lundi 29 décembre 2008
Guinée : Est-ce l'annonce du bout du tunnel ?
Ansoumane Doré

Rassurez-vous, ce n'est qu'une interrogation et je pense que les Guinéens le voudraient bien sans trop y croire. Il faudrait que les nouveaux dirigeants en donnent rapidement des indices. Je dis bien des indices car des enthousiastes du putsch et des sceptiques voire des opposants même sans aucun moyen tangible d'action vont d'emblée se manifester comme à chaque fois et ceux (Guinéens), en situation d'observateurs et non d'acteurs de terrain doivent écouter les argumentations des uns et des au lieu des habituels tirs à boulets rouges. Dans aucun pays, y compris ici en France, aucun groupement ne peut honnêtement prétendre parler au nom de tous les Guinéens, sur cette question. Le scénario du coup d'Etat militaire étant devenu le mode opératoire de la succession à la Présidence de la République de Guinée, est-il raisonnable de repartir à chaque fois avec un enthousiasme débordant ? Mais les Guinéens sachant parfaitement que la Guinée actuelle est loin d'être un Etat de Droit, pouvaient-ils s'attendre à autre chose qu'à un coup d'Etat pour régler la succession de Lansana Conté qui n'avait dû sa longévité au pouvoir (24 ans) qu’à l'Armée? On peut se convaincre d'une chose, c'est que l'Armée étant divisée, le coup d'Etat serait de toute manière menée par un camp ou par l'autre. C’est le camp le plus rapide qui l'a mené.

Ce type de changement de Président semble renforcer l'image de la Guinée comme un cas en Afrique Subsaharienne. Un cas pour avoir été le premier territoire (appellation de l'époque) d'Afrique francophone à accéder à l'indépendance en 1958. Un cas pour avoir transformé cette indépendance qui avait drainé un immense crédit international, en enfer pour les Guinéens en massacrant un grand nombre et en faisant fuir plus de 2 000 000 à l'étranger. Un cas dans la personnalisation du pouvoir politique en pouvoir personnel au point de déifier le Président de la République et de lui permettre de littéralement s'approprier les hommes et les choses de Guinée. Appropriation qui a été jusqu'à disposer de la vie chaque citoyen (1958-1984) et appropriation des biens économique poussée à son paroxysme (1984-2008). Toute cette évolution dont une minorité de margoulins a tiré profit, a conduit à une mentalité particulière reposant sur des mythes, des faux mythes qui marquent profondément notre vie nationale. Mythe de l'homme providentiel de 1958 qui a sauvé les Guinéens de l'esclavage, pour la dignité et la liberté. Mythe d'un pays riche qui a vu, voit toujours ses enfants fuir vers l'étranger et notamment vers les pays qu'on avait dépeints à leurs grands-parents et parents comme des incarnations de Satan sur terre. Mythe, enfin, qu'existe un Etat guinéen, parce que celui-ci s'est doté, mais en apparence, de tous les attributs d'un Etat moderne. Tous ces mythes ne permettent pas encore que les choses se passent comme ailleurs. C'est ce qu'il faut que les générations de jeunes Guinéens comprennent et c'est pourquoi, il faut encore longtemps revenir sur ces aspects. 

Enfermés dans tous ces faux mythes, des Guinéens se sont cadenassés dans des certitudes qu'on peut résumer dans l'expression "pas de problème" utilisée même dans des contextes difficiles. Ces certitudes ont fini par engluer presque tout le monde dans la médiocrité, malgré des qualités naturelles indéniables des Guinéens. Les combinaisons de toutes ces certitudes ont fait de nous, Guinéens, un cas en Afrique. Certes, on me citera les tentatives permanentes de luttes souterraines et de résistances héroïques sans lendemain de 1960 à 2008. Il en fut ainsi de la levée comme un seul homme des femmes contre la police économique en 1977, du sacrifice de jeunes Guinéens en janvier-février 2007 pour ne citer que ces exemples. Mais de ces tentatives laquelle a mis à bas le système politique guinéen? En cinquante ans, deux Présidents de la République ont régné de façon absolue et sont morts dans leur lit, c'est-à-dire tranquillement. Depuis les indépendances africaines, on connaît peu d'exemples du type guinéen qui ont pu transformer un homme ordinaire comme Lansana Conté en un Chef d'Etat à la longévité de pouvoir de près d'un quart de siècle qu'envieraient bien de ses homologues. D'où des tripatouillages de "constitutions", ici ou là pour se maintenir aussi longtemps que possible en place. Quand de grandes démocraties connaissant ces situations invoquent ces "constitutions" pour parler d'accession au pouvoir, on mesure le peu de considération qu'elles accordent aux Africains.

