vendredi 31 juillet 2009
Guinée : l’odyssée des déchets toxiques, interrogation sur une analyse
Abdoul Baldé

Il existe dans l’histoire de l’humanité des cataclysmes naturels (épidémies,  sècheresses,  séismes et  cyclones) qui tuent directement ou indirectement des milliers d’hommes, détruisent villes et récoltes, anéantissent les trésors de l’art et de la pensée, dévastent des infrastructures techniques d’une ou plusieurs nations. Mais ces fléaux ne sont rien comparés à ceux qui sont dus à l’action humaine.

 

Les plus néfastes catastrophes sont en premier lieu tous les déchets toxiques que l’on déverse dans les pays d’Afrique Noire, et plus particulièrement en Guinée Conakry.  Aussi, peut-on se demander si les gesticulations brouillonnes de lutte contre le trafic de drogue ne cachent pas un autre trafic autrement plus dangereux   celui des déchets toxiques ?

 

La lutte contre les narcotrafiquants du début se révèle n’être qu’un coup d’épée dans l’eau.

La Guinée n’est plus une plaque tournante du trafic de cocaïne, elle s’apprêterait à devenir un immense laboratoire à ciel ouvert de production de cocaïne avec la bénédiction de KOTO le parrain en fuite du cartel guinéen. L’invisible KOTTO est très commode, peut être même pour  le nouveau commandant Thiégboro  Moussa CAMARA.

 

Ce n’est pourtant pas la première fois que des déchets toxiques sont déversés en Guinée avec des complicités locales vénales et très bien informés sur la nature mortifère des déchets.En février 1987 à Kassa, des manutentionnaires déchargent les cales du BARK, un vieux navire marchand arrivant de Philadelphie, affrété par Bulkhandling, une société norvégienne. Officiellement il s’agit de 14500 tonnes de « matières premières pour fabriquer des briques ». Fait troublant ces substances sont déversées dans une fosse. Très rapidement, les palmiers et le sable  fin exhalent une odeur pestilentielle. La végétation dépérit. Les habitants se plaignent. Les médias s’emparent de l’affaire, la vérité éclate : les fameuses matières premières  sont en réalité des déchets toxiques entreposés dans les cales du bateau depuis près d’un an et dangereux pour l’environnement. Résultat : le limogeage de quelques officiels et le retour de la marchandise à son envoyeur.

 

Autres déchets autre époque nous sommes en 2009 les nouveaux maitres du pays n’ont qu’une envie c’est de confisquer le pouvoir pour s’y maintenir aussi longtemps que possible si ce n’est à vie. L’occasion est donc belle, ils plongent le pays dans le monde interlope des faussaires, des fabricants de bombes et de production de cocaïne à grande échelle. On nous apprend que le cartel de Medellin a déménagé en Guinée, que les artificiers d’AL QAIDA et les faussaires Siciliens se sont donnés rendez vous dans nos murs, la vigilance doit être renforcée. Lansana Conté que j’avais pourtant combattu, serait si stupide  qu’il entreposerait chez lui des déchets toxiques. Je crois que Kylé a écrit une fois que Dadis et son CNDD ne savent même pas mentir. Je suis d’accord avec lui. Qu’on exile Dadis chez WADE, mais Thiégboro à Calli ou Medellin  et Pivi en Afghanistan. Il pourra y récupérer autant d’héroïne qu’il voudra. Ce  ne serait que justice et la Guinée s’en portera mieux.

 

Dans son  brûlot de   l’indépendant N° 840 du jeudi 23 juillet Moise Sidibé est tout aussi perplexe et je conseille à tous les internautes d’y jeter un coup d’œil.

