les Juifs nous le montrent bien au point d’agacer certains. Pour notre part, nous avons réalisé que c’était une distraction des PDGistes pour faire oublier leur récente tentative d’usurpation du pouvoir et donc nous reviendrons sur le sujet une fois notre Général parti dans la paix (s`il plait à Dieu).
camara, jeudi 17 juillet 2008
Mr BARRY c`est bien que vous ayez fait cette mise au point pour des gens(administateurs et intervenants d`un site)qui vous insultaient aulieu de placer leurs arguments.Cette analyse montre a suffisance la pertinence de votre premier article et la majorité vous soutien dans votre initiative.Si les tenants du pouvoir n`ont pas pris l`initiative d`ouvrir ce debat alors qu`ils en ont les moyens et que vous l`avez fait,on doit plutot vous encourager.
Bah Mamadou Sanoussi, Toronto, Canada, jeudi 17 juillet 2008
bonjour! je te remercie d`avoir rectifié le tir. il est hors de question de laisser dormir le génocidaire sekou touré en paix. nous laisse t-il dormir en paix? ce monsieur est en grande partie responsable de la catastrophe dans laquelle se trouve notre adorable pays. on ne peut parler de reconciliation en occultant les crimes du PDG. tu as toujours montré un engagement sans faille dans la lutte contre la dictature. nous avons fait une partie de ce chemin ensemble. la réaction des gens est à la mesure de la déception que nous avons eu en lisant ton premier article. il n`y aura pas de paix en guinée tant qu`on continuera de piétiner les victimes du PDG. ON NE POURRA JAMAIS NOUS PARLER DE 1985 SANS NOUS PARLER DE SEKOU. il faut commencer par le commencement. sékou a insulté la communauté peul en 1976. nous avons compris que nous étions sa cible. les autres n`étaient que des dommages collatéraux quoiqu`en disens les oumar cissé et compagnie. nous ne l`oublierons jamais. salutations

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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