Le président de l’Observatoire national de la démocratie et des droits de l’Homme (ONDH), Aliou Barry a été arrêté samedi et violenté par des hommes en tenue avant d’être libéré, a appris Lejourguinee.com. Pour l’instant, aucune raison n’a été évoquée pour justifier l’acte.
Vendredi, M. Barry s’est réjoui de la nomination du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante, Général Siaka Toumany Sangaré. «Cette nomination correspond aux propositions que nous avions auparavant formulées à savoir la nomination d’une personnalité neutre et consensuelle, assistée d’un représentant de chacun des candidats au second tour. Les récentes violences consécutives aux contestations portant sur la personne de M. Lounceny Camara en qualité de président de la CENI ont entrainé des blessés graves, des dégâts matériels et des pertes en vie humaine», avait-il dit au cours d’une conférence de presse.
Il avait exigé la publication des résultats du second tour de l’élection présidentielle sur les ondes des médias d’Etat. «Si tel n’est pas le cas, la Guinée court évidemment le risque de plonger dans un cycle de violences post électorales, aux conséquences incalculables. Ce qui serait imputable non seulement aux acteurs politiques, mais aussi au Général Siaka Toumaniy Sangaré, d’où une grande responsabilité devant l’histoire», a-t-il conseillé.
Sur les récentes violences entre la police et quelques manifestants à Hamdallaye, le président de l’ONDH a déclaré que « 53 blessés, 17 hospitalisés, 13 blessés par balles réelles, dont 5 femmes et un cas de décès », ont été enregistrés.
Fanta Bah
Source : Lejourguinee.com
Aux dernières nouvelles, le président de l’ONDH souffre d’un bras cassé et est actuellement hospitalisé à Conakry. Il avait été auparavant violemment extrait de sa voiture par des membres de la garde présidentielle de Sékouba Konaté et conduit dans un local pour y être tabassé.
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