 

A mon humble avis,  notre pays vit un autre scandale écologique et sanitaire de son histoire. Les déchets ayant été découverts  il est irresponsable de vouloir s’abriter derrière un parrain qui serait en fuite pour noyer le poisson. Il faut débusquer ses complices qui eux, sont certainement en Guinée.  Le déversement de déchets toxiques et le convoyage de drogue ne sont possibles en Guinée qu’avec l’aval explicite ou tacite des officiers supérieurs de la marine nationale. Sans leur « accord », point de déchet, ni drogue.  La porte d’accès, c’est la mer, c’est-à-dire les ports tenus par les amis du CNDD et du chef de la junte.

 

Le Professeur Goumou dans son rapport a fait un «  brillant » exposé sur les dangers des produits chimiques saisis : Méthnol, Hexane, Acetone, Ammoniaque liquide 24,5 %, Ether de pétrole, Carbonate de sodium, Chlorure de Méthylène, Peroyde de Phosphore et fluor.

 

Le professeur nous apprend aussi que des échantillons d’on ne sait quoi ont été fabriqués. Lui-même s’interroge « Où sont passés les échantillons ».Pour le professeur ces produits ont été introduits en Guinée par la Nébuleuse Al-Qaïda dont il faut trouver les traces.  Il est si  affirmatif qu’il n’y a aucun doute. Il a peut être quelques connaissances  liées ou en relation avec Al-Qaïda. De l’analyse toxicologique qu’on peut discuter ou pas, le professeur glisse vers une conclusion policière.  On peut s’interroger si une simple analyse demandée à un laboratoire, autorise les analystes (en principe des scientifiques) à se conduire en policiers ?

 

A vrai dire je suis resté sur ma faim j’aurais aimé que le Pr nous explique au moins si ces produits permettaient d’obtenir de la cocaïne par synthèse ou extraction.

 

Tout autre  professeur de n’importe quel  pays se serait abstenu de faire des  interprétations policières de ses conclusions, mais aurait expliqué  l’impact négatif de ses produits sur l’environnement.  Curieusement, c’est le ministre Papa Kolié KOUROUMA qui  nous apprend que les produits chimiques découverts commencent à polluer l’environnement.

 

Puisque le Professeur Célestin Pierre GOUMOU  parle de cocaïne, tout en s’abstenant de nous dire si la production  à laquelle il fait allusion est une production par synthèse ou par extraction. L’observation a son importance.

 

Dans la synthèse de la cocaïne il y a des étapes explosives. Car elle implique la mise en œuvre de Kérosène et d’acétone.

 

La synthèse totale de la cocaïne nécessite une expérience de la chimie de la synthèse organique importante et ne peut être que l’œuvre d’un chimiste expérimenté. De plus un équipement de chimie organique complet et moderne est nécessaire.  On ne peut installer un laboratoire clandestin dans un pays comme la Guinée qu’avec la complicité active ou passive des  autorités, notamment militaires.

 

Les saisies de cocaïne illicite résultant d’une synthèse totale sont rares et  moins rentables que l’extraction du produit naturel à partir des feuilles de coca.

 

La production illicite de cocaïne naturelle par extraction implique trois étapes :

-1° L’extraction de pate de coca brute des feuilles de coca

-2° La purification de la pate de coca en coca base

-3° La conversion de la cocaïne base en sel hydro chloré de cocaïne.

 

De manière classique, chacune des étapes de production est accomplie dans des laboratoires séparés appelés respectivement « Pâte », « Base», et « de Cristallisation ».

Par « séparé » il faut comprendre jusqu’à une distance de quelques milliers de kilomètres.

Plus récemment et de manière croissante, les séquences d’opération « Pâte » et « Base » sont condensées dans des laboratoires «  feuilles de coca-cocaïne-base » (l’étape d’isolation de la pâte de coca étant annulée).

 

La cocaïne base, précurseur de la cocaïne est obtenu après séchage de la plante et son infusion dans un bain de kérosène, produit très volatile qui transforme l’agrégat de feuille en un bloc d’aspect pierreux et de couleur brune.