Le cas guinéen d'accession à la magistrature suprême du pays conduit en tout cas à se poser la question qui me semble être essentielle. C'est celle de savoir si nous étions sous Lansana Conté dans un Etat de Droit ou non. Il me semble que même le Guinéen lambda qui a, un jour ou l'autre, eu à faire à ce qu'on peut appeler la justice de son pays, vous répondra qu'il n'y a pas de justice. Et on peut faire la même constatation jusqu'au niveau de la Constitution du pays. Dans une telle situation, tous les cas de figure de l'accession au pouvoir peuvent être envisagés. A moins d'être rêveur, le coup d'Etat d'une partie de l'Armée n'est donc pas une surprise. Ce qui pouvait paraître comme une surprise pour beaucoup de Guinéens aurait pu être les condamnations de ce coup d'Etat par les Grandes démocraties et les grandes organisations internationales (Union Africaine, Union Européenne, Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Celles-ci connaissent parfaitement la situation de la Guinée et il me semble que leurs condamnations ont été faites pour le principe du non accès au pouvoir par la force. C’est ce qui me semble être leur justification de fond. Toujours est-il que toutes ces condamnations devraient être à présent sans objet dans la mesure où le gouvernement renversé et les principaux leaders de l'opposition politique se sont ralliés au coup d'Etat. C’est du reste ce qu'a compris le Président sénégalais Abdoulaye Wade qui a demandé à la France de soutenir le nouveau régime. Ce qu'il faut à présent examiner entre Guinéens et qui, de toute façon ne changera rien à la situation, ce sont les arguments des uns et des autres sans se vouer aux gémonies. Les trépidations et les frétillements qui animent quelques uns, n'ont pas de chance de changer les choses sur le terrain en Guinée.

Si l'on revient sur ce terrain, en Guinée, la question relative à l'équipe du capitaine Moussa Dadis Camara est de savoir qui sont ces hommes? On n'a jamais réellement connu un homme même si on l'a approché et discuté avec lui. Sans aucune esquisse de réponse à cette question, je ne me hasarderai pas dans des déclarations enthousiastes ou dans la facilité de procès d'intention. Je me souviens seulement qu'en étant instituteur à Boké pour l'année scolaire 1956-1957, avant de poursuivre des études supérieures l'année suivante, j' y avais rencontré, en audience privée, au mois d'avril 1957, Sékou Touré, en tournée dans le pays. Il m'avait fait la meilleure impression pour l'avenir de la Guinée. En fin du mois d'avril 1984, ayant été dans la délégation invitée par le CMRN à se rendre à Conakry, j'ai eu l'opportunité de rencontrer le Colonel Lansana Conté à la Mission catholique de Conakry par l'entremise de Richard Haba, alors Ministère des Affaires Economiques. Un quart d'heure de conversation m'avait laissé une bonne impression pleine de bon sens pour l'avenir de la Guinée. Dans ces deux cas, ce fut mon unique et rapide rencontre avec nos deux anciens Présidents mais la suite de leur action pour l'avenir de la Guinée a été aux antipodes de ce que j'avais entendu.

C'est pourquoi, en ce qui concerne Moussa Dadis Camara, j'attends de voir et je ne me hasarderai pas à lancer la moindre impression, je n'ai aucun élément en mains pour le faire. Je dois toutefois affirmer que si la fraction de l'Armée qui a pris le pouvoir "s'équipe" pour en finir avec la situation d'Etat-Néant en Guinée, alors ça sera bon pour la Guinée.

