dimanche 30 août 2009
Guinée : et rebelote !
Ibrahima Diallo

Après les tragiques événements de janvier-février 2007 et la nomination du Sieur Kouyaté qui avait un mandat clair et précis, nous pensions qu’enfin la Guinée allait sortir des ténèbres pour rattraper son retard. Hélas, la suite tout le monde la connaît ! Remuons le couteau dans la plaie. L’inexpérience et la naïveté des syndicalistes - suppléant le vide politique - avec des leaders politiques frileux, juste vocaux pour la forme, le système Conté (sans Conté) a pu jouer les prolongations et se débarrasser le moment venu de son ‘’collabo’’, Kouyaté, qui outrepassait ses prérogatives. C’est tout naturellement que M. Souaré, membre du sérail, est venu continuer ‘’le Contéisme’’ (je m’en mets plein les poches avec arrogance) avec un gouvernement ‘’d’ouverture virtuelle ‘’. Puis Dadis a pris le pouvoir de force sans « effusion de sang » (bien sûr ! Personne n’a résisté même verbalement : comme disent les Ivoiriens, qui est fou ? Surtout pour les militaires, il vaut mieux un lâche vivant qu’un héros mort !). Il a accusé à tort et par démagogie l’Assemblée Nationale et son président pour ne s’être pas renouvelée (sic!). A ma surprise, personne ne lui a appris que cela relevait de la responsabilité de l’Exécutif (Kouayé et Souaré en charge lors de l’échéance) qui finance le processus et de la CENI qui l’organise si on lui en donne les moyens. Vu le manque de popularité de M. Somparé, tout le monde s’en ai réjoui en oubliant que Kouyaté et Souaré en sont responsables ; et qu’il est beaucoup plus facile de se débarrasser d’un civil dictateur que d’un militaire autocrate arrogant. Puis les Guinéens, malgré les conseils lancés, se sont enfermés dans une logique à deux variantes : Dadis ou Somparé. Or une troisième était possible ! Mais il faut avouer aussi qu’il aurait fallu des hommes politiques plus engagés. Nous sommes donc revenus au point de la situation de 2007 avec un ‘’Conté’’ plus jeune, plus déterminé et encadré par le PDG, version AST, et non PUP du temps du Général (malheur pour nous !).

Cela dit, le problème de la Guinée serait moins inquiétant s’il ne s’agissait que d’un mauvais exécutif ; mais, hélas, notre mal est plus profond dans la mesure où notre pays compte au sein de sa population une proportion bien au-delà du seuil de nuisance, de Guinéens socialement malveillants, complexés et vénaux. En plus certains internautes connus sur le Net font montre d’un manque ‘’ahurissant’’ de conviction et surtout de logique politique. En effet, comment ceux-là mêmes qui condamnaient Conté à longueur d’articles, peuvent-ils se ranger du côté de Dadis qui dit urbi et orbi être fier de Lansana Conté au point de se réclamer de lui ? Il blâme tout le monde sauf le Général (ce que j’approuve à 45 %) et avoue avoir été présent au Pont du 8 novembre au moment des atroces événements de 2007. Ces compatriotes ont sans doute un grave problème avec leurs facultés cognitives : il est impossible d’être contre Lansana Conté et approuver Dadis ! ‘’Cartésiennement’’ parlant, impossible ! No way ! Ce Dernier a tous les défauts du Général avec l’arrogance en plus. Votre duplicité ne trompe personne ! Faisons d'abord les enquêtes sur les tueries de juin 2006, janvier, février 2007; ensuite les audits de l’Armée en commençant par le poste des carburants ; une fois tout soupçon levé au niveau des inquisiteurs, nous vous supporterons pour le reste. Pourquoi à votre avis, depuis janvier 2009, aucun audit n'a-t-il commencé sur les PM comme promis ? Demandez à Dadis de faire ces ‘’fameux’’ audits qui deviennent des paroles en l’air ! C’est choquant ! Vous qui étiez si vocaux après les atrocités de janvier, février 2007 pour que justice soit faite, ne mentionnez même plus ces enquêtes où il y a eu mort d’hommes et parlez d’audits que vous savez difficile à mener par l’implication de tout l’establishment civil et militaire ! Et dire que vous êtes sensés être doués de "bon sens"!

Pour finir, vous remarquerez encore une fois que les PDGistes (avec Kouyaté) ne sont pas pour la compétition (élections libres et transparentes) mais pour éliminer les adversaires meilleurs qu’eux, comme ils l’ont toujours fait d’ailleurs. Dadis menace de barrer la route des élections à ceux qui ne sont pas d’accord avec lui comme s’il était à la fois la Cour Suprême et la CENI ; ou peut-être représente-t-il tout le peuple de Guinée à lui tout seul ! Et des Guinéens veulent un président si dictatorial qui ne comprend pas les règles élémentaires de la démocratie ! Pauvre Guinée ! Et vous constatez aussi que pour les PDGistes, la vie de leurs compatriotes autres que leur famille importe peu face à leurs ambitions du pouvoir : je n’invente rien ; chacun peut vérifier à partir des indices que je donne et tirer ses propres conclusions !


Ibrahima Diallo - ‘’Ollaid’’


www.guineeactu.com

 

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DIAMA, jeudi 10 septembre 2009
Maurice Robert, ou les manipulations africaines par Paris 31 07 2009 Livre d`entretiens en compagnie de Renaud Lecadre, au Seuil J`ai lu ce livre il y a quelques années, et j`ai eu envie de le ressortir, en repensant à la mort d`Omar Bongo Ondimba; non pas que cette mort aurait une incidence directe sur la vie des Congolais, mais surtout pour partager, et mieux encore, pour montrer à quel point notre naïveté (celle de nos dirigeants s`entend) fait la joie et le bonheur de la France officielle. Combien depuis Paris, certaines ficelles sont tirées et nous nous retrouvons tels des pantins désarticulés. Né en 1919 dans le Sud-Ouest français, dans le département de la Gironde, décédé en 2005, Maurice Robert s`est vu affublé du titre assez étrange, et qui pourrait sembler comique de Ministre de l`Afrique, tant son rôle dans les relations entre la France (son pays) et les CFA (Colonies françaises d`Afrique) ont été immenses (dans l`ombre l`écrasante partie du temps), très bénéfiques pour son pays, et trop néfastes pour la nation africaine. La lecture et la relecture de ce livre (pas assez médiatisé à mon goût) m`amène toujours à me poser les mêmes questions: pourquoi tant des nôtres choisissent le camp des oppresseurs, au détriment de leurs compatriotes africains? Pourquoi tant de Nègres se mettent souvent automatiquement au service de la France desservant totalement les intérêts de centaines de millions de leurs Frères et Sœurs du continent dit noir? Ils sont légion, les africains (si je puis les appeler ainsi) à qui Maurice Robert dit “merci”; merci pour avoir été là quand la France avait besoin d`eux pour massacrer les leurs; merci pour avoir été 25 heures sur 24 à la disposition de Paris, de De Gaulle, Pompidou et de leurs successeurs. Même quand on n`est pas féru d`histoire africaine, on ne s`étonnera guère de trouver dans cette liste des noms comme Félix Houphouët-Boigny, comme Omar Bongo (pas encore Ondimba, sa quête identitaire n`ayant pas encore pris fin à cette époque), l`abbé défroqué Fulbert Youlou, Jean-Bedel Bokassa 1er de Berengo (sic!). Et c`est de ce même Bokassa que Robert rigolera en apprenant qu`il appelait De Gaulle Papa, ce qui avait, paraît-il, le don de mettre le concerné très mal à l`aise. Si la France a bénéficié au long des années de services secrets très efficaces dans nos pays, elle le doit beaucoup à cette homme qui est l`un de ses pères fondateurs: de Nouakchott en Mauritanie, en passant par Dakar, Abidjan, Libreville et Mfoa, cet homme en a formé et envoyé, des agents secrets qui ont passé leur temps à nous espionner, à collaborer avec certains de nos dirigeants, à recueillir tous types d`infos