 

Le traitement de la cocaïne base  avec de l’acétone et de l’acide chlorhydrique permet d’obtenir le chlorhydrate de cocaïne qui se présente sous forme de fins cristaux blancs.

Traité à son tour avec de l’éther, le chlorhydrate de cocaïne se transforme en cocaïne free base.

 

Pour raffiner 100 tonnes de cocaïne, il faut des millions de litres de précurseurs chimiques, dont l’essentiel est fabriqué aux Etats Unis et dans l’union Européenne. Certains de ces produits, comme le permanganate de potassium, sont faciles à importer parce qu’ils entrent  dans la composition d’aliments ordinaires comme la pâte à pizza. Mais d’autres nécessitent un permis.

 

Le cartel de Cali pour résoudre le problème avait simplement racheté une des premières chaines de pharmacies du pays afin d’importer ce qu’il voulait sans qu’on lui pose des questions.

 

Commettraient-ils l’erreur d’importer des produits toxiques dans un pays qu’ils contrôlent ?

 

Même la Drug Enforcement Administration (DEA) n’a pas pu dissimuler une certaine admiration pour le cartel de Cali et son sens des affaires ( au moins après l’arrestation des chefs de la bande en 1995 ) : On estime que les bénéfices annuels de la mafia de Cali oscillaient entre 4 et 8 milliards de dollars par an, et l’organisation fonctionnait comme un multinationale bien gerée,les chefs du cartel de Cali suivait de très près la moindre prise de decision,en Colombie comme aux États-Unis. Leur entreprise mondiale opérait à travers un système sophistiqué de téléphone, de télécopie, de bipeurs, et d’ordinateurs, et leur réseau de renseignement valait celui de bien des pays en voie de développement. À Cali les barons de la drogue contrôlaient l’aéroport, la compagnie de taxi et celle du téléphone. Ils savaient ainsi qui entrait et sortait de la ville, qui parlait à la police, et qui coopérait avec les forces de l’ordre américaines.

Les cartels de la drogue ne lésinent pas sur les moyens ils ont dans leur méthode développé la politique de la captation des dirigeants des pays pauvres. Et de façon prosaïque ils achètent la protection des gouvernements tout entiers en corrompant leurs Présidents.

 

Pour conclure et sans vouloir polémiquer avec notre ami Professeur, il  serait intéressant qu’il dise au CNDD quelle est l’étape de la production de la cocaïne qui a été transférée en Guinée ?  Pourquoi avoir « oublié » de décrire ce laboratoire capable de produire des échantillons dont il est question ?

Soyons sérieux ! Nous sommes dans un vulgaire et dangereux  trafic de déchets toxiques, comme en 1987 aux iles de Loos (Kassa), et plus récemment à ABIDJAN avec le bateau Probo KOALA.  Il serait surprenant que les officiers supérieurs de la marine nationale ignorent ce trafic.

 

 

BALDE Abdoul
Docteur en pharmacie (Rouen)

 

NB : Que les lecteurs me pardonnent le jargon scientifique employé ici. C’était nécessaire.

 

 