Pour l'instant, je note seulement que je redoute que la nouvelle équipe dirigeante de la Guinée ne se heurte à l'obstacle majeur à de vrais changements dans notre pays et qui tient du schéma culturel politique qui enserre tous ceux qui sont dans la politique active. Il s'agit de la mentalité pétrie de laxisme et de compromissions ambiantes. Il faut que Moussa Dadis Camara et ses compagnons aient une conscience élevée dans la formation de l'équipe à mettre en place. Il ne s'agit pas de partage de gâteau mais la Guinée n'est encore qu'une nation en formation. Sans procéder à une répartition arithmétique des responsabilités dans l'équipe, il faut absolument tenir le plus grand compte des sensibilités régionales. Cela ne semble pas paraître dans la liste des 32 noms du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD). Cette considération semble un facteur important d'adhésion ou non à l'action à entreprendre par la nouvelle équipe dirigeante du Pays et bien sûr un facteur d'apaisement social général en attendant de s'attaquer aux nombreux problèmes.

Ansoumane Doré, Dijon (France)
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Ansoumane Doré, jeudi 1 janvier 2009
Mon cher Dansoko,je ne crois pas que être un Guinéen fortement attaché à la question ethnique pour l`évolution de la Guinée.Et si vous relisez ettentivement mon texte, vous verrez qu`il n`y a aucune arrière-pensée ethnique dans le sens étroit de ce terme.Mais il n`y a pas de politique qui vaille sans substrats sociologiques.Je crois que c`est trop simple d`affirmer pour un pays comme la Guinée,que ce soit tel ou tel groupe ethnique qui gouverne, cela n`a aucune importance pourvu que le pays soit gouverné.Certes,mais cette position n`est pas encore celle de tous les Guinéens et je ne me situe pas dans ce camp mais j`en tiens compte.Tl faudrait que les nouvelles autorités guinéennes réunissent les meilleurs de toutes les régions et ceux-ci existent partout,pour la réussite de la rédemption nationale.Ceux de ma génération qui ne se situent plus dans ces meilleurs ne peuvent donner que ce genre d`avis au CNDD dont ils souhaitent la réussite pour la Guinée.
Issiaga DANSOKO, jeudi 1 janvier 2009
La prudence de M. Doré se justifie par sa propre expérience. Je comprends donc son recul. Je suis beaucoup plus jeune et moins expérimenté que lui, mais partage entièrement la distance de sécurité qu`il observe dans ce texte. Je suis seulement moins enthousiaste pour la fameuse arithmétique ethnique évoquée par M. Monènembo en 2007. Le plus intéressant, à mon avis, c`est le programme affiché par la junte. Que celui-ci soit réalisé uniquement par des Badjaranké, Koniagui ou Mano, cela a peu d`importance. Si l`on estime que la Guinée est "une nation en formation", celle-ci ne sera jamais formée tant qu`on continue de regarder l`arbre généalogique des membres des différents gouvernements ou des structures publiques sensées parler au nom de la Guinée. Surtout que vous avez affirmé vous même que l`armée est divisée et que ce sont les plus rapides qui ont mené le coup. Le groupe pro-coup d`Etat et le plus rapide, c`est celui des 32 personnes dont nous avons vu la liste. Je ne crois pas que quelqu`un y ait été exclu à cause de son appartenance régionale. Ce sont ces 32 qui ont pris le risque de s`engager, mais ils ne sont pas le gouvernement à mettre en place par le PM. Ils sont en position de force et ont des idéaux. Ils ne prendront certainement pas quelqu`un qui ne partage pas leur philosophie. Pour terminer, je voudrais signaler que je n`ai lu aucune réaction de votre part et de beaucoup qui écrivent sur ce thème de "l`équilibre ethnique" après la formation du gouvernement de M. Souaré qui ne respectait pas, à mon avis, le fameux équilibre. Bien à vous et bonne année à la Guinée et aux Guinéens!