qui ont grandement permis à la France de nous maintenir sous son joug. Rien que pour le Congo, je pense à cet extrait du livre où Maurice Robert nous explique comment après une très brève formation en France, un espion arrive chez nous avec une étiquette de gestionnaire au sein d`une savonnerie (qui a fermé depuis lors). On est au début des années 60, peu après la chute de Youlou et l`espion va passer ses journées à bavarder avec les Congolais, en fait, à les faire parler de tout et de rien sur la politique, leurs familles etc. Comme le dira lui-même le maître-espion, ces infos recueillies seront d`une qualité extrême pour la France. Dans ce livre, on apprend beaucoup de choses sur son amitié avec Jacques Foccart, le trop longtemps parrain de la France_à_Fric; il nous explique comment se montent des cellules; comment Elf s`est à son tour lancé dans le bain de la barbouzerie; comment après le “Non” d`Ahmed Sékou Touré (le 28/09/1958) la France a tout fait, avec l`aide de certains Africains pour déstabiliser la Guinée: en vain. Le Biaffra aussi est de la partie, comment De Gaulle aurait fermé les yeux en laissant faire ses collaborateurs afin que le Nigeria qui faisait tant peur à H.-Boigny se retrouve un jour balkanisé (les rôles de l`Ivoirien et de son “fils” gabonais Omar Bongo sont clairement mis en évidence). Drames, sang, tueries etc. Tel sera le sort que connaîtra cette République éphémère: merci qui? Comment ce même Omar Bongo est “élu” par Paris pour succéder à Léon Mba? Maurice Robert le dit, le démontre. Même les histoires de coucheries concernant Mme Joséphine Kama, épouse Bongo, plus connue sous son nom de scène de Patience Dabany, sont évoquées: le nom de son jeune amant, Robert Luong et les circonstances de sa mort sont étalées. Cet homme en a emporté des choses dan sa tombe! Je vous livre plus bas un petit extrait, bonne lecture. Obambé GAKOSSO, July 2009©, All Rights Reserved
DIAMA, jeudi 10 septembre 2009
NE DONNER PAS LA PAROLE A CELUI QUI N`EST PAS INFORME: Renaud Lecadre (R.L): Un plan de déstabilisation est donc établi en 1959… Maurice Robert (M.R): Après avoir obtenu le feu vert du Général Grossin, le directeur général du SDECE, pour l’engagement d’une opération global en Guinée, je mets tout en œuvre pour atteindre le double objectif d’isolement du pays et de déstabilisation de Sékou. Une opération de cette envergure comporte plusieurs phases : le recueil et l’analyse des renseignements, l’élaboration du plan d’action à la lumière de ces renseignements, l’étude et la mise en place de moyens logistiques, l’adoption de mesures de sécurité puis la réalisation du plan. Plusieurs services du SDECE sont impliqués en fonction de leur spécialité. Je suis chargé de la coordination de l’ensemble. Parmi ces actions de déstabilisation, je peux citer l’opération Persil, par exemple, qui a consisté à introduire dans le pays une grande quantité de faux billet de banque guinéens dans le but de déséquilibrer l’économie R.L: Où était fabriquée la fausse monnaie ? M.R: A Paris mais pas à la Banque de France R.L: Dans les imprimeries du SDECE ? M.R: Cette opération a été une véritable réussite et l’économie guinéenne, déjà bien malade, a eu du mal à s’en remettre ! Avec l’aide d’exilés guinéens réfugiés au Sénégal, nous avons aussi organisé des maquis d’opposition dans le Fouta-Djalon. L’encadrement était assuré par des experts français en opérations clandestines. Nous avons armé et entraîné ces opposants guinéens, dont beaucoup étaient des Peuls, pour qu’ils développent un climat d’insécurité en Guinée et, si possible, qu’ils renversent Sékou Touré. R.L: Le Général Grossin vous donnait-il son accord ou ses instructions au cas par cas pour mener telle ou telle opération ou aviez-vous carte blanche sur les méthodes à adopter pour parvenir à vos objectifs ? M.R:- J’avais carte blanche avec obligation de compte rendu au directeur général, comme d’habitude. L’idée des faux billets de banque n’était cependant pas de moi. Je crois me souvenir qu’elle était du général Grossin lui-même. C’est en tout cas lui qui m’avait donné les instructions et les précisions nécessaires à son application. R.L: Nous avons vu que Senghor et Houphouët-Boigny soutenaient ces actions… M.R: Ils apportaient une aide opérationnelle à certaines d’entre elles. Il en est une qui tournera mal et entraînera des difficultés avec les autorités sénégalaises. Les opérations les mieux ficelées peuvent connaître des ratés auxquels on est loin de s’attendre. La réussite exige le respect absolu des règles de sécurité qui, dans cette affaire, ne seront pas appliquées à la lettre. Des spécialistes du Service avaient été détachés pour diriger les stages d’entraînement à la guérilla des opposants réfugiés au Sénégal. Une fois formés, ceux-ci devaient à leur tour entraîner leurs compatriotes restés dans le Fouta-Djalon où des armes, fournies par la France et transitant par le Sénégal et la Côte-d’Ivoire, étaient entreposées dans des caches. Tout se passait parfaitement bien, jusqu’au jour où, malgré les précautions adoptées, ces activités menées à partir du Sénégal, furent éventées. A leur arrivée à Dakar, des officiers du service Action, dirigées par Bauer, n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de louer une dizaine de voitures sous leurs propres noms en mentionnant, qui plus est, leur statut de militaire et leurs grades* ! Probablement avaient-ils pêché par excès d’assurance, mais une telle maladresse était à l’évidence une faute professionnelle. Sans que l’on sache bien comment, la police locale en fut informée. Une dizaine d’officiers français apparaissant ainsi au grand jour sans être identifiés comme appartenant aux unités officielles ou à l’assistance technique ne pouvait que l’intriguer. Elle transmit un rapport à sa hiérarchie, rapport qui se trouva très vite sur le bureau de D’Arboussier, le ministre sénégalais de l’intérieur. Celui-ci était parfaitement au courant de nos opérations clandestines. Mais personne n’avait pensé possible une telle bourde des officiers français. La simple existence de ce rapport, s’il venait à échapper au secret, ce qui était loin d’être exclu, était de nature à mettre le feu aux poudres et à placer le Sénégal dans une position délicate vis-à-vis de la Guinée. Nous étions d’autant plus embarrassés que nous avions exercé une forte pression sur les autorités sénégalaises pour qu’elles abritassent sur leur sol une base d’entraînement à la guérilla. Les conséquences pouvaient être désastreuses pour elles, tant au plan diplomatique qu’au plan des réactions populaires. Beaucoup de guinéens, cinq cent mille environ, vivaient au Sénégal. Il n’était pas certain que tous furent défavorables à Sékou… Le pays souhaitait légitimement préserver ses relations avec la Guinée. Sékou était moins acharné contre Senghor que contre Houphouët, qu’il accusait de tous les maux et qu’il considérait comme son ennemi numéro un. Pour sauver les apparences, les responsables sénégalais n’eurent pas d’autre solution que de prendre les devants, de manifester leur indignation auprès de la France, de désavouer et de condamner des pratiques consistant à utiliser leur territoire pour mener des opérations subversives. Ils les attribuèrent à quelques « irresponsables » français à la solde d’opposants guinéens. A aucun moment ils ne laissèrent entendre que l’Etat français était lui-même impliqué. Les officiers gaffeurs furent expulsés et tout rentra dans l’ordre. Mais nous étions passés près de l’incident diplomatique sénégalo-guinéen., lequel aurait certainement abouti à la révélation du jeu pratiqué par la France.