www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Me LAMAH Dakar, jeudi 6 août 2009
M.SY SIVANE merci de votre soutien à l`analyse de Dr BALDE mais le résultat de l`analyse des experts de l`ONU m`édifie clairement. Vous convenez dorenavant avec le Professeur GOUMOU malgré la précarité des installations de son labo que les produits dont s`agit ne sont pas de genre de déchets toxiques déversés aux iles de Kassa en 1988 suivant l`analyse de vue de M.BALDE. Il faut reconnaître désormais que la Guinée était assise sur un véritable bourbier dont son éclatement, on ne le souhaitable, aurait eu des conséquences très néfastes. Cette situation est tès loin d`une machination politique de Dadis pour se maintenir au pouvoir. Imaginez vous que l`industrie de la drogue se trouve en activité en guinée et vous et moi ne serions pas épargnés des effets secondaires. Merci et bonne journée.
Kourouma Ibrahim, jeudi 6 août 2009
Merci du rectificatif M. Sy Savané, cela rend le débat vivant et fort intéressant, encore merci. Ce matin je voudrais simplement dire au Docteur Baldé que mes préoccupations quant à la dangérosité de ces produits chimiques viennent de trouver leurs réponses grâce à M. Antonio Maditelli, responsable de l`office de l`ONU contre la drogue sur les antennes de RFI. L`ONU declare officiellement que ces produits sont destinés à la purification de la cocaine brute ainsi qu`à la fabrication de l`héroine et en plus que la Guinée abriterais des labos clandestins. Donc si les labos d`analyse guinéen sont vetustes ce n`est pas le cas de ceux des nations unies conçues spécialement pour çà. Par ailleurs, Docteur, ce Koto analphabète n`a pas besoin d`un diplome de chimiste pour favoriser l`installation de ces labos clandestins; dans un Etat en faillite comme la Guinée il suffit pour le dernier ignorant d`avoir ses entrées et sorties dans les couloirs de la haute administration pourrie pour comettre toutes sortes de crimes et cela dans une impunité totale et c`est ce qui est arrivé, sinon comment vous pouvez comprendre qu`un analphabète comme Mamadou Sylla fait et defait des gouvernements entiers sous Lansana Conté. Nous les jeunes guinéens ne voulons que d`une chose: que toutes ces salétés et les personnes incriminées soient mis hors état de nuire. Enfin, soyez rassuré Docteur, ce Koto n`est peut être qu`un méchant Diallo qui donne tous les pretextes à Tiégbro de nous empêcher de dormir. Salutations distinguées.
Mamadou Billo SY SAVANE, mercredi 5 août 2009
A M. KOUROUMA. Il me semble que vous ne m`avez pas lu, ou alors mal lu. Je n`ai, à aucun moment parlé de la qualité de l`analyse scientifique de Baldé. J`en suis incapable. Je ne suis ni chimiste, ni biologiste. Je pense que vous avez confondu mon intervention avec celle d`un autre. Mais, ce n`est pas grave, ça peut arriver. SY SAVANE
Kourouma, mercredi 5 août 2009
Je reste encore sur ma faim docteur Baldé car M. Sy Savané qui prétend répondre à certaines inquiétudes n`a fait que vous lancez des fleurs sur la qualité de votre analyse scientifique - ce que personne ne conteste d`ailleurs-, mais la question fondamentale est la suivante: ces produits sont ils dangereux ou pas pour les populations vivant près des lieux de stockage et dans les conditions dans lesquels étaient ils stockés? Entant que scientifique, je voudrais humblement, moi profane, que vous separez vos analyses scientifiques (très intéressantes) de celles concernant la gabégie de la junte à Conakry et je crois que ce sont deux choses totalement différentes.
Daka, dimanche 2 août 2009