Bocar Baila Ly, mardi 30 décembre 2008
J`invite tous ceux qui espèrent pour notre pays à prier pour que la Guinée s`en sorte! Je souhaite que cette fois-ci soit la bonne.
Barros Diallo, mardi 30 décembre 2008
Merci grand frère Modibo, j` allais écrire à peu près la meme chose que vous, tout en précisant que Mr Doré semble avoir pris encore beaucoup plus de recul. Cela se traduit dans la question titre et dès le premier paragraphe de ce texte. Pour abonder dans le même, j` ajouterai juste qu` entre Guinéens l` on aprenne à s` écouter et à respecter les opinions des uns autres auxquelles l` on est pas obligé d` adhérer. Nous semblons vouloir aboutir à la même chose mais par des méthodes différentes, Il serait donc souhaitable de tenir en compte les opinions des uns et des autres, c`est l` essence meme de la décmocratrie, sur ce chapitre, Nous avions près d` une cinquantaine de partis politiques en Guinée et donc au moins autant d` opinions différentes. Pouvons nous en tenir compte sans accuser les uns et les autres de sorcellerie. Ce n` est pas en accusant les autres que l` on parait moins interessé cela ne fait que compliquer le débat. Merci Pr Doré: leçon bien comprise.
Modibo, UK, lundi 29 décembre 2008
La remarque de Barros a la chronique de Tass est valable pour Le Doyen. Savoir prendre du recul pour reagir froidement par rapport a un evenement majeur est une grande qualite que ne possedent que les sages. Et il est unitile de preciser que la sagesse s`acquiert avec l`age et l`apprentissage. En tout cas Sage! le doyen l`est serieusement. C`est comme le prouve d`ailleurs cette analyse prudente qui nous pousse a l`observation et a la vigilance. Elle nous indique que pour l`instant rien ne nous pousse a etre ni trop pessimiste ni trop optimiste, qu`il faut savoir se placer au juste milieu par prudence. Woppa Sow, je suis aussi d`accord avec vous sur la question relative a la representativite regionale. Elle est tres pertinente et m`etait meme venue a l`idee au moment ou je mettais en ligne une de mes reactions. Je l`ai cependant tue en me disant que je n`avais pas a m`en faire dans la mesure ou l`armee n`est au pouvoir que provisoirement, juste pour le temps d`assurer une souple transition vers la democratie. Mieux, je me disais aussi que si le CNDD realisait sa promesse selon laquelle le gouvernement de transition serait inclusive de toutes les sensibilites regionales de notre pays, on aura definitivement remedie a la faille. C`est mon avis...Merci au doyen et a tous ceux qui ont partage leur sentiments. Bien a tous.
amyson seesay, lundi 29 décembre 2008
Mr Doré parle comme un anthropologue bien averti. Il fait une analyse historique, méthodologique et impartiale de la situation guinéenne. Vous êtes par vos interventions celui qui peut bien conseiller la junte et la jeune génération. On avait pris l`habitude d’entendre les interprétations des idées du président sur les grandes préoccupations de l`Etat, à point qu`on avait finalement un ministre d`Etat chargé de lire les décrets pour légitimer les opinions du président de la république. Cette fois ci, on a quelqu`un de solide qui n`aime pas se faire interpréter. Il rappelle cette expression de Sarkozy qui dit que la parole présidentielle doit être populaire et non rare. A mon avis sous semblez un peu dubitatif dans vos analyses comme si vous ne croyez plus à un lendemain meilleur eu égard aux déceptions nées de la déroute des deux premiers régimes. Je vous exhorte d`aller maintenant droit au but en donnant vos points de vu sur les grands défis qui attendent le CNDD: monnaie, bas salaire, fonctionnaires fictifs, 10% ou 80% de dessous de table pour passation de marché ou l`installation des investisseurs, chômage lié aux précédents, l`appui au monde paysan, ainsi de suite. Salutation, pour vos idées constructrices et unificatrices de notre nation déchirée par des querelles dues à l`absence notoire de leadership au sommet de l`Etat.