DIAMA, jeudi 10 septembre 2009
Lis Kourouma: Pendant quinze ans, de 1958 à 1973, les services spéciaux français ont mené une guerre subversive pour renverser le dirigeant de la Guinée, Sékou Touré, et ramener ce pays dans le giron de l`ancienne « métropole ». _ « Déstabilisez la Guinée! » C`est à la fin août 1958 que de Gaulle, alors président du Conseil, réalise sa fameuse tournée pour proposer sa« politique d`association» aux colonies africaines dans le cadre de la Communauté française. Ses conseillers ont suggéré qu`il se rende d`abord à Conakry, la capitale de la Guinée, où l`accueil risque d`être plus crispé qu`à Dakar. Pourtant, la biographie de Sékou Touré n`en fait pas un révolutionnaire à tous crins. Il a en effet suivi un cursus politique très classique. En octobre 1946, il a participé au congrès de Bamako, où s`est créé le Rassemble­ment démocratique africain (RDA), réunissant des partis politiques de huit colonies françaises d`Afrique subsaharienne. L`année suivante, une section locale, le Parti démocratique de Guinée (PDG), a vu le jour, dont Sékou Touré devient le secrétaire général en 1952. Quatre ans plus tard, le voici simultané­ment député à l`Assemblée nationale française et maire de Conakry. Enfin, en 1957, celui que l`on surnomme affectueusement «Sily» l`« Éléphant ») est membre du Conseil de l`Afrique occidentale française à Dakar et vice-prési­dent du conseil de gouvernement. Il est bien décidé à accueillir le général d`égal à égal. Pour éviter tout quiproquo à l`annonce de la visite de l`homme du 18 Juin, Sékou Touré a remis son discours à Jacques Foccart quelques jours plus tôt. Mais« Monsieur Afrique» ne l`a pas transmis à de Gaulle. Résultat: le 27 août, le « Grand Charles» tombe de haut quand il entend le ton militant du diri­geant guinéen, qui estime l`indépendance totale préférable à l`association: «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l`esclavage. »La déception du Général s`exaspère le lendemain, quand, débarquant à Dakar, des pancartes du Parti du regroupement africain (PRA) réclament aussi l`indé­pendance complète pour le Sénégal. De plus, ni Leopold Sédar Senghor ni Mamadou Dia (bientôt respectivement président et Premier ministre du Sénégal) ne se sont déplacés à l`aéroport pour lui souhaiter la bienvenue. De là à penser que l`intransigeance de Sékou Touré va faire tache d`huile dans toute l`andenne« Afrique française» )... Deux mois passent. À peine les Guinéens ont-ils dit « non» ) au référendum du 28 septembre sur le projet de Constitution de la Ve République prônant l`association - ils sont les seuls à le faire en Afrique -, que Sékou Touré devient la « bête noire» des services spéciaux français. Devenue indépendante le 2 octobre 1958, la Guinée est immédiatement reconnue par la Chine et l`URSS. Début 1959, elle adhère à l`ONU. À l`Élysée - de Gaulle a été élu prési­dent avant Noël-, Jacques Foccart donne le feu vert: « Déstabilisez la Guinée! » Baptême du feu pour le secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches: les opérations vont aller crescendo sous la houlette technique du colonel Tristan Richard, responsable du secteur Afrique - Moyen-Orient au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Son principal relais, Maurice Robert, chef de poste SDECE à Dakar, active une dizaine d`« honorables correspondants ) dans l`entourage du leader guinéen ainsi que dans l`opposition. «J`ai été recruté par les services français, témoignera plus tard Bangouri Karim - animateur du Bloc africain de Guinée (BAG), puis secrétaire d`État guinéen aux Mines et à l`Industrie -, par l`intermédiaire de jacques Périer, qui représentait les anciens Établissements français de l`Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète des services secrets français était, à l`époque, d`entrer dans le gouvernement d`union et dans l`administration, et de pour­suivre le travail pour une prédominance française, sur tous les plans, notam­ment économique, culturel et politique. » « C`est l`intendant militaire Arens qui m`a recruté », admettra également Keita Noumandian, le nouveau chef d`état-major interarmes, ancien tirailleur sénégalais qui a participé à la libération de Marseille avec l`armée de Lattre en août 1944. «Les premiers contacts ont été établis par le capitaine Boureau, officiellement attaché de presse à l`ambassade de France en 1960. De temps en temps, le capitaine Boureau passait à mon domicile pour prendre les rensei­gnements sur l`armée, le moral des troupes, les rapports de l`armée avec le gouvernement. » « Boureau » ? Il s`agit de Boureau-Mitrecey, le même officier qu`on a vu animer la Main rouge à Tanger pour saborder des navires bourrés d`armes en partance pour l`Algérie . Ce spécialiste du sabotage doublé d`un « offi­cier traitant» exceptionnel recrute des opposants guinéens à la politique. Il est venu remplacer l`« attaché culturel »,l`homme du SDECE que l`on estime grillé et que Robert a rapatrié dare-dare. Car dès les premiers jours de l`indé­pendance, des experts d`Europe de l`Est, surtout ceux du StB, la police secrète tchécoslovaque, habituée à opérer contre les Français, sont venus former les hommes de la sécurité guinéenne. L`afflux de conseillers de l`Est conforte a posteriori les motifs d`isoler la Guinée et de la déstabiliser. _ Guérilla des frontières et monnaie de singe De son poste de Dakar, le commandant Robert et des agents sous couverture resserrent les boulons et effectuent des liaisons avec des hommes d`affaires enclins à rester dans le pays, les « Français de Guinée », dont 30000 planteurs. C`est le cas d`un agent du SDECE qui gère la boutique des souvenirs à l`Hôtel de France à Conakry, où il surveille des experts russes, tchèques et chinois. Simultanément, dans un grand plan d`ensemble géré par Robert, de concert avec Foccart, la Piscine décide d`impulser une guérilla des frontières dans la zone de Fouta Djalon, grâce à une petite armée composée essentielle­ment de Peuls. Le visage barré d`une moustache très British, le colonel Freddy Bauer débarque à Dakar avec des instructeurs du service Action. Cet ancien de l`école de brousse de la demi-brigade SAS en Indochine et du 11e Choc en Algérie est un baroudeur de premier choix, mais il ne passe pas inaperçu. Les caches d`armes établies sur la frontière de la Côte-d`Ivoire et du Sénégal sont détectées et l`opération Fouta Djalon finit mal pour les « harkis guinéens ». Senghor avait fait savoir qu`il acceptait qu`on lance ces missions, mais à conditlon d`agir vite et discrètement. C`est raté! Quant à Houphouët-Boigny, favorable au départ, il finit par se fàcher et agonir d`insultes le haut-commis­saire de France, Yves Guéna. C`est pourquoi la Piscine a doublé ses réseaux. À l`insu de Robert, la mission jimbo de Marcel Chaumien, alias« Monsieur Armand », est plus discrète. Ce dernier appartient au Service 7 du SDECE, celui des opérations spéciales, et « traite» le réseau d`honorables correspondants dans les compa­gnies aériennes Air France et VAT, dirigées par un ami du service, ancien pilote de l`Espagne républicaine, Roger Loubry (qui réalisa, en 1948, le premier vol Paris-New York à bord d`un Constellation d`Air France). Il ne néglige pas les compagnies de transport au sol, comme la société « Taxis Services », dirigée par Valentin T. à Conakry. Les opérations s`intensifient fin 1959 : ainsi, l`ancien radio de Chaumien pendant la résistance antinazie, Roger Soupiron (alias «JIM 524 »), se rend incognito à Conakry, puis il monte une opération spéciale à Freetown, en Sierra Leone, avec son agent «JIM 570 ». Objectif: faire rater la visite de Sékou Touré en Grande-Bretagne, à l`invitation chaleureuse de la Reine Elizabeth! L`entente cordiale n`est pas de mise. Entre-temps, à Paris, le général Grossin voit grand. Le chef de la Piscine a eu personnellement l`idée de monter l`opération: ruiner l`économie guinéenne en l`inondant de fausse monnaie. Le colonel Guy Marienne («alias Morvan »), patron du Service 7, fait fabriquer de la monnaie de singe dans l`imprimerie secrète du SDECE-des billets de 5,10,100,500 sylis (du nom de l` «éphant») -, au moment où la banque centrale de la République de Guinée s`apprête à produire ses propres billets en mars 1960. La Banque de France, sur Instructions du général de Gaulle, a déjà rendu inutilisables trois millions de francs CFA, demeurés à Conakry, en refusant de faire paraître le décret d`émission qui authentifie d`une lettre chaque billet selon le territoire africain. Autrement dit, les francs CFA en provenance de Guinée ne sont pas acceptables au Mali ou au Sénégal. Alors que Sékou Touré fait imprimer à Prague sa propre monnaie, le SDECE introduit ses faux billets en masse et Inonde le marché guinéen. Sékou Touré se retrouve avec une monnaie inexportable, ruiné, aux abats », expliquera plus tard Marcel Leroy (alias« Finville »),le numéro deux du Service 7 qui a également contribué à cette situation catastrophique en se rendant à Conakry. Il ajoute: « Il est à plat ventre, comme le souhaitait le Général. Mais pas devant la France. Il se tourne définitivement vers les régimes socialistes. Les Tchèques prennent en main l`administration, enca­drent la police. Le folklore bon enfant fait place à la terreur d`État. » Pourtant, contrairement à ce que l`on a souvent dit, le départ du général de Gaulle en 1969 n`empêche ni jacques Foccart - un temps mis sur la touche ­ni le SDECE - alors dirigé par Alexandre de Marenches - de poursuivre les opérations contre la Guinée. Les services secrets portugais au secours du SDECE Après avoir raté le renversement de Sékou Touré en solo, le SDECE s`appuie sur des services spéciaux portugais, colonisateurs de la Guinée-Bissau voisine, où ils combattent la guérilla d`Amilcar Cabral, le chef du Parti africain pour l`indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert (PAIGC). En 1970, le SDECE monte de concert avec la Police internationale de défense de l`État (PIDE/DGS) et les renseignements militaires portugais (DINFO) l`opération Mar verde, dans le but de renverser Sékou Touré. Le dictateur Marcelo Caetano y a tout intérêt: il espère, grâce aux Français, détruire le soutien logistique du leader de