Ce n’est que ce Dimanche, 2 Aout qu’enfin j’arrive a lire ce brillant texte et les commentaires y afférant Qu’on soit du groupe de Sy Savané (1er Aout) ou de Condé (31 Juillet), force est de reconnaitre qu’on est fier de noter que la Guinée regorge encore en son sein de personnes ressources d’un tel talent et qu’avec une petite volonté politique, nos gouvernants actuels et a venir auraient pu résoudre le marasme Guinéen en invitant ses personnes ressources de l’intérieur et de l’extérieur du pays a se regrouper et a travailler inconditionnellement pour la cause nationale. Imaginez vous un tout petit peu quel serrait l’avenir de la Guinée si chacun de nous pouvait mettre l’Intérêt National au dessus de celui personnel et familial. He Wottan !!! A_daka@hotmail.com
Mamadou Billo SY SAVANE, samedi 1 août 2009
L`intervention de notre compatriote Dr. Baldé a suscité des commentaires, ou plutôt des demandes de "secours". Les interventions sont courtoises sur la forme. Elles appellent de ma part quelques observations: 1°. Chacun souhaite que Dr. BALDE prête son expertise à Thiégboro CAMARA. C`est la reconnaissance que le pays en manque cruellement. 2°Notre compatriote Me LAMAH de Dakar pose une série de questions à BALDE. En tant que profane dans ce domaine (chimie, toxicologie), ces interrogations me paraissent recevables. Cependant, je pense que mon frère LAMAH ne s`est pas adressé à la bonne personne. Il me semble que le destinataire vrai de ces questions, c`est le Pr. GOUMOU et son équipe. On ne peut demander à Dr. BALDE de faire leur travail à leur place. Mais peut être, veut-on lui demander de faire des journées de travail de 24 heures ? De toutes les façons, même s`il acceptait, il ne le pourrait pas. Si le Pr. GOUMOU a un laboratoire rudimentaire, ce qui peut se comprendre, qu`il se limite à ce qu`autorisent les résultats d`un laboratoire rudimentaire. Même moi profane en chimie-biologie, je ne vois pas très bien le rapport entre les conclusions d`une simple analyse faite dans un laboratoire rudimentaire et Al-Qaïda qui existerait ou pas en Guinée. 3°. J`ai cru percevoir l`inquiétude des intervenats. Il est difficile de dire que les communications de Pr.GOUMOU leur ont inspiré confiance. D`où la supplique faite à Dr. Baldé de prêter son expertise à Thiégboro. Dr. Baldé est un ami. Je ne suis ni scientifique, ni son porte-parole. Néanmoins, je pense pouvoir affirmer que si les Gouvernement guinéen entreprend auprès de lui une démarche officielle et publique dans ce sens, il ne pourra pas refuser. Je pense que c`est quelqu`un qui est capable de prendre sur ses futurs congés annuels, une ou deux semaines pour travailler en collaboration avec l`équipe de Pr. GOUMOU. Il me souvient d`ailleurs que dans un passé pas si lointain, M. Pathé DIALLO était ministre de la santé, il avait mobilisé une partie de son Directeur de Thèse et son laboratoire ( Pr. BRASSEUR de la faculté de médecine de ROUEN) pour aller travailler sur "l`immuno-sensibilité de la résistance à la chloroquine" en Guinée. Etant un profane, je ne garantis pas l`exactitude de l`intitulé des travaux envisagés à l`époque. Mais je sais que des travaux avaient été initiés dans ce sens par M. BRASSEUR à la demande de BALDE. Les travaux avaient été vite abandonnés, parce que à cette époque et peut être maintenant, les autorités gouvernementales n`y voyaient pas d`intérêts directement financiers pour eux-mêmes. Je pense même que tout le matériel avait été volé. M. Pathé DIALLO ancien ministre de la santé pourra peut être me contredire publiquement ou alors apporter plus de précisons, toujours publiquement come je le fais. Par ailleurs, je suggère à mon compatriote LAMAH de DAKAR de faire parvenir ces questions au Pr. GOUMOU, ou lui demander de les poser lui-même directement ou discrètement à Dr. Baldé. Je ne pense pas que Baldé ait voulu donner un cours de chimie. Il s`est même excusé d`avoir utilisé beaucoup de jargons scientifiques. Enfin, je pense pouvoir dire que Dr. BALDE est un homme discret et qu`il n`est pas du genre à briller aux dépens de quiconque. Je pense que si le Pr.GOUMOU lui fait parvenir directement et discrètement les questions que Me LAMAH porte, BALDE lui fera des réponses satisfaisantes sans que le public n`en sache quoi que ce soit. Salutations sincères à Me LAMAH Mamadou Billo