Ansoumane Doré, lundi 29 décembre 2008
Le c^té désabusé que Woppa Sow indique n`est pas exagéré mais attendons un peu dans quel sens Moussa Dadis Camara et ses compagnons vont diriger le pays? Je suis entièrement d`accord avec le jugement d`Ibrahima Diallo sur le Président sénegalais Abdoulaye Wade. C`est ce que je pense aussi.C`est donc en connaissance de cause que je l`ai cité car je savais et cela s`est confirmé que la presse internationale allait reprendre son appel au soutien au nouveau régime guinéen.Mais tout Guinéen a senti l`arrière-pensée de cet appel:pouvoir ensuite manipuler les nouveaux dirigeants guinéens redevables de son appel en leur faveur.Le florentin Machiavel n`était pas loin dans cette affaire.C`est aux Guinéens à le savoir.
Ansoumane Doré, lundi 29 décembre 2008
Le côté désabusé des Gunéens que signale Woppa Sow n`est pas exagéré mais attendons un peu pour voir dans quel sens Mousssa Dadis Camara vont diriger le pays. Je suis entièrement d`accord avec ce que Ibrahima Diallo porte comme jugement sur Abdoulaye Wade. C`est ce type d`opinion que j`ai de lui car il est loin de la
Ibrahima Diallo, lundi 29 décembre 2008
Profitons de façon "opportuniste" de votre article pour glisser cette remarque sur Mr Wade puisque vous le mentionnez. Il est admissible pour beaucoup de Guinéens que le Président Wade du Sénégal continue de s’immiscer dans les problèmes de politique interne de la Guinée. En effet, il est le seul qui croit de façon erronée que la Guinée fait partie de sa sphère d’influence, allant jusqu`à priver son pays qui en a plus besoin de plusieurs milliards de Francs CFA pour les offrir à la Guinée. C’est vraiment là encore, la preuve de 50 ans d’échecs de Sékou Touré et Lansana Conté. Et puis, Abdoulaye Wade n’est pas un référence en terme de démocratie ni de transparence ! Le Sénégal est devenu une dictature où les personnes qui écrivent ou s’opposent à Wade finissent en prison ou expulsées. Et Mr Wade souhaite régler nos problèmes ? Il est une grande déception pour beaucoup d’entre nous en termes de démocratie après tout ce qu’il a subit dans le passé. Du coup, je suis très réservé concernant certains opposants en Guinée ayant subit aussi beaucoup de frustrations. Wade, ne pense-t-il pas que la Guinée est malgré tout un peu grosse pour lui ? S’il réglait ses contractions et pensait au bonheur des Sénégalais avant celui de son fils et de ses proches d’abord, ce serait mieux pour tout le monde. Puisqu’il approuve le coup d’Etat en Guinée et le trouve salvateur, j’espère que le message ne tombera pas dans les oreilles de sourds au Sénégal. Que Mr Wade s’occupe des affaires du Sénégal et laisse les Guinéens tranquilles !
Woppa Sow, lundi 29 décembre 2008
Mr Doré vous parlez en guinéen qui veut un changement positif pour le pays.Je vois en vous un homme honnête, qui juge un homme à travers ses valeurs.Je suis d`accord avec vous que ses 32 noms ne tiennent pas compte des sensibilitées régionales.je suis persuadé que le CNDD ne tiendra pas compte.Mr le président Camara Moussa quelque chose se servira,puis sa famille ensuite sa femme et la famille de sa femme et ansi de suite,le contraire m`étonnera .Feu Lansana Conté ne voulait pas de Somparé à la tête du pays et Somparé attendait la mort du Général pour prendre le pouvoir.C`est tant mieux pour nous car Somp ne fait pas l`affaire; Camara sera jugé par ce qu`il fera dans les jours qui suivent. Wait and see comme disent les anglais. Toujours est il Mr Doré notre pays n`est pas sorti de l`auberge. Je vous souhaite ainsi qu`auxx lecteurs de belles fêtes de fin d`année.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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