Conakry au PAIGC. Mais l`opération va capoter. Dans un livre sur les renseignements militaires portugais, publié en 1998, la journaliste d`investigation Paula Serra cite le commandant Alpoim Calvâo, chef de l`invasion de novembre 1971, côté portugais. Son bilan de l`opération n`est guère flatteur, ni pour le SDECE ni pour les services de Lisbonne: « Nous avons tout raté faute de renseignements de qualité! Nos informations aussi bien politiques et stratégiques que tactiques et opérationnelles étaient quasi­ment nulles... » Cependant, le 20 janvier 1973, Amilcar Cabral est assassiné (par des membres de son parti manipulés par les services portugais). Et Barbieri Cardoso, le patron des opérations africaines de la PIDE, décide que c`est le moment ou jamais de porter l`estocade aux indépendantistes. Rencontrant fréquemment Alexandre de Marenches, le Portugais n`a aucun mal à obtenir l`appui de la Piscine dans une nouvelle initiative baptisée « opération Saphir ». Le principe en est simple: c`est une partie de billard. La PIDE et le SDECE infiltrent le PAIGC, affaibli par la disparition de son chef charismatique ainsi que par les tensions politiques et ethniques qui prévalent entre Guinéens et Cap-Verdiens. Le but recherché, grâce à deux agents provocateurs de la PIDE infiltrés à la direction du mouvement de libération, est que les Cap-Verdiens fassent sécession, encouragés par Sékou Touré, et que les Guinéens, furieux, s`opposent à ce dernier. Mieux encore, dans un rapport du 3 avril 1973, la PIDE explique à ses amis du SDECE comment on arrivera à atomiser la faction guinéenne du PAIGC entre pro-Sékou Touré et pro-Occidentaux, dont l`un des groupes dirigé par Samba Djalo, le chef de la sécurité du PAIGC dans la région nord, et basé au Sénégal, accepterait de monter l`assassinat du diri­geant de Conakry. Quatre hauts fonctionnaires affidés à la PIDE dans cette capitale sont de mèche avec les comploteurs regroupés au sein d`un Front de libération natio­nale de Guinée (FLNG). Le plan final est prévu pour juillet 1974. Un rapport du SDECE du 4 avril présente les détails concernant les communications et le transport de troupes par avion. Le compte à rebours de Saphir se décline ainsi: « 16-23 avril: réunion dans un pays africain avec les dissidents du PAIGC, les Guinéens (Conakry), etc. Établissement du plan d`action; 22 avril-5 mai: instruction des dirigeants par nos techniciens en Europe. Réunion possible à Bruxelles (sans les gens du PAIGC) ; fin mai-début juin: installation du maté­riel et du personnel; 2e et 3e semaines de juin: entraînement du personnel; fin juin, début juillet: lancer l`action! » Mais les services spéciaux peuvent-ils altérer le cours de l`Histoire? Le 25 avril 1974, Barbieri Cardoso a fait le voyage à Paris pour finaliser l`opéra­tlon Saphir ravec de Marenches. Dès que ce dernier le reçoit à la Piscine, il inter­roge l`homme de la PIDE : « Savez-vous ce qui se passe chez vous? » Le Portugais fait la moue: « La révolution, mon cher! » En effet, la « révolution des Œillets" vient d`éclater, selon un plan conçu par des capitaines démo­crates de l`armée coloniale. Fort de ses amitiés françaises, Cardoso pourra rester à Paris, chaperonné par le colonel jacques de Lageneste, chargé des liaisons extérieures du SDECE. Le même qui, un peu plus tard, prendra langue avec le général Antonio de Spinola, ancien gouverneur de Guinée-Bissau, pour organiser la contre-révolution au Portugal... Le 24 janvier 1976, le journal Expresso de Lisbonne publie des documents de l`opération Saphir, définitivement enterrée, d`autant que des relations diplomatiques franco-guinéennes ont été rétablies en 1975. C`est l`occasion de libérer des « espions français» détenus en Guinée, souvent victimes de la paranoïa d`un régime poussé dans ses retranchements. Ainsi Jacques Marcel­lier, arrêté et interné au camp de Boiro. Cet ancien militant socialiste, proprié­taire de cinémas, avait été élu en 1957 sur la liste du RDA et s`était rallié à Sékou Touré. À l`indépendance, il se fixe dans son pays d`adoption et milite dans le parti au pouvoir, avant d`être soudain dénoncé comme « espion» suite au complot franco-portugais de 1971. Libéré en 1975, il ne s`en remettra pas et mourra de chagrin cinq ans plus tard à Paris. Sa trajectoire illustre le gâchis provoqué par la guerre secrète lancée par Foccart et le SDECE contre la Guinée. La révolution des Œillets correspond à l`arrivée de Valéry Giscard d`Estaing à la présidence et bientôt Foccart sera écarté des affaires africaines, non sans laisser derrière lui des réseaux actifs. A la fin de sa vie, il a livré une anecdote parlante sur ces menées anti­guinéennes dans une interview fleuve réalisée par le journaliste Philippe Gail­lard: « "Monsieur Afrique" avoue: "Nous avons déjà parlé de l`affaire montée contre Sékou Touré à partir du Sénégal en avril 1960. Le général [de Gaulle] l`a apprise par la protestation que lui a adressée Mamadou Dia. Il était furieux. "Qu`est-ce que c`est que cette histoire? Qui a pu faire cela ?" Il aurait pu exploser, me demander de quel droit j`avais pris de telles initiatives. Mais je lui ai donné des explications. Il a eu un commentaire laconique: "Dommage que vous n`ayez pas réussi". » Pour en savoir plus Philippe BERNERT, SDECE, Service 7, Presses de la Cité, Paris, 1980. Roger FAUGOT et Pascal KRoP, La Piscine, Seuil, Paris, 1985. Jacques FOCCART, Foccart parle. Entretiens avec Philippe Gaillard, tome 1, Fayard/Jeune Afrique, Paris, 1995. Paula SERRA, DINFO. Historias secretas do serviço de informaçoes militares, Dom Quixote, Lisbonne, 1998. Posté par henrigosse à 09:37 - Politique Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
DIAMA, jeudi 10 septembre 2009
Tu sais bien dresser le point des echecs, rien de plus normal Kourouma mais il faut en savoir analyser les causes. Tout le monde sait que l`echec du 1er regime se situe à 3 niveaux: Les conditions d`acquisition de l`independance; le non n`avait de sens que dans le bloc. L`orientation politique qui fut une contrainte. Les instabilités politiques et les vagues de repression qui en ont suivi. Donc en un mot c`est le NON de 1958. Nous avons tous voté non et on a assumé les consequences. La GUINEE ne pouvait se construire dans ces conditions sans qu`il n`y est mort d`homme. Des pantins dans la grande majorité et des innocents en domages colateraux. Mais qu`à cela ne tienne, Sekou demeure le plus grand Revolutionnaire de ce continent, c`est Cesair qui l`atteste. Merci
Kourouma Ibrahim, mercredi 9 septembre 2009
Je croyais dialogué mais malheureusement c`est pas le cas. Merci
DIAMA, mercredi 9 septembre 2009
Ta reponse se trouve avec Maurice Robert, Kourouma. Ce que je te demande c`est de changer d`angle de vision, et dire à tes enfants qu`un citoyen ne doit jamais se vendre à un regime etranger contre son propre peuple, le resultat c`est ce que nous vivons. Sekou Touré a été trahi dès le depart, il a été saboté, destabiliser pour le rendre impopulaire. Le pousser à prendre un chemin qu`il ne voulait pas, il n`etait pas de conviction communiste mais il etait contraint d`aller vers eux car à defaut de la mere, la grand mere peut servir. Les resultats que tu viens d`évoquer n`incombent nullement à Lui mais plutot à ceux qui sont reçus aujourd`hui aux valle de grace pour leur soin en recompense du service rendu à la france. Tu veux un exemple je t`en donne. Merci
Kourouma Ibrahim, mardi 8 septembre 2009
A DIAMA: Vous me traitez de menteur, ok cela est une question d`éducation. Moi je ne vous traiterais jamais de menteur, ce qui m`interesse c`est de dialoguer simplement mais comme je le disais hier vous êtes trop passionné ce qui est un grand défaut pour l`intelligence humaine, soit. Je vous ai posé une seule question à savoir: comment le "grand Syli, l`homme le plus patriote et le plus intelligent de tous les guinéens, a pu laisser son pays dans un état de denouement tel qu`en 1984 on utilisait la même seringue pour plus de 100 personnes à l`hôpital (en faisant bouillir la vieille seringue de plus de deux ans? ce n`est qu`un exemple. Et si tous les intelectuels, commerçants et hommes de culture qui sont morts sous son règne étaient comploteurs alors mon chèr frère c`est que son pouvoir était nul et il ne profitait qu`à lui et à sa famille. Sékou était trop éloigné des notions simples de démocratie et de liberté pour être un dirigeant pragmatique donc tourner vers le réalisme pour développer son pays. C`était un idéaliste utopique qui prenait ses imaginations pour la réalité. Exemple: commander des tracteurs pour chaque village guinéen alors qu`on n`a pas aménagé même un hectare de lopins; finalement les tracteurs ont servi à transporter les membres du parti d`un marché forain à un autre. L`école est la mesure d`une humanité supérieure, votre "grand syli" en a fait des centres d`endoctrinement pour servir sa révolution; on commence la classe par son nom et on la termine par son nom! La panne de notre administration d`aujourd`hui vient du fait que 70% des commis de la haute administration sont des diplômés des pays de l`est (où très peu de cadres ont merité leur diplôme avec la solidarité socialiste) ou des CER guinéens avec l`enseignement d`abrutissement. Résultat: une éducation intellectuelle tournée vers le culte du chef sans discernement (on voit encore aujourd`hui comment le guinéen est prompt à faire d`un chef un demi Dieu: Sékou, Conté, Dadis). Ce sont les cadres qui font avancer un pays avec leur imagination à porter les changements d`idées et de mentalités. Malheureusement nos commis de l` etat n`ont de reférence que la révolution barbare et obscurissante de votre grand Syli. Mais voyez vous même les quelques changements intervenus dans ce pays sont uniquement l`oeuvre de jeunes diplômés des écoles occidentales qui comprennent qu`une autre vie est possible et que l`avenir ne se trouve pas dans les discours fleuves mais plutôt dans l`organisation et le travail (on l`a demontré pendant les evènements de 2007). Pour moi une révolution n`est pas synonyme de pouvoir personnel où seul les idées d`un chef (serit ce fou) constituent la verité. Mgr Robert Sarah l`a dit: la vérité n`appartient qu`à Dieu.