Me LAMAH Dakar, vendredi 31 juillet 2009
Très belle analyse scientifique et interpretative mais Dr me laisse sur ma faim; et sur ce j`aimerai obtenir la réponse à quelques interrogations: 1. Les "déchets toxiques" selon l`expression de Dr peuvent-ils servir à la fabrication de la drogue cocaine? Malheureusement Dr ne ressort pas cet aspect dans son anayse car les guinéens voudraient une confirmation. 2. A lire Dr, j`ai l`impression que ce sont des "déchets" qui n`ont aucun effe ni sur l`homme ni sur son environnement. Il a tendance à minimiser aussi cet aspect or les populations de ces zones ont vite plier bagages pour aller y habiter sous d`autres cieux car ils dégagent une odeur pas ordinaire. Est-ce que Dr peut-il me confirmer ses effets néfastes? 3. Dr met en cause l`agissement frauduleux et corrompu de l`armée notamment la marine. Voulez-vous parler de la marine avant 23 décembre 2008 car nous savons que tous les guinéens étaient corrompus de Lansana CONTE au dernier planton de Koundara ou bien la marine actuelle? 4. Dr BALDE en quoi vous vous fondez pour parvenir à des déchets similaires à ceux des îles de Kassa de 1988 or nulle part votre analyse n`en parle sinon que de citer? 5.Dr a parlé de tout dans son analyse sauf les installations de fabriques découvertes. Besoin est-il de recourir à des installations de fabrique pour transferer des déchets? Vous en avez pas parlé celles qui ont accompagné les dechets des îles de Kassa. Or vous confirmez que c`est la même chose. Enfin, le Professeur Celestin GOUMOU a été très claire que compte tenu des moyens rudimentaires qu`ils disposent, ne peuvent confirmer par analyse les multiples effets néfastes de ces produits raison pour laquelle nous constatoons la présence des experts étrangers qui édifiéront tout le peuple.
camara, vendredi 31 juillet 2009
Laurent Kiegoro ne peut pas utiliser une expertise prete a dire la verite sur ces faux produits toxiques,on recrute juste des affames qui se battent pour declarer des choses incendiares afin eventuelelement de beneficier d`une place au soleil. A moins que docteur BALDE ne se fasse appele jean,et qu`il ait une connexion en foret.
Laurent, vendredi 31 juillet 2009
Merci Docteur, Comme vous êtes guinéen et spécialiste de la question, il serait bon que vous proposiez directement votre expertise à Tiégboro sans rentrer dans des considérations politique ou polémique. Moi profane, dès que j`ai lu la liste des produits, je me suis précipité sur le net pour savoir de quoi il retourne, c`est ainsi que par mes investigations du net j`ai su qu`effectivement ces produits pouvaient servir pour des narcotrafiquants et pour des explosifs. Alors, pour moi le danger est bien réel et d`ailleurs la Direction d`Interpol a envoyé des experts à Conakry qui a pris entre autres les empreintes digitales de tous les auteurs présumés. On ne peut pas comparer le cas de Kassa à celui là. Kassa c`était pour se débarasser de déchets dangereux que les auteurs avaient pollué l`environnement comme à Abidjan il y a 2 ans. Les cas de conakry sont des matières premières pour une manufacture criminelle. Faire l`amalgame, serait noyer le poisson. Il faut rapidement tirer cette affaire au clair sinon nous serons la Colombie de l`Afrique.
Kourouma, vendredi 31 juillet 2009
belle analyse scientifique mais qui ne répond nullement aux attentes de vos compatriotes vivant à côté de ces substances toxiques. Monsieur le pharmacien es ce que pour l`amour de Dieu vous pouvez nous dire quelles sont les conséquences sur la santé des populations qui vivent à côté de ces déchets? c`est uniquement çà Docteur qui intéresse les pauvres populations et non si des bandits genre Dadis ou toute l`opposition guinéenne veulent aller aux élections ou pas. Une dernière prière docteur entant que scientifique votre plus grande contribution au développement de votre chèr pays est de nous expliquer si ces produits sont dangereux ou non; laissez la politique aux politiciens et à la junte. Salutations distinguées Docteur Baldé.
