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Après le pogrom du 28 septembre 2009, les idéologues au service du fasciste du camp Alpha Yaya tentent de banaliser l’horreur en voulant cacher à tout prix ce que le monde entier a vu : le carnage et les viols des femmes à ciel ouvert.
Trop tard, la Guinée n’est peut-être plus un Etat narco, mais internationalement reconnu comme un Etat voyou. La Guinée est aujourd’hui en rupture de ban avec les règles de la communauté internationale. L’Etat Guinée est à cet égard un Etat voyou qui fait régner la terreur et qui n’a aucun respect pour les droits humains.
Les sons de cloche des « intellectuels voyous » ne changeront rien. La Guinée est aujourd’hui un Etat hors-la-loi, un Etat paria qui est devenu un problème pour la sous-région, pour l’Afrique et pour l’humanité.
Le problème du pays n’est pas ethnique, et encore moins entre « les Peuhls et les autres », comme des « intellectuels voyous » veulent nous faire admettre.
En 1985, c’était entre « les Malinkés et les autres », cela nous a coûte 24 ans de dictature militaire, le massacre de près de 1 000 Malinkés en Guinée Forestière en 1990, le carnage de janvier-février 2007 à Conakry et… un Etat affairiste et narco.
Aujourd’hui, il y a réellement un risque d’affrontement ethnique en Guinée. Ce risque se trouve en Guinée forestière, entre Forestiers et Malinkés. Cet affrontement prendra sa source au camp Alpha Yaya à la suite de l’éclatement prochain du trio Dadis-Sékouba-Piwi.
De mémoire d’homme, deux putschistes ne peuvent jamais diriger un pays, à plus forte raison à trois, dans le cas guinéen.
Les couples Thomas Sankara-Blaise Compaoré au Burkina Faso, Guéi-Palenfo en Côte d’Ivoire, Lansana Conté-Diarra Traoré ont volé en éclats au bout de quelques mois seulement, voire d’une année au maximum.
Le camp Alpha Yaya est aujourd’hui une caserne, refuge de trois bandes armées, celles de Dadis, de Sékouba et de Piwi, chacune d’elles étant composée de criminels armés jusqu’aux dents, qui représentent la véritable bombe ethnique du pays. La bombe Guerzé, Malinké ou Toma qui va sauter très bientôt et allumera le feu en Guinée forestière.
Entre Dadis, Sékouba et Piwi, deux sont de trop. Le scénario du 4 juillet 1985 est à l’horizon en Guinée forestière. Et la Guinée deviendra alors le problème du Liberia, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire, et de facto de l’Afrique, qu’il faudra mettre sous la tutelle d’une force militaire internationale.
Aux « intellectuels voyous » et pyromanes de la classe de Ben Daouda Touré, Marie Yombouno, Jacques Kourouma et autres, votre tour est terminé depuis le 28 septembre 2009.
Aujourd’hui, les Guinéens sont en train de réfléchir sur l’avènement de leur tour, le tour des citoyens et des démocrates.
Nous nous battons pour que le prochain président de la Guinée soit élu démocratiquement, n’en déplaise aux « intellectuels voyous ».
Parole de Malinké de Kondou, Guéckédou
Lamine Camara Columbus, Ohio, USA
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