DIAMA, mardi 8 septembre 2009
Les microbarrages, les unites industrielles de toutes sortes, le sport, la musique, les grandes écoles, les universités ns devons tous à la revolution. Air GUINEE et ses pilotes et techniciens????
DIAMA, lundi 7 septembre 2009
Je te fais remarquer Monsieur Kouroumah que le Capitaine Tchana DIALLO a déjà démasquer les mensonges de Portos parce qu’il a même fait un copier-coller. C’est Baba Kaké qui l’a écrit pour la première fois : que pendant l’agression, deux officiers sont venus voir Sekou TOURE au palais pour lui demander la clef du magasin des munitions du camps Alpha yaya DIALLO. Le capitaine dit que c’est faux, parce que lui qui a récupérer un char vide de munition allant au combat avec deux opérateurs ; s’est présenté à eux au niveau de la camayenne et a pris le commandement du char. Arrivés au niveau de petit bateau, ils ont vu un bateau portugais, il leur a demandé d’ouvrir le feu sur le bateau. Il y avait que deux obus, après Tchana leur a demandé : mais ou partiez-vous comme ça avec un char vide ???? Une implication des officiers a été démasquée, faire semblant de défendre le pays en envoyant les jeunes à l’abattoir. Que c’est ainsi il leur a demandé demi tour pour rejoindre le camps Alpha yaya, une fois là bas il s’est adressé lui-même au Magasinier qui détenait toutes les clefs des magasins. Et c’est là même qu’il a insisté sur le propos là : quiconque vous dit que c’est le président qui détenait les clefs des magasins dites lui que c’est faux. En plus ton portos ne parle que de l’intérieur de la prison, tout le monde sait ce qui se passait la bas. Ce n’est pas ce qu’ils ont subit en prison qui nous importe aujourd’hui mais la raison qui les y a conduit. Nous savons tous qu’on ne va pas dans une prison pour s’y plaire, la prison représente l’enfer sur terre. C’est le pire des endroits sur cette terre mais pourquoi les prisons Mr Kourouma ????? JE DEPLORE MOI-MEME LA TORTURE, C’EST LA PIRE DES CRIMES ICI BAS. Tounkara Jean faraquet a reconnu les faits, il dit qu’il a été dénoncé par ses amis dans la torture certes mais les dépositions étaient fondées. Il dit que les guinéens ne sont pas allés au bout de leur effort, que ce qui les a fatigué c’est la dénonciation, la peur. Aucun complot n’est à nier. Si moi j’étais traître ou fils d’un fantoche, c’est aux délateurs que j’allais en vouloir pas au Grand SYLI. Faraquet dit que Le Grand SYLI a toujours eu quelqu’un pour l’informer de ce que les autres manigançaient. Si tu as besoin du journal je peux te le passer, Merci
DIAMA, lundi 7 septembre 2009
Kourouma ou sont les depositions des prisonniers du camps boiro???? Qui les a fait disparaitre, les comploteurs??? ou les boureau??? Alors je te dis qu`il ya eu jugement, peut etre pas à l`occidental mais il y a eu des depositions de tout le monde. Jean faraquet tounkara le confirme dans ses confessions. Arretez de mentir un peu, ça suffit
Kourouma Ibrahim, lundi 7 septembre 2009
A Diama: Je crois que vous êtes trop passionné mon frère et cela rend les échanges stériles. Oubliez les espions français ou portugais, ils sont à des milliers de Km de la Guinée et expliquez nous comment se fait il qu`à la mort de Sékou touré la Guinée soit dans un tel état de denouement total? complots ou pas ce type ne s`est jamais occupé du bien être des guinéens. Staline fut un terrible dictateur mais la Russie lui doit 70% de ses autouroutes et industries lourdes, les allemends pleurent encore Hitler le batisseur des cannaux qui relient le rhin aux régions industrielles de la ruhr. Donc ne confondez pas dictature éclairée qui consiste à lutter farouchement contre toutes les forces retrogrades pour mettre en oeuvre un idéal de développement bien pensé et soutenu par une volonté collective de construire une maison commune la nation, à la dictature aveugle de Sékou Touré et sa famille dans le seul but de s`accrocher au pouvoir quitte à mettre le pays en lambeaux et au prix du sng de ses meilleurs fils.
DIAMA, lundi 7 septembre 2009
ACTION ET REACTION KOUROUMAH,SANS ACTIONS JAMAIS DE REACTIONS. LES COMPLOTS D`ABORD ENSUITE LES TORTURES ET LES PENDAISONS. I NAKHA YO I BIRA DE MA, I KHA NEMOU I SAN NADINDE MA
DIAMA, lundi 7 septembre 2009
Je te fais remarquer Monsieur Kouroumah que le Capitaine Tchana DIALLO a déjà démasquer les mensonges de Portos parce qu’il a même fait un copier-coller. C’est Baba Kaké qui l’a écrit pour la première fois : que pendant l’agression, deux officiers sont venus voir Sekou TOURE au palais pour lui demander la clef du magasin des munitions du camps Alpha yaya DIALLO. Le capitaine dit que c’est faux, parce que lui qui a récupérer un char vide de munition allant au combat avec deux opérateurs ; s’est présenté à eux au niveau de la camayenne et a pris le commandement du char. Arrivés au niveau de ptit bateau, ils ont vu un bateau portugais, il leur a demandé d’ouvrir le feu sur le bateau. Il y avait que deux obus, après Tchana leur a demandé : mais ou partiez-vous comme ça avec un char vide ???? Une implication des officiers a été démasquée, faire semblant de défendre le pays en envoyant les jeunes à l’abattoir. Que c’est ainsi il leur a demandé demi tour pour rejoindre le camps Alpha yaya, une fois là bas il s’est adressé lui-même au Magasinier qui détenait toutes les clefs des magasins. Et c’est là même qu’il a insisté sur le propos là : quiconque vous dit que c’est le président qui détenait les clefs des magasins dites lui que c’est faux. En plus ton portos ne parle que de l’intérieur de la prison, tout le monde sait ce qui se passait la bas. Ce n’est pas ce qu’ils ont subit en prison qui nous importe aujourd’hui mais la raison qui les y a conduit. Nous savons tous qu’on ne va pas dans une prison pour s’y plaire, la prison représente l’enfer sur terre. C’est le pire des endroits sur cette terre mais pourquoi les prisons Mr Kourouma ????? JE DEPLORE MOI-MEME LA TORTURE, C’EST LA PIRE DES CRIMES ICI BAS.
DIAMA, lundi 7 septembre 2009
Aucun complots n`a été inventé, je te renvois ds les memoires des espions français et portugais. Si tu me dis que certains sont partis en prison qui n`avaient rien à voir ds ces complots je peux t`accepter. Mais cela n`enleve rien du caractere revolutionnaire du grand SYLI. Vous etes animés par la haine et repandez la confusion dans ce pays. c`est pourquoi rien plus ne marche dans ce pays, aussi bien politique, culture, sport etc;;; Rien mon cher.
Kourouma Ibrahim, samedi 5 septembre 2009
A DIAMA; je ne vous connais pas mais je sens que vous êtes un sékoutouréen convaincu, cela est normal, mais vous faites erreur en mon sens en supposant que tout ce qui critique Sékou réfute l`existance de complots contre son régime. En effet les complots contre les regimes totalitaires à parti unique foisonnaient en Afrique et aucun chef d`etat des années 60 et 60 n`y a échappé. Mais ce que l`on reproche à Sékou c`est de s`être servi de deux ou trois complots réels pour en inventer des dizaines aux fins de se débarasser de tous ce qu`il n`aimait pas même si ces derniers lui ont voué toute leur vie une fidélité indefectible. Autres points noirs sur la mémoire du tortionnaire de Conakry c`est la façon dont il a tué ses supposés comploteurs (diète noire, fusillade, pendaison publique, bastonnade, autres). Andrée Touré aurait dit à son mari " Sékou, si toutes les personnes qui sont à boiro sont contre toi alors il faut démissionner" Portos dans la "vérité du Ministre". Aussi mon frère, toutes ces personnes ont été froidement éliminés sans jamais être jugé. Autres points noirs sur la mémoire du maître de Boiro, c`est l`extrême pauvrété dans laquelle il a laissé la Guinée, comment un pays avec toutes ces richesses et au moment de la guerre froide ou tous les pays de l`est voulait nous aider, n`a t`il pas profité de cette aubaine pour nous gratifier au moins d`une grande réalisation comme le barrage de Konkouré? N`Krumah a fait Akossombo devant lui. A vrai die ce type ne s`est jamais préoccupé de développement mais seulement de son fauteuil sur lequel il est resté scotché avec le sang des meilleurs fils du pays. Selon André Lewin (ami intime de Sékou), le medecin qui aurait diagnostiquer la maladie cardio vasculaire de Sékou lui aurait dit: " Monsieur le président vous êtes cardiaque; Sékou répond: es ce qu`il me reste bocou de temps à vivre pour réparere au moins une partie des énormes torts que j`ai causé à mon pays et à mon peuple?"
sidime oumard, vendredi 4 septembre 2009
Monsieur olaid,ouvrez les yeuxs sur la realite de guinee,il y a quatre grands regions dans notre pays avec ses composants ethnique que vous connaissez,nous vous prions de revenir a la raisont d`arreter sous pretexte du pdg a taper sur les autres simplement qui ne sont de votre ethni. Vous etes demasquer et des individus de votre genres ne seront jamais accepter des patriotes guinee. pardon cesser de montrer votre haine de la sorte. malinkes n`est pas necessairement pdg. et encore une derniere fois cesser de montrer votre vrai visage de divisionniste.