M.FALL, vendredi 31 juillet 2009
M.A,K Je maintiens point par point mes propos et j`attends que le CNDD nous sorte les preuves liant "les produits découverts" à Alkaïda. Avec de tels mensonges d`Etat le CNDD va perdre toute crédibilité au niveau international. Je vous siganle que je sais bien que "ces produits" sont dangereux pour la population mais de là à croire les délires du CNDD en attribuant ces produits à Alkaïda! Je vous signale que les bandes armées du CNDD sont au pouvoir depuis 7 mois et la découverte des "produits toxiques" intervient juste aprés le flop enregistré par la manoeuvre dilatoire qui voulait nous faire croire à une attaque rebelle! Mr A,K il suffit tout juste d`accepter de cogiter un peu à moins que vous ne soyez là que pour défendre l`indéfendable. Cordialement.
conde, vendredi 31 juillet 2009
Le plus revoltant dans ca est la participation d`un trio de professeurs qui ont etudier avec l`argent public et qui pense se faire une place au soleil CNDD en creant une psychose sans precedent. J`ai personelement ete temoin de l`arrive par exemple des futs de methanol de l`afrique du sud pour l`usine en construction mosmart qui a effectivement commencer la production en petite quantite du biocarburant (c`est thabo mbeki)qui a lance la construction de cette usine c`est ce que le faux hero kiegoro qualifie de trouvaille de fabrique de drogue. Ils veulent regler le compte de CONTE on peut comprendre cela mais il ne faut pas qu`on abuse de la population . Un ministere compose de seulement de FORESTIERS (c`est pas faux ce que je dis et c`est pas non plus ethno mais c`est une realite )est deja suspect a mon sens et d`ailleurs ils ne font qu`escroquer les gens pour eviter l`humiliation qui ne semble pas etre grave chez les gens la. On ne peut pas construire durablement sur le mensonge. Apres l`echec de l`operation REBELITION maintenant c`est le tour l`operation drogues sur laquelle on greffe un MENSONGE crue. KOTO a ete presenter par KIEGORO comme analphabete aujourd`hui il nous present ce me KOTO detenteur de laptop dans lequel tous les plans de vols sont repertoriers pour le transport de la drogue ,je ne sais pas si kiegoro se rend compte de son inconscience ou de sa betise de presenter une meme personne sous deux angles diametralement opposes. N`etant pas intelligent il pense que tous les guineens pewuvent avales ce mensonge grotesque. Oui a la lutte contre la drogue mais Non a la manipulation.
A,K, vendredi 31 juillet 2009
M.Fall,je vous trouve confus dans vos idées.Comment pouvez -vous confondre des dechets toxiques a des produits toxiques stockés a des fins d`utilisations criminelles?Avez l`idée de consequence que cela pourrait avoir dans notre pays?Il ne sagit pas ici de Cnnd ou forces vives mais plutot de la population guinneene.Arretez donc de vouloir eclairer les gens avec des abberations pareilles car cela pourrait demontrer votre partialité dans la recherche de la verité.
M.FALL, vendredi 31 juillet 2009
Il s`agit effectivement de déchets toxiques mais puisque tous les moyens sont bons pour nous divertir, le CNDD veut nous faire croire que les Talibans et Alkaïda sont en Guinée. Pendant qu`on y est ils n`ont qu`à dire que Ben Laden est dans nos montagnes. Franchement le CNDD manque d`imagination. La meilleure façon de rester crédible c`est de dire la vérité car personne n`est dupe. Ils nous auraient dit qu`il y a des déchets toxiques en Guinée, tout le monde allait les croire et les soutenir mais ils ont divagué en liant ces déchets avec Alkaïda. A force de mentir même les vérités du CNDD risques d`être prises pour des mensonges.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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