DIAMA, vendredi 4 septembre 2009
Sékou Touré ou l’apogée du patriotisme africain 26 Mars 1984 – 26 Mars 2007 : 23 ans déjà que Ahmed Sékou Touré, le premier président de la République de Guinée mourait. En ce jour anniversaire de la disparition de ce grand leader africain, j’aimerais revenir sur ce que j’ai ressenti en le redécouvrant le jeudi 11 janvier 2007 au Ciné Club du Palais de la Culture à Treichville. Un peuple qui ne connaît pas son histoire est condamné à se répéter. Les patriotes africains qui sont aujourd’hui encore confrontés à leur maîtres de toujours pour la récurrente problématique de leur autodétermination devraient connaître leur histoire. Ils devraient revisiter, avec leurs propres yeux et leurs propres consciences, les différents héros de la Résistance africaine, que les vainqueurs d’hier ont traîné dans la boue. Les patriotes africains d’aujourd’hui devraient s’atteler à construire un pont historique reliant les dignes fils d’Afrique d’hier à ceux d’aujourd’hui, pour donner un sens et un mouvement à leur lutte historique. C’est pour cela que je salue du fond du cœur l’initiative du Palais de la Culture d’Abidjan, qui a décidé d’ouvrir sa saison culturelle 2007 en nous faisant redécouvrir un authentique fils de l’Afrique digne de tous les temps : Ahmed Sékou Touré, président de la République de Guinée de 1958 à 1984. Malgré tous les enseignements que j’ai personnellement tiré de la crise ivoirienne, malgré la méfiance logique et lucide que j’ai acquise vis-à-vis de l’histoire dite officielle, j’ai découvert à ma grande surprise qu’un peu de la boue dont l’Occident avec couvert Sékou Touré était resté dans un coin de ma tête. Je suis sorti du Palais de la culture transformé, ébloui par la lumière de la vérité sur un authentique héros de l’Afrique digne. Comme le disait Sékou Touré lui-même : «La Vérité n’est jamais isolée» (en réponse à un journaliste français – toujours les mêmes – qui évoquait son prétendu isolement international). J’ajouterai que la Vérité est aussi intemporelle, car les propos que j’ai entendu le Président Sékou Touré tenir dans un documentaire datant de plusieurs dizaines d’années m’ont semblé d’une surprenante actualité. Et l’homme lui-même était si élégant, si éloquent et si pétri de culture qu’on en arrive même à se demander si le patriotisme africain n’a pas perdu en qualité en fil des années ! Fini l’extase, venons-en aux faits. Qu’ai-je découvert cet après du jeudi 11 janvier 2007 au Ciné club du Palais de la Culture et qui m’a tant émerveillé ? 1. La démythification du Général de Gaulle Quand Sékou Touré reçoit le Général de Gaulle le 25 Août 1958, ce dernier est déjà une légende vivante aussi bien en France que dans tout l’espace francophone sous influence française. Vénéré par les chefs d’Etat et accueilli dans la ferveur populaire du Tchad à la Côte d’Ivoire en passant par Madagascar et le Congo Brazzaville, le général de Gaulle ne s’attend pas du tout à tomber sur un Sékou Touré absolument décomplexé, qui l’accueil en «collègue» comme il le dit lui-même. Mais l’accueil à Conakry recèle une autre particularité que nous révélera notre guide culturel du jour (Sidiki Bakaba) : tout au long du chemin qui mène de l’aéroport le Président Sékou Touré avait fait mettre en scène tous les crimes contre l’humanité dont la France s’était rendu coupable de l’esclavage à la colonisation (en lieu et place des danses et autres festivités folkloriques servies ailleurs). Sans oublier le discours qu’il lui tient, dans lequel il lui rappelle qu’en tant que héros d’un peuple qui a souffert d’une occupation (et qui a bénéficié de l’aide des africains pour se libérer), il était bien placé pour comprendre le désir de liberté des africains. S’en suivit donc le «NON», un «NON» d’autant plus retentissant et historique qu’il a été adresse à l’homme du «NON» en France ! Le petit fils de l’Almamy Samory Touré explique une vingtaine d’année plus tard dans le documentaire que son histoire et son éducation lui interdisait de se soumettre docilement à un autre homme, fut-il un colon et fut-il le général de Gaulle lui-même en personne. «Un homme qui a aimé la Vérité et l’a pratiquée ; un homme qui n’a eu peur que de Dieu et du peuple, mais pas des autres hommes !», voilà ce qu’a répondu Sékou Touré à la dernière question du journaliste à la fin du premier des trois documentaire que nous avons visionné ce jeudi. 2. Le combat pour la Vérité, la réciprocité, et l’universalité Quand on s’interroge profondément sur le destin médiatique et occidento-historique de Sékou Touré (ce que je faisais dans cette salle du Palais de la Culture pendant que passaient les documentaires sur sa vie), on peut se poser une question : Pourquoi l’histoire occidental et les médias dominants voudraient-ils nous faire croire que, comme par hasard, celui des fils de l’Afrique qui s’est montré le plus digne lors de la campagne du général de Gaulle pour sa fameuse Communauté, s’est avéré être un sale dictateur sanguinaire et paranoïaque ? La vérité, c’est que dès que Sékou Touré a dit son ô combien courageux «NON», la machine coloniale française s’est déchaîné contre lui pour prouver une chose : qu’il n’a aucun salut en dehors de la soumission et de la docilité pour les africains ! Les français ne partent donc pas gentiment comme l’avait promis le général de Gaulle lors de sa campagne ; ils partent en sabotant toutes les infrastructures et tout le matériel qui existaient en Guinée à l’époque. Mais ils ne se sont pas contentés que de ça. Ils ont aussi en permanence fomenté des coup d’Etat en finançant et en armant les esclaves mentaux et autres collabos de la Guinée ou de son voisinage. Ensuite, comme dans la crise ivoirienne aujourd’hui, ils ont utilisé leurs puissants médias pour faire passer les assassins et les criminelles pour des victimes angéliques, et le Président Sékou Touré pour le bourreau, le sanguinaire, le dictateur, le paranoïaque ! Toujours faire passer le vice pour la vertu et vice versa ! Sékou traité hier comme Mugabe, Kagame, Gbagbo sont traités aujourd’hui !!! Mais ce que les documentaires montrent, c’est le combat héroïque de Sékou Touré pour la vérité, la réciprocité et l’universalité des jugements et des concepts. Extrait. M. le président, on dit qu’il y a des prisonniers politiques en Guinée. Oui ou non y a-t-il des prisonniers politiques ? Ce ne sont pas des prisonniers politiques, les mercenaires qui ont été arrêtés à la suite d’une agression dont nous avons été victimes. J’appelle prisonnier politique, un homme qui par écrit, par parole, pose, et de façon contradictoire avec le régime administrant le pays, les problèmes du pays. J’appelle cela délit d’opinion si cet homme était inquiété. Mais celui qui est allé à l’extérieur, se mettre au service de l’impérialisme, s’enrôler, subir des préparations militaires, emprunter des bateaux étrangers, venir dans son propre pays, avec les armes et les munitions pour assassiner les hommes de son pays, et nous avons eu 360 victimes, ces hommes-là ne sont pas des prisonniers politiques. Ils n’ont qu’à répéter demain leur forfaiture, le peuple de Guinée leur prouvera qu’il est un peuple conscient et résolu dans la défense de sa liberté et de sa souveraineté. Sur ce plan, je n’ai de compte à rendre à personne d`autre qu’à mon peuple. Et vous savez, le peuple sait quelle est sa position à l’égard de son régime. M. le président, pour donner peut-être plus de poids à ce que vous venez de dire, permettrez-vous à une organisation internationale, comme la Croix rouge, de venir ici, chez vous, constater ? La Croix rouge peut venir à tous moments. D’abord, nous ne sommes pas membres mais je l’accepte pour faire le démenti aux menteurs qui en France écrivent ou parlent. Pas seulement la Croix rouge, tous ceux qui n’aiment pas la Guinée, mais pourvu qu’ils puissent vous dire la vérité, sont autorisés à venir en Guinée, circuler dans tous le pays. S’ils veulent visiter les prisons, qu’ils les visitent. La Croix rouge internationale? Vous pouvez prendre n’importe quelle organisation, de votre préférence. M. le président, autre problème épineux auquel vous vous attendez bien sûr, celui des Français qui ont disparu en Guinée. Comptez-vous, lors de ce voyage officiel, donner des assurances aux familles qui attendent en France, en tout cas c’est ce qu’elles disent, la vérité sur cette affaire ? Je ne connais aucun Français qui ait perdu la vie en Guinée. Je connais des ministres, des ambassadeurs guinéens qui se sont vendus aux puissances étrangères… Qui avaient la double nationalité Mais s’ils ont la double nationalité, c’est leur affaire. Pour moi, ce ne sont pas des Français, ce sont des Guinéens. Ils ont épousé des citoyennes françaises ; ils ont eu ainsi la double nationalité par rapport à votre législation. Mais pour moi, ce sont des Guinéens. Ils ont été élus députés comme Guinéens. Ils sont membres du gouvernement en titre parce qu’ils sont Guinéens. Et les comptes à l’extérieur qu’on leur a ouverts, les dollars, les francs français, les deutschemark qui tombaient à leur compte sont de la trahison. C’est une forfaiture qu’ils ont commise, ceux-là. Et la France que je connais, le peuple français que je connais ne peut pas soutenir la forfaiture et les auteurs de crime à l’endroit du peuple qui les a engendrés. M. le président, la France ne veut pas se mêler de politique. Elle demande tout simplement, ou plutôt les familles demandent qu’est-ce qui leur est arrivé ? Est-ce que vous pouvez répondre à cette question ? Je pose une question. Je suppose que ma fille épouse un Français. Que ce Français soit ministre, ambassadeur, officier supérieur ou simple ouvrier et qu’il porte atteinte à la sécurité de la France, qu’il trahisse sa nation. Qu’il est finalement condamné par les juridictions françaises. Ai-je moi un compte à demander au gouvernement français s’agissant de ce Français? J’ai trop de respect pour le peuple français et le gouvernement français, et je ne m’amuserai jamais à poser une telle question au gouvernement français. M. le président, si je vous comprends bien sur cette affaire, ces huit Français … Huit Guinéens. Ils sont Français pour vous. Dites les huit Guinéens. Ils ont été condamnés par le peuple guinéen et exécutés. Et vous ? Voyez Historia n°36 intitulé : «Les Français contre les Français». L’auteur de l’article se félicitait que 17 communards aient été exécutés par le peuple parce que ceux-là incarnaient la trahison vis-à-vis de leur patrie, la France. Il se félicitait que le peuple français, patriote qu’il est, ait réglé le compte à la plupart des traîtres. 110 000 traîtres ont été directement jugés, exécutés par le peuple. Alors vous croyez que la logique c’est pour la France ? La logique n’existe pas pour l’Afrique, le sentiment patriotique n’existe pas pour la Guinée ? Je ne voudrais pas répondre à cette question. Nous voulons faire l’amitié. Tenons compte de l’identité et aussi de la différence. L’identité, notre commune volonté à coopérer sur la base de l’égalité dans l’intérêt de la France et de la Guinée. La différence, je suis Guinéen, vous êtes Français. M. le président, on dit qu’une page est tournée entre la France et la Guinée. Est-ce que c’est vraiment votre sentiment ? C’est ma volonté. C’est mon espoir. Chez nous, c’est tourné. Mais puisqu’on parle toujours de huit Français, des Guinéens traîtres, je me demande maintenant si la page est encore tournée en France ou si vous êtes toujours en train de relire les pages du passé, des erreurs du passé que vous avez commises en notre endroit. Ce n’est pas nous qui avons commis des erreurs à l’égard de la France. C’est la France qui a commis des erreurs en notre endroit. Et, je suis sûr que si le peuple français savait les dessous de cette affaire d’agression, eh bien, il donnerait nettement raison à la position guinéenne parce que je connais la logique qui sous-tend les activités du peuple français. Pas tous. Et j’estime qu’un parti socialiste doit se réclamer du peuple français, incarner les valeurs morales, idéologiques et historiques du peuple français, défendre la vérité historique et la vérité sociale de la France. C’est pourquoi je garde l’espoir, pour moi, que la page est tournée. Et qu’on ne me fasse pas revenir sur ce triste passé. M. le président, quand les journaux, les livres d’histoire disent : Sékou Touré est l’un des grands leaders révolutionnaires. Est-ce que vous acceptez ce jugement historique sur vous ? Je laisse à chacun le soin d’apprécier ce qu’il voit. Mais ma vocation est de faire la révolution avec mon peuple et pour mon peuple. Ma volonté est de demeurer serviteur de mon peuple. Entre l’être et l’avoir, j’ai choisi l’être. L’identité, la personnalité que je voudrais confondre avec la vérité et la justice dans toutes les attitudes. Quelle image de vous aimeriez-vous que l’histoire colporte ? C’est de dire que c’était un homme qui a été au service de son peuple. Un homme qui a aimé la vérité et l’a pratiquée. Un homme qui n’a eu peur que de Dieu et du peuple, mais pas des autres hommes. Voici l’homme que j’ai découvert ce jeudi 11 janvier 2007 ! Et là, vous n’avez là qu’une toute petite partie de l’histoire ! Si notre Afrique n’était pas si remplie de complexés et d’esclaves mentaux, Sékou Touré serait aujourd’hui l’équivalent, dans notre mémoire et dans nos esprits, de ce que de Gaulle représente pour les français. Il est le premier des temps moderne à avoir dit «NON». Il a même dit «NON» à l’homme devenu célèbre pour avoir dit «Non». Il s’est voulu son égal. De mon point de vue, du point de vue africain, il est aujourd’hui son supérieur ! Cet homme-là mérite d’être connu et réhabilité.
DIAMA, vendredi 4 septembre 2009
Mémoire de Sékou Touré 50 ans après le Non à la France AUTEUR: SERIGNE SECK Je vous ferai remarquer que vous ne proposez aucune source qui vient corroborer les accusations que vous portez contre le régime Guinéen entre 1958 et 1984. Aucune ! Messmer, Foccart, et Mamadou Dia du Sénégal ont confirmé dans leurs mémoires les coups d’états préparés depuis l’Élysée contre le régime de Sékou Toure. Il devint le « Castro » Français. «Sékou Toure je le veux à plat ventre» (De Gaulle) Il ne fait aucun doute que la France, qui vécu comme une humiliation le non de la Guinée au referendum de 1958, a cherché à prouver par tous les moyens l’impossibilité d’une réussite africaine sans la France. Auriez-vous seulement lu le texte du referendum ? Il n’ya pas de morale en politique, il n’y a que des conjonctures, des circonstances qui appellent des décisions. Pourriez vous penser Sékou Toure ne serait-ce qu’une minute dans le contexte des années soixante ? Entre 1958 et 1973 Sékou Toure a vécu entre deux assassinats : Ruben Um Nyobe (1958), Felix Moumié (1960), Nkrumah (déposé 1966) ; Lumumba ; Okito ; Mpolo (1961), Olympio (1963), et Cabral (1973). On lui reproche d’avoir survécu à la violence de son époque, de ne pas être mort comme tous les autres, d’avoir échappé au martyr, de ne pas avoir succombé à l’angélisme de Lumumba qui lui couta la vie. Avez-vous lu les ouvrages de Jules Chomé et de Kamitatu sur les circonstances qui précédent son assassinat ? Votre plus grande faute est de penser Sékou Touré comme on pense De Gaulle, c`est-à-dire un homme à la tête d’un état pourvu d’une structure et qui ignore les contingences des rivalités ethniques. Votre seconde faute est de n’avoir pas compris que Sékou Toure dés 1958 à déjà perdu. Le «non» pour lequel il opte était une décision qui n’avait de sens que dans le cadre de la conservation des grands ensembles (AOF ; AEF), trahi, tout seul, il n’avait aucune chance. Vous pensez réellement qu’il était possible de construire la Guinée dans de pareilles circonstances sans qu’il y ait mort d’homme? Il se peut qu’il ait tué des hommes comme on déracine des arbres, (ce qui reste à démontré de façon tangible) mais à ce jeu là, il n’était qu’un apprenti. La France tue 48.000 personnes à Sétif en 1945 ; un million d’homme en Algérie entre 54 et 62, sans oublier la torture, documentée par Verges, Vidal-Naquet et le général Aussares et il n’y a personne pour hurler au crime ! Avez-vous visité les sites des victimes de bombardement à l’arme chimique au Viêtnam, sous Johnson d’abord et sous Nixon ensuite ? Où sont ces bourreaux? Ils dorment tranquilles au panthéon des grands hommes, criminelles immortelles. Je vous rappellerai que c’est la «Terreur» révolutionnaire qui enfanta la France Républicaine. Mais par delà toutes ces considérations, ce qui me dérange le plus chez vous, c’est que vous faites là ou on vous demande de faire ! Serigne SECK Titulaire d’un DEA en Histoire de l’Afrique Université de Paris I
DIAMA, vendredi 4 septembre 2009
Sauf si memoire ment, mais Mamadou DIA, Pierre Messmer, Jeaques FOCCART, Maurice Robert et meme Tounkara J.F ont deja temoigné. Sekou TOURE n`est pas à l`origne de nos probleme. Nous savons que ce pays a connu des minables qui ont preté le flan aux occidentaux pour destabiliser la GUINEE, et les consequences nous les vivons. Merci
DIAMA, vendredi 4 septembre 2009
« Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c`était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j`ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J`ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l`organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l`avais fait interner. On l`a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d`un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d`un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d`avoir voté « Non » au référendum lui a valu d`essuyer maints complots ourdis par l`extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l`époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j`ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles, je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d`entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeait notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d`appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J`ai la preuve qu`un complot contre la Guinée s`est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j`y avais fait entreposer. Après quoi, j`adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l`affaire. Ils réussiront à s`enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s`évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu`ils déclareront à l`enquête était si grave que je dus, pour des raisons d`État, les relâcher. Aujourd`hui, bien que délié de mes obligations d`autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. » Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu`il eut avec le haut représentant de la France (l`ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L`affaire exposée dans la lettre que m`a remise le colonel Fall méritait en effet que j`en sois avisé et j`ai apprécié l`esprit dans lequel vous l`avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d`ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d`une de ces visites, il sera même fait grand-croix de la Légion d`honneur, Archives Foccart, Arch. nat., carton 80, dossier 268.
Habib, jeudi 3 septembre 2009
Cet ollaid est un inconscient de ce qu`il est entrain de dire, il est entrain de gacher son avenir car de la tout le monde connait ses limites, Tjour celou celou cela veut dsire koi, que penser tu montrer sur la vie de cellou uniquement que de l`ethnocentrisme, tu es loin d`arriver a ton but
Kourouma Ibrahim, mardi 1 septembre 2009
C`est decevant M. Ollaid; j`avais cru que vous n`etiez pas encore atteint par ce virus qui gangrène l`élite guinéenne, l`ethnocentrisme. Si Cellou est propre c`est que vous légitimez du coup toutes les tuéries de Sékou Touré, tous les detournements et assassinats de Conté. Avec cet article vous avez montré votre vrai visage; alors aux oubliettes vos belles analyses sur le regime de Sékou et Conté. Ppour moi Cellou Dalein est aussi criminel que Conté son mentor, d`ailleurs il a dit et repété que Conté vivant lui Cellou ne serait jamais candidat, donc ce type n`a aucune conviction politique et n`agit que par opportunisme. Dommage que dans ce pays l`opposition politique se résume à des individus ayant acquis une certaine fortune soit en pillant le pays (Cellou, Sidiya, Lounceny Fall, Mamadou Sylla) ou en s`identifiant à un groupe ethnique supposé lésé par le regime en place (Alpha Condé, feu Siradio et Bah Mamadou) d`où la difficulté pour la classe politique à faire front commun et asseoir les bases d`une démocratie.
sidime oumard, mardi 1 septembre 2009
tu commence serieusement a nous de tes debats sterils,sur le pdg,tu as abandoner a tirer sur les autre leader biensure qui ne sont de ton ethni,je vous croit tres injuste et raciste vision limite, essayons plutot de nous unir en ces temps ou une troisieme dictares plus dangereuse que les precedents risque de nous diviser encore plus q`avant,le pdg actuel n`est l`ombre de lui meme,laisser l`ogre dans son sommeille,a temps voulu une conference national reglera ce probleme avec le nombre de victimes de ce regime inique et sur l`emplacement des fosses communes.Moi le pdg ne m`effraie pas du tout,mais la reconciliation national et le pardon entre les compossantes etniques du pays et aussi trouver un socle pour notre unite national. qui me tient le plus a ceur Monsieur ollaid je vous de laisser ces debats sterils un jour l`occation vous seras donner de vous deffouler sur votre sujets favori tous sauf mon ethni.
Mohamed D, lundi 31 août 2009
Comble de l`inconséquence! le problème de la Guinée c`est toujours le PDG, Kouyaté et Souaré. Le "flegmatique" Cellou ("style anglais")est un saint. Le pouvoir doit lui revenir de droit! Merci Ollaid
Conde, lundi 31 août 2009
Ecrire une chose et son contraire n`est possible que chez les confusionistes. Mr OULAID ,Tu ne peux t`attaquer indefiniment a KOUYATE alors que CONTE et a fait 24 ans au pouvoir et dans ses 24 ans kouyate n`a travailler que pendant 15 mois avec CONTE , C`est malhonnete de trouver CELLOU propre et CONTE impropre. soyons serieux dans nos folies quand meme. La verite selective ne fera pas avancer ce pays. Pour le cas du pdg il faut faire tienne les propositions de dansoko pour te satisfaire enfin.
Youssouf Bangoura, lundi 31 août 2009
Eh oui tout à fait d`accord avec cette belle demonstration de Diaby, en la matière pas de difference entre Dadis et dalein, si ce n`est que Dalein lui au moins n`a jamais tué ni ordonné de tuer ses compatriotes. Les deux ont aidé Conté chacun à sa façon à se maintenir et à appauvrir la Guinée, c`est un fait connu par tout le monde, aucun des deux n`est bon pour la guinée, aucun des deux n`est propre, ils sont tous nefastes. Ca nous revient d`exiger à ce que les deux soient mis hors de nuissance, maintenant que jamais on doit choisir, on ne doit plus se laisser berner par des belles paroles comme cela a été avant. La guinée est regorgée des fils competents, honnêtes et patriotes, on ne doit choisir que celui ou celle qui ne traine pas un casserole.
Doura B., dimanche 30 août 2009
Je suis heureux de constater que M. Dansoko est de retour.
Issiaga DANSOKO, dimanche 30 août 2009
Tout est bien dit et compris. Les malheurs de la Guinee sont tous imputables a Sekou TOURE et au PDG! Ne cherchons plus rien. Nous vous laissons le soin d`aller deterrer AST pour faire de lui ce que vous voulez. Ainsi, les problemes de la Guinee seront resolus! Issiaga DANSOKO
Diaby, dimanche 30 août 2009
Et oui M. Ollaid, Je suis triste aussi de constater que rationalité peut difficilement expliquer certaines prises de positions de certains compatriotes sur et hors net quand il s’agit de la situation politique dans notre pays. Ce qui est plus inquiétants est le fait que c’est la couche intellectuelle qui semble la plus touchée. Sur la politique en Guinée, la corrélation entre objectivité et diplôme (ou temps passé dans les pays démocratique de l’occident) disparait complètement. Les positions des uns et des autres sont plus dictées par le cœur que par la tête. On laisse les sentiments prendre totalement le dessus sur la raison et les faits. C’est très dommage pour le pays. Peut-on vraiment critiquer Conté, dénoncer la malgouvernance et la corruption de son système (celui que vous appellez « Conteisme » : « je m’en mets plein la poche avec arrogance ») et soutenir Dadis ? Je crois comme vous qu’en toute logique c’est impossible, à moins que l’on ne soit de mauvaise fois ou animer par d’autres raisons complètement subjectives. Et, même dans ce cas, Dadis est entrain lui même de montrer et démontrer à la Guinée et à la communauté international, qu’il ne peut faire que pire que ce que Conté a fait. L’attitude de ceux qui s’entête à voir en lui un homme d’Etat devient alors complètement incompréhensible. Mais ils ne sont pas les seuls malheureusement. Pour le voir, je vais reposer la même question mais dans une autre direction : Peut-on vraiment critiquer Conté, dénoncer la malgouvernance et la corruption de son système et soutenir Cellou Dalein Diallo? Pour moi comme dans le cas de Dadis, c’est illogique. Ca n’a pas de sens ! Cellou a servi avec zèle son mentor, Lansana Conté, pendant 11 ans sur les 24 que ce deniers a passé à la tête du pays. Il était l’un des piliers de ce régime. Pour moi donc, on ne peut pas d’un côté dénoncer le « Conteisme » et de l’autre défendre que les hommes qui faisaient ce système sont propres. Si Cellou est propre, je ne vois pas parmi les hommes de mains de conté qui ne l’est pas. Pour être cohérent avec lui-même, Cellou s’est interdit toute critique envers Conté (Un peu comme Dadis). C’est un courage qui force l’admiration (en tout cas la mienne). Après cet état de fait, des guinéens s’entêtent à blanchir et soutenir Cellou comme les supporters de Dadis. Pour moi c’est simplement incompréhensible. En conséquence, je crains forts bien que vous ne soyez obligé de revoir à la hausse votre proportion de « guinéens malveillants, complexé et vénaux ». Quant à moi, je pense qu’aujourd’hui dans notre pays, très peu de personnes font des choix politiques par conviction ; beaucoup le font pour d’autres raisons, très souvent ethniques. C’est dommage, mais c’est cela la